L'Appel Intemporel du Large dans l'Art
En plongeant dans le monde de l'art, nous sommes souvent émerveillés par les paysages bucoliques, les portraits expressifs et les scènes de genre vivantes. Cependant, un domaine qui mérite une reconnaissance égale est celui de la peinture de marine, où les artistes captent la beauté brute et la puissance de la mer. Depuis le XVIIe siècle, la mer inspire les artistes, offrant un répertoire inépuisable de sujets, des voiliers majestueux aux tempêtes déchaînées. Le genre maritime a traversé les époques et les mouvements artistiques, chaque peintre apportant sa vision unique de cet élément à la fois source de vie et de destruction, de sérénité et de chaos. Les peintres célèbres ayant représenté des voiliers et la marine ont ainsi jalonné l'histoire de l'art de chefs-d'œuvre intemporels, explorant la complexité de l'océan et ses interactions avec l'humanité.
I. Aux Sources de la Représentation Maritime : Des Premiers Souffles à la Renaissance
L'origine de l'art maritime est fort ancienne. Les archives de la Marine témoignent en effet d'activités picturales à caractère héraldique dans les premiers arsenaux dès le XIVe siècle. Les œuvres de ces artistes, restés inconnus, servaient à l'ornementation des navires et à la signalisation en mer. Au XVIIe siècle, les Hollandais ont été parmi les premiers à peindre des marines, marquant une étape significative dans la représentation artistique de l'océan. Dans leur sillage, on croise les Anglais. Mais ces derniers brilleront surtout dans le genre au XIXe siècle avec de très belles aquarelles. En Italie, c’est à Venise et surtout à Naples que l’on rencontre de véritables écoles de peintres de marine. En France, Antoine Roux (1765-1835) est considéré comme une figure de proue.
Parmi les grandes célébrités de la Galerie des Offices à Florence, figure au rang des peintures les plus célèbres de la Renaissance florentine, et est indubitablement la plus connue de toutes celles signées par Sandro Botticelli, une œuvre qui, bien que n'étant pas une marine au sens strict, intègre cet élément de manière fondamentale. Les personnages au premier plan, surtout la resplendissante Vénus, dominent la toile à un point tel qu’ils nous font presque oublier que nous avons sous les yeux une peinture marine. Et pourtant, elle est juste là, ses eaux ondulant sous le souffle de Zéphyr, pour symboliser la puissance génératrice de la nature.
Au XVIIIe siècle, Joseph Vernet (1714-1789) a marqué son époque. On lui doit une remarquable série sur les ports français, peinte sur commande de Louis XV. À 18 ans, il se rend à Rome, et de 1734 à 1753, il réalise de nombreuses peintures du règne de Louis XV. Il s'adonne à la peinture de marine, dans le courant romantique. Issu d'une famille d'artistes à Avignon, Joseph Vernet fut l'élève de son père Antoine Vernet.
L'activité bouillonnante du port de Marseille inspira au dix-neuvième siècle Antoine Roux (1755-1835) et ses trois fils Mathieu-Antoine, Frédéric et François-Geoffroy. Antoine Roux et ses frères ouvrirent une boutique d’hydrographe, créant des portraits de bateaux et des aquarelles. Son père, Joseph Roux père (1682-1747), est également mentionné, et Mathieu-Antoine Roux est reconnu pour ses portraits de bateaux. Les Roux sont aussi connus pour leurs reconstitutions de combats navals ainsi que de nombreux ex-voto. Dans le Pas-de-Calais, les peintres de la côte d’Opale et de Berck-sur-Mer, comme Francis Tattegrain (1852-1915), ont rendu un hommage poignant à la dure vie des pêcheurs.
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II. L'Éclat du Romantisme et la Puissance des Éléments
Le mouvement romantique a profondément exploré la relation entre l'homme et la nature, souvent à travers des représentations marines. Théodore Géricault (1791-1824) est l'un des artistes les plus emblématiques de ce courant. Sa toile "Le Radeau de la Méduse" est une œuvre de 5 mètres sur 7, pour raconter le drame d’un naufrage. Théodore Géricault a commencé à y travailler en 1818 et a mis plus d’un an à la terminer, pour aboutir à une œuvre qui, avec son tragique réalisme anatomique et expressif, est reconnue comme emblématique du romantisme français. Dans ce cas, la nature n’est pas une puissance génératrice mais destructrice. Au bord de succomber, l’homme n’est plus capable de la dominer : la mer, d’un vert intense contrastant avec la pâleur des personnages, se déchaîne dans une tempête de vagues dévorant les naufragés, accablés de douleur et de désespoir.
Comme Géricault, William Turner (1775-1851) fut l’un des peintres les plus influents du mouvement romantique, ainsi que le plus proche précurseur de l’impressionnisme. Il s’est rendu célèbre principalement au travers de ses peintures de paysages et, en l’occurrence, de ses marines, où tempêtes et naufrages submergent puissamment l’observateur, le guidant vers "le sublime, une sorte d’horreur agréable". En revanche, dans "Le Dernier Voyage du Téméraire", la mer perd son caractère violent au profit d’une harmonie poignante. C’est le sujet qui justifie cette atmosphère langoureuse : Turner décrit en fait la "mort" du Téméraire, fleuron héroïque de la Royal Navy qui, après avoir rendu un service honorable à la bataille de Trafalgar, fut démoli pour être remplacé par des navires à vapeur.
La peinture romantique s’est largement consacrée au thème du paysage, en particulier marin. Il n’est donc pas incongru d’inclure dans cette liste un troisième artiste s’inscrivant dans ce courant. Ainsi, à Géricault et Turner s’ajoute Caspar David Friedrich (1774-1840), qui, plus que tout, exprima à travers ses œuvres le "sentiment du sublime". "Les Falaises de craie à Rügen" sont une œuvre emblématique de sa production. Les hautes parois rocheuses, fermées au sommet par les frondes de deux arbres, forment un cadre circulaire ouvert sur la mer. Le spectacle naturel peint par Friedrich laisse l’observateur sans voix, tout comme l’homme représenté dans le tableau, plongé dans une profonde méditation tandis qu’il scrute l’horizon.
III. Les Nouvelles Vagues de la Modernité : Impressionnisme, Macchiaioli et Estampes Asiatiques
Le XIXe siècle et le début du XXe siècle ont vu l'émergence de mouvements artistiques qui ont renouvelé la façon de représenter la mer. Si "Le Radeau de la Méduse" figure parmi les tableaux les plus tragiques et les plus tumultueux sur le thème de la mer, "Impression, soleil levant" (1872) de Claude Monet (1840-1926) apparaît comme l’un des plus sereins. Les eaux sont celles d’un port (Le Havre, en Normandie), capturées à l’aube d’une journée éthérée et brumeuse. Signé par le célèbre Monet, il est universellement connu comme le manifeste du mouvement impressionniste dont il réunit tous les traits les plus saillants. Essentiellement, par la priorité accordée à la peinture en plein air (c’est-à-dire, à l’air libre), capable de produire, au travers d’une immersion totale dans la nature, des formes artistiques exprimant la vision subjective d’un moment. Nul n’a oublié Eugène Boudin (1824-1898), ses plages, ses vagues, ses ciels, ses nuages. Ami des impressionnistes, il découvre Trouville-sur-mer en 1825. Très jeune, il s'impose en France et à l’étranger. Peintre d’Honfleur, il représente des mers calmes ou houleuses pleines de vérité. Il a su orner de tant de séduction les bords de mer que les critiques admiraient son œuvre.
Signée par le peintre toscan Giovanni Fattori (1825-1908), "La rotonde des Bains Palmieri" est considérée comme l’un des chefs-d’œuvre les plus emblématiques du mouvement pictural Macchiaioli, à la fin du XIXe siècle, dont elle présente les principaux traits distinctifs. En ce qui concerne le sujet, Fattori a choisi de représenter un groupe de sept femmes qui se détendent à la plage, sur le front de mer de Livourne. Il s’agit d’une scène de la vie quotidienne qui, comme le veut la tradition Macchiaioli, s’écarte des thèmes classiques. D’un point de vue technique, nous voyons comment les couleurs sont utilisées pures, définissant l’image à l’aide de points juxtaposés par des couleurs contrastées, sans le moindre contour.
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Il s’agit probablement de l’œuvre figurative la plus célèbre de tout l’art japonais ou, du moins, la plus connue en Occident. L’artiste, Hokusai (1760-1849), a réalisé cette xylographie (terme utilisé pour indiquer que la matrice utilisée pour la gravure est en bois) vers 1830, représentant trois barques de pêche prises dans la tempête avec, à l’arrière-plan, le sommet enneigé du mont Fuji. L’eau, l’homme et la terre se mêlent dans une harmonieuse composition en bleu et blanc, dominée par la grande vague arquée au premier plan, protagoniste incontestée de l’œuvre.
IV. Au-Delà du Réel : Surréalisme et Abstraction Marine au XXe Siècle
Le XXe siècle a vu l'art maritime prendre des formes encore plus diverses et introspectives. Salvador Dalì (1904-1989) réalise la "Jeune fille debout à la fenêtre" durant sa jeunesse, lorsqu’il commence à forger son style en expérimentant différentes approches artistiques. Ici, le paysage n’est pas dominant mais la composition trouve un équilibre entre l’étendue grise de la mer visible par la fenêtre et la jeune fille qui la contemple. Il s’agit d’Aña Maria, la jeune sœur de Dalì que ce dernier a peinte régulièrement dans les années 1920, mais qui figure sans aucun doute ici dans son portrait le plus célèbre, même si elle est représentée de dos.
Avec Dalì, Magritte (1898-1967) est sans nul doute l’artiste le plus représentatif du mouvement surréaliste. Son style est unique : dessin simple, couleurs plates, sujets quotidiens, pour représenter des scènes aux issues énigmatiques et déroutantes. Les titres des œuvres, pour le moins hermétiques, complètent l’effet de surprise dans la lecture de tableaux dont l’interprétation est complexe. Dans "La condition humaine II", le peintre belge évoque la thématique du "tableau dans le tableau", qui revient tout au long de sa production artistique. Le sens est plus ou moins celui-ci : la peinture n’est qu’un objet qui reflète, plus que la réalité, la représentation mentale que l’artiste s’en fait. Tout ce que nous considérons comme faisant partie du monde extérieur n’est rien d’autre qu’une projection de notre intériorité. En l’occurrence, la mer est l’élément crucial à l’appui de cette thèse. L’artiste choisit de la "fixer" de façon irrévocable sur la toile. Mais comment cette opération peut-elle être considérée comme réaliste, alors qu’il ne peut exister de vague sans mouvement ?
Le top 10 des peintures marines ne pouvait pas faire l’économie d’un Picasso (1881-1973). Dans "Deux femmes courant sur la plage", les vagues tumultueuses de Géricault et les reflets bouleversants de Turner ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le maître cubiste utilise des couleurs plates et méditerranéennes pour définir des volumes massifs qui, étonnamment, semblent insensibles à leur propre poids. Les deux géantes s’abandonnent à une danse de liberté, énergique et vitale, qui transcende toutes les barrières physiques, et s’harmonise avec le paysage dans une harmonie virevoltante. La mer, le ciel et la terre deviennent, dans ce contexte, une véritable conquête humaine. La peinture date des années 20, lorsque Picasso aimait à couler ses étés en Bretagne, en compagnie de son épouse Olga et de son fils Paulo.
V. L'Institution Unique des Peintres Officiels de la Marine Française
Au-delà des artistes individuels, la France a développé une institution unique pour honorer et pérenniser la représentation de la mer : les Peintres Officiels de la Marine (POM). Leur mission : immortaliser la mer, les navires, les marins et les paysages côtiers, en mêlant talent artistique et passion maritime. Bien que le statut de peintre de marine ait été officiellement reconnu en 1830 avec la nomination de Louis-Philippe Crépin et Théodore Gudin en tant que Peintres de la Marine dans l'Annuaire de la Marine, ses origines remontent au XIVe siècle. Le titre de peintre officiel de la Marine (POM) est accordé par le ministre français de la Défense à des artistes ayant consacré leur talent à la mer, à la Marine nationale et aux gens de mer.
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Au XVIIe siècle, Richelieu, travaillant sur la réorganisation de la flotte navale française, crée le corps des peintres de la Marine, ayant à cœur de conserver le souvenir des grandes batailles navales. Dans cet esprit, Jacques Callot (1562-1635) grave "le Siège de la Rochelle" et la "Prise de l'Ile de Ré". Avant 1830, la « Royale » avait recours à de nombreux artistes. Ainsi, par exemple, le cardinal de Richelieu fit recruter Jean-Baptiste de La Rose (1612-1687) pour décorer les navires. Malgré cet engouement pour la peinture maritime, l'institution des Peintres de la Marine manque de disparaître au cours de la période révolutionnaire, David ayant appelé à brûler les Brevets Royaux. Mais avec la Restauration, l’institution s'ancre définitivement dans le paysage institutionnel français.
C'est la Monarchie de Juillet qui inaugure de façon formelle l'inscription des peintres de la Marine à l'Annuaire en 1830 avec Louis-Philippe Crépin (1772-1851) et Théodore Gudin (1802-1880), les autorisant à porter un titre officiel permanent. L’histoire des Peintres Officiels de la Marine remonte au XVIIe siècle, mais c’est en 1830, sous la Monarchie de Juillet, que le titre est officiellement créé. Les deux premiers artistes nommés sont Louis-Philippe Crépin et Théodore Gudin, tous deux reconnus pour leur talent à représenter la mer et les navires. Le corps s'enrichit en 1849 d'Eugène Le Poittevin, en 1853 de Léon Morel-Fatio. En 1860, il existe quatre peintres au Département de la Marine, dont Léon Morel-Fatio. Si beaucoup d'auteurs de peintures de marines, familiers du Salon, restèrent en dehors de la liste officielle comme Eugène Isabey, Charles Mozin, ou Vincent Courdouan, et après presque un demi-siècle pendant lequel trois peintres seulement furent nommés, le corps des peintres de la Marine augmenta de onze noms durant la décennie 1880, puis de cinq en 1890, et de cinq autres l'année suivante. En 1900, ils sont 32. En 1914, ils sont cinquante-et-un.
Il faut attendre 1920 pour qu'un décret donne un statut beaucoup plus formel aux peintres de la Marine : le titre de "peintre du Département de la Marine" est accordé par le ministre de la Défense pour une période de cinq ans renouvelable à des artistes ayant consacré leur talent à l'étude de la mer, de la marine et de gens de mer. Ce titre ne donne droit à aucune rétribution mais seulement des facilités pour accomplir des missions dans les ports et sur les navires ainsi que la faculté d'ajouter une ancre à leur signature. En 1924, un nouveau décret vient modifier ce statut : le nombre des peintres de la Marine est limité à vingt et le titre est conféré pour une période de trois ans. Un Salon bisannuel est institué. Un décret de 1941 affine le statut des Peintres de la Marine. Ce titre est conféré à 20 peintres pour une période de 3 ans renouvelables. En avril 1953, le statut est une fois de plus remanié. Cet honorariat est supprimé et remplacé par le titre de titulaire que nous connaissons actuellement. Enfin, le décret de mars 1953 remanie le statut des peintres de la Marine. C'est un décret du 2 avril 1981 qui règle aujourd'hui la définition et l'attribution du titre de peintre officiel de la Marine (POM).
Les peintres agréés sont nommés pour trois ans par un jury présidé par un officier général de Marine et constitué d'officiers de marine et des peintres titulaires. Les peintres agréés, nommés pour 3 ans renouvelables, ont rang de lieutenant de vaisseau. Les peintres titulaires, nommés après au moins 3 périodes consécutives de 3 ans sous statut agréé, ont rang de capitaine de corvette. Le titre de Peintre Officiel de la Marine est honorifique. Les POM ne sont pas des militaires, mais des témoins artistiques de la vie maritime. Ce titre ne donne droit à aucune rétribution ni à aucune promesse de commande officielle. Ils disposent d’une carte d’identité militaire « OFFICIER » qui leur permet de bénéficier de facilités pour accomplir des missions dans les ports ou sur les bâtiments de la Marine. Les POM peuvent porter l’uniforme, sans galons car ils ne sont pas militaires mais seulement assimilés. On reconnaît leurs peintures à une petite ancre apposée à côté de leur signature et parfois au verso de leur toile.
Dans le domaine des tableaux de Marine, les Peintres de la Marine ne doivent pas être confondus avec les peintres de marines, en général. La première expression a un sens bien précis. Elle désigne les artistes reconnus officiellement par le Ministère français des Armées.
VI. Figures Emblématiques et Héritage des Peintres Officiels de la Marine
Parmi les artistes qui ont détenu ce titre, on compte des noms illustres. Les premiers artistes honorés étaient principalement des peintres de marine de renom, tels que Théodore Gudin et Ambroise-Louis Garneray ou encore Marie-Edouard Adam. C’est Théodore Gudin (1802-1880) le premier peintre ayant détenu officiellement le titre de Peintre de la marine. Il est notamment apprécié pour ses représentations de naufrages et de batailles navales. Ses plus belles œuvres figurent dans les musées. Henriette Gudin (1825-1876) est la fille du précédent.
Au fil des décennies, le corps des POM s’enrichit. En 1849, Eugène Le Poittevin rejoint leurs rangs, suivi de Léon Morel-Fatio en 1853. L’âge d’or du genre se situe entre 1890 et 1940. À cette époque, la plupart des Peintres de la Marine étaient aussi des illustrateurs. Ils travaillaient notamment à faire des affiches pour les compagnies de navigation. Ils nous faisaient faire le tour du monde en rêve. C’était aussi l’âge d’or des paquebots. Des artistes célèbres sont rattachés aux Peintres de la Marine, à commencer par Horace Vernet, mais pour une période encore informelle quant au statut. Plus près de nous, on trouve de grandes figures de l’histoire de l’art : Paul Signac, Félix Ziem, Maxime Maufra, Albert Marquet, André Hambourg, Yann Arthus-Bertrand, sans oublier le bien nommé Marin Marie. Dans leur cas, leur célébrité submerge leur cote de Peintre de la Marine. D’où des prix élevés dépassant le cadre du genre maritime.
Les Peintres Officiels de la Marine s'honorent d'avoir compté dans leurs rangs des artistes aussi prestigieux que Félix Régamey, Félix Ziem, Paul Signac, Albert Marquet, Eugène-Louis Gillot ou encore André Hambourg. Pour le marché actuel, les figures majeures des Peintres de la Marine datent du XXe siècle : Albert Brénet, Marin Marie et Roger Chapelet. Pour investir, le marchand et expert ajoute le nom de Jean-Philippe Paguenaud. Quant aux plus anciens, ils sont moins demandés, sauf Hippolyte Garneray, car ils sont surtout dans les musées. Le marché actuel est variable, mais se tient bien dans son ensemble.
Parmi les nombreux noms notables figurent :
- Félix Ziem (1821-1911), le célèbre peintre marseillais, connu aussi pour ses vues de Venise.
- Pierre Bompard (1890-1962).
- Maxime Maufra (1861-1918).
- Paul Signac (1863-1935).
- Albert Marquet (1875-1947).
- Marin-Marie (1901-1987), navigateur aux côtés du commandant Charcot, fut un aquarelliste talentueux. Il est aussi connu pour avoir peint des vaisseaux à vapeur du début du siècle et des navires à moteur.
- André Hambourg (1909-1999), également connu comme peintre de la Normandie.
- Mathurin Méheut (1882-1958), un chantre de la Bretagne.
- François Baboulet (1914-2010).
- Roger Montané (1916-2002).
- Léon Gambier (1917-2007), connu pour ses "Barques de pêche".
- Claude Schürr (1921-2014).
- Marc Monkowicki (1929-2010).
- Jean-Jacques Morvan (1928-2005).
- Paul Ambille (1930-2010).
- Jean Pierre Le Bras (1931-2017).
- André Bourrié (né en 1936).
- Théodore Fisquet (1813-1890).
- Louis-Gabriel Viaux (1862-1943), un ouvrage sur lui est abondamment illustré par une sélection de ses aquarelles et photos.
On compte un nombre insignifiant de femmes artistes avant le XXIe siècle, période à partir de laquelle ce titre admet un peu de mixité parmi ses rangs. Du côté des contemporains, Yves Bouger retiendrait notamment Marie Detrée et Nicolas Vial.