L'univers des métaux précieux, qu'il s'agisse d'or ou d'argent, est riche en symboles et en marques destinées à en garantir la valeur et l'authenticité. Parmi ces marques, les poinçons occupent une place centrale, agissant comme de véritables cartes d'identité pour les objets d'orfèvrerie et de bijouterie. L'identification d'un objet, telle qu'une théière ou une cafetière arborant un poinçon représentant un bateau trois mâts avec des lettres comme C et W, soulève des questions fondamentales sur sa composition, sa datation et sa valeur marchande. Ces interrogations nous plongent au cœur d'un système complexe, mis en place pour certifier la pureté des métaux et l'origine des ouvrages.
Lorsqu'un objet, à l'instar d'une théière, présente sur son fond un poinçon carré représentant un bateau trois mâts avec les lettres C et W, cela constitue un indice précieux. Il est essentiel de comprendre que le poinçon carré est souvent un poinçon de maître français spécifiquement utilisé pour le métal argenté. Cette observation est d'ailleurs fréquemment confirmée par l'apparence générale de l'objet, suggérant qu'il ne s'agit pas d'argent massif mais d'un article plaqué. Dans un autre cas, un poinçon du milieu ressemblant à un bateau entouré des lettres V et S peut également être observé, ajoutant à la diversité des marques de maîtres. Ces lettres, comme C et W ou V et S, sont alors la marque de l'artisan, ses initiales, insculpées dans un losange avec une gravure, permettant de l'identifier. L'existence d'un "poinçon de cafetière", mentionné comme une petite recense d’or et argent dans les départements de la 1ʳᵉ division, notamment le Nord, dès 1819, souligne l'ancienneté et la spécificité de certaines marques liées aux types d'objets ou aux régions. Les informations sur ce poinçon de cafetière et les autres illustrations de poinçons sur ce site, par exemple, proviennent du livre Les Bijoux des Français, écrit par Mike Fieggen, expert en bijoux anciens et poinçons de chez Osprey Paris, attestant de la profondeur et de la nécessité d'une expertise dans ce domaine.
Qu'est-ce qu'un Poinçon ? Définitions et Fonctions Essentielles
Pour appréhender la signification de ces marques, il est primordial de revenir à la définition même du terme "poinçon". Historiquement, un poinçon est un instrument de fer ou d’autre métal, doté d'une pointe pour percer. On pouvait ainsi parler d'un étui garni de ciseaux et d’un poinçon, ou de la nécessité de percer un matériau avec un poinçon. Cependant, le mot a évolué pour désigner bien plus que ce simple outil. On appelait aussi Poinçon, une espèce d’aiguille de tête, au haut de laquelle il y avait quelque pierrerie enchâssée, que les femmes utilisaient pour l’ornement de leur coiffure, comme si elle avait un poinçon avec un beau rubis ou plusieurs beaux poinçons à la tête.
Mais c'est dans le domaine de la métallurgie précieuse que le terme prend toute sa résonance actuelle. On appelle encore Poinçon, l’instrument dont on se sert pour marquer de la vaisselle d’argent. Dans la fabrique des monnaies et des médailles, un Poinçon est un morceau d’acier gravé en bosse, avec lequel on frappe les carrés dont on se sert pour l’empreinte des monnaies et des médailles, et l'on a pu faire un nouveau poinçon pour les monnaies du Roi, ou pour les médailles. En Imprimerie, un Poinçon est un morceau d’acier où les lettres sont gravées en relief, avec lequel on frappe les matrices qui servent à fondre les caractères d’Imprimerie. Enfin, Poinçon peut également désigner un morceau de bois, représentant une sorte de manche, taillé en pointe ou armé d’une pointe de fer, dont les Académistes se servent pour piquer la croupe des sauteurs qu’ils montent, afin d'exciter ces chevaux à détacher la ruade.
Dans le contexte des bijoux et de l'orfèvrerie, le poinçon argent, ou poinçon de garantie, est un cachet apposé par le bureau de garantie française après avoir effectué un contrôle sur les bijoux et ouvrages en métaux précieux. Il s'agit d'une marque essentielle pour la qualité et l’authenticité des ouvrages. La marque est faite sur les ouvrages neufs par l’orfèvre à l’aide d’un outil fabriqué spécialement pour poinçonner s’appelant pointeau. La plupart des objets et bijoux en argent métal possèdent un poinçon de titre argent, permettant de reconnaître le type d’alliage argent et donc de garantir la pureté de l’argent utilisé pour sa fabrication. L’apposition d’un poinçon argent garantit la qualité, et il est apposé par les douanes françaises, le fabricant ou l’importateur pour certifier les bijoux en argent véritable et pièces d’argenterie de plus de 30 grammes, donc sur les objets de grande taille. Le poinçon de titre argent permet de garantir la pureté de l’argent utilisé au moment de la fabrication, mais aussi d’identifier le type d’alliage, ce qui détermine directement la valeur de l’objet ou du bijou. Un fabricant a recours à l’apposition d’un poinçon argent pour certifier les bijoux en véritable argent et les pièces d’argenterie qui pèsent plus de 30 grammes. En effet, la présence ou non des poinçons français et internationaux impacte donc directement la valeur des objets en argent massif ou en plaqué argent. Il existe aujourd’hui plus de 5 000 poinçons en argent métal différents, un système utilisé depuis le Moyen-Âge pour authentifier les ouvrages d’orfèvre et garantir leur teneur en argent.
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L'Évolution Historique des Poinçons en France : Une Garantie Séculaire
Le contrôle des pièces d’orfèvrerie remonte loin dans l'histoire, dès le Moyen Âge. En 1275, Philippe le Hardi demanda à chaque ville de faire apposer un poinçon sur les pièces d’orfèvrerie qui y sont produites, marquant une première étape vers une réglementation. Avant l'apparition de marques stylisées sur les pièces, certains orfèvres signaient leurs pièces. Afin d'éviter les abus liés à l'utilisation de métaux précieux, Étienne Boileau, prévôt de Paris sous Louis IX, procéda en 1260 à la réglementation des corporations des métiers d’art. La charte parisienne des Orfèvres imposa alors de garantir le titre des ouvrages. En 1272, les poinçons des maisons communes d'orfèvres commencèrent à apparaître. En 1275, Philippe III le Hardi ordonna que chaque communauté d'orfèvres (jurande en maison commune) marque par un poinçon propre les ouvrages en argent.
La définition des poinçons de maître, instaurée par Jean II le Bon en 1355 ou Charles V en 1378, imposa à tout orfèvre d’apposer sur ses œuvres un poinçon spécial représentant une fleur de lys couronnée, muni d’un symbole personnel (ses initiales et un « différent », symbole propre à chaque jurande). En 1460, il fut demandé deux poinçons : celui de l'orfèvre et celui de la jurande à laquelle appartient l’orfèvre. Le 22 novembre 1506, Louis XII imposa les modalités concernant l'essai d'argent, avec des tableaux officiels de mesure et de correction. Henri III imposa en mars 1554 le titre auquel devaient travailler les orfèvres, confirmé à 11 deniers 12 grains pour Paris, mais avec des tolérances pour les provinces rattachées postérieurement à la couronne, en fonction de leurs coutumes. Le vermeil était alors fait sur de l'argent à 10 deniers (833 ‰). Il créa également en 1579 le « droit de remède », une taxe sur les ouvrages précieux en or et argent destinée à harmoniser le prix des ouvrages avec le taux de la monnaie.
C'est depuis 1672 que les réalisations des orfèvres font l’objet d’une réglementation nationale. En 1672 fut créé un droit sur la fabrication des objets en métal précieux : le droit de la marque du Roi. Son assiette étant basée sur le poids de métal, il était payé par l’orfèvre lorsque la pièce était terminée. Comme les autres impôts indirects, il était perçu, au lieu et place du trésor, par un fermier adjudicataire qui, pour l’ensemble du royaume, avait obtenu cette charge pour six ans. Ce fermier se chargeait du recouvrement de la taxe, dans une ville ou une province donnée, par l’intermédiaire soit d’un sous-fermier auquel il vendait cette part, soit d’un régisseur auquel il donnait procuration. Colbert rationalisa ce dispositif en 1674 lors de sa réforme des impôts, en imposant le droit de marque et de contrôle par la Ferme générale. À partir de 1774, la perception des droits ne fut plus affermée et son recouvrement se fit en régie. Dès 1672, sa perception fut organisée en se basant sur les territoires des Juridictions Monétaires (identifiées par une « lettre monétaire ») qui partageaient le royaume.
Cet ensemble de quatre poinçons variait suivant les années (attribution à l'orfèvre ou perte par le décès, poursuite de l'activité en veuvage ; changement de fermier général, renouvellement annuel de la jurande, changement de la loi, etc.). Un cinquième poinçon pouvait également exister, celui de recense, apposé par un nouveau fermier général pour contre-marquer les pièces poinçonnées par son prédécesseur. Les quatre poinçons pouvaient changer de taille (et donc de dessin) en fonction de la taille des ouvrages (poinçons dits de « gros ouvrages » ou de « petits ouvrages »). De 1672 à 1798, il était possible pour les orfèvres ou les communautés d'orfèvres habitant loin d'une jurande ou d'un bureau de marque de souscrire un abonnement de droits auprès du fermier général ou de la maison commune. L'abonnement était payé par quartiers ou à l'année, sur la base d'une estimation de leur production. Il existe des cas d'orfèvres abonnés dans des villes ayant un bureau de jurande, mais pas de bureau de marque (Sens, de 1687 à 1768).
L'abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789 supprima les privilèges des orfèvres, et, par truchement, celui de la garantie sur l'or et l'argent. Cette disposition fut renforcée par la loi Le Chapelier du 2 mars 1791, qui interdit les associations professionnelles et institua la liberté du travail. En avril 1791, les impôts indirects furent supprimés. La « loi relative à la surveillance du titre et à la perception des droits de garantie des matières et ouvrages d'or et d'argent » du 19 Brumaire an VI (9 novembre 1797) remit en place le système de garantie, de titres et de perceptions. Cette loi est la base des dispositions ayant actuellement cours en France et à Monaco. Des fonctionnaires furent chargés d'essayer les ouvrages présentés et d'y apposer le poinçon de garantie (poinçon de l'État et poinçon de valeur du titre). Un poinçon différent permet de reconnaître les bureaux de contrôle.
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Poinçons de Titre et de Maître : Clés de l'Identification
En France (métropole et certains DOM) et à Monaco, la loi du 19 Brumaire an VI (9 novembre 1797) régit le titre pour les métaux précieux que sont l'or, l'argent et le platine. Sauf cas particuliers, on trouvera sur une pièce deux poinçons : celui de titre et celui du fabricant (ou de l'importateur). Le poinçon de garantie qui détermine le titre de l’ouvrage n’est pas le seul à être apposé. Le poinçon de titre, par exemple, pour l'or 1er titre est la tête de Mercure à gauche premier titre entourée d’un listel, avec le chiffre 1 sous le menton et un différent sur le cou, en usage à Paris et dans les départements du 1er avril 1879 à 1994, pour un titre de 920/000. Pour l’or 2e titre (840/000), il s’agit de la tête de Mercure à gauche entourée d’un listel, chiffre 2 sous le menton et différent sur le cou, également de Paris et départements du 1er avril 1879 à 1994. L'or 3e titre (750/000) était marqué par une tête de Mercure à gauche entourée d’un listel, chiffre 3 sous le menton et différent sur le cou, ou plus généralement, une tête de Mercure à gauche, entourée d’un listel, avec un différent sur le cou, pour exportation de petits ouvrages en or de 3ᵉ titre, utilisé à Paris et départements du 1er avril 1879 à 1994.
Pour l'argent, un poinçon de tête de Mercure à gauche et hexagone irrégulier, avec le chiffre 1 sous le menton et un différent sur le cou, était destiné à l'exportation de l'argent 1er titre (950/000), en usage à Paris et dans les départements du 1er avril 1879 à 1994. Pour l'horlogerie d'importation en argent, des poinçons spécifiques existaient, tels que celui utilisé à Paris du 10 mai 1838 au 29 juin 1893, et remplacé en 1893 par le poinçon cygne. Un autre exemple est le poinçon de grande chimère à droite entourée d’un listel avec différent entre l’aile et la croupe, pour l’horlogerie d’importation en argent, de 1838 à 1893 pour les quatre bureaux de garantie spéciaux : Lyon, Besançon, Montbéliard et Lons-le-Saunier.
Des poinçons de titre historiques sont également répertoriés :
- Le poinçon de char romain, petite garantie or, était en usage dans les départements de la 1ʳᵉ division : Nord, du 16 août 1819 au 9 mai 1838.
- Un poinçon de titre mis en usage dans les Bureaux de garantie des départements du 19 juin 1798 au 31 août 1809 garantissait le 3e titre de l’or (750 millièmes ou 18 karats).
- Des poinçons spécifiques étaient en usage du 16 août 1819 au 9 mai 1838 dans divers départements, garantissant le titre minimum de l’or (750 millièmes) pour les menus ouvrages essayés au touchau. Cela inclut la Première Région (Pas-de-Calais, Nord, Somme, Aisne, Seine-Inférieure, Oise, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Eure-et-Loir et Eure), la 5e Région (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Lot, Corrèze, Cantal, Aveyron, Tarn, Lozère) et la 7e Région (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Indre-et-Loire, Vendée, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne, Charente, Charente-Inférieure).
- Le poinçon de petite recense, mis en usage le 16 août 1819 lors de la recense générale de cette date, a servi dans la Première Région et garantissait le titre minimum légal de l’argent ou de l’or (800 ou 750 millièmes). Les mêmes renseignements que pour les poinçons précédents s'appliquent. Les signes couronnant la surface des enclumes (bigornes) de province et s’insculpant au revers des objets poinçonnés étaient en usage dans les Bureaux de garantie des départements du 16 août 1819 au 9 mai 1838. De même, les signes couronnant la surface des enclumes (bigornes) de Paris et s’insculpant au revers des objets poinçonnés étaient en usage au Bureau de garantie de Paris du 16 août 1819 au 9 mai 1838.
Le poinçon de maître, quant à lui, est personnel et essentiel. Les poinçons apposés sur une pièce récente peuvent inclure à gauche, un poinçon de maître de l'orfèvre Jean-Louis Évellin (ses initiales « JL » et « E » encadrant le différent, ici une moucheture hermine héraldique) ; et à droite, un poinçon de titre pour l'argent contrôlé (tête de Minerve). Les poinçons dépendent d'une personne (bijoutier, joaillier, horloger, orfèvre) et sont détruits à son décès. Les poinçons déposés au nom d'une entreprise sont détruits à la fermeture de l'entreprise.
Distinguer Argent Massif et Métal Argenté : L'Importance de la Forme du Poinçon
La forme du poinçon en elle-même signifie quelque chose. En plus des poinçons de garantie déterminant le titre, les orfèvres peuvent apposer leur propre poinçon de maître en forme de losange avec une gravure. Les lettres à l’intérieur du poinçon sont alors la marque de l’artisan. Une distinction cruciale réside dans la forme des poinçons : il faut différencier un poinçon argent ovale ou en octogone et un poinçon argent de forme carrée ou rectangulaire. Dans ces deux derniers cas (carré ou rectangulaire), cela signifie que le bijou ou la pièce d’argenterie est en argent plaqué. Comme l'exemple de la théière avec le bateau et les lettres C et W le suggère, un poinçon carré est un poinçon de maître français pour le métal argenté. Cela est un indice majeur pour la valeur et la nature de l'objet. Nous pouvons prendre pour exemple l’argenterie fabriquée par la maison Christofle, qui ne fabrique que des objets en argent plaqué et non en argent massif.
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Au-delà des poinçons officiels, ou parfois à leur place, on peut trouver d'autres marques, notamment pour le métal argenté, indiquant le poids d’argent utilisé. Les fabricants insculpent souvent le poids d’argent recouvrant la pièce. Par exemple, "40" sur un plat indique qu’il a été argenté en utilisant 40 grammes d’argent. Pour les couverts, le chiffre insculpé sur chaque couvert indique que les 24 pièces d’une douzaine de couverts sont recouvertes de ce poids d’argent réparti sur la totalité des couverts. Ces chiffres étant très « parlants », on assiste actuellement à une véritable inflation du poids de l’argenture.
Un métal peut être totalement pur : c’est du « métal fin », appelé noble en orfèvrerie. Ou combiné avec un ou plusieurs autres métaux : c’est « un alliage ». Comme l’or, l’argent fin est beaucoup trop malléable pour pouvoir être utilisé pur. Par fusion avec un autre métal (généralement du cuivre), on obtient un alliage beaucoup plus résistant. C’est cet alliage obtenu (nommé « argent » par les professionnels et « argent massif » par le public) que l’on utilise en orfèvrerie. L'argent pur, aussi appelé argent fin, a un taux de pureté de 99,9%. Comme son nom l’indique, c’est la forme d’argent la plus pure du marché. Les lingots d’argent sont la forme la plus courante d’argent pur. Le chiffrage des poinçons argent identifie la pureté du métal précieux avec un chiffre de 1 à 3. Ce chiffre est directement apposé dans le poinçon et détermine la teneur en argent du bijou ou de l’objet. Ainsi, un poinçon argent 925 signifie que l’objet est fabriqué à partir d’argent à 92,50%. Pour l'or, les poinçons officiels français utilisés entre 1798 et 1972 permettaient également de garantir le titre. Afin de garantir le titre, les services des douanes ou les laboratoires agréés procèdent à un test chimique sur la pièce à titrer. Depuis le 20 novembre 2001, les articles d'une masse de moins de 3 grammes pour l'or et de moins de 30 grammes pour l'argent sont dispensés de l'apposition du poinçon de titre (mais pas de celui de maître ou d'importateur, qui engagent leur responsabilité), mais restent cependant sous le contrôle du service de la Garantie, pour la totale assurance des acheteurs. En 2001, la direction de la garantie et des services industriels a disparu, et ses missions ont été intégrées au service des douanes. Un titre à 999 millièmes a été créé pour l'or, l'argent et le platine.
Localisation et Lecture des Poinçons : Un Exercice de Précision
La petite taille des poinçons rend leur identification parfois ardue. La plupart du temps, il n’est pas possible de voir un poinçon argent à l’œil nu : il mesure à peine 2 ou 3 millimètres. On utilise donc une loupe pour les distinguer correctement. Les poinçons peuvent parfois être difficilement identifiables sur les ouvrages abîmés par le temps, voire disparaître complètement. Sur les couverts d’argenterie, on retrouve le poinçon argent sur la face des cuillères ou fourchettes en argent massif pour une fabrication française et au dos des manches pour une fabrication anglaise. Pour les couteaux, le poinçon sera sur la lame ou sur le manche tandis que pour les plats, il sera en dessous ou sur les contours. La Lorraine, (qui ne fut française qu’à partir de 1766) avait avant cette date, une législation particulière.
En dehors de la France, les poinçons peuvent varier considérablement. À titre d’exemple, l’Angleterre possède ses propres poinçons de garanties, comme l’argent sterling. Mais en dehors de quelques exceptions, la plupart des autres pays utilisent des systèmes de poinçons argent identiques à l'international, indiquant le titre argent.