Comment choisir une chaîne avant pour kayak

Il fait chaud, les oiseaux chantent et vous n’avez qu’une envie, vous embarquer à bord de votre kayak pour la journée et pagayer au fil de l’eau. Le problème, c’est que vous n’avez pas de kayak… Pour y remédier, il va falloir vous en acheter un ! Pour ceux qui se demandent quelle est la différence entre un canoë et un kayak, sachez que le canoë se pratique à genou avec des pagaies simples tandis que le kayak se pratique assis avec des pagaies doubles. Un kayak se choisit principalement en fonction de l’usage que l’on souhaite en faire. Suivez le guide pour bien choisir votre kayak et surtout l’entretenir afin qu’il ne s’abîme pas trop et que vous puissiez un jour, pourquoi pas, le revendre.

Déterminer l'usage et l'environnement de navigation

Déterminer l’environnement dans lequel vous souhaitez naviguer, qu'il s'agisse de la mer, d'une rivière, d'eaux calmes ou de rapides, vous permettra de choisir plus facilement votre embarcation. Il existe différents types de kayaks qui correspondent à différents usages. Ensuite, il vous faudra déterminer si vous souhaitez investir dans un kayak rigide, gonflable ou pliant, car selon ce que vous choisirez, vous n’aurez pas les mêmes avantages. Un des premiers points à déterminer sera le nombre de places, car un kayak peut disposer d’une à quatre places. Votre morphologie sera également déterminante dans le choix de votre kayak : vous devez prendre en compte votre poids et votre taille. Au-delà d’1m80 il est important de vérifier que vos jambes ont suffisamment de place et ne sont pas recroquevillées. Pour les petits gabarits le kayak ne doit pas être trop lourd ni trop volumineux pour un meilleur confort et de meilleures performances.

Les différents types de kayaks et leurs spécificités

De notre côté, nous utilisons deux types de kayaks de mer différents. Un kayak de mer ne proposera pas les mêmes caractéristiques qu’un kayak de rivière ou qu’un kayak de pêche. De même, le kayak de randonnée est plutôt destiné à la découverte alors que le kayak de course, plus sportif, est conçu pour la vitesse.

Le Kayak Sit-on-Top : Idéal pour débuter et les sorties courtes

Pour les sorties à la journée ou à la demi-journée, nous utilisons des kayaks sit on top, c’est-à-dire des kayaks ouverts, non étanches, dans lesquels il suffit de s’asseoir. Ce sont des kayaks stables, robustes et polyvalents et dotés d’une double coque. Ils sont donc insubmersibles et autovideurs. Ils conviennent aux kayakistes débutants qui souhaitent apprendre les bases de la navigation en mer. Le fait qu’ils soient ouverts a donc un côté rassurant puisque, en cas de retournement du bateau, il est facile de s’en extraire. Ces modèles sont conçus pour des sorties à la demi-journée ou à la journée, mais ne sont pas adaptés pour des sorties sur plusieurs jours qui nécessitent davantage de matériel et d’organisation. S’ils sont homologués mer, et accompagnés du bon matériel, il est toutefois possible de naviguer jusqu’à 6 miles des côtes. Ce type de kayak offre une position plus haute sur l’eau et est, de ce fait, plus sensible au vent. Conçu avec une double coque, il est particulièrement adapté aux pratiques débutantes mais, étant entièrement ouvert, il n’est pas destiné aux longues randonnées car il ne permet pas d’abriter les jambes du soleil ou du froid. Il est aussi plus large et plus spacieux que les autres modèles.

Les Kayaks de mer pour l'itinérance et les expéditions

Pour ce qui est des itinérances, nous utilisons des kayaks de mer de la marque Prijon. Ces kayaks sont en polyéthylène et ont une grande capacité de stockage. Le polyéthylène, contrairement à la fibre de verre, est solide. Cela nous permet de remplir les kayaks avant de les transporter. Il n’y a donc pas de risque de fissure, de brisure ou de déformation. Ils disposent d’un gouvernail, ce qui les rend plus maniables, et donc parfaitement adaptés aux débutants. Le gouvernail permet une meilleure maniabilité du bateau. Cela permet de réduire la fatigue et donc de tenir sur toute la durée de l’itinérance. Ils sont donc parfaitement adaptés pour l’itinérance et le bivouac. Ils sont dotés de lignes de vie qui permettent, en cas de besoin, un remorquage facile et sont donc plus sécuritaires. Grâce à leurs trois compartiments étanches, ils sont insubmersibles. Généralement plus long, le kayak de mer est conçu pour être soumis à des conditions plus extrêmes (vent, vagues, courant, etc.). Il doit donc garantir une bonne stabilité et une grande maniabilité. Le choix de la forme de coque va également s’avérer primordial pour éviter de se renverser en cas de fortes vagues. Certains kayakistes n’hésitent pas à s’équiper de dérive ou de Safran (sorte de gouvernail arrière) pour faciliter la navigation en mer. Les kayaks longs sont parfaitement adaptés à la randonnée. Il est préférable d’opter pour un kayak possédant une ligne gironnée ou « banane » qui permet à l’embarcation de ne pas enfourner dans les vagues.

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Les Kayaks Gonflables et Pliants : La commodité avant tout

Les kayaks gonflables, conçus pour des sorties courtes et proches du littoral, ont permis avec succès de démocratiser l’activité. Les avantages principaux de ces kayaks restent le poids et la facilité de transport. Dégonflés, ils tiennent dans un sac, ce qui n’est pas négligeable. Ces kayaks, souvent moins maniables, ont une grosse prise au vent. À l’inverse des kayaks de mer pontés, ils ne disposent pas de lignes de vie, c’est-à-dire qu’on ne peut pas les remorquer si besoin est. Ils ne sont donc pas adaptés pour les expéditions en itinérance. Ils seront parfaitement adaptés pour faire du longe côte en familles pendant les vacances, par exemple ! Un kayak gonflable est idéal pour les randonnées en eaux calmes mais sera plus sensible à la prise au vent. Le principal avantage réside dans son encombrement minime et sa légèreté. Facilement transportable dans un sac à dos, il est relativement simple d’utilisation. En revanche, il est moins adapté pour les randonnées en mer profonde.

Enfin, un kayak pliant offre une structure démontable qui permet de le transporter et de le ranger facilement. Il est à la fois pratique et suffisamment rigide pour permettre une utilisation plus intense. Néanmoins, il vous faudra plus de temps pour le monter que pour installer un kayak gonflable. Un kayak rigide sera plus robuste et offrira un plus grand espace de stockage. Cependant, de par sa nature, il sera plus difficile à transporter et à stocker.

Kayaks spécialisés : Course, Rivière et Pêche

De forme très étroite et profilée, le kayak de course est idéal pour la vitesse. Il est naturellement moins stable que les autres kayaks mais permet de « fendre l’eau » et de gagner en rapidité.

Plus petit mais aussi plus court, le kayak de rivière (ou d’eaux vives) garantit une meilleure stabilité et est conçu pour pouvoir évoluer dans les rapides et les eaux tumultueuses.

Là aussi, plus court que ses cousins, le kayak de pêche privilégie la stabilité. Parfois destiné à rester stationné longtemps au même endroit, il est relativement large et permet, selon les modèles, de se tenir debout. Généralement conçu pour évoluer discrètement sur des eaux calmes, le kayak de pêche est souvent peint dans des couleurs naturelles qui permettent un camouflage optimal. Il est tout à fait possible de pêcher avec un kayak, certains kayaks sont spécifiquement adaptés. Un kayak de pêche doit être particulièrement stable, il doit également permettre de poser un support pour les cannes et éventuellement un sondeur/GPS. Suivant le type de pêche exercé des rangements devront être nécessaires pour mettre en place un vivier, un panier de lancer et/ou un panier pour stocker vos prises.

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Comprendre la structure du Kayak

Pour bien choisir votre kayak, il est nécessaire de bien comprendre la structure de l’embarcation afin de vérifier les points les plus importants. Les éléments suivants se retrouvent sur la plupart des kayaks.

Les poignées

Très importantes, les poignées permettent de manipuler le kayak à terre et facilitent sa mise à l’eau.

La coque

Les formes de coques ont leur importance car elles vont conditionner votre stabilité sur le kayak et sa rapidité. On va retrouver des coques en V qui privilégient la rapidité, des coques plates conçues pour plus de stabilité, des coques elliptiques, moins confortables mais vives, etc. En fonction de votre objectif, il peut être intéressant de se renseigner davantage auprès des vendeurs spécialisés.

Le coffre et le filet

Le coffre est un compartiment étanche qui permet de ranger vos affaires et votre nourriture. Choisissez en fonction du volume dont vous aurez besoin. Si vous comptez partir pour de longues randonnées, mieux vaut prévoir un coffre à plus grande contenance. Le filet permet de stocker tout le petit matériel dont vous pourriez avoir besoin immédiatement. C’est là que l’on place, généralement, la gourde afin de pouvoir s’hydrater régulièrement.

L'Hiloire (Cockpit)

Il s’agit de l’ouverture supérieure par où le kayakiste s’assoit. Là encore, il faudra être vigilant sur la forme de l’hiloire (large, étroite, etc.) et choisir celle qui convient le mieux. Un hiloire étroit protège mieux du froid car il permet d’embarquer moins d’eau, mais un hiloire large offre plus de confort pour les grands gabarits. À noter qu’on peut, par la suite, ajouter une jupe à l’hiloire pour éviter les entrées d’eau dans le kayak.

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Le Maître-bau (Largeur maximale)

Le maître-bau correspond à la largeur maximale de votre kayak. Si cette largeur maximale se situe à l’avant, le kayak sera plus confortable, si à l’inverse, elle se situe à l’arrière, vous gagnerez en rapidité et en stabilité.

Le dossier

Le dossier est important car il garantit votre confort d’assise. Il doit être adapté à vos préférences car une mauvaise assise risque de solliciter votre dos et entraîner des douleurs lombaires.

Réglementation et sécurité en kayak de mer

Choisir son propre kayak requiert une certaine réflexion et une certaine organisation. La réglementation dépend en effet de divers facteurs et est donc propre à chaque territoire. La pratique du kayak de mer est encadrée notamment par la division 240/245. Elle offre un cadre concernant la distance de navigation à laquelle il est autorisé de naviguer en fonction du type d’embarcation et de l’équipement à bord.

Distances de navigation et équipement requis

Si vous souhaitez naviguer près des côtes et que vous ne souhaitez pas aller au-delà de 300 mètres d’un abri côtier, vous pouvez opter pour un kayak court, entre 2,40m et 3,90m. À cette distance, aucun matériel n’est requis. (Nous vous recommandons néanmoins d’avoir un gilet de sauvetage à portée de main, au cas où). Si le kayak ou le canoë n’est pas homologué, il sera considéré comme engin de plage et ne pourra pas naviguer au-delà de 300 mètres à partir d’un endroit de débarquement. Au-delà de 300 mètres des côtes sont autorisés les kayaks et SUP gonflables dont la longueur est inférieure à 3.50m. Ils sont en effet considérés comme des engins de plage.

Pour naviguer jusqu’à deux milles des côtes, il est préférable d’opter pour un kayak long qui facilite moins la manœuvre qu’un kayak court mais qui limite les efforts pour avancer. Au-delà des 300 mètres, et jusqu’à 2 miles maximum des côtes, les embarcations autorisées sont les kayaks et SUP rigides supérieurs à 3.50m. Il faut impérativement emporter un gilet de sauvetage, un dispositif lumineux, une pompe (ou une écope), et enfin un cordage de remorquage. Il faut également une montre et un annuaire des marées, excepté pour la Méditerranée. Bien que non obligatoire, il est fortement recommandé d’avoir une VHF accrochée au gilet de sauvetage. À partir de 300 mètres des côtes il est obligatoire de naviguer sur un kayak homologué. Le kayak doit donc faire au minimum 4 mètres de long. Les kayaks homologués permettent de naviguer au-delà de la limite des 300 mètres jusqu’à 2 ou 6 milles si le kayak est immatriculé.

Au-delà des 2 miles, et jusqu’à 6 miles, en plus du matériel cité dans le paragraphe ci-dessus, il faudra ajouter un compas magnétique, une carte marine de la zone sur laquelle on navigue, 3 feux rouges à main, une description du système de balisage et enfin le RIPAM, comprendre le règlement international pour prévenir les abordages en mer. Si vous choisissez de naviguer au-delà de 6 milles, il est obligatoire de naviguer avec un kayak homologué et immatriculé, le kayak doit donc mesurer au moins 4 mètres. Au-delà de 6 miles, la navigation en kayak de mer est interdite.

Immatriculation du kayak

L’immatriculation du kayak devient obligatoire lorsque vous souhaitez naviguer à plus de 2 milles mètres d’un abri côtier.

Les accessoires indispensables pour votre kayak

Pour vivre la meilleure expérience possible avec son kayak, certains accessoires vont s’avérer indispensables.

Les pagaies

Accessoire incontournable, les doubles pagaies d’un kayak se choisissent en fonction de différents critères. Leur poids est important car plus les pagaies sont lourdes plus elles vont solliciter la force de celui qui les utilise. Leur longueur est également déterminante pour le confort de navigation. Ainsi, votre taille et la largeur de votre kayak vont déterminer la longueur minimale et maximale requises pour vos pagaies (Vous trouverez des tableaux récapitulatifs dans les magasins spécialisés). La largeur des pales joue aussi son rôle dans la résistance et la prise d’eau. Enfin, les manches peuvent être fixes ou démontables et ainsi permettre d’ajuster la taille au kayakiste.

Le bidon ou sac étanche

Très utile si votre kayak ne possède pas de coffre étanche. Le bidon, étanche, permet de placer toutes vos affaires à l’abri de l’eau. Certains lui préfèrent le sac étanche, en matière souple qui peut être glissé dans le filet du kayak.

Le gilet de sauvetage

Le gilet est l’accessoire sécurité indispensable. Normes Européennes : tous les gilets vendus en France doivent être aux normes ISO, ces normes garantissent la flottabilité et la qualité des matériaux. Les gilets aux normes ISO comportent une étiquette indiquant les capacités de flottaison. Deux types de mousse existent : la mousse à feuille et la mousse à cellules fermées. Les gilets en mousse à feuille sont moins chers que les gilets en mousse à cellules fermées cependant leur durée de vie est moindre. Différentes formes de gilet existent : les gilets chasubles qui s’enfilent comme un t-shirt (plus légers et plus confortables) et les gilets à ouverture ventrale (plus facile à enfiler).

Les vêtements de navigation

Les vêtements que vous choisissez doivent permettre de vous protéger du soleil, du froid et du vent mais doivent également vous protéger en cas d’immersion dans l’eau.

Focus sur les chaînes

Au-delà de l'embarcation elle-même, la notion de "chaîne" se retrouve dans d'autres contextes techniques ou d'outillage, essentiels à diverses activités. Matijardin vous a concocté un article exclusivement consacré à la chaîne tronçonneuse.

La chaîne de tronçonneuse

La fonction principale d'une chaîne est d'élaguer, de couper des branches, rondins ou arbres sur pieds. Le système de coupe se compose de 2 pièces ultra complémentaires : la chaîne et le guide. Ils forment un trio avec le pignon qui assure l'entraînement. La chaîne prédécoupée est pratique, nous vous proposons plus de 5000 références Kerwood en chaînes découpées et rivetées.

Le pas d'une chaîne, qui est la mesure entre l'axe de 3 rivets, est ensuite divisée par deux. Cette longueur est toujours exprimée et indiquée en pouces.

  • Pas de 1/4" (6,35 mm) : Extrêmement légère et douce. Idéale pour l'élagage ou l'abattage léger.
  • Pas de .325" (8,25 mm) : Chaîne légère à coupe rapide. Utilisation pour l'élagage et l'abattage. Il est donc bien utile de savoir les compter sans se tromper.

La lubrification doit être régulière pour éviter l'usure prématurée. Un manque d'huile risquera d'endommager définitivement votre chaîne mais aussi votre guide et le pignon.

L'affûtage : Une chaîne bien affûtée fait elle-même le travail : elle rentre dans le bois sans effort. Si vous obtenez de la sciure fine au lieu de copeaux, il est temps d'affûter ! Mon conseil ultime Kerwood : n'appuyez jamais sur votre guide pour couper. Si vous devez forcer, c'est que votre chaîne est émoussée. Une chaîne affûtée doit 'aspirer' le bois toute seule.

Une chaîne trop tendue peut casser ou fatiguer le moteur ; trop lâche, elle déraillera. Le réglage s'effectue via la vis ou la molette de tension située sur le carter. Le pignon moteur tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Les tranchants des dents (la partie vive) doivent impérativement être dirigés vers l'avant sur le dessus du guide.

La durée de vie d’une chaîne est variable selon sa qualité et son utilisation. On y retrouve aussi des références constructeurs comme "3005 000 3909".

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