La pratique du Stand Up Paddle (SUP) a conquis le cœur des amateurs d’activités nautiques grâce à sa popularité grandissante et aux progrès sur l’accessibilité du matériel. Cependant, bien que de nombreuses personnes souhaitent connaître le plaisir de ramer debout, il est crucial de garder à l’esprit que le SUP peut présenter des dangers si l’on n’est pas correctement équipé et si l’on ne suit pas quelques règles simples. Que vous pratiquiez le SUP comme un jeu de plage ou comme un sport, c’est une activité qui requiert dans tous les cas du bon sens et des précautions. La surface de l’eau est un univers de loisirs et de plaisir, d’autant plus si chaque usager est à sa place.
Classification des embarcations et zones de navigation
Pour connaître les règles qui vous seront imposées et l’espace dans lequel vous pouvez naviguer, il est nécessaire d'identifier la catégorie de votre planche. Cette distinction repose principalement sur la longueur de la coque et la structure du paddle.
- Engins de plage : Si votre planche de paddle est gonflable ou rigide et mesure moins de 3,5 mètres, elle est qualifiée d'engin de plage. À ce titre, vous devez rester à une distance maximale de 300 mètres de la côte ou de la rive.
- Embarcations : Si la longueur de coque de votre paddle est égale ou supérieure à 3,50 mètres, il est considéré comme une embarcation. Pour les modèles gonflables, cette catégorie exige qu'ils disposent de plusieurs chambres à air distinctes, avec chacune leur propre valve de gonflage, assurant une réserve de flottaison si l’une des chambres venait à se dégonfler. Dans ce cas, vous avez le droit de naviguer jusqu’à 2 milles nautiques d’un abri, soit environ 3,7 kilomètres.
Un abri est un endroit de la côte où vous pouvez vous mettre en sécurité en abordant et où vous pouvez en repartir sans assistance. La plage est donc un abri, des falaises rocheuses n’en sont pas : faites donc attention, vous pouvez être à quelques mètres de la côte et pourtant être à plus de 300 mètres d’un abri !
Obligations administratives et droits de navigation sur les eaux intérieures
Il est important de noter que la réglementation diffère selon le type de plan d'eau. Pour circuler sur certains plans d'eau intérieurs, toute embarcation, y compris le paddle, doit disposer d'un droit de navigation. Les recettes liées à la perception du droit de navigation sont intégralement affectées aux missions de surveillance du lac et aux actions de valorisation, préservation et entretien du site.
Après acquittement du droit de navigation, l'organisme gestionnaire délivrera par courriel au propriétaire de l’embarcation une autorisation de circulation spécifique. Pour les personnes disposant d’une place dans l’un des ports, le paiement du droit de navigation est souvent couplé avec celui du droit d’amarrage. Saviez-vous que, selon la réglementation, ce n'est pas la même chose de pratiquer le Stand Up Paddle sur la côte que dans les eaux d'une retenue d'eau navigable ? Il est essentiel que votre paddle gonflable porte un numéro de série unique pour demander les permis nécessaires. En règle générale, tous les bateaux de plus de 2,5 mètres de long doivent demander un permis. Si vous naviguez dans un endroit où un permis est requis et que vous ne l'avez pas, vous risquez une amende.
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Le fait de remplir la déclaration responsable et de payer la redevance correspondante ne vous permet pas de surfer partout. Vous devez savoir quelles sections de la rivière sont autorisées à la navigation, car il existe également des limitations saisonnières. Pour être sûr de respecter la réglementation, le mieux est donc de contacter la Confédération hydrographique correspondante ou l'autorité locale compétente.
Équipements de sécurité obligatoires et recommandés
En fonction de la distance à laquelle vous souhaitez vous éloigner de la rive, vous devrez emporter différents équipements de sécurité. Aucun matériel d’armement et de sécurité n’est requis pour les engins de plage dans la limite des 300 mètres, mais la recommandation fédérale est de porter le gilet d’aide à la flottabilité ainsi que le leash.
Au-delà des 300 mètres et dans la limite des 2 milles nautiques, le gilet d’aide à la flottabilité (50N minimum) devient obligatoire. Vous devrez également disposer d’un bout de remorquage, d’un système d’accroche et d’un dispositif lumineux étanche avec une autonomie minimale de 6 heures. Lorsque la pratique s'effectue dans les eaux intérieures exposées ou sur le lac Léman, il faut s’équiper en supplément avec un moyen de repérage lumineux individuel.
Le leash, quant à lui, est votre radeau de survie. Si, en situation de détresse, vous venez à être séparé de votre planche, vous vous retrouverez dans une position très périlleuse. Cependant, la navigation en rivière a une réglementation particulière : le leash est à proscrire pour éviter les coincements avec le courant. Le gilet d’aide à la flottabilité et des chaussures fermées y sont obligatoires.
Enfin, il est fortement conseillé d'emporter un moyen de communication, comme votre téléphone portable dans une pochette étanche ou une VHF. Pouvoir communiquer en cas de détresse peut littéralement vous sauver la vie.
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Règles de navigation et comportement sur l'eau
Le stand-up paddle est un sport diurne ; il est interdit de pratiquer la nuit, sauf lors de sorties encadrées par un professionnel avec autorisation spéciale. Concernant les priorités en mer, ce sont les navires qui ont la capacité de manœuvre la plus restreinte qui sont prioritaires. Vous devez laisser la priorité à tous les gros bateaux à moteur et aux voiliers. Entre deux SUP, la priorité est à celui qui vient de la droite. En milieu fermé, le SUP doit s’écarter de la route de toutes les embarcations de plus de 15 mètres, comme les péniches ou les bateaux de croisière.
Lorsque vous partez faire du SUP en mer, les embarcations ou engins flottants qui quittent ou se dirigent vers les plages doivent le faire perpendiculairement à la terre, en naviguant avec prudence et toujours à une vitesse inférieure à 3 nœuds à partir de 200 mètres de la côte. En cas de difficulté au large, il est crucial de rester sur la planche et de ne pas la laisser, sous aucun prétexte. N’essayez jamais de rentrer à la nage ; votre planche est votre radeau de survie. Mettez-vous à genou ou allongez-vous sur la planche pour éviter de dériver et pour limiter les risques de chute. Si vous êtes seul, le numéro à contacter en cas d'urgence en mer est le 196 (CROSS).
Préparation physique et environnementale
L’un des dangers majeurs lors de la pratique du SUP est la surestimation de ses capacités physiques et la sous-estimation des conditions environnementales. Il est indispensable de regarder la météo avant toute sortie et d’anticiper les possibles changements de temps. Évitez de partir par temps d’orage ou par vents forts, sauf si vous êtes un champion du downwind. Renseignez-vous sur les courants et les marées de la zone où vous prévoyez de pratiquer.
Il est impératif de savoir nager. Avant de s’éloigner du bord, il faut être capable de retourner sa planche en cas de besoin et d’y remonter dessus. Assurez-vous aussi de savoir ramer allongé sur la planche, pour pouvoir rattraper sa pagaie par exemple. Il faut également apprendre à se diriger, tenir un cap et à tourner. Si vous naviguez dans une eau dont la température est inférieure à 18°C, vous devrez être équipé d’une combinaison néoprène ou sèche qui protège bien le torse et l’abdomen pour éviter les chocs thermiques.
Évitez de partir seul : bien que la réglementation ne le mentionne pas systématiquement, il est toujours préférable de partager une aventure avec des amis ou des membres de la famille. Maintenir une bonne condition physique vous aidera à mieux gérer les situations difficiles et à éviter les blessures. Évaluez toujours vos compétences avec lucidité. Si vous doutez, n’y allez pas ! À moins d’être parfaitement encadré et d’avoir toute la sécurité nécessaire pour sortir de votre zone de confort en toute sérénité.
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