Naviguer à la voile ne consiste pas simplement à laisser le vent pousser le bateau. C’est une danse complexe et une science subtile où toute progression repose sur une donnée essentielle : l’angle formé entre la trajectoire du voilier et la direction du vent. Cette relation fondamentale est ce que l'on nomme l'allure. L’allure correspond précisément à la direction que prend le bateau par rapport à la direction du vent. Pour tout marin, qu'il soit débutant ou expérimenté, comprendre les allures est comme apprendre à lire la route en voiture ; cela permet d’anticiper comment le bateau va réagir, d’adapter sa trajectoire en temps réel et de régler ses voiles efficacement. Maîtriser les allures revient à comprendre comment exploiter le vent plutôt que le subir, transformant ainsi la navigation en une expérience fluide et maîtrisée. Le marin attentif sait adapter sa route, anticiper les changements d’allure et ajuster ses voiles avec précision pour optimiser à la fois la vitesse, le confort et la sécurité à bord.
Le Vent et les Limites de la Navigation : La Zone Interdite et le Louvoyage
Pour comprendre les allures, on peut imaginer que le vent souffle du centre d’un cercle vers l’extérieur, et que le voilier tourne autour de ce centre. Sur un schéma typique, le vent arrive d’en haut, symbolisé par une flèche à côté d’un manche à air, indiquant sa direction. Parmi toutes les directions possibles, il existe une zone bien particulière où la navigation à la voile est intrinsèquement impossible : c'est le vent debout.
Le vent debout représente la direction d’où vient le vent, et c'est un fait incontournable : aucun voilier ne peut avancer directement face au vent. Point barre. Quand on pointe le nez du bateau dans cette direction, approximativement dans un angle inférieur à 45° par rapport à l’axe du vent de chaque côté, on entre dans ce qu’on appelle la « zone interdite ». Dans cette zone critique, les voiles faseyent, c’est-à-dire qu’elles bougent dans tous les sens comme un drapeau. Elles claquent, perdent toute portance et ne génèrent plus aucune propulsion. Le bateau ralentit jusqu’à s’arrêter, et peut même reculer. En 1 sur certains schémas, il est clairement indiqué qu'il est impossible d'avancer.
Pour atteindre un point qui se trouve dans cette zone interdite, le marin doit impérativement ruser. Il faut naviguer au près d’un côté, puis de l’autre, en alternant les caps. C'est ce qu'on appelle "louvoyer" ou "tirer des bords". On met alternativement la voile d’un côté, puis de l’autre, en zigzaguant intelligemment pour remonter vers l'objectif. Les méthodes de navigation représentées par 2 ou 3 sur un schéma reviennent au même : la destination et la distance parcourue restent identiques. C'est un petit déclic magique lorsque l'on réalise qu’il est impossible d’aller droit face au vent, mais qu’en zigzaguant, on peut quand même remonter vers son objectif.
Les Allures de Près : Affronter le Vent avec Précision
Dès que l'on sort de la zone interdite, on entre dans la première catégorie d'allures : les allures de près. Ce sont les allures les plus proches du vent où il est réellement possible de naviguer, et elles demandent une technique et une concentration accrues.
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Le près serré est l'allure pour remonter le vent, la plus raide possible sans que les voiles ne faseyent. Le bateau remonte au vent, son angle par rapport au vent étant d’environ 45 degrés. C’est une allure sportive, particulièrement recherchée par les voiliers de régates où la performance pure est primordiale. Au près serré, les voiles sont bordées plat, c'est-à-dire tendues au maximum, presque dans l’axe du bateau, et leur ouverture par rapport à l’axe du bateau est faible. Cette configuration permet un écoulement laminaire des filets d’air sur les voiles, optimisant la portance et la propulsion. Cependant, cette allure s'accompagne d'une gîte forte du fait de la composante latérale importante du vent sur les voiles, inclinant nettement le bateau. Le bateau subit également une dérive significative et adopte un comportement nerveux, très tendu, frappant contre les vagues, ce qui peut rendre la navigation moins confortable pour l'équipage.
Le bon plein, ou près bon plein, est atteint en s’écartant légèrement du vent depuis le près serré. Le bateau remonte au vent, son angle par rapport au vent étant approximativement compris entre 50 et 65 degrés. C’est l’allure souvent qualifiée de « royale » par de nombreux marins. Pourquoi ? Parce qu’elle permet d’accroître sensiblement la vitesse par rapport au près serré tout en améliorant le confort à bord. Les voiles s’arrondissent et leur ouverture par rapport à l’axe de la coque augmente légèrement, l’écoulement de l'air restant laminaire et efficace. La vitesse est bonne et la dérive, c'est-à-dire le déplacement latéral du bateau sous l'effet du vent, est faible. La gîte diminue notablement et les chocs avec les vagues se font moins violents. Le bon plein est une allure très efficace pour les longues navigations et nettement plus confortable pour le marin, ce qui en fait souvent l'allure préférée des marins cherchant un compromis idéal entre performance et aisance. C’est l’allure parfaite pour prendre de la vitesse sans se fatiguer.
Les Allures Transversales et Intermédiaires : Vitesse et Confort en Évolution
En s'éloignant davantage de l'axe du vent, on entre dans les allures transversales et intermédiaires, caractérisées par un équilibre croissant entre vitesse et confort.
Le petit largue correspond à une allure portante intermédiaire, située entre le travers et le grand largue, avec un angle par rapport au vent généralement compris entre 65 et 80 degrés. Contrairement à une idée reçue chez beaucoup de plaisanciers, ce n’est pas une allure de portant pur, mais elle marque la transition vers celles-ci. Le petit largue permet de conserver une bonne pression dans les voiles tout en profitant d’un vent qui pousse efficacement le bateau. L’objectif est de capter un maximum de vent sans provoquer de faseyement. La vitesse est souvent élevée, atteignant fréquemment un excellent niveau. La gîte est faible à modérée, et le bateau navigue relativement à plat, ce qui améliore nettement le confort à bord.
Le travers est l'allure où le vent arrive perpendiculairement sur le côté du bateau. L’axe entre le bateau et le vent est d'environ 90 degrés. C’est une allure également rapide, et elle est souvent la préférée des débutants car le confort augmente encore significativement. Les voiles se creusent un peu plus et leur ouverture par rapport à l’axe du bateau s’accentue encore, de façon à augmenter la composante avant de la propulsion. Le flux d’air sur les voiles reste laminaire, garantissant une efficacité optimale. La gîte est quasi nulle et l’influence des vagues par temps moyen est négligeable. Cette allure est souvent optimale, tant du point de vue de la vitesse que du confort du marin. Le travers est l'une des allures les plus stables et les plus rapides, et c'est l'allure idéale pour les balades en famille. Si l’on monte sur un voilier pour la première fois, le moniteur proposera probablement de commencer par le travers ou le largue, car le travers est super stable, facile à comprendre, et le bateau penche modérément. Un petit conseil personnel est d'éviter de commencer au près si c’est une première expérience.
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Les Allures Portantes : Quand le Vent Pousse
Les allures portantes sont celles où le vent vient principalement de l'arrière du bateau, le poussant. Elles sont souvent synonymes de vitesse et de relâchement, mais demandent aussi une vigilance particulière. Nous passons aux allures portantes dès que le vent commence à venir de l'arrière.
Le largue est l'allure où l’axe entre le bateau et le vent est approximativement compris entre 100 et 120 degrés. À cette allure et aux suivantes, qualifiées d’allures portantes, la voile d’avant peut être remplacée au profit d’une grande voile légère, plus creuse et plus efficace, qui se gonfle avec le vent, comme un gennaker ou un spinnaker. Le confort augmente encore par rapport au travers, ce qui en fait une allure très agréable. Cependant, une grande vigilance, notamment sous spi, doit être observée, car on peut facilement partir brutalement au lof, c'est-à-dire se rapprocher soudainement de l'axe du vent, et risquer de finir le mât dans l’eau, un incident potentiellement dangereux.
Le grand largue se situe entre 120 et 170 degrés par rapport au vent. C’est l’allure la plus rapide dans certaines conditions, car la force du vent s’exerce au maximum dans l’axe du bateau, propulsant le voilier de manière très efficace. Cependant, le confort diminue notablement à cette allure. L’écoulement de l’air dans les voiles devient turbulent, celles-ci étant notablement écartées de l’axe du bateau, ce qui peut rendre le réglage plus délicat. Les vagues, qui généralement arrivent également de cette même direction, provoquent des mouvements de roulis et de lacet désagréables. Le roulis est le mouvement de bascule latérale du bateau, et le lacet est une perte d’efficacité du safran (le gouvernail), ce qui peut être quelquefois impressionnant pour le barreur et réduire la stabilité directionnelle du voilier. Malgré cela, c'est une allure très rapide et souvent recherchée pour les performances pures.
Enfin, le vent arrière est l'allure où le bateau navigue dos au vent et quasiment dans son axe, entre 170° et 190°. La grand-voile est complètement ouverte, le vent venant directement de l'arrière. Cette allure n’est pas la plus performante en termes de vitesse pure, qui reste correcte mais inférieure à celle du grand largue. Par mer calme, la sensation de confort est évidente, car on ne ressent presque plus le vent apparent, et le bateau est poussé en douceur. Les voiles sont complètement libres, ouvertes au maximum. C’est parfait pour les longues traversées tranquilles ou les retours au port après une journée bien remplie. Par contre, cette allure demande une vigilance accrue ! Le bateau peut devenir un peu instable, et le risque d’empannage involontaire est réel. Si l'on continue à abattre, les voiles vont "d'un coup" changer d’amure (passer de l’autre côté), ce qui peut être violent et dangereux si ce n'est pas contrôlé.
Amures, Virements de Bord et Empannages : Les Manœuvres Essentielles
Outre les allures, la compréhension de certains termes et manœuvres est cruciale pour naviguer en toute sécurité et efficacité.
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L'amure exprime de quel côté le navire reçoit le vent. On dit qu'il est « bâbord amure » si le vent vient de bâbord (gauche) ou « tribord amure » si le vent vient de tribord (droit). Par exemple, si le vent vient du Nord et que le voilier fait route vers l’Ouest (donc à 90° du vent, en vent de travers), et qu'il reçoit le vent du côté droit (tribord), le voilier est alors « vent de travers, tribord amure ». Il est important de noter que le terme « amure » est également utilisé pour nommer le point de fixation, en bas et en avant, d’une voile, désigné comme « l’amure » ou le « point d’amure ».
Changer de direction est une action constante en voile. Se rapprocher de l’axe du vent s’appelle « lofer ». À l’inverse, s’éloigner de l’axe du vent s’appelle « abattre ».
Le virement de bord est la manœuvre qui permet de changer d'amure en passant par le vent debout, généralement lorsqu'on remonte au vent. Il faut ruser en allant au près d’un côté (qu’on appelle bord), puis de l’autre. On met alternativement la voile d’un côté, puis de l’autre. Lors d'un virement de bord, le voilier se retrouve pendant quelques secondes face au vent, et cela freine le bateau, mais ce n'est généralement pas risqué. C’est le principe du louvoyage.
L'empannage est le même principe qu’un virement de bord, mais il s'effectue vent arrière. À la différence d’un virement de bord où le bateau est momentanément freiné et où les risques sont moindres, au vent arrière, il n’y a pas cette sécurité. Si l'on abat trop et que la voile passe brutalement de l'autre côté, les voiles vont « d’un coup » changer d’amure, ce qui peut être violent et dangereux, notamment en cas de vent fort. Pour éviter un empannage involontaire, une grande vigilance est nécessaire. Dans le cas où l'on navigue avec une barre franche, il est important de veiller à bien s’asseoir du côté inverse des voiles pour anticiper et contrôler ce mouvement. Par exemple, si l'on est tribord amure (les voiles étant du côté gauche), il faut être assis du côté droit dans le cockpit.
Réglage des Voiles et Sensation du Vent : L'Art du Trim
Chaque allure demande d’ajuster ses voiles différemment, c'est l'essence même du réglage. La règle d’or est simple : plus on se rapproche du vent, plus on « borde » (tire) ses voiles.
Au près, les voiles sont tendues au maximum, presque dans l’axe du bateau, pour capter le vent le plus efficacement possible et remonter au vent. Au bon plein, on desserre un peu l’écoute pour libérer la puissance de la voile, permettant un meilleur écoulement et un gain de vitesse. Au travers et au largue, on ouvre progressivement la bôme (la barre horizontale qui tient la grand-voile) pour que les voiles se creusent davantage et reçoivent le vent de manière plus optimale. Au vent arrière, les voiles sont complètement libres, ouvertes au maximum, presque perpendiculaires à l'axe du bateau, pour capter la poussée directe du vent.
Pour réussir ces réglages, il est essentiel de savoir où l'on se trouve par rapport au vent et comment l'air circule sur les voiles. Plusieurs outils et sensations aident le marin :
- La girouette en haut du mât est l’instrument le plus précis pour connaître la direction du vent apparent.
- Les penons, ces petits rubans fixés sur les voiles, sont des indicateurs visuels précieux. Ils montrent comment l’air circule sur les voiles, permettant d'ajuster leur tension pour un écoulement laminaire optimal.
- Les sensations du marin sont également cruciales. Fermer les yeux et sentir le vent sur le visage permet de se connecter intuitivement à sa direction et sa force.
L’allure a une influence sur l’ensemble du fonctionnement du voilier. Cet angle par rapport au vent a une influence directe sur la vitesse du navire. Il est aisé de comprendre qu’un navire, quel qu’il soit, y compris un navire à moteur, ira bien plus vite au largue qu’au près. En effet, dans un cas il est poussé par le vent, et dans l’autre il essaye de le remonter. On comprend donc bien ici le rapport entre « allure » et « vitesse ». Mais l’allure influence aussi : la direction prise par les embruns qui frappent la coque - au près, ils se dirigent droit sur l’équipage dans le cockpit, tandis qu'au portant, ils sont moins présents ou viennent de l'arrière ; le réglage des voiles, qui est différent à chaque allure ; la stabilité, car le roulis est beaucoup plus important au portant qu’au près ; et enfin, le type de voile utilisé, car les voiles d’avant peuvent être adaptées aux allures portantes.
Considérations Pratiques et Planification : La Sécurité en Mer
Comprendre les allures est fondamental non seulement pour la performance, mais aussi pour la sécurité et le confort de l'équipage. Lorsque l’on sort en mer, par exemple pour emmener sa petite famille passer la journée sur un îlot, comme beaucoup le font en Nouvelle-Calédonie, en quittant le port au matin, il est impératif de se poser la question du retour. Quelles seront la force et la direction du vent plus tard dans la journée ?
Il se peut que la fameuse destination se trouve carrément sous le vent du port au moment du retour. Si en plus le vent forcit, ce qui est normal et fréquent avec les « brises thermiques », le retour peut être très désagréable, voire même dangereux. La petite famille vient de passer une journée de rêve sur un îlot paradisiaque, mais le retour est parfois si brutal qu’au final plus personne n’a envie de ressortir en mer. Le chef de bord doit anticiper et prévenir à l’avance son équipage que le vent sera plus fort au retour. Déjà, tout le monde sait à quoi s’en tenir, ce qui permet de rester calme et de mieux gérer la situation.
Un voilier, contrairement à une voiture, ne peut pas aller dans n’importe quelle direction. L’angle du vent dicte tout : la vitesse, le réglage des voiles, et même le confort à bord. Connaître les allures permet de passer du statut de passager à celui de vrai marin. L’astuce du pro est de toujours faire des changements progressifs, évitant ainsi les gestes brusques. Le vent apparent, résultante du vent réel et du vent vitesse, est plus fort lorsque l’on remonte au vent, ce qui peut affecter la sensation perçue par le marin et le comportement du bateau. Les allures sont donc un élément essentiel de toutes navigations, et cela est vrai pour tous types d’embarcations, même sans voile. Avoir un vent de force 5 Beaufort ne pose pas de problème à une embarcation qui se fait « porter » par celui-ci et le descend tranquillement. En revanche, remonter ce même vent de force 5 et le clapot qui l’accompagne sera une toute autre paire de manches et souvent bien plus sportif, humide, long et compliqué.
Allures Yachting : Explorer le Monde en Toute Liberté et Sécurité
Au-delà de la technique de navigation, le choix du bateau est primordial pour concrétiser les rêves de voyage. Embarquez à bord d'un Allures pour découvrir le monde. La marque Allures Yachting se positionne comme une référence pour ceux qui aspirent à expérimenter la liberté, la sérénité et l'aventure sans limites.
Les voiliers de grande croisière Allures Yachting ont été conçus pour vous emmener découvrir le monde en toute liberté, avec facilité et sécurité. Ces bateaux se distinguent par un concept bien défini : celui d'un bateau de voyage sûr, vraiment performant et élégant. Ils sont le fruit de l'expérience et du savoir-faire des collaborateurs de l'entreprise, tant en conception qu’en qualité de fabrication. La gamme de voiliers Allures est unique, combinant des dériveurs intégraux avec coque aluminium en forme et pont en composite, pour des navires à la fois élégants, performants et confortables. Quel que soit le modèle, il mènera son équipage au bout du monde en toute sérénité et permettra d’expérimenter la vraie liberté.
La philosophie d'Allures Yachting résonne avec l'esprit d'aventure : vous rêvez d'ailleurs, vous êtes avide de découvertes, vous voulez vivre des moments intenses, libre et hors du temps. Vous êtes attirés par ce qui se trouve plus loin que l'horizon. Et quand vous êtes à destination, vous voulez aller plus loin que ce que vous voyez, comprendre celles et ceux que vous visitez. Vous voulez ressentir des émotions fortes, être stimulé, vibrer. Naviguer sur un Allures, c’est partir à la rencontre du monde et de ses visages multiples. Des danses envoûtantes des îles du Pacifique aux traditions séculaires du Groenland, des marchés colorés des Antilles aux saveurs épicées de contrées lointaines, chaque escale est une promesse d’échanges et de découvertes. Arts, musiques, langues et gestes du quotidien tissent une mosaïque vivante où le voyage devient une immersion culturelle inoubliable. Naviguer sur un Allures, c’est choisir son cap, au gré du vent et des envies. Jeter l’ancre dans une baie secrète, prolonger l’escale pour une rencontre ou repartir vers l’horizon… La véritable liberté est celle d’écrire son voyage, sans contrainte, porté par un voilier pensé pour explorer le monde selon votre rythme et vos rêves.
La Conception Unique des Voiliers Allures : Robustesse et Polyvalence
La conception des voiliers Allures repose sur des choix techniques spécifiques qui garantissent leur adaptabilité aux exigences de la grande croisière.
La coque en aluminium est une caractéristique fondamentale. Solide, sécurisante et durable, la coque en aluminium est particulièrement adaptée aux voiliers de grande croisière. L’aluminium peut se déformer en cas d’éventuel choc sans pour autant se déchirer, offrant une résilience précieuse dans les mers lointaines. Durable et réparable, l'aluminium confère une robustesse exceptionnelle. Dans les endroits les plus reculés, face aux conditions les plus dures, l'équipage sera toujours en sécurité à bord d’un Allures.
Le dériveur intégral est une autre innovation majeure, offrant une liberté totale de navigation. Cette conception étend la zone de liberté du marin en autorisant l’accès aux eaux peu profondes, telles que les plages, les lagons, les entrées de cours d’eau et les zones d’abri où les quillards traditionnels ne peuvent pas s'aventurer. Avec les mêmes exigences de stabilité qu’un quillard, le dériveur intégral offre également une bien plus grande douceur de mouvement, notamment du fait de la quasi-absence de roulis au portant, même par mer formée. Les manœuvres et la vie à bord n’en sont que plus fluides et plus douces. Dans le très mauvais temps, relever la dérive évite l’effet « croche-pied » d’une quille fixe. Le bateau peut ainsi déraper latéralement et, sécurité ultime, rester manœuvrant, même en cas de déferlantes.
Le pont en composite apporte légèreté et isolation, tout en contribuant à l'élégance de ces voiliers. Le pont en composite confère avant toute chose une élégance peu commune chez les vrais voiliers de grande croisière en aluminium. Le roof est arrondi et le cockpit propose de confortables courbes, améliorant l'esthétique et l'ergonomie. De type sandwich, le pont intègre directement de l’isolant, assurant ainsi une protection efficace contre les températures trop élevées ou trop basses, un atout majeur pour le confort en haute mer. Plus léger que l’aluminium, il assure au bateau moins de poids dans les hauts, ce qui abaisse le centre de gravité, améliore la stabilité et, par conséquent, augmente les performances.