Guide complet sur la cale sèche et les systèmes d'assèchement pour voilier

La cale sèche : Fonctionnement et enjeux historiques

Le passage en cale sèche est un moment primordial pour l’entretien d’un navire. La cale sèche est un bassin doté de portes étanches qui permet d’accueillir les bateaux pour leur entretien. Le bateau entre dans la cale en eau, puis celle-ci est asséchée grâce à un système de pompes. On peut alors effectuer le carénage (l’entretien du navire) et sa remise en état. La cale sèche peut être utilisée pour la construction, la réparation ou le démantèlement d’un navire. D’autres noms sont donnés à ce lieu comme forme de radoub, forme, ou encore forme-écluse en fonction de la configuration.

Depuis toujours, les navires ont besoin d’être entretenus, en commençant par tirer les navires à sec au bord du rivage pour assurer la maintenance de leurs œuvres vives (parties habituellement immergées dans l’eau). Avant l’invention des formes de radoub, l’abattage en carène était pratiqué : Le principe était d’incliner la coque du vaisseau pour le nettoyer d’un côté puis l’opération était renouvelée de l’autre côté. Cette méthode était particulièrement complexe et avait l’inconvénient de faire travailler la charpente des bateaux dans des conditions anormales.

Pour éviter ces manœuvres dangereuses, les formes de radoub voient le jour et sont généralisées au 18e et 19e siècle : des bassins sont construits spécialement pour y échouer les navires en conservant leur position verticale pour les caréner. La cale sèche a aussi l’avantage de répondre aux impératifs opérationnels des navires de guerre de l’époque. Aujourd’hui, la cale sèche est utilisée un peu partout dans le monde pour l’entretien des grands navires tels que L’Hermione. Celle-ci ayant des dimensions bien particulières, toutes les formes de radoub des ports de la façade Atlantique ne sont pas forcément en mesure de l’accueillir.

Les risques du maintien hors d’eau prolongé

Si le carénage est un passage obligé pour l’entretien des navires, une cale sèche prolongée comporte des risques, tout particulièrement pour les navires ayant une coque en bois. Celle-ci est en effet conçue pour vivre dans l’eau, rester trop longtemps hors d’eau risque de provoquer une usure prématurée de la coque. Le bois est un matériau vivant, les pièces de bois constituant la coque risquent de se rétracter. La conséquence ? Avec des périodes de plus en plus chaudes et sèches, ces incidents arrivent plus facilement, ce qui impose aux propriétaires de bateaux d’arroser à l’eau de mer la coque de leurs navires.

C’est notamment le cas de L’Hermione qui est en cale sèche depuis 2 ans. Un navire en cale sèche prolongée peut aussi subir des déformations. Le carénage est une opération de vérification de la navigabilité d’un navire nécessitant de le mettre tout ou partie hors d’eau. Un carénage est aussi l’occasion de procéder à l’entretien approfondi des œuvres vives d’un navire, pour conserver ses qualités et maintenir sa longévité. Généralement, le carénage est effectué après une mise à sec du navire dans une forme de radoub ou sur une aire de carénage (pour les plus petits bateaux, qui sont mis à sec en suivant le rythme d’une marée ou grâce à une grue). Plus les vaisseaux sont sortis de l’eau fréquemment, plus les carénages peuvent être espacés.

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Le Grand Carénage de L’Hermione est donc une opération différente d’un entretien périodique et représente un chantier naval de grande envergure. Le navire a subi l’attaque de champignons sur certaines zones de la coque, entraînant la mise en place d’un chantier de restauration hors norme. Des équipes de charpentiers naval professionnels, de marins et de bénévoles travaillent depuis 2 ans afin de restaurer la frégate. Les enjeux étaient de sauver le navire de ce champignon tout en limitant les risques de provoquer d’autres avaries que provoquerait une cale sèche prolongée.

La mise à l’eau et la gestion des infiltrations

La mise à l’eau d’un navire après sa construction navale est appelée lancement. Cette mise à l’eau peut se faire de façon différente en fonction de la taille du bateau et de son lieu de construction. Il existe d’autre façon de mettre un bateau à la mer, avec une grue pour les petits vaisseaux et via un lancement par travers pour les bâtiments plus imposants. L’Hermione est en grand carénage depuis de longs mois et doit reprendre la mer le plus vite possible.

Que faites-vous si votre bateau prend l'eau et que vous êtes loin de la terre ? Consultez les conseils d'entretien de nos experts dans notre guide. La cale est la partie la plus basse, sous les planchers. Les infiltrations d'eau sont monnaie courante, surtout sur les bateaux en bois. La plupart des marins sont autant habitués à pomper l'eau qu'à envoyer des voiles. Lors d'hivernage à terre, le bois se dessèche tellement qu'il commence à se rétracter. Si une entrée d'eau venait à survenir, et si c'est le cas, cela ne signifie pas nécessairement la présence d'une fuite importante. Elle peut provenir de l'ouvertures des hublots, des capots de pont ou encore par certaines pièces d'accastillage. Sur les voiliers, l'eau peut aussi parfois s'infiltrer par le mât. Pensez également aux fuites sur les échangeurs de chaleur des réfrigérateurs ou des systèmes de climatisation.

Il n'y a pas lieu d'avoir des sueurs froides si une flaque d'eau se forme dans votre cale. Mais soyez vigilant en situation d'urgence ! Si la situation devient critique, il faut signaler l'évènement aux secours ou à la police maritime. Si un objet frappe la coque ou si le niveau de l'eau monte dans la cale, les pompes de cale de secours peuvent vous sauver la vie. Elles doivent être adaptées à la taille de votre bateau si vous voulez qu'elles aient un fonctionnement optimal. Ces systèmes d'assèchement peuvent être électriques ou manuelles.

Les systèmes d'assèchement : types et fonctionnement

La pompe de cale est l'élément indispensable à la sécurité de votre bateau. Dans la Division 240, il est obligatoire d'avoir à bord de tout bateau un dispositif d'assèchement approprié au volume du bateau. Cela inclut les pompes de cale électriques, mais également les pompes de cale manuelles, et même l'écope. Les systèmes d'assèchements manuels tels que les écopes, les seaux, pompes à mains et pinoches sont obligatoires. Les bateaux habitables doivent être équipés d'une pompe à main manœuvrable du cockpit, même avec toutes les issues et les capots fermés.

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La plupart des pompes sont construites en ABS, cette matière est particulièrement résistante et insensible à la corrosion. Tout d'abord, la pompe de cale manuelle, où le déclenchement du pompage se fait manuellement à l'aide d'un levier ou d'une poignée. Elle n'a pas besoin d'alimentation, seulement la force de vos bras. C'est un dispositif plus efficace que l'écope et le seau, à privilégier en urgence. Puis, on retrouve la pompe de cale électrique, à privilégier en cas de voie d'eau inopinée ou permanente.

Chez les électriques, il existe les modèles automatiques et les modèles manuels. La pompe de cale électrique manuelle possède un bouton on/off pour enclencher l'aspiration ou l'éteindre. C'est le modèle le plus présent sur le marché, il est aussi économique. Enfin, la pompe de cale électrique automatique possède soit un capteur automatique de niveau d'eau, soit une connexion via un contacteur. Ce capteur enclenche la pompe dès que l'eau atteint une certaine hauteur. On peut aussi parler de pompe immergée, qui est totalement waterproof. Elle s'adapte parfaitement aux eaux stagnantes et aux précipitations intempestives.

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