L'Apprentissage de la Natation : Une Évolution entre Sécurité Aquatique, Aisance et Maîtrise des Méthodes

Apprendre à nager est une compétence fondamentale qui ouvre la porte à de nombreux plaisirs aquatiques tels que le ski nautique, le surfing et la plongée. De plus, la natation est reconnue comme un excellent exercice physique. Cependant, bien au-delà de ces agréments et bienfaits pour la santé, le "savoir nager" revêt une importance vitale en matière de sécurité, comme l'illustre un incident historique dans la vie de l’apôtre Paul. Une tempête fit échouer le navire à bord duquel il voyageait, au large de l’île de Malte, et les passagers et les membres de l’équipage qui savaient nager purent se jeter à la mer et gagner la terre. Cette anecdote souligne la capacité de se tirer d’affaire dans une situation analogue si l'on pratique la natation. Pourtant, cet apprentissage exige des efforts persévérants et se heurte souvent à une barrière majeure : la crainte de l’eau. En effet, c’est surtout cette crainte de l’eau, et non la difficulté inhérente aux mouvements techniques, qui empêche beaucoup de personnes d’apprendre à nager.

L’apprentissage de la natation va passer par un incontournable : être à l’aise dans l’eau. Il est crucial d'adopter une approche qui ne génère pas de peur. Certains pensent, à tort, que le meilleur moyen d’apprendre aux gens à nager consiste à les jeter en eau profonde, les obligeant ainsi à nager pour ne pas se noyer. Pareille aventure est terrifiante et ceux qui apprennent de cette façon prennent rarement plaisir à pratiquer ce sport, pouvant même en venir à craindre l’eau. Pour aider une personne qui a peur de l’eau, il ne faut surtout pas s'en moquer ou manquer de patience avec elle. Au contraire, il faut essayer d’augmenter sa confiance en l’aidant à apprécier la simplicité des mouvements et à se rendre compte qu’à condition de se décontracter, elle ne coulera pas. La capacité à être à l'aise dans l'eau est donc le point de départ de tout apprentissage réussi.

Le Premier Contact avec l'Eau : Vaincre l'Appréhension et Découvrir les Sensations

Pour initier ce contact, voici les premiers exercices que l'on pourra faire dans une piscine. Si vous en avez la possibilité, porter une ceinture de flottaison peut apporter une sécurité supplémentaire. Pour être encore plus en sécurité, il est conseillé de se faire accompagner, ce qui en plus, fera de bons souvenirs partagés. Le premier contact avec l'eau va être divisé en deux étapes : d'abord le contact des pieds et des jambes ; ensuite, le contact des mains et des bras.

On commence avec le contact des pieds et des jambes. Il s'agit de s'asseoir au bord de la piscine, du côté le moins profond du bassin, et d'entrer les pieds dans l'eau. Il convient alors de les remuer pour se familiariser avec le contact de l'eau. Quand on se sent capable, on se rapproche de l'eau et, tout en restant solidement assis·e, on immerge les jambes jusqu'aux genoux.

Ensuite viennent les mains et les bras. Pour cela, il faut se positionner au bord de la piscine, assis·e et de profil par rapport au bassin. Selon ce que l'on préfère, on peut aussi se mettre à genoux ou accroupi. On se penche et on entre les doigts dans l'eau, que l'on remue afin de se familiariser aux sensations des mouvements dans l'eau. Quand on se sent plus à l'aise, on entre sa main, puis son avant-bras, tout en restant solidement ancré·e au bord de l'eau. Il est recommandé de faire, là encore, des mouvements lents avec la main et le bras. Une fois cet exercice maîtrisé avec un bras, on répète les mêmes étapes avec l'autre bras. Ainsi, pour le premier contact avec l'eau, il est essentiel de retenir que ce sont d'abord les pieds et les jambes qu'on immerge, puis la main et le bras, en n'oubliant pas les battements de jambes.

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Avant même d'entrer dans la piscine, on peut déjà préparer l’élève, notamment un enfant. Celui-ci peut s’exercer à retenir son souffle puis à exhaler l’air. Il doit également s’habituer à l’eau en s’en éclaboussant, surtout le visage. Il est indispensable aussi qu’il apprenne à retenir son souffle sous l’eau en s’exerçant dans son bain ou même dans une cuvette d’eau. Ensuite, il pourrait s’exercer à exhaler l’air par la bouche sous l’eau. Les petites bulles d’air qui monteront seront la preuve qu’il le fait effectivement. On peut lui apprendre à prendre plaisir à cet exercice en en faisant un jeu : il pourrait faire semblant d’être un petit canot automobile, par exemple. Le pas suivant consiste à lui faire exhaler l’air par le nez, en gardant la bouche fermée. Il est crucial de ne jamais susciter des craintes déraisonnables chez l’enfant. Des remarques telles que « j’ai failli me noyer un jour » ou « j’avais une peur bleue de l’eau » risqueraient de le faire appréhender ses leçons.

Même si l’enfant a appris à barboter dans son bain et à mettre sa tête sous l’eau, une plus grande masse d’eau pourrait l’effrayer. Il est donc recommandé de le prendre par la main pour entrer dans la piscine ou la mer en lui faisant remarquer combien l’eau est agréable. Grâce à la patience et aux encouragements prodigués, même un enfant timide finira par prendre plaisir à barboter dans l’eau. Qu’il commence par s’exercer à exhaler l’air sous l’eau comme il l’a fait dans son bain. Il est également nécessaire d’apprendre à respirer de façon rythmique. Une des meilleures méthodes consiste à plonger sous l’eau, puis à remonter. On peut prendre la main de l’élève (ou qu’il s’appuie sur le bord de la piscine), puis lui dire de respirer profondément, de s’immerger en pliant les genoux, d’exhaler l’air par le nez et de remonter. Il est même possible de faire l’exercice avec lui en le transformant en jeu : placez-vous l’un en face de l’autre, l’eau jusqu’à la poitrine, en vous tenant par les mains, les bras tendus, puis immergez-vous tour à tour.

La première fois que l’on met la tête sous l’eau, on garde généralement les yeux fermés. Il est important toutefois d’apprendre à les maintenir ouverts. En premier lieu, cela aide à dissiper la crainte de l’eau. On peut aussi faire un jeu de l’acquisition de cet art. Placez-vous en face de votre élève, immergez-vous tous les deux en même temps et donnez-vous une poignée de main sous l’eau. Ou bien, levez un certain nombre de doigts que l’élève doit compter. Lorsque vous remontez, qu’il vous dise combien de doigts vous lui avez montrés. Quand l’élève sait faire toutes ces choses, il convient de le féliciter pour ses bons progrès, renforçant ainsi sa confiance.

Le pas suivant consiste à apprendre à flotter. L’élève pourra essayer d’abord de flotter “en bouchon”. Il commence par se mettre debout dans l’eau qui lui arrive jusqu’à la poitrine. Il plie alors les genoux jusqu’à ce que son menton touche la surface de l’eau. Après avoir respiré profondément, il se penche en avant, ramène les genoux jusqu’à la poitrine et les entoure de ses bras. Il se laisse alors flotter, le dos à la surface de l’eau, comme s’il était un bouchon. Flotter sur le ventre, c’est s’allonger dans l’eau les bras et les jambes étendus. L’élève se met debout dans l’eau, qui lui arrive un peu plus haut que la taille. Il respire profondément, se penche en avant les bras étendus, puis s’allonge sur le ventre dans l’eau ; ses jambes remontent tout naturellement à la surface. Il est indispensable d’apprendre à flotter, car l’élève acquiert ainsi de la confiance et se rend compte qu’il ne coulera pas lorsqu’il prendra la position à plat sur la poitrine pour nager. Il se rendra compte également que nager consiste simplement à propulser le corps, qui flotte, à l’aide de mouvements appropriés des bras et des jambes.

Avec le dos à la paroi de la piscine, l'élève se tient debout dans l’eau qui lui arrive jusqu’à la taille, étend les bras vers l’avant, puis lève une jambe pour placer le pied contre la paroi. Après avoir respiré profondément, il met le visage dans l’eau et se propulse en avant en donnant une poussée du pied contre la paroi. Il doit se laisser glisser sur l’eau, tout le corps étendu depuis le bout des doigts jusqu’à la pointe des pieds. Ensuite, l’élève s’exercera d’abord à exécuter le mouvement des jambes. Il commence par s’allonger sur le ventre dans l’eau en s’appuyant sur le bord de la piscine, ou bien on peut le soutenir en mettant sa main sous son ventre. Le mouvement des jambes consiste en un battement qui part de la hanche. Si l’élève est appuyé sur la main de l'accompagnateur, ce mouvement le propulsera probablement en avant. Il faut passer ensuite aux mouvements des bras. Allongé de nouveau dans l’eau, soutenu par une main, il étendra les bras alternativement, un peu à la manière d’un chien qui nage. Il ne reste alors qu’à coordonner les mouvements des bras et le battement des jambes. Quand il aura acquis cet art, l’élève saura nager. Pour devenir un bon nageur, il aura encore, bien sûr, beaucoup à apprendre. Petit à petit, il allongera ses mouvements et finira par sortir les bras de l’eau afin d’augmenter sa vitesse. Ce sont les débuts du crawl, la nage la plus rapide et la plus utilisée. Évidemment, pour bien nager le crawl, il faut encore apprendre à synchroniser le rythme respiratoire avec les mouvements des bras et des jambes. Le secret de la réussite est la pratique.

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L'Enjeu de l'Aisance Aquatique face aux Noyades Accidentelles

L'acquisition de cette aisance aquatique est devenue une priorité nationale face à des chiffres alarmants. En 2021, l’enquête de Santé publique France a recensé, du 1er juin au 30 septembre, 1 480 noyades accidentelles, dont 27 % ont conduit à un décès. Ces statistiques révèlent une vulnérabilité particulière chez les plus jeunes et les plus âgés. Les enfants de moins de 6 ans représentent 22 % des noyades accidentelles et 6 % des décès, tandis que les personnes de plus de 65 ans sont respectivement concernées par 26 % des noyades et 41 % des décès. Les lieux de survenue de ces accidents sont variés : 47 % des noyades surviennent en mer, 26 % en piscine tous types confondus, 23 % en cours d’eau ou sur un plan d’eau, et 4 % dans d’autres lieux tels que les baignoires ou les bassins.

En regard de l’augmentation de ces accidents entre 2015 et 2018, la prévention des noyades fait partie des actions prioritaires du Gouvernement. Cela se traduit à travers le programme pour l’« aisance aquatique », subventionné par l’Agence nationale du sport (ANS), fondée en 2019, au même titre que le dispositif « Savoir rouler à vélo ». En 2021, l’ANS a investi 1,7 million d’euros pour environ 50 000 enfants qui ont pu bénéficier de ce plan, grâce à 232 structures engagées dans cette opération, qu'il s'agisse de collectivités ou d'associations. En outre, l’ANS a financé, en 2021, la construction ou la rénovation de vingt équipements sportifs aquatiques et l’acquisition de dix bassins mobiles pour un montant total de 12 millions d’euros. Sur un plan politique, face aux risques de la noyade, ces investissements visent à réduire les inégalités d’accès à la pratique de la natation, rendant ainsi l'apprentissage accessible à un plus grand nombre.

Avant d’apprendre la brasse ou le crawl, les enfants doivent acquérir ce qu’on appelle l’« aisance aquatique », une étape décisive pour lutter contre le risque de noyades.

Concepts et Paliers de l'Aisance Aquatique : Une Approche Structurée

Le programme national se décline en deux phases successives et complémentaires, après le temps des bébés nageurs jusqu’à 3 ans. Dans un premier temps, pour les enfants de 4 à 6 ans, il s’agit de développer l’aisance aquatique qui constitue la porte d’entrée au savoir nager. Selon Thierry Terret, ce concept d’aisance aquatique est « trop polyvalent » en regard de l’évolution, depuis le XVIe siècle, des propositions de didacticiens en la matière (Digby, Hébert, Gauthier, Lalyman, Schœbel, Catteau). Selon lui, il existe trois formes d’aisance aquatique : une disposition préalable à l’apprentissage proprement dit d’une ou des techniques de nage (brasse, crawl, dos…), une facilité donnée par la maîtrise de principes d’équilibre, de propulsion, de respiration et de prise d’informations, et enfin, un capital moteur ou expérientiel disponible.

Comme l'ont montré François Potdevin et Fabien Camporelli en 2020, si le concept d’aisance aquatique n’existe pas dans les programmes d’enseignement de la natation dans le monde, en revanche, les notions de compétences aquatiques et d’habiletés aquatiques sont davantage mobilisées pour structurer les programmes de formation vers une natation sécuritaire. Globalement, il est aujourd’hui entendu que l’aisance aquatique renvoie à une expérience positive de l’eau, non anxiogène donc, d’un sujet capable d’agir de façon adaptée dans une diversité de situations rencontrées en milieu aquatique de manière accidentelle (chute) ou volontaire sans aide à la flottaison (frite, ceinture à bouchons…) dans une eau profonde, c’est-à-dire au minimum supérieure à la taille de la personne avec le bras levé, en étant capable de se déplacer et de sortir de l’eau en autonomie. Ainsi défini, le fait d’être à l’aise dans l’eau renvoie davantage à la deuxième forme identifiée par Thierry Terret.

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Logiquement mobilisé pour lutter contre la noyade chez les plus jeunes, le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports circonscrit, dans sa note de service du 28 février 2022, l’aisance aquatique au travers de trois paliers d’acquisitions progressifs. Ces paliers placent les élèves dans des situations en grande profondeur et ce, sans matériel de flottaison. Le premier palier correspond à « entrer seul dans l’eau, se déplacer en immersion complète et à sortir seul de l’eau ». Le palier 2 implique de « sauter ou chuter dans l’eau, à se laisser remonter, à flotter de différentes manières, à regagner le bord et à sortir seul ». Enfin, le palier 3 consiste à « entrer dans l’eau par la tête, à remonter à la surface, à parcourir 10 m en position ventrale tête immergée, à flotter sur le dos avec le bassin en surface, à regagner le bord et à sortir seul ».

Par rapport à l’accidentologie des noyades, ces exigences visent à protéger les plus jeunes enfants lors d’une chute accidentelle. Cela concerne aussi bien une piscine privée, familiale qu'un milieu naturel comme la mer, un lac ou une rivière, et ce, même en l'absence de surveillance des parents ou d’un personnel qualifié comme un maître-nageur ou un titulaire du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. En regard de l’âge des apprenants ciblés, qui sont les enfants de 4 à 6 ans, les séances d’aisance aquatique ne débouchent pas sur l’acquisition d’une technique de nage spécifique comme la brasse. Selon les derniers travaux scientifiques, c’est à partir d’un programme de 8 semaines comprenant de 8 à 16 séances que ces jeunes enfants acquièrent cette aisance, en transformant leur motricité et leurs réflexes de terrien.

Les modalités d'accès à ces programmes sont diverses. Dans le cadre des Classes bleues à l’école, les enfants ont la possibilité d’avoir accès à des séances d’aisance aquatique sous la forme d’un apprentissage massé, à raison de 8 séances de 40 minutes sur une ou deux semaines. En dehors du temps scolaire, ils peuvent suivre, avec le même volume horaire d’apprentissage, des Stages bleus mis en place par les collectivités dans le cadre des centres de loisirs, par exemple. Il est également possible de développer l’aisance aquatique et l’apprentissage de la natation dans le cadre de séances données par des maîtres-nageurs qualifiés, que ce soit dans des piscines privées ou publiques, ou des salles de fitness équipées de bassins. Des moniteurs fédéraux de natation proposent aussi ces cours dans le cadre des clubs de natation affiliés à la Fédération française de natation (FFN). En outre, l’été venu, les enfants peuvent également suivre ce type de séances au sein des clubs de plage implantés sur le littoral français, bien que ces cours soient généralement payants.

Le Savoir Nager en Sécurité : Une Compétence Essentielle et Certifiée

Après le temps de l’aisance aquatique vient celui du « savoir nager » et du dispositif national « J’apprends à nager ». Ce dispositif s’adresse spécifiquement aux enfants entre 6 et 12 ans et contribue à l’obtention de l’attestation du savoir nager en sécurité (ASNS), une compétence attendue en classe de sixième. La FFN, par le biais de ses clubs affiliés, est partenaire de ces opérations. En dehors des murs de l’école, le programme « J’apprends à nager » s’adresse principalement aux enfants des quartiers prioritaires et des zones rurales. Ce dispositif, qui comprend généralement 10 séances d’une durée variant de 30 minutes à une heure, en fonction de l’âge et du niveau des enfants, est souvent gratuit ou proposé à un coût modique en partenariat avec les collectivités locales.

Depuis 2006, l’Attestation du savoir nager en sécurité (ASNS) fait partie du socle commun des compétences scolaires, au même titre que lire, écrire et compter. L’épreuve certificative de l’ASNS se déroule en piscine et repose sur un enchaînement de onze tâches réalisées « en continuité, sans reprise d’appuis solides (au bord du bassin, au fond ou sur tout autre élément en surface) ». Il n'y a « aucune contrainte ou limite de temps » et elle s'effectue « sans lunettes ». En outre, les élèves sont évalués sur un ensemble de connaissances et d’attitudes relatives à la prévention aquatique. Cela inclut la capacité à savoir identifier la personne responsable de la surveillance à alerter en cas de problème, à connaître et respecter les règles de base liées à l’hygiène et à la sécurité dans un établissement de bains ou un espace surveillé. Ils doivent également savoir identifier les environnements et les circonstances pour lesquels l’ASNS permet d’évoluer en sécurité. Autrement dit, les enfants doivent être formés à reconnaître, avant de se mettre dans l’eau, les conditions dans lesquelles leur ASNS ne les couvre pas, en regard notamment de la dangerosité de l’environnement (marée, baïne, courant, hauteur d’eau…), des éléments climatiques et de l’absence d’un personnel qualifié de surveillance. Car il est primordial, pour ne pas dire vital, de leur enseigner que quand les conditions de sécurité ne sont pas réunies ni garanties, la première des choses à faire est de ne pas se mettre à l’eau. Manifestement, cette éducation à la sécurité aquatique, au travers de la gestion de ses risques, fait souvent défaut dans les programmes de formation.

Finalement, entre l’école primaire et le collège, avec la mise en place de l’aisance aquatique et de l’ASNS, le principe d’apprendre en premier la brasse du baigneur pour s’en sortir est régulé au profit de l’acquisition de principes moteurs transversaux (corps flottant, corps projectile, corps propulseur) et communs à toutes les nages. Dans un second temps, l’apprentissage du crawl, qui constitue le bon sens aquatique en action pour nager longtemps et/ou vite, a pris le pas sur la brasse. Toutefois, cette dernière demeure fréquemment la première nage enseignée par les maîtres-nageurs dans les piscines publiques ou privées. D’ailleurs, les parents, en raison de leurs représentations sécuritaires de la natation, sont couramment demandeurs de cette acquisition technique plus que séculairement attachée à la sécurité.

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