La dorade royale, un sparidé de renom, est depuis longtemps un Graal pour les pêcheurs, captivante par sa combativité et la finesse requise pour la déjouer. Traditionnellement pêchée au posé, que ce soit du bord, des rochers ou en bateau à soutenir, cette espèce a vu ses techniques de capture évoluer avec l'émergence de nouvelles approches. Parmi elles, la pêche en kayak offre une dimension unique, combinant discrétion, accessibilité et une immersion totale dans l'environnement marin. Loin des contraintes des embarcations plus grandes, le kayak permet d'approcher des zones inaccessibles et de vivre chaque touche avec une intensité sans pareille. Cette méthode, loin d'être un simple substitut, se révèle être un choix de prédilection pour de nombreux passionnés, souhaitant une confrontation plus intime avec ce poisson emblématique.
La Dorade Royale : Un Adversaire Rusé et Puissant
La dorade royale (Sparus aurata) est un poisson qui ne se laisse pas facilement prendre. Sa méfiance est légendaire, particulièrement en journée lorsque les eaux sont claires. C'est un poisson avec un sens de l'ouïe très développé, exigeant discrétion et patience de la part du pêcheur. Au-delà de sa méfiance, elle possède une mâchoire puissante, dotée de molaires robustes, lui permettant de broyer et de casser tous les appâts, y compris les crabes et les coquillages les plus résistants. Cette caractéristique implique l'utilisation d'hameçons robustes et d'un montage adapté pour assurer un ferrage efficace.
Les touches de dorades royales sont franches, mais elles ne doivent pas être sanctionnées par un ferrage immédiat. Elles « goûtent » d'abord l'appât, ce qui se traduit par des coups marqués, avant de le prendre totalement en bouche après s'être rassurées ou l'avoir suffisamment cassé. Ce n'est qu'après une tirée plus longue que le ferrage doit intervenir. Celui-ci devra être ample et puissant pour piquer les hameçons dans la gueule pavée de ce sparidé. Une fois piquée, la dorade royale offre un combat mémorable, marqué par une succession de rushs puissants et de coups de tête violents, surtout lorsqu'elle approche de l'épuisette ou du kayak. Sa défense est impressionnante, même pour un spécimen de taille modeste, rivalisant avec celle d'un bar de même poids. La perspective de capturer des modèles supérieurs à 2 kg est une motivation constante pour les pêcheurs.
Les Spécificités de la Pêche de la Dorade en Kayak
La pêche de la dorade en kayak est une discipline qui gagne en popularité grâce aux nombreux avantages qu'elle offre. Le kayak, par sa petite taille et sa maniabilité, permet une approche discrète des zones de pêche. Cette discrétion est cruciale pour la dorade, un poisson très méfiant. L'embarcation offre également l'accès à des spots inatteignables pour les bateaux de plus grande taille, comme les couloirs étroits entre les parcs à huîtres ou les berges encombrées de goémon.
Préparation et Installation du Kayak
Pour une session de pêche de la dorade réussie en kayak, une préparation minutieuse est essentielle. Le choix du kayak lui-même peut influencer l'expérience : un kayak à pédales, par exemple, facilite grandement ce type de pêche. La possibilité d'effectuer une marche arrière rapide est un atout précieux, notamment lors des combats pour éviter que le poisson ne se réfugie dans les obstacles ou ne se pique dans le goémon de bordure. L'emploi d'un kayak propulsé est également un avantage pour se déplacer rapidement et réagir aux chasses inattendues, comme celles des bonites.
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Au-delà du type de kayak, l'agencement de l'embarcation est crucial pour le confort et l'efficacité. Des améliorations peuvent être envisagées, telles qu'un mouillage à l'arrière pour une meilleure stabilité dans certaines conditions, ou encore un porte-cannes orientable à l'avant, pour avoir les lignes sous contrôle et optimiser l'espace. Les aides électroniques modernes, comme un sondeur HDS ou le Structure Scan, sont phénoménales pour bien se placer au mouillage et repérer les structures sous-marines, les bancs de poissons et, potentiellement, les dorades grises ou royales.
La sécurité est primordiale en kayak. Il est donc recommandé de ne pas pêcher à l'ancre si l'on trouve cela dangereux, comme certains pêcheurs qui estiment que cela ajoute un bazar inutile dans le flotteur. La dérive lente, souvent privilégiée, demande des coefficients de marée calmes pour être efficace, surtout dans les zones de courant. Charger le matériel la veille, vérifier les bulletins météo, et prévoir un équipement pour chaque espèce visée, afin de ne pas perdre de temps en changeant de montage, sont des réflexes de tout bon kayakiste pêcheur.
Techniques de Pêche de la Dorade en Kayak
Bien que la dorade royale puisse être pêchée de diverses manières, le kayak se prête particulièrement bien à certaines techniques qui exploitent sa mobilité et sa discrétion. La pêche au posé reste une méthode fondamentale, praticable aussi bien du bord qu'en embarcation. En kayak, cela se traduit souvent par une pêche en dérive lente plutôt qu'à l'ancre, une approche qui permet de prospecter de vastes zones et de suivre le poisson. C'est une pêche de mouvement où l'on va chercher le poisson, et non l'inverse.
La Dérive Lente et l'Adaptation
La dérive lente est particulièrement efficace pour la dorade en kayak. Plutôt que de rester statique, le kayakiste laisse son embarcation se mouvoir au gré du courant ou d'une légère brise, couvrant ainsi plus de terrain et présentant l'appât de manière naturelle. Cette méthode est idéale pour explorer les zones de transition, les bordures de parcs à huîtres ou les chenaux. Les coefficients de marée faibles sont souvent préférés pour la dérive, afin de maintenir un contrôle optimal.
L'un des grands atouts de la pêche en kayak est la capacité à s'adapter rapidement aux rencontres imprévues. Lors d'une session initialement prévue pour la dorade ou l'émissole, il n'est pas rare de tomber sur des chasses de bonites ou de bars. Avoir une canne à leurre préparée pour ces occasions permet de reconfigurer sa stratégie sans perdre de temps. Par exemple, observer des oiseaux qui travaillent en surface ou des éclaboussures peut indiquer la présence de prédateurs se nourrissant de bancs de fourrage. Dans ces situations, laisser les appâts et les dérives pépères pour passer en mode "chasses" avec un leurre fétiche peut transformer une session en une expérience riche en adrénaline. Le kayak propulsé est alors un atout pour être réactif et se déplacer vite d'une chasse à l'autre. Il serait dommage de passer à côté d'une telle occasion.
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Choix des Spots : Les Lieux Privilégiés en Kayak
Le choix du spot est déterminant pour la pêche de la dorade, et le kayak offre une flexibilité incomparable pour explorer une grande diversité de lieux. La dorade est opportuniste et se nourrit dans des environnements variés, mais elle a des préférences marquées pour certaines configurations. Observer la configuration des lieux, la mécanique des courants à différents moments de marées, et la nature du substrat est essentiel pour trouver les zones les plus productives.
Zones Cotalières et Estuaires
Du bord, mais également accessibles et souvent plus efficacement exploités en kayak, les pointes rocheuses sont des spots de choix. Elles créent des courants et des remous où la nourriture s'accumule. Les plages, surtout celles présentant des couloirs de graviers entre les roches à la côte, sont également des lieux où la dorade aime fouiller le fond. Ces zones, souvent difficiles d'accès pour les bateaux plus grands, deviennent des terrains de jeu idéaux pour le kayakiste.
Les chenaux en bordure de parcs à huîtres sont des spots qui, tôt ou tard, donnent satisfaction. La dorade affectionne particulièrement ces milieux riches en crabes et en moules, sa nourriture préférée. En kayak, il est possible de prospecter avec précision les allées entre les parcs à huîtres, là où la dorade vient chercher sa subsistance. Un exemple parfait de zone pour la pêche en kayak est un estuaire avec des roches le long d'un tombant à gauche et des parcs à huîtres sur la droite, offrant un environnement riche et varié pour la dorade. Ces zones de transition entre les étangs et la mer, comme les canaux de Martigues, Sète ou Marseillan, sont des lieux où les dorades se déplacent activement pour se nourrir.
Profondeur et Courants
La profondeur et la force des courants sont des facteurs clés à considérer. Sur les plages ou les pointes de roche profondes, là où les courants sont forts, la dorade sera présente. Dans des zones plus dégagées, comme les chenaux de vase avec des courants relativement faibles, ou des spots habités majoritairement par de petits sujets, les conditions seront différentes et nécessiteront une adaptation du matériel. Il est impératif de lancer l'appât au plus près des zones où les dorades s'alimentent, comme les moulières ou les parcs à huîtres, car c'est là qu'elles sont les plus actives. Lorsque l'eau commence à mouiller le goémon de bordure, les bars, par exemple, qui remontent avec le courant, sont postés juste sous ces touffes de goémon, signalant des zones d'activité potentielles pour d'autres espèces aussi.
Le Matériel Indispensable pour la Pêche de la Dorade en Kayak
Le matériel pour la pêche de la dorade royale en kayak n'est pas "type" et dépendra essentiellement du spot choisi et des préférences personnelles. Cependant, certains principes généraux s'appliquent pour s'assurer de l'efficacité et du plaisir en action de pêche.
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Cannes à Pêche : L'Équilibre entre Sensibilité et Puissance
Le marché propose une vaste gamme de cannes à pêche adaptées à la dorade. Pour la pêche en kayak, l'objectif est souvent de privilégier des cannes permettant une bonne résonance des touches, même sur du matériel léger. Certains pêcheurs utilisent leurs cannes à kayak habituelles, comme la SRF Black Fight, réputée pour sa résonance incroyable.
Si l'on pêche dans des zones dégagées avec des courants faibles ou des petits sujets, une canne de 2,50m avec une puissance de 20-60gr sera idéale. Cette légèreté permet de ressentir les moindres touches et de vivre des sensations fortes même avec des poissons de taille modeste. Pour les techniques de pêche verticale en bateau (et donc potentiellement en kayak), des cannes d'une longueur comprise entre 6.6' (1m98) et 7' (2m13) sont recommandées.
Pour la pêche du bord, notamment en surfcasting ou sur des pointes de roche profondes avec de forts courants, des cannes plus longues et puissantes sont nécessaires. La longueur (4m à 4,50m) permet de lancer loin et d'écarter la bannière de la berge rocheuse. La puissance (100 à 150gr) est essentielle pour lancer des plombées lourdes et brider les gros spécimens dans le courant ou aux abords des obstacles. Ces cannes de surfcasting ou des modèles pour la carpe peuvent être utilisées dans ce contexte.
Pour les canaux ou digues, une canne entre 3 et 4 mètres avec une puissance de 50 à 100 grammes est conseillée. Il faut qu'elle puisse lancer un plomb de 80gr sans casser le scion, parfois plus si le courant est très puissant. Les cannes télescopiques sont moins encombrantes et rapidement pêchantes, idéales pour les pêcheurs qui crapahutent. Les cannes à emmanchement, composées de deux ou trois brins, offrent généralement une meilleure action. La marque Caperlan de Décathlon est souvent citée pour son bon rapport qualité-prix et son service après-vente efficace, surtout quand on pêche dans des zones rocheuses où le matériel s'abîme facilement.
En général, pour la dorade, une canne de 3 à 5 mètres environ avec une bonne souplesse est souvent recommandée. La puissance maximale ne devrait pas dépasser 150g. De nombreuses marques proposent des cannes performantes, comme Daiwa avec son modèle à deux brins, ou Outerdo en fibre de carbone pour sa légèreté et sa capacité de charge élevée. Cormoran offre des cannes à 4 brins solides, idéales pour le jigging ou l'animation précise de leurres, tandis que Fladen propose des modèles de qualité à un prix abordable. Des kits canne-moulinet, comme ceux de Plusinno ou Ultrasport, sont également disponibles pour les débutants, offrant un ensemble prêt à l'emploi.
Moulinets : Fiabilité et Précision du Frein
Le moulinet doit être à la hauteur de la combativité de la dorade. Un frein irréprochable est la caractéristique la plus importante. Des marques comme Shimano et Daiwa sont des valeurs sûres. Il est recommandé d'opter pour un moulinet spécial mer pour une meilleure résistance à la corrosion, ce qui prolongera significativement sa durée de vie. Un modèle comme l'Emblem 5000T de DAIWA est considéré comme une référence.
Pour les cannes de surfcasting du bord, un moulinet en taille 6000 garni de tresse en 40 lbs est approprié. Pour les cannes plus légères utilisées en kayak ou en zone dégagée, un moulinet en taille 4000 garni d'une tresse PE1.5 sera idéal. Le moulinet doit être rempli jusqu'à environ deux millimètres du bord de la bobine pour éviter les perruques tout en permettant des lancers sans forcer.
Lignes et Bas de Ligne : La Discrétion au Service de l'Efficacité
Le fil est un élément où il ne faut pas mégoter. Un fil de qualité évitera les vrillages, les nœuds qui ne tiennent pas et les perruques. La dorade étant méfiante et rusée, un fil de bonne facture est indispensable. Les marques comme ASSO ULTRA ou TORTUE DORADE sont réputées pour la pêche de la dorade.
Le corps de ligne en tresse, d'une résistance de 40 lbs pour les gros lancers ou PE1.5 pour le matériel léger en kayak, est courant. Pour le bas de ligne, le fluorocarbone est quasi invisible sous l'eau et est donc fortement recommandé. La dorade est très méfiante, surtout en journée dans les eaux claires. Plus on pêche fin, plus on a de touches. Les bas de lignes en 45/100 pour les zones encombrées et gros spécimens, ou en 30/100 pour les zones dégagées et poissons plus petits, sont des diamètres appropriés.
Dans les endroits encombrés, comme à Sète, un bas de ligne d'un mètre cinquante en 24 à 28 centièmes est à privilégier, car les huitres et les moules au fond de l'eau, ainsi que les rochers, peuvent causer des accrochages et de l'abrasion. Si les accrochages sont rares et le courant faible, on peut allonger le bas de ligne et descendre autour de 20 centièmes. La longueur du bas de ligne est cruciale : elle évite que la dorade ne ressente le plomb lorsqu'elle goûte l'appât, car elle le recracherait à la moindre résistance. Des marques comme POWERLINE Super Hard et BERKLEY TRILENE sont des références pour les bas de ligne.
Hameçons : Le Bon Choix pour un Ferrage Assuré
Des hameçons corrects sont non négociables pour la pêche de la dorade. Ne pas en utiliser de bons conduira à louper des poissons ou à des décrochages frustrants. Des marques comme VMC spécial dorade (made in France), Gamakatsu, Asari et Sasame sont d'excellents choix. Il est conseillé d'avoir des sachets d'hameçons de différentes tailles (n°6, 4, 2, et plus gros si les appâts sont volumineux). L'hameçon doit s'adapter à la taille de l'appât, et non l'inverse. Pour les pêches en kayak avec du matériel light, un hameçon fort de fer en 1/0 est un bon point de départ. L'utilisation de gros hameçons est impérative pour sélectionner les prises et viser les dorades royales plutôt que les dorades grises de toutes tailles, souvent très nombreuses sous le kayak.
Les Appâts : Le Secret d'une Pêche Fructueuse
La dorade est opportuniste et peut succomber à un très grand nombre d'appâts. Cependant, certains permettent de la sélectionner sans être dérangé par les multitudes de touches de dorades grises ou d'autres espèces "indésirables". L'essentiel est de choisir son appât en fonction du spot pêché, c'est-à-dire d'essayer d'être en conformité avec l'alimentation des dorades sur la zone exploitée.
Vers et Coquillages
Les vers, bien qu'ils attirent toutes les autres espèces marines, sont des incontournables. Les arénicoles, par exemple, sont très appréciés des poissons. L'aiguille est essentielle pour les enfiler sur le bas de ligne et l'hameçon de manière propre et résistante aux assauts. Le fil à ligaturer permettra de maintenir tous les appâts (vers, coquillages et crabes) bien en place.
Les coquillages comme les moules, les coques, ou les couteaux sont également des appâts de premier choix, souvent naturels dans les zones de pêche de la dorade. Ces appâts fonctionnent très bien sur les sparidés en général.
Crabes Verts : L'Appât de Sélection
Le crabe vert est un appât particulièrement efficace pour la dorade royale. Compte tenu de sa forme et de sa dureté, il nécessite une présentation spécifique. Pour optimiser le ferrage avec un crabe, il est recommandé d'opter pour un eschage à deux hameçons en tandem, nommé wishbone. Pour cela, retirez les deux pattes arrière du crustacé et insérez les hameçons via les orifices pour les faire ressortir sur le sommet de la carapace. Des gros crabes induisent normalement la taille des poissons s'y intéressant. Une vingtaine de crabes verts de belle taille, dont une dizaine plus modestes pour le montage wishbone, peuvent être récoltés la veille d'une session.
Les Montages : Simplicité et Efficacité pour le Kayakiste
En matière de montage, la simplicité est souvent la clé de l'efficacité, surtout en kayak où l'encombrement doit être minimal. Le mieux est l'ennemi du bien, et un montage simple est généralement le plus polyvalent, permettant une belle présentation de l'appât dans la majorité des situations.
Le Montage Coulissant Classique
Un montage coulissant est le plus simple et le plus efficace. Il consiste à placer un plomb coulissant sur le corps de ligne, suivi d'une perle pour protéger le nœud, et d'un émerillon rolling pour fixer le traînard (bas de ligne) d'une longueur de 80 cm à 1m. La perle molle empêche le plomb d'endommager le nœud de l'émerillon. Pour les pêches en kayak sur matériel light, un plomb coulissant de 20-40 grammes avec un traînard en 30% et un hameçon fort de fer en 1/0 est un montage très efficace.
Les spots pour la dorade royale sont parfois très encombrés, et les accrochages sont nombreux. Bien souvent, le montage dérive avec le courant et le plomb vient se coincer dans la roche. Pour limiter la perte de matériel, il est judicieux de privilégier les plombs de forme allongée et effilée et de les monter sur un cassant. Les plombs olives, de 30 à 100 grammes selon le courant, sont courants. Inutile de se compliquer la vie avec des plombs arlesey ou des anti-tangles, qui risquent de laisser des sous au fond de l'eau pour rien. Pour les pêcheurs en digue ou canal, un trépied en aluminium ou inox peut être utile pour poser la canne sans l'abîmer.
Le Montage Wishbone pour Crabes
Comme mentionné précédemment, le montage wishbone est particulièrement adapté pour l'eschage des crabes verts. Ce montage à deux hameçons en tandem optimise la présentation du crabe et le ferrage, car le crabe vert est difficile à escher sur un seul hameçon en raison de sa forme et de sa dureté. Des bas de ligne équipés d'un montage wishbone pré-monté sont disponibles dans le commerce et peuvent faire gagner un temps précieux.
Le montage et l'angle de lancer sont essentiels pour présenter son appât le plus naturellement et efficacement possible aux dorades. Des accessoires comme l'aiguille et le fil à ligaturer permettent de parfaire cette présentation et de la faire durer face aux assauts des royales et des autres espèces.
L'Action de Pêche : De la Touche au Combat
La pêche de la dorade, surtout en kayak, est une suite d'étapes où la vigilance et la réactivité sont primordiales, depuis la première touche jusqu'à la mise à l'épuisette.
Interprétation des Touches et Ferrage
La dorade royale est un poisson qui "goûte" son appât avant de le prendre entièrement en bouche. Cela se manifeste par des touches caractéristiques : des petits coups marqués sur le scion, parfois répétés, qui ne doivent pas être confondus avec le moment du ferrage. Ce n'est qu'après une tirée plus longue et franche, signe que le poisson a engamé l'appât, que le ferrage doit être effectué. Il doit être ample et puissant, visant à bien piquer les hameçons dans la gueule pavée de la dorade. Une canne avec une bonne résonance permet de bien sentir ce qui se passe en bas et de ferrer au bon moment. Certains pêcheurs préfèrent garder la canne en main pour ferrer assez tôt et éviter un hameçon piqué trop profond.
Le Combat en Kayak
Une fois ferrée, la dorade royale entame un combat vigoureux. Elle se distingue par une succession de rushs puissants et de coups de tête violents, surtout lorsqu'elle sent la surface ou le kayak. Dans ce contexte, la flexibilité du kayak est un atout. Par exemple, la possibilité d'un coup de marche arrière sur un kayak à pédales est une aide précieuse pour s'écarter de la berge rocheuse ou éviter que le poisson ne se réfugie dans des obstacles.
Le frein du moulinet doit être réglé "pile poil" pour amortir les rushs sans casser la ligne. Une dorade piquée dans 20 mètres d'eau peut être difficile à décoller du fond au début du combat, donnant l'impression d'une lourde masse. Le poisson peut ensuite entamer plusieurs plongées après sa première remontée en surface, exigeant du pêcheur une vigilance constante et une maîtrise parfaite du frein. Le combat peut durer plusieurs minutes, même pour des poissons de taille moyenne.