L’évolution historique de la boucle de ceinture
La boucle de ceinture est un accessoire vestimentaire fabriqué avant 1711. L'objet entier en laiton et en étain est constitué d'un cadre plat de forme rectangulaire aux extrémités arrondies, d'un ardillon et d'une chape munie d'un cran. La boucle est ornée de motifs baroques et porte la marque du fabricant « W. Wood ». La boucle de ceinture est fabriquée avant 1711 et provient d'Angleterre. Il s'agit d'un anneau ou d'un rectangle métallique muni d'une ou de plusieurs pointes, appelées ardillons, servant à tendre une ceinture. Cet artéfact est mis au jour en 1975 lors des fouilles subaquatiques réalisées sur les épaves de la flotte à Walker, situées entre 0 m et 10 m de profondeur à proximité de l'île aux Oeufs, dans la municipalité de Port-Cartier.
En 1711, durant la Guerre de Succession d'Espagne, la flotte de l'amiral Hovenden Walker est envoyée d'Angleterre et de Boston à destination de la ville de Québec pour conquérir la Nouvelle-France. Entourés d'un épais brouillard, huit navires s'échouent parmi les nombreux hauts-fonds à proximité de l'île aux Oeufs, entrainant la mort de plus d'un millier de personnes. En raison de la débâcle causée par ces évènements, l'expédition est abandonnée et le reste de la flotte retourne à Boston. Depuis le naufrage jusqu'à nos jours, les épaves de la flotte de Walker et leurs cargaisons sont régulièrement pillées au gré des marées et des tempêtes, une situation qui s'est accélérée après le développement de la plongée sous-marine avec la venue de collectionneurs privés des États-Unis, du Québec, du reste du Canada, voire même d'Europe.
Ces sites sont constitués d'ensembles de concrétions marines composées de calcaire, de débris divers et de nombreux éléments métalliques. Les vestiges structurels en bois mis au jour sont plutôt rares et demeurent difficiles à interpréter, car il n'est pas aisé de savoir avec certitude s'ils correspondent à une ou plusieurs épaves, les sites se caractérisant plutôt par des éléments de cargaison répandus sur plusieurs dizaines de mètres. La boucle de ceinture a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle est représentative de l'occupation de la région de la Côte-Nord sous le régime français (1608-1759).
La genèse du lestage en plongée autonome
À l’époque où j’ai démarré la « plongée en scaphandre autonome » (il y a « quelques » semaines), il n’y avait pas d’autre solution pour se lester que de se procurer une ceinture de lest, et de la garnir généreusement de plombs de 1 kg (qu’on coulait souvent soi-même !). La règle qu’on employait pour déterminer le nombre d’éléments sur la ceinture était simple et arithmétique : on mettait 1 kg de plomb pour 10 kg de poids ! Ainsi si on pesait 70 kg, on plaçait 7 plombs de 1 kg sur la ceinture. En préambule, cet article n’est pas un article sur le bon lestage, j’ai d’ores et déjà abordé ce sujet il y a deux ans, notamment dans cet article.
Typologie des systèmes de lestage contemporains
Je dénombre trois systèmes pour se lester : la ceinture de plomb « classique », le baudrier et les poches à plomb intégrées dans la stab (la quasi totalité des stabs du marché aujourd’hui en sont dotées). La ceinture de plomb « classique » peut revêtir différents aspects. La ceinture marseillaise est en caoutchouc avec une boucle très classique. Son intérêt est qu’elle se « colle » littéralement aux hanches du plongeur, et que les plombs ne glissent pas sur la sangle. J’ai surtout vu cette ceinture être utilisée par les chasseurs sous-marins, car elle n’est pas du tout fragile et nécessite peu d’entretien. Je n’aime pas trop ce système de lestage car je ne le trouve pas très pratique pour l’équipement.
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La ceinture en toile est peut-être la plus répandue. Il faut faire attention à la qualité de la boucle (car la ceinture n’a aucun trou, le blocage de la sangle se faisant soit par serrage, soit par insertion d’un élément métallique dans un autre). Le défaut de ces ceintures est que les plombs ont tendance à glisser sur la sangle, et on se retrouve souvent avec tous les plombs regroupés soit dans le dos, soit sur le ventre, ce qui n’est pas très confortable. La ceinture à poches permet de résoudre le souci des plombs qui glissent : il n’y a plus de sangles, mais les plombs sont placés dans des poches qui ferment par des velcro. Il faudra donc bien porter attention à la qualité de ces scratchs… Des velcros de qualité médiocre seront synonyme d’ouverture inopinée en plongée, et donc de perte de lest pendant l’explo ! Le modèle présenté est fort heureusement fabriqué avec d’excellents scratchs.
Le baudrier et les alternatives ergonomiques
Le baudrier est une quatrième alternative que les chasseurs et les apnéistes utilisent (ainsi que les plongeurs « eau froide » qui plongent en combinaison étanche). Le premier modèle présenté est en toile et on ne peut pas modifier le lest, il est configuré avec sept kilos de plomb. Il ne me parait pas très pratique à enfiler et est assez difficile à enlever. Les deux autres modèles sont dotés d’un système qui permet de larguer rapidement le lest, et sont dotés de poches comme pour la ceinture précédente. L’usage du baudrier est très pratique quand on fait de l’apnée ou de la chasse, car le lest est vraiment bien réparti, et on ne le porte pas sur les hanches, ce qui évite le mal de dos.
Les poches à plomb intégrées : l’évolution vers la sécurité
Le dernier système de lestage que j’identifie est l’usage des poches à plomb intégrées au gilet stabilisateur. Vous l’aurez compris, c’est le système que je préconise. On y trouve l’avantage de la ceinture à poches (les plombs ne se promènent pas), les poches sont positionnées de façon ergonomique et on ne supporte pas le poids du lest sur les hanches. Il faut néanmoins veiller à la qualité du système de blocage dans la stab, et que la poche à plomb ne puisse pas s’ouvrir de façon inopinée comme on l’a vu plus haut. Le gros intérêt pour moi est celui de la sécurité. On se pose toujours la question du moment où on doit s’équiper de son lest. Avec l’usage de ces poches, le lest est mis uniquement lors de la mise à l’eau, il n’y a donc plus de risque de voir un plongeur sans palmes tomber à l’eau avec sa ceinture aux hanches.
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