Naviguer avec son fidèle compagnon : Le guide complet pour les chiens et les chats sur un voilier

Introduction : L'aventure maritime partagée avec nos animaux de compagnie

De plus en plus de plaisanciers ont adopté un compagnon à quatre pattes, et pour beaucoup, il est désormais inconcevable de partir en mer sans leur fidèle chien ou chat. La question de savoir si emmener son chat en bateau ou son chien en bateau est compatible avec la voile trouve une réponse résolument positive : oui, sans aucun doute. Cette tendance n'est pas seulement une mode passagère, mais un véritable mode de vie pour les amoureux des animaux désireux de partager leurs aventures maritimes. À condition de bien préparer le voyage et d’adapter l’équipement, emmener son chien en bateau ne pose aucune difficulté particulière. Mieux encore, lors des longues traversées, les chiens de bord deviennent souvent de véritables membres de l’équipage, apportant réconfort et compagnie. Il en va de même pour le chat sur bateau, très présent sur les voiliers, qui joue même parfois un rôle précieux à bord, notamment dans la chasse aux rongeurs ou comme compagnon discret mais rassurant. Voyager avec son chien en bateau ou voyager en bateau avec son chat ne date pas d’hier, ces animaux fidèles accompagnent les marins à travers le monde depuis des siècles, inscrivant leur empreinte dans l’histoire de la navigation.

L'intégration des animaux dans la vie maritime : une tradition et une réalité contemporaine

La présence d'animaux à bord des navires est une tradition ancestrale. Historiquement, les chats des navires servaient à lutter contre les rats à bord et étaient de très bons compagnons de route pour les marins. Aujourd'hui, cette présence est plus que jamais d'actualité. En France, on compte plus de 9 millions de chiens et près du double de chats. S’il n’existe malheureusement aucune statistique indiquant combien d’entre eux ont déjà embrassé une carrière de mousse, un simple regard sur les marinas, ports et mouillages du monde entier suffit à donner une idée : ils sont manifestement très nombreux à partager la vie des plaisanciers. Avoir un chien sur un bateau ou avoir un chat qui vit sur un bateau fait désormais partie intégrante du quotidien maritime. Le chien sur bateau de plaisance est monnaie courante de nos jours, tout comme le chat sur bateau, dont la présence est loin d'être rare et même porteuse de traditions maritimes. Depuis toujours, les chats sont considérés comme des porte-bonheur à bord. Si l’on en croit les vieux films hollywoodiens, le perroquet semble indissociable de l’image des marins et des pirates, mais sur les ponts des yachts modernes, ce sont surtout les chiens et les chats qui tiennent aujourd’hui la vedette.

Les questions légitimes se posent souvent lorsqu'on envisage de naviguer avec un compagnon à quatre pattes : « Peut-on faire de la voile avec un chien ? Peut-on prendre le bateau avec son chat ? » La réponse est affirmative, à condition d'une préparation adéquate. Les chiens, animaux de meute par nature, se sentent bien là où se trouve leur « tribu », et partir en mer sans eux reviendrait souvent à leur faire défaut. Le bonheur de partager cette expérience est réciproque.

Sélection et acclimatation : choisir le bon compagnon et le préparer à la vie en mer

Toutefois, tous les animaux ne sont pas forcément faits pour la vie en mer. Il est essentiel de choisir un compagnon dont le tempérament et les caractéristiques physiques s'adaptent au mode de vie sur un voilier. Imaginez un Saint-Bernard sur un petit voilier - le défi serait de taille. De même, un Husky, habitué aux climats froids, serait bien mal à l’aise sous le soleil écrasant de la Méditerranée ou des Caraïbes. Pour cette raison, les plaisanciers optent généralement pour des chiens de petite ou moyenne taille, qui sont faciles à éduquer, possèdent un tempérament calme et disposent d’un bon sens de l’équilibre. Ces qualités sont essentielles pour s’adapter aux mouvements du bateau et au rythme de la vie en mer. La capacité à bien nager est souvent recherchée pour un chien à bord d’un bateau, bien que même le meilleur nageur n’est pas à l’abri d’un accident.

Préparer un voyage en bateau avec un chien ne s’improvise pas. Si certains chiens s’adaptent dès les premières minutes et semblent faits pour la vie à bord, d’autres auront besoin d’un temps d’adaptation. Rien de surprenant : tout comme les humains, ils doivent apprivoiser ce nouvel environnement mouvant et parfois déstabilisant. La règle d’or pour rassurer et préparer son animal pour le trajet est simple : ne jamais le brusquer. Il est essentiel de lui offrir le temps nécessaire pour s’habituer, d’éviter toute surcharge sensorielle et de prévoir des espaces de repos où il pourra se retirer en toute tranquillité. Plus un chien est jeune, plus son adaptation à la vie à bord sera facile. Un chiot découvre le monde avec curiosité et prend naturellement ses repères. Le roulis, l’inclinaison du bateau ou les bruits de la navigation deviennent rapidement pour lui une nouvelle normalité.

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Quel que soit son âge, chaque chien a besoin d’un lieu qui lui appartient, un refuge rassurant. Pour faciliter son acclimatation, il est conseillé d’apporter à bord ses couvertures ou jouets préférés de la maison. En revanche, un panier posé en plein milieu du carré n’est pas idéal ; en cas de mer agitée, il risquerait de glisser dangereusement. Une alternative adaptée pourrait être des coussins en kapok, légers et confortables, qui offrent une surface douce et sécurisée pour se reposer. Mais le meilleur emplacement ne se décide pas toujours par le maître. Chiens et chats possèdent un instinct remarquable pour choisir eux-mêmes le coin le plus stable du bord, souvent situé au milieu du bateau, là où les mouvements sont les plus doux.

Pour une première expérience en mer, il est déconseillé de larguer les amarres immédiatement. Mieux vaut familiariser doucement l’animal avec son nouvel environnement : laisser le moteur tourner à quai, déployer les voiles, faire claquer les drisses ou actionner les winchs. Tous ces sons et sensations doivent être intégrés progressivement pour éviter la peur ou le stress. Enfin, le conseil le plus important est de rester calme en toutes circonstances. Un chien perçoit et absorbe l’énergie de son maître. Le stress, les cris ou l’agitation se transmettent immédiatement à lui. Un skipper détendu fait un chien détendu.

Pour les chats, l'acclimatation suit des principes similaires. On dit souvent que pour qu’un chat se sente bien sur un bateau, il vaut mieux qu’il soit né à bord. C’est sûrement vrai, mais il existe de multiples façons d’habituer un chat, même âgé, à la vie à bord et à la navigation. Bien sûr, il n’y a pas de recette miracle, car tous les animaux sont différents, et chacun a son propre comportement. Un chat qui peut, d’habitude, aller où il veut, ou qui évolue normalement dans de grands espaces, aura peut-être plus de difficultés à se faire à la vie en voilier qu’un animal ayant toujours connu la vie d’appartement. Le chat habitué aux voyages en voiture ou en avion, lui, sera souvent plus facile à amariner. Des exemples comme Jessie, adoptée à 8 semaines et habituée très jeune à la vie sur un bateau, montrent que la précocité est un atout. D'autres, comme Léo, un persan de 11 ans, ou Zourite, ont aussi réussi à s'adapter, bien que cela ait pu prendre du temps et des efforts progressifs.

Sécurité à bord : une priorité absolue pour nos compagnons marins

En navigation, un chien ou un chat devient un véritable membre de l’équipage, et à ce titre, sa sécurité ne doit jamais être négligée. Sur l’eau, les risques sont bien réels, c’est pourquoi il est indispensable de prévoir les protections adéquates. La première mesure de sécurité essentielle est l’installation d’un filet de filière tout autour du bateau. Ce dispositif limite considérablement le risque de chute à la mer, notamment lorsque le chien ou le chat se déplace sur le pont, même par mer agitée. De nombreux plaisanciers optent pour cette solution pour se prémunir de tout risque de chute, que ce soit en navigation, au port ou au mouillage.

La question « Un chien a-t-il besoin d’un gilet de sauvetage ? » trouve une réponse sans équivoque : oui, absolument. La sécurité ne se discute pas, en particulier lorsque l’animal risque de se retrouver à l’eau loin des côtes. La plupart des propriétaires de chats recommandent également un gilet de sauvetage adapté, même si certains chats, comme Jessie, n’apprécient pas de le porter car il restreint leurs mouvements. Dans ces cas, des alternatives technologiques, comme la « Tortue de sécurité » qui s’attache au collier et émet une alarme sonore en cas de chute à l’eau, peuvent compléter les mesures. Il est également possible d'acquérir un harnais réfléchissant, pour pouvoir facilement repérer l'animal sur le ponton ou en cas de passage à l'eau.

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Lorsqu’un chien passe par-dessus bord, chaque seconde compte. Contrairement à un humain qui peut crier, faire des signes ou appeler à l’aide, un chien ne peut attirer l’attention que par sa présence visible. C’est pourquoi il est essentiel de ne jamais le perdre de vue dès l’instant où il tombe à l’eau. L’idéal est de récupérer l’animal du côté sous le vent, où la mer est plus calme, en saisissant la poignée de son gilet de sauvetage. Cela peut se faire à la main ou à l’aide d’une gaffe. Pour les petits chiens ou les chats, l’usage d’une épuisette ou d’un filet de pêche peut être une solution simple et efficace. Avec des animaux plus grands, la manœuvre devient plus délicate. Il faut utiliser les équipements de sauvetage classiques comme une bouée, un flotteur de sauvetage ou une perche, à condition que le chien ait été entraîné à s’en servir lors de séances préalables - de préférence dans des conditions calmes, à l’ancre. Pour sortir de l’eau un gros chien, vous pouvez fixer un bout à la poignée du gilet de sauvetage ou passer une toile de halage sous le corps du chien pour le hisser à bord. Vous pouvez également installer une rampe ou une échelle pour chien à l’arrière du bateau, offrant ainsi une solution autonome et plus douce pour l’animal. Pour les chats, de nombreux équipages choisissent de positionner, à l’arrière de leur voilier ou en plusieurs points (proue, poupe, et parfois sur les flancs du bateau), un filet, une serpillière, une grosse aussière, ou un bout de moquette ou de paillasson. Le chat pourrait, ainsi, en cas de passage à la mer, y planter ses griffes et remonter sur le bateau. Certains installent cet accessoire chaque fois qu’ils arrivent au port ou au mouillage, d’autres le laissent en place tout le temps.

Il existe aussi la possibilité d’attacher le chat lorsqu’il souhaite sortir sur le pont, en particulier en navigation, au moyen d’un harnais et d’une longe reliée à une ligne de vie. Les propriétaires doivent sécuriser l'environnement intérieur également, notamment le panier de l'animal, afin qu'il n'y ait pas d'accident quand il y a de la houle ou sur un mouillage rouleur. Il est également crucial d'anticiper l'instinct d'exploration des chats, qui peuvent monter sur des éléments hauts comme le génois enroulé ou le bimini. Des protections sur ces zones basses, jusqu’aux écoutes, peuvent prévenir les accidents.

Logistique et bien-être quotidien en mer : alimentation, hygiène et stimulation

Avoir un chien sur un voilier est un défi, mais aussi un enrichissement, et cela implique une logistique rigoureuse. Selon la zone de navigation, prendre le bateau avec son chien détermine non seulement le déroulement de la journée, mais aussi l'itinéraire. Traverser l'Atlantique en bateau avec son chien demande une préparation minutieuse, notamment en ce qui concerne son alimentation et sa santé. Pour un voilier, les croquettes sont particulièrement adaptées. Pratiques et faciles à stocker, elles sont idéales pour les longues traversées. Toutefois, il est indispensable de refermer hermétiquement le sac de croquettes après chaque utilisation, faute de quoi vous risquez d’attirer des invités indésirables : insectes, rongeurs et autres nuisibles pourraient vite transformer votre croisière en cauchemar. Certains plaisanciers, comme la propriétaire de Léo, mettent la nourriture de leur chat sous vide avant de partir en navigation, pour que l’humidité du bord ne la détériore pas.

Il est donc crucial de prévoir suffisamment d’eau potable pour votre compagnon et de renouveler fréquemment son eau. L'eau désalinisée peut être une option, mais il est judicieux d'avoir toujours de l'eau de source à disposition pour l'animal. Attention également au danger du sel. L’eau de mer, combinée au soleil et au vent, peut avoir des effets néfastes sur la peau et le pelage du chien. Le sel élimine les huiles naturelles du poil, le rendant cassant, terne et susceptible de provoquer des irritations cutanées. Pour prévenir ces désagréments, il est recommandé de rincer votre chien régulièrement à l’eau douce, notamment après les baignades, de le brosser pour éliminer le sel et les débris, et d'utiliser des sprays ou des huiles nourrissantes spécifiques pour restaurer l’hydratation de son pelage. La vie d’un chien sur un bateau et chat sur un bateau ne se limite pas au bateau ; le sable et les plages font partie de son quotidien, ce qui l’expose notamment aux puces de sable et autres parasites. Un bilan de santé complet avant chaque départ, avec les vaccins à jour et les médicaments nécessaires à portée de main, est fortement recommandé.

Sur un voilier, le manque de grands espaces ne doit pas être un frein à la dépense d'énergie et à la stimulation mentale, surtout lors des longues traversées. En espace restreint, il est essentiel de proposer à l'animal des activités variées pour canaliser son énergie et maintenir son bien-être mental. Un os ou ses jouets préférés peuvent déjà suffire à l’occuper pendant un moment. Un vieux bout de corde ou un ancien pare-battage se transforment facilement en jouet idéal pour se défouler, et les exercices d’éducation et les apprentissages ludiques sont aussi de précieux alliés. Réviser les ordres de base ou lui apprendre de nouveaux tours permet de renforcer le lien tout en sollicitant son esprit. Pour varier les plaisirs, les jeux de recherche de nourriture ou les jouets distributeurs de croquettes sont particulièrement efficaces.

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Pour les chats, la gestion de la litière est une préoccupation majeure. L’emplacement doit être bien étudié. Au début, certains plaisanciers mettaient la litière dehors au mouillage, mais l’environnement humide d'un voilier entraînait de la litière partout dans le cockpit et l'intérieur. La plupart des plaisanciers qui ont un chat à bord conseillent une litière fermée, sécurisée à la gîte, idéalement avec des pellets ou granulés de sciure de bois, qui ne rayent pas les planchers et réduisent les odeurs. Des systèmes de filtration avec deux bacs empilés utilisant de la litière de silice sont également une solution efficace. S’il n’est pas toujours facile de trouver de la litière dans les différents lieux d’escale, plusieurs plaisanciers partagent une recommandation : trouver des menuisiers locaux qui pourront dépanner en fournissant de la sciure.

La crainte de perdre le chat en raison d’un amarrage au port est également répandue. Plusieurs plaisanciers conseillent de découvrir les lieux avec son chat, à l’arrivée au port, pour lui faire prendre ses repères et lui faire comprendre où est son bateau. Cependant, des règles strictes peuvent être imposées, comme pour JJ, dont les propriétaires s'assurent qu'il ne sort jamais du bateau au port en étant vigilants sur les fermetures. Pour Julien et Elisa, être au port est assez contraignant, ils cloîtrent davantage leur chat, Zourite, la nuit et amarrent le bateau le plus loin possible du quai le jour pour éviter toute tentation de sauter.

Les spécificités des chats à bord : mythes et réalités

"Les chats n’aiment pas l’eau…" C'est une affirmation courante, mais des témoignages comme celui de Georgie, le chat de Matt et Jessica, qui a fait le tour du monde et saute parfois dans la mer des îles Caïmans pour une petite baignade, prouvent le contraire. Contempler l'eau en sécurité sur le pont, surtout quand elle regorge de poissons, est une activité que de nombreux chats de mer adorent. Léon, le chat d'Alexandre Bolin, est devenu un véritable chat des océans, s'étant parfaitement adapté au voilier, à l’annexe et même au paddle.

Il n’est pas rare que les chats soient malades à bord, en particulier à l’occasion des premiers embarquements, qui peuvent générer du stress pour l’animal. Beaucoup sont effrayés par le bruit du moteur, notamment, et nécessitent un temps d’adaptation. Si un chat souffre de vomissements, il est recommandé de faire particulièrement attention à son hydratation, ainsi qu’à son alimentation. Si les premiers jours, les chats n’ont souvent pas trop envie de manger ou de boire, l'utilisation de sachets de pâté, qui "passent toujours", est conseillée. Si le mal des transports persiste, il peut être intéressant de consulter un vétérinaire pour obtenir des médicaments à administrer. Cependant, des chats comme Jessie n’ont jamais montré de signe de mal de mer, prouvant que chaque animal est unique.

La plupart des chats dorment lorsque le bateau est en mouvement. Lorsque les conditions sont corsées, généralement ils se calent dans un endroit confortable, comme un équipet, et attendent simplement que cela passe. En navigation, la sécurité est primordiale, ainsi Zourite, par exemple, n’a droit d’accéder qu’au cockpit, en harnais et longe, en étant accompagnée. Le voilier au mouillage est, a priori, la situation la plus confortable pour les chats. Pour Léo, lorsque ses propriétaires quittent le voilier, tous les rideaux et stores sont fermés, une toile extérieure est installée pour l'ombre, et deux ventilateurs sont laissés allumés pour assurer son confort.

Les chats profitent de leur quotidien à bord et, pour autant, ne perdent pas leur instinct. Zourite reste très stimulée : elle chasse les oiseaux depuis le pont et en ramène régulièrement à l’intérieur du bateau. Joëlle fait le même constat, précisant que JJ « adore quand le capitaine pêche ». Même histoire pour Léo, qui « adore la langouste fraîche pêchée du jour et le Mahi Mahi ». Ces animaux n’ont décidément pas perdu leur instinct de chasseurs. Les chats peuvent même se révéler d'excellents coéquipiers, comme Jessie qui a un jour alerté ses propriétaires d'une entrée d'eau à bord. Leur sensibilité au vent est aussi notable ; Jessie, par exemple, se réfugie dans son panier à l'intérieur dès que le vent dépasse 15 nœuds.

Formalités administratives et sanitaires pour le voyage international : un labyrinthe réglementaire

Naviguer avec son chien ou son chat dans les eaux européennes ne pose généralement que peu de difficultés. En revanche, les choses se compliquent dès que l’on quitte l’espace européen. Tous les pays n’accueillent pas les chiens et les chats avec la même bienveillance. Certains imposent des procédures longues et contraignantes pour l’entrée des animaux de compagnie, tandis que d’autres refusent purement et simplement leur arrivée sur leur territoire. Emmener son animal en mer, notamment pour des navigations internationales, implique de respecter une réglementation stricte et des règles sanitaires incontournables.

Parmi les indispensables figurent : le passeport international pour animaux de compagnie, attestant des vaccins en règle, notamment celui contre la rage ; la pose d’une puce électronique, permettant d’identifier l’animal partout dans le monde ; et le test de titrage des anticorps contre la rage (Titer Test), souvent exigé pour prouver l’efficacité de la vaccination. Pour bien préparer son voyage, la brochure en ligne « Voyager avec un chien ou un chat » constitue une excellente source d’information, proposant une vue d’ensemble des exigences selon les destinations.

La complexité des formalités administratives varie grandement d’un pays à l’autre. Si les vaccins classiques ont bien été faits, il faut faire attention aux rappels à effectuer. Avec un animal à déclarer à bord, il peut aussi y avoir un point d’entrée spécifique à respecter en voilier. Parfois, une visite chez un vétérinaire est requise, en local, à l’entrée sur le nouveau territoire, pour faire attester la bonne santé du chat. Les Caraïbes, par exemple, illustrent cette complexité : naviguer avec son chien dans les îles des Caraïbes demande une préparation particulièrement rigoureuse car chaque île applique ses propres règles.

Des expériences vécues par les plaisanciers soulignent l'ampleur de ces défis. Yvan et Nathalie ont été confrontés à des difficultés administratives importantes. Pour entrer aux Bahamas, ils ont dû engager une personne ressource pour gérer le dossier de Léo, moyennant 60 dollars. Ils ont également fait face à une bureaucratie très complexe pour tenter de faire entrer Léo à Trinidad, où ils devaient effectuer des travaux sur leur bateau. L’immigration de ce pays exigeait une preuve que le chat n’avait pas la rage avant d’arriver, demandant un test spécifique dont les résultats pouvaient prendre 10 à 16 semaines, suivis de 2 à 4 semaines d’attente pour le traitement du dossier, avec des frais pouvant atteindre 1 500 dollars. Face à ce délai et à cette somme faramineuse, Léo a dû prendre l’avion de Grenade vers le Canada avec une amie.

Une escale à Guernesey, dans les îles Anglo-Normandes, a également posé des problèmes à Lyn et Jessie, en raison de mesures très strictes contre la rage. Les douanes étaient très vigilantes, visitant le bateau plusieurs fois et insistant pour que Jessie ne soit pas vue sur le pont, sous peine de quarantaine. Ces situations démontrent l'importance cruciale de s'informer sérieusement avant toute entrée dans un pays étranger, car la législation et les formalités à effectuer peuvent changer fréquemment. Face à la complexité et au coût des démarches, plusieurs plaisanciers en voilier font le choix de ne pas déclarer leur chat à bord, une pratique risquée mais parfois perçue comme la seule solution par certains.

Le transport de la nourriture peut également être soumis à des réglementations. Joëlle et son compagnon, partant pour 8 mois de navigation, ont dû transporter 240 boîtes de pâté, 4 sacs de 7 kilos de croquettes et 20 sacs de litière végétale pour JJ, et ont dû payer une taxe sur l’importation de cette nourriture pour animaux.

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