Windsurf en Vent Fort et Guide des Spots : Naviguer sur la Petite Mer et le Littoral Nord-Ouest

Le windsurf dans des conditions de vent fort est une expérience à la fois exigeante et exaltante. C’est un peu comme boire un expresso triple sans sucre : ça réveille ! Entre les rafales, les vols planés et le wishbone qui peut labourer les côtes, l’affrontement avec les éléments peut vite devenir une véritable guerre. Pour maîtriser ces conditions et profiter pleinement des sensations uniques que le vent fort peut procurer, une préparation technique, un équipement adapté et une connaissance approfondie des spots s'avèrent essentiels. Cet article se propose de guider les windsurfeurs à travers les spécificités de la navigation en vent soutenu, en détaillant le matériel requis et en explorant des sites emblématiques, avec une attention particulière pour la Petite Mer, sous diverses orientations de vent, y compris le vent du Nord.

Maîtriser le Vent Fort : Stratégies et Réglages Essentiels

Naviguer lorsque le vent forcit demande une adaptation rapide et précise des réglages et de la technique. La première règle fondamentale est que lorsque le vent monte, la voile doit descendre en mètre carré. Si le planchiste se dit “ça passe”, il y a 99% de chances que ça ne passe pas, soulignant l'importance d'anticiper la réduction de surface de voile.

Un ajustement technique crucial réside dans la position de la base du mât. En l'avançant légèrement, on abaisse le centre de poussée, ce qui a pour effet d'améliorer le contrôle de la planche et d'augmenter sa stabilité. Cette modification, bien que subtile, n'est pas du charabia et est un pilier de la maîtrise en vent fort.

Par ailleurs, l'allongement des bouts de harnais est impératif dans le vent fort. Cette adaptation permet au planchiste de garder le contrôle en s'éloignant du gréement, offrant ainsi une meilleure gestion des rafales. Pour le freerace ou le slalom, l'utilisation de bouts de harnais réglables, avec des longueurs de 28-36 ou 30-36, est considérée comme parfaite en vent fort. La hauteur du wishbone a également une influence directe sur le comportement de la planche ; plus le wishbone est haut, plus la planche va "lifter" facilement, un avantage pour naviguer au-dessus du clapot. Enfin, une légère tension supplémentaire de la voile, d'un ou deux centimètres, au point d'amure (via la rallonge) ou au point d'écoute (au wishbone), peut optimiser le profil de la voile pour mieux absorber les surventes.

Au-delà des réglages techniques, la concentration et l'anticipation sont primordiales. L’instinct pousse souvent à regarder son matériel ou ses pieds, mais c'est une mauvaise idée. Il est capital de fixer l’horizon, d'anticiper les rafales et de planifier sa trajectoire dans le clapot ou la houle pour naviguer en toute sécurité et avec efficacité.

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Équipement Spécifique pour les Performances en Conditions Exigeantes

Le choix de l'équipement est déterminant pour le windsurf en vent fort, et il est essentiel de le faire correspondre à son niveau, à ses ambitions et aux conditions prévues.

Planches : Slalom versus Freewave/FSW

Pour naviguer avec une planche de slalom et une voile de course à cambers dans du vent fort, il faut posséder un excellent niveau technique et une très bonne condition physique. Un combo iSonic 55/60 avec des voiles à cambers de course est conçu pour offrir le maximum de vitesse, grâce à un shape du bloc arrière puissant et une voile puissante. Ce type de matériel offre un rendement optimal. En revanche, une planche Kode FSW associée à une voile sans cams n'est pas du tout conçue pour ce même objectif de vitesse pure, car son shape est axé sur un programme convertible freeride/freewave/freestyle. Vouloir mettre une voile de course et un aileron de slalom sur une Kode ne la transformera pas en une planche de slalom efficace pour le vent fort.

Le matériel de slalom, bien que parfait pour des sensations maximales, exige que le planchiste puisse en exploiter tout le potentiel et en tirer tout le jus possible en "zone rouge". Plus l'état du plan d'eau se dégrade, plus le contrôle de la planche dans cette zone critique devient difficile, augmentant considérablement la dépense physique. Par ailleurs, pour les poids légers, une planche de slalom pure et dure ne rime pas forcément avec performances et contrôle maximal. La question du passage des vagues déferlantes ou du shore break avec ce type de matériel, combiné à des voiles à cambers, est également pertinente, nécessitant une maîtrise parfaite des sorties et rentrées.

À titre personnel, certains planchistes préfèrent la polyvalence. Par exemple, lors de deux étés passés en Bretagne sud, un seul ensemble a été emporté : une planche convertible 2 en 1 Kombat 86 FSW avec des voiles de 4.2/4.7/5.4/6.2/6.9 m² et des ailerons freeride et vagues. Cette configuration a permis des navigations variées, allant d'une session à la pointe de la Torche en 6.9 m² par 11-17 nœuds de NW, à des navigations à la plage de la Palue en 6.2 m² par 15-20 nœuds de NW ou SW, ou même en 5.4 m² par 20-25 nœuds de SW avec 1-1.50 m de vagues. Le reste du temps, si le vent était inférieur à 12 nœuds, d'autres activités comme le VTT, le paddle, le surf ou la location de catamaran étaient privilégiées.

Le facteur limitant peut souvent être l'état du plan d'eau. Quand celui-ci devient trop "défoncé" pour une iSonic 53 speed équipée d'une voile de course Severne R4 5.6 m² ou d'une voile de vague NP NR 5.4 m² (avec mât SDM pour plus de puissance, surtout si le swell dépasse 1 mètre), passer directement à la Kombat 86 avec une voile de vague Severne Blade 5.5 m² (et un mât RDM pour plus de tendresse) offre un contrôle et un confort accrus dans ces conditions difficiles. La Kombat 86, avec une largeur maximale de 59 cm et 39 cm d'OFO (Out From Outline), peut devenir très large dans du 30-35 nœuds avec une voile de 4.2 m² et un aileron vague de 24 cm, ce qui peut faire préférer un "cure-dent" de vagues plus étroit et moins volumineux comme l'Acid 62 pour un maximum de réactivité sous les pieds.

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Voiles : Cambers versus No-Cams et Types de Mâts

Le choix entre voiles à cambers ou sans cams dépend grandement de la planche utilisée. Pendant de nombreuses années, une voile de vagues NP NR 5.4 m² a été utilisée sur un "gun de speed" pour des sorties par 20 à 30 nœuds bien tassés, sur des plans d'eau variés allant du "facile" (10-20 cm de clapot/swell au lac de Monteynard ; baie de Porto-Pollo) au "chantier" (50-80 cm de swell avec clapot croisé au lac Léman ; Almanarre). Cette combinaison a démontré une efficacité notable. Certes, le profil de cette voile est moins creusé et moins puissant que celui d'une voile de course de 5.6 m², mais elle se distingue par sa super stabilité dans les grosses claques, évitant un creux qui se déplace ou une main arrière trop présente.

La différence la plus notable avec une voile de course se manifeste dans la puissance au portant : toutes les claques de vent, qu'elles soient petites ou grandes, sont intégralement transmises à la planche avec une voile de course. Ce ressenti est nettement moins présent avec une voile de vague. De plus, la planche est mieux calée sur son rail sous le vent avec une voile de course, une caractéristique probablement due à une bordure inférieure mieux posée sur le pont et à une surface sous le wishbone plus importante dans la voile de course. Le mât SDM, qu'il soit utilisé dans une voile de course ou une voile de vague, contribue à la stabilité et à la puissance de l'ensemble. Conséquence directe, les scores de vitesse peuvent être améliorés avec une voile de course de 5.6 m², la limite étant alors le contrôle du flotteur dans les "marches d'escalier" au portant, en zone rouge écarlate.

L'essai d'une voile de vagues Severne Blade 5.5 m² avec un mât RDM sur un "gun de speed" n'a pas toujours été concluant pour certains utilisateurs. Bien que l'ensemble soit "tendre", les accélérations peuvent paraître un peu molles ou aseptisées, manquant clairement de "coup de pied aux fesses" dans les claques. Cette voile, cependant, est parfaitement adaptée à une Kombat 86 ou une Acid 62 pour un programme vague ou freeride hardcore, sans aucun problème. Son efficacité optimale se situe plutôt dans la plage de vent de 20-25 nœuds, sachant qu'une voile de 4.7 m² est généralement utilisée pour 25-30 nœuds sur des planches de vagues.

En somme, il est fortement recommandé d'essayer différents types de matériel, qu'il s'agisse de matériel de course ou de freewave, dans des conditions de vent fort et de "chantier" (plan d'eau agité). Cela permet d'acquérir une idée objective des capacités requises et des sensations ressenties, qui varient considérablement d'un combo à l'autre.

La Petite Mer de Gâvres : Un Spot de Vitesse et ses Nuances

La Petite Mer de Gâvres est un site reconnu qui offre de réelles possibilités en speed, et ce n'est pas un hasard si c'était l'un des lieux d'entraînement de Thierry Bielak, un expert de la vitesse, qui y pratique encore aujourd'hui. C'est un spot idéal par vent d'Ouest et Nord-Ouest. Toutefois, concernant le vent du Nord, il fonctionne bien mais a la particularité de créer une zone de dévente. Plus globalement, pour ce bras de mer, le vent de Nord génère des vents irréguliers et il est souvent préférable de l'éviter.

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Lorsque le vent vient du Sud, le plan d'eau peut être un peu "carré" et déventé par la butte. Beaucoup préfèrent le vent de Sud-Ouest, qui est généralement plus régulier et offre un bord tribord abattu, particulièrement agréable. Le vent de Sud-Est, quant à lui, est jugé moins favorable : il faut qu'il y ait pas mal d'eau pour naviguer au fond à droite, en revenant vers les voitures (où l'on se gare habituellement), et le vent peut alors être presque vent arrière. Bien souvent, on se retrouve à naviguer entre la zone derrière la butte et en face, où il y a des habitations, et là, le plan d'eau n'est pas vraiment plat, malgré le peu de profondeur. C'est pourquoi le Sud-Ouest, avec une marée assez haute pour permettre d'aller au fond de la petite mer (où l'on est le moins déventé par la route), reste l'orientation la plus prisée.

En termes de marée, mis à part à marée basse par de très gros coefficients, il n'y a pas de remarques particulières pour la Petite Mer de Gâvres. Cependant, le créneau horaire de navigation peut être plus serré que sur d'autres spots environnants, tel le Chell. Les performances enregistrées sur ce spot témoignent de son potentiel de vitesse, avec des runs de 2 secondes atteignant 71,44 km/h (38,58 nœuds) et des 500 mètres parcourus à 68,06 km/h (36,75 nœuds).

Le meilleur endroit pour loger et profiter de cette région serait vers Plouhinec, au sud de Lorient, à seulement 5 minutes de Gâvres et 15 minutes de Kerhilio, offrant un accès facile à une multitude de spots.

Exploration des Spots du Nord de la France : De la Vague au Slalom

Le littoral du Nord de la France regorge de spots de windsurf variés, répondant aux attentes des débutants comme des experts en quête de vitesse ou de vagues.

Wissant : La Patrie de la Vague en Côte d'Opale

Wissant est indéniablement l'un des spots de windsurf les plus célèbres du Nord, réputé pour être le plus fréquenté et le plus venté. C'est une "Patrie" pour de nombreux windsurfeurs très talentueux, dont Jules Denel (17e mondial au ranking PWA Wave 2017). Le spot fonctionne par flux de sud/ouest et nord/est. Par sud-ouest, ce magnifique site de la Côte d’Opale est clairement un spot de vagues. Ces vagues peuvent grossir assez vite lorsque le vent se renforce. Selon Jules Denel, "Wissant est le spot où tu peux avoir le meilleur rapport qualité des vagues / force du vent dans le Nord". Lorsque le vent s’engouffre dans la Manche, il est la plupart du temps sud-ouest, en plein side. Son frère Justin Denel, champion du monde jeune (-17 ans) en vagues en 2011, ajoute que "Wissant, c’est LE spot du Nord, le seul spot qui a une aura nationale."

Un conseil pour Wissant : l’idéal est de naviguer 2h après la marée haute, à marée descendante avec un vent de sud-ouest. Le courant te remonte par rapport au vent, il te tire à gauche. En bref, Wissant offre souvent des sessions d'anthologie, mais n’est pas à prendre à la légère en raison de ses conditions parfois exigeantes.

Wimereux : L'Amateur de Houle

Wimereux est particulièrement bien exposé à la houle. Lorsque le vent s’oriente ouest (onshore), les vagues peuvent y être très grosses. Jules Denel explique que "Wimereux est le spot qui prend le plus la houle, car il est orienté plein sud." Il y a généralement plus de vagues qu’à Wissant, même si elles sont moins qualitatives, étant plus lentes et plus molles. Cependant, par certaines orientations de vent et créneaux de marées spécifiques, il est possible de s'y amuser vraiment. Jules Denel témoigne qu’il lui arrive régulièrement d’aller naviguer à Wimereux pour s’entraîner, notamment dans des petites conditions avec un vent de sud/sud-ouest. Il est à noter que lorsque les conditions deviennent trop extrêmes, la rade du port de Boulogne constitue un bon point de repli, avec son vent orienté plus sideshore.

Dunkerque : Accessibilité et Slalom

L’avantage majeur de Dunkerque est que ce spot est utilisable dans de nombreuses conditions. Par vent de sud/sud-ouest, la zone située entre le Kursaal et le port est très agréable pour des sessions de slalom. C’est d'ailleurs là que sont organisées les épreuves de slalom du Bret’s Funboard Tour. Le spot n’est pas du tout difficile, il est ouvert à tous les niveaux et sa plage d’utilisation est vraiment très large, ce qui en fait un lieu prisé pour la performance et l'apprentissage.

Sangatte : Plus de Vent, Moins de Vagues

Les locaux s'accordent à dire que Sangatte est un spot très sélectif. Les courants y sont toujours violents, quel que soit le coefficient de marée. Il faut donc être extrêmement méfiant. De plus, le vent y est l’un des plus puissants de la région. Justin Denel témoigne : "Je vais souvent à Sangatte lorsque c’est un peu light à Wissant, car cela permet de gagner au moins 3-4 nœuds." Il complète en ajoutant que "ce qui est agréable à Sangatte, c’est qu’il y a une vraie communauté de planchistes."

Jules Denel confirme : "L’avantage de Sangatte par rapport à Wissant, c’est qu’il y a plus de vent. Quand tu es en 5m à Wissant, à Sangatte tu peux être en 4.7." Ce spot est moins technique que Wissant car il présente moins de vagues, mais il offre plus de vent, notamment au bord, et est apprécié comme un spot de saut très sympa.

Gravelines : La Petite Mer Abritée et Plate

À environ 15 km de Calais et Dunkerque se trouve le spot de Gravelines, également recommandé par Jules Denel qui l'a trouvé "assez marrant" lors de ses navigations. C’est un endroit hyper plat, où à marée montante, on peut avoir pied sur près de 2 km, ce qui est assez hallucinant. Le spot de Gravelines fonctionne quand Wissant fonctionne, mais il est désormais moins fréquenté par les habitués de Wissant.

Paul Fournier, responsable technique de l’activité voile à la Base Nautique de Gravelines, précise qu’au-dessus d'un coefficient de marée de 75, il est possible de naviguer en planche dans ce que l’on appelle La Petite Mer. Au plus proche de la jetée, il y a suffisamment de fond pour les ailerons. C’est un spot idéal pour les débutants, qui peuvent y profiter de conditions favorables, notamment des zones abritées du vent par Sud-Ouest. Pour les windsurfeurs de niveau plus avancé, il est également possible d’utiliser le chenal.

Baie d’Authie (Berck) : Vitesse et Vagues pour Avertis

La Côte d’Opale abrite une merveille : la Baie d’Authie, située au sud de la ville de Berck. C’est un immense spot exposé au vent et à la houle, qui fait la part belle à la vitesse tout en laissant déferler de belles vagues. Ici aussi, il faut savoir composer avec les marées et les courants forts. Comme le confirme la locale Lisa Godon, 4e du championnat du monde IFCA Jeunes 2017, "On ne s’y aventure pas si l’on n’est pas expérimenté."

Pour la vague, c'est un spot top, et pour le slalom également, car il existe au fond de la baie un "secret spot" tout plat, où les vagues ne rentrent pas à cause des bancs de sables environnants. Lisa Godon partage d'autres astuces : il est aussi possible de naviguer en front de mer. Cependant, la mer y est beaucoup plus agitée lors des tempêtes et le vent y est très fort. Pour la vague, ce n’est alors pas l’idéal : la période entre les vagues est trop courte, elles cassent très vite et souvent il y a environ trois barres à passer pour arriver au large. L’orientation du vent y est généralement sud-ouest, bien que les vents d’ouest offrent également de belles conditions de navigation.

Le Touquet : Plan d'Eau Lisse par Vent d'Ouest

Le Touquet est un spot protégé des vagues par un banc de sable, réputé facile et donc accessible aux débutants. Par vent d’Ouest, les locaux affirment qu'on peut y disposer d’un plan d’eau ultra-lisse, en restant collé au banc de sable. Cependant, le vent y est bien plus léger qu'à Wissant ; si tu es en 5m au Touquet, tu peux être en 4m à Wissant.

Les Joyaux de la Bretagne Sud : Variété et Performance

La Bretagne Sud est également une destination de choix pour le windsurf, offrant une multitude de spots adaptés à diverses pratiques et niveaux.

Une Diversité de Sites pour Tous les Goûts

Du sud au nord, les spots incontournables incluent Les Crevettes (idéales par vent de sud), Sainte Barbe (par sud/est), Kerhilio (par ouest et nord/ouest), Gâvres (par ouest), la Petite Mer de Gâvres (pour le speed et le kite), Les Kerguelen (pour le slalom) et Fort Bloqué.

Kerhilio : Bump & Jump par Ouest et Nord-Ouest

Kerhilio est un spot idéal par vent d'Ouest et Nord-Ouest. Le vent de Nord y fonctionne bien, mais il est connu pour créer une zone de dévente. Le site fonctionne aussi très bien en bump & jump en début de dépression sur les secteurs Sud à Sud-Ouest. Le clapot qui se lève sur les parcs à huîtres est considéré comme idéal pour ce type de navigation. Concernant la marée, mis à part à marée basse par de très gros coefficients, il n'y a pas de remarques particulières à faire.

Erdeven : Vague et Bump & Jump

Trois spots sont accessibles le long de la baie d'Erdeven. Ils fonctionnent par des orientations de vent allant du Sud-Ouest au Nord-Ouest. L'état du plan d'eau est souvent assez agité, ce qui en fait un lieu privilégié pour le bump & jump et surtout la vague. Le spot fonctionne essentiellement par marée basse, avec un créneau d'environ 2 heures avant et 2 heures après l'heure de basse mer. La meilleure orientation est l'Ouest (side-shore tribord), mais le Sud-Ouest (pour le clapot/vagues) et le Sud-Est (pour le clapot) sont également praticables. C'est un spot réputé dans la région, fonctionnant bien par Nord-Ouest (side-shore tribord) et Sud-Est (side-shore babord). Pour y accéder via la voie express, il faut sortir au niveau de Ploemeur/Quéven, puis prendre la direction de l'aéroport jusqu'à Ploemeur, puis la direction d'Erdeven.

Locmaria (Riantec) : Polyvalence du Bras de Mer

Situé au centre de Riantec, ce bras de mer fonctionne globalement par toutes les orientations, à l'exception du vent du Nord. En effet, par vent de Nord, les vents sont irréguliers et il est généralement préférable de les éviter. Le clapot peut s'y lever rapidement, offrant des conditions dynamiques pour les windsurfeurs.

Larmor-Plage : Est et Nord-Est Idéaux

Le spot de Larmor-Plage est quasiment identique au Chell. C'est une ancienne base de vitesse où il n'est pas rare de croiser Thierry Bielak par vent fort. Ce site est praticable de l'Ouest au Nord-Est, en passant par le Sud. Il s'étend sur la Petite Mer, soit plusieurs kilomètres de navigation. Le créneau horaire pour la marée y est encore plus serré qu'au Chell. Ce spot est l'un des seuls idéal par Est et surtout Nord-Est. Pour la marée, aucune contrainte particulière n'est signalée, et le départ est plus facile par basse mer. Pour y parvenir, il faut sortir de la voie express au niveau de Lorient, puis prendre la rocade portuaire jusqu'au centre de Larmor-Plage.

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