Le snorkeling, souvent désigné sous l’anglicisme « randonnée palmée » ou par l'acronyme « PMT » (palmes, masque et tuba), est une activité de loisirs consistant à nager à la surface de l’eau pour observer les fonds marins, la faune et la flore qui peuplent les eaux peu profondes. Cette pratique est devenue de plus en plus plébiscitée ces dernières années en raison de sa grande accessibilité : elle requiert peu de compétences techniques, ce qui en fait une activité idéale pour les familles avec enfants ou adolescents. Si cette discipline nécessite peu de matériel, il est préférable d’avoir quelques accessoires adaptés pour apprécier pleinement cette exploration marine. L’équipe de Planet Plongée souligne que le choix de l’équipement doit être guidé par vos besoins, votre physique et la nature de vos explorations, tout en gardant à l'esprit que chaque sortie est une formidable opportunité de rencontrer des espèces sauvages et de découvrir un monde marin toujours renouvelé.
La protection des écosystèmes : une responsabilité individuelle
Lorsqu’il s’agit d’interactions avec la vie marine, certains comportements sont autorisés, d’autres ne le sont pas. Bien que les plongeurs apprennent dès leur premier cours à ne pas endommager, toucher ou harceler la vie sous-marine, certains choisissent tout de même de traiter le monde sous-marin comme un zoo pour enfants. L’océan n’est pas un ranch pour touristes. Dans la mesure du possible, évitez de toucher le corail et soyez attentif lorsque vous palmez près d’un récif, car certains coraux ne grandissent pas plus de 0,07 pouces (2 centimètres) par an. Un plongeur qui a une mauvaise flottabilité peut causer des dégâts involontaires aux coraux, aux éponges et aux fonds marins. Une bonne flottabilité permet de minimiser l’impact sur l’environnement marin, d’éviter de remuer les sédiments et de réduire la consommation d’air, ce qui prolonge ainsi le temps de plongée.
Il est essentiel de rester suffisamment éloigné du fond pour ne pas piétiner les raies pastenagues ou d’autres espèces de vie marine fragiles. Les plongeurs doivent éviter de s’accrocher aux rochers ou aux récifs et se déplacer lentement pour ne pas effrayer les animaux. Presque toutes les créatures terrestres ou sous-marines ont un point commun : elles s’enfuient lorsqu’on les poursuit. Si une tortue, un poisson, une pieuvre ou un autre animal est effrayé, il suffit de reculer, de se faire discret et de rester immobile. Si vous poursuivez un animal, vous êtes quasi certain de ne plus le revoir. Ne tourmentez jamais les poissons-globes ou les poissons-hérissons pour qu’ils se gonflent ; c’est contraignant pour leurs systèmes internes et les gonflements répétés peuvent raccourcir considérablement la durée de leur vie.
Pratiques écoresponsables pour le plongeur et le randonneur palmé
Le nourrissage des poissons est à proscrire, car il perturbe leur régime naturel et favorise une dépendance aux humains. Ramasser des souvenirs sous-marins, comme des coquillages ou des coraux morts, prive l’écosystème d’éléments essentiels à sa régénération. De plus, il est primordial de retirer et rapporter tous les déchets que vous trouvez sous l’eau. C’est plus facile à faire que jamais auparavant avec l’application Project AWARE® Dive Against Debris gratuite. Chaque plongeur a un rôle à jouer dans la préservation des milieux aquatiques et, si vous voyez d’autres personnes agir irrespectueusement, rappelez-leur qu’ils ont la responsabilité d’être des défenseurs du monde sous-marin. Utilisez certaines des informations et des statistiques contenues dans cet article pour les éduquer sur leur mauvais comportement.
L’industrie de la plongée et du snorkeling évolue également vers des solutions plus écologiques. Un point essentiel concerne l’utilisation des crèmes solaires : selon une étude de l’Environmental Health Perspectives en 2021, les substances chimiques comme l’oxybenzone et l’octinoxate contribuent au blanchissement des coraux. Préférez des protections solaires écoresponsables et privilégiez le port d'un vêtement de protection (t-shirt anti-UV ou combinaison légère). Recherchez des destinations et des opérateurs de plongée qui contribuent à la protection de la vie marine locale. Par exemple, sur le récif de Ningaloo, en Australie-Occidentale, il existe un code de déontologie strict pour interagir avec les requins-baleines : les nageurs ne doivent pas s’approcher à plus de 10 pieds (3 mètres) de la tête et à plus de 13 pieds (4 mètres) de la queue. Les stations de nettoyage sont des endroits idéaux pour observer la vie marine, mais si vous n’avez pas de guide, restez en retrait pour observer où les animaux choisissent d’aller et venir.
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Choisir le lieu et les conditions de pratique
La question à se poser serait plutôt « comment devez-vous choisir votre lieu de pratique ». Privilégiez un site qui correspond à votre niveau. Le lieu doit présenter un « potentiel sécurité » important, en tenant compte des vents dominants, des courants et de la fréquentation par les autres usagers (scooters des mers, bateaux, stand up paddle, kayak, pêcheurs à la ligne). Pour vous sentir en parfaite sécurité, optez pour un spot situé dans un endroit surveillé dont l'accès est facile : voie piétonne, parking à proximité, espace d’équipement proche, etc. Plonger depuis une plage est une bonne idée : c'est facile et cela limite aussi l'impact par piétinement sur le milieu naturel.
La topographie sous-marine doit être accessible et peu profonde, entre 2 m et 5 mètres environ, pour faciliter vos observations et vous permettre d’apprécier les couleurs, tout en limitant le contact de vos palmes sur le fond. Pour cela, misez sur des modèles de palmes courts. Vérifiez aussi la clarté : une eau cristalline rendra la balade d'autant plus magique. On vous conseille de faire vos premières balades sur un spot au relief terrestre peu encaissé pour garder un point de vue permanent sur votre zone de sortie d'eau. Au fil de votre pratique, vous pourrez explorer de nouveaux sites qui abritent une biodiversité différente. Vous pouvez vous fier aux sentiers sous-marins : autonomes ou encadrés, ils répondent très bien à toutes les conditions de sécurité et de respect de l’environnement.
Initier les enfants au snorkeling : méthode et sécurité
Pour initier vos « petits dauphins » au snorkeling, vous ne devez pas précipiter les choses. La première étape consiste à les laisser s’habituer au masque et au tuba sur la terre ferme avant d’entrer dans l’eau. Montrez-leur comment bien respirer par la bouche. Dès qu’ils se sentent à l’aise, faites-leur essayer dans l’eau : commencez dans le bain, puis dans une piscine, au bord de la plage assis dans le sable, debout en ayant pied, et enfin le long des rochers. Il n’y a pas d’âge particulier pour commencer, mais il faut qu’ils sachent nager, généralement aux alentours de 5 ou 6 ans. L'enfant ne doit pas avoir peur de l'immersion et doit être capable de maîtriser sa respiration.
Pour le matériel, assurez-vous qu'il soit parfaitement adapté à leur taille. Un masque classique permet une meilleure immersion, tandis que le masque « tout-en-un » (type Easybreath) peut convenir pour une découverte sans avoir à gérer la respiration buccale. Le tuba doit être court et doté d'un embout adapté aux petites bouches. Les palmes avec talons ouverts sont souvent un bon choix car elles sont ajustables, mais rappelez-vous que pour débuter, les palmes ne sont pas forcément nécessaires. N’oubliez pas les accessoires d’aide à la flottaison comme les gilets, les ceintures ou les frites pour les rassurer. En matière de sécurité, ne restez jamais trop loin d'eux, à environ une distance de bras. Apprenez-leur les bases comme flotter horizontalement, vider l’eau du tuba et garder son calme en cas d’entrée d’eau ou de rencontre avec des poissons.
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