Les Sirènes de l'Écran : L'Héritage des Actrices-Nageuses Américaines

Le monde du cinéma a souvent puisé son inspiration dans les exploits athlétiques, et particulièrement dans l'univers gracieux et exigeant de la natation. Plusieurs actrices américaines ont marqué l'histoire, non seulement par leur talent devant la caméra, mais aussi par leurs prouesses aquatiques, érigeant la nage en un véritable art, tant sur les plateaux de tournage que dans les compétitions. De la sirène d'Hollywood aux nageuses de marathon brisant des records, ces femmes ont incarné la force, la détermination et la beauté du sport, laissant une empreinte indélébile dans la culture populaire.

Esther Williams : L'Icône des Aquamusicals

La nageuse et actrice américaine Esther Williams est une figure emblématique dont la carrière a fusionné le sport et le spectacle de manière inédite. Née en août 1921 en Californie, Esther Williams, dès sa plus tendre enfance, se passionne pour la natation, ce qui lui permettra d'emporter de nombreuses récompenses lors de compétitions aquatiques locales. Elle est la benjamine de cinq enfants, née le 8 août 1921 à Los Angeles. À 16 ans, elle remporte trois championnats nationaux en brasse et en nage libre, devenant notamment championne du 100 mètres nage libre en 1 minute et 9 secondes.

Ses talents étaient tels qu'elle fut sélectionnée pour participer aux Jeux Olympiques d’été de 1940, qui devaient se tenir à Tokyo. Cependant, ses espoirs s’effondrent quand la Seconde Guerre Mondiale entraîne l’annulation des Olympiades, l’empêchant ainsi de concourir. Cet événement majeur la pousse à reconsidérer son parcours. Elle s’inscrit alors à l’Université. Peu après, elle rejoint une compagnie de danse aquatique où, avec Johnny Weissmuller, elle participe aux jeux aquatiques de l’exposition de San Francisco. C’est là qu’elle fera la connaissance d’une autre future star du grand écran, Johnny Weissmuller, qui incarnera l’inoubliable Tarzan.

Esther Williams y est remarquée par un talent scout de la MGM. Appelé par le studio, elle y impose ses conditions. Esther Williams fait un essai aux côtés de Clark Gable et se fait aussitôt engager pour tourner avec Mickey Rooney dans La Double Vie d’Andy Hardy. Elle décroche ensuite quelques petits rôles, notamment avec Spencer Tracy. Un documentaire inédit et de saison, Esther Williams, la sirène d’Hollywood, de Charles-Antoine de Rouvre, revient sur sa carrière. Le documentaire s'inscrit dans la série thématique « Summer of Champions » d’Arte, qui « célèbre ces idoles du sport, de la pop ou du cinéma, qui, à force de ténacité, se sont hissées au sommet pour faire vibrer les foules ». Charles-Antoine de Rouvre revient, à l’aide de documents d’archives familiales et du témoignage de son fils, sur la carrière courte mais marquante de l’actrice-nageuse la plus glamour.

La jeune Esther Williams possédait un physique athlétique et sensuel qui a attiré l’œil du producteur Billy Rose, auprès de qui elle débute, en 1939, à San Francisco, dans une Aquacade en plein air et à grand spectacle. Celui-ci avait une fâcheuse tendance à confondre trempette et tripotage : Esther mettra autant d’énergie à chasser ses assauts qu’à nager. La Metro Goldwyn Mayer (MGM) la prend sous contrat l’année suivante, ce qu’elle considère comme son prix de consolation pour ne pas avoir pu gagner une médaille aux Jeux. Intelligente et avisée, Esther Williams ne s’en laisse pas conter et déjoue habilement les avances (pas celles sur… recettes) de Louis B. Mayer.

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En 1944, son film Le Bal des sirènes de George Sidney, qui la lance, fait d’elle une immense vedette, et elle devient la naïade de Hollywood. Ce film devient le plus rentable à l’international après Autant en emporte le vent (1939), de Victor Fleming. Vers la fin des années 1940, Esther Williams accumule les succès et ses films figurent chaque année parmi les plus rentables de l’industrie. On retiendra ainsi Jupiter’s Darling (La Chérie de Jupiter), Bathing Beauty (Le Bal des Sirènes) et Million Dollar Mermaid (La Première Sirène). C’est d’ailleurs ce film, le « biopic » qu’elle avait imposé à la MGM, retraçant la vie de l’Australienne Annette Kellermann (1886-1975), pionnière de la nage artistique, qui lui vaudra son fameux surnom de sirène. Annette Kellermann avait joué nue du temps du cinéma muet.

La carrière filmique d’Esther Williams se poursuit sans éclipse et la belle jeune femme se spécialise dans des films sur mesure où elle finit toujours dans l’eau. « Je suis une nageuse, non une actrice », disait Esther Williams. En dépit de cette sympathique modestie, Esther Williams fut l’une des vedettes les plus populaires des années 1940, consacrant le ballet aquatique, ou aquamusical, comme genre cinématographique à part entière. Elle se jouait en souriant des figures les plus savantes et des plongeons les plus acrobatiques, émergent des eaux bleues, suivie de son cortège de sirènes en paillettes, avec une aisance conquérante qui la rendra célèbre dans le monde entier. Esther Williams faisait ses propres cascades, qui lui occasionnèrent de nombreux accidents, mais elle comptait sur son courage. Les aquamusicals sont caractérisés par un kitsch extravagant en Technicolor, offrant un bonheur visuel pour les amateurs d’effets kaléidoscopiques réglés par le génial Busby Berkeley.

La carrière d’Esther Williams subit ensuite les hauts et les bas de la comédie musicale. Au début des années 1950, la vogue déclinant, elle fait quelques tentatives peu fructueuses pour se reconvertir dans un cinéma moins léger. Elle est d’ailleurs très convaincante dans L’Enquête de l’inspecteur Graham de Harry Keller, où elle incarne un professeur victime d’agression. L’actrice s’essaiera au genre sérieux, en réussissant rarement à s’y imposer, alors qu’elle ne jouait pas plus mal qu’une autre. Peu après, elle prend ses distances avec le cinéma. En 1963, elle tourne son dernier film, La Fontaine magique, aux côtés de son troisième époux, l’acteur argentin Fernando Lamas.

Avec lui, elle se consacre ensuite à l’enseignement de la natation aux enfants handicapés. Se consacrant à la gestion de divers produits dérivés (ligne de vêtements, piscines, vidéos éducatives), elle commentera occasionnellement la natation synchronisée pour la télévision américaine. Elle réapparaîtra publiquement en 1984, pour commenter les épreuves de nage synchronisée à la télévision lors des Jeux olympiques de Los Angeles. Elle a également réussi enfin à imposer la natation synchronisée aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Esther Williams s’éteint le 6 juin 2013 à l’âge de 91 ans.

Diana Nyad : La Volonté de Fer d'une Nageuse de Marathon

Plusieurs décennies après l'âge d'or des aquamusicals, une autre athlète américaine allait captiver l'attention du public par ses exploits aquatiques, cette fois-ci, dans l'arène de la natation d'endurance : Diana Nyad. Pour l'athlète retraitée Diana Nyad, les requins, les piqûres de méduses, les tempêtes tropicales, les problèmes de navigation et l'épuisement physique sont le genre de problèmes qu'elle a dû relever au cours des nombreuses tentatives qu'elle a faites, à l'aube de la soixantaine, pour devenir la première personne à parcourir à la nage les 110 miles (177 km) qui séparent Cuba de la Floride sans utiliser de cage de protection.

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Cette nageuse de longue distance est devenue célèbre en 1975 lorsqu'elle a fait le tour de Manhattan à la nage. En 1979, elle a parcouru 102 miles (164 Km) de Bimini, aux Bahamas, à la Floride en 27,5 heures, établissant ainsi un record de distance en eau libre. La plupart des gens, y compris Nyad elle-même, pensaient qu'elle s'était retirée de la natation de compétition à l'âge de 30 ans. Elle a passé les trois décennies suivantes en tant que présentatrice d'émissions sportives. Mais plus de trois décennies plus tard, elle a décidé de poursuivre l'objectif qui lui avait échappé dans sa vingtaine.

En 2011, elle sort de sa retraite pour tenter de devenir la première personne à nager de Cuba à Key West, en Floride, sans cage à requins. Ayant déjà tenté la traversée en 1979, Nyad a fait quatre autres tentatives à partir de 2011, pour finalement réaliser son rêve en 2013. Il lui a fallu trois autres tentatives sur trois ans, mais elle a finalement réussi l'exploit en 2013, à l'âge de 64 ans, après 53 heures de nage atroce. Diana Nyad, aujourd'hui âgée de 74 ans, a tenté pour la première fois de relier Cuba à la Floride à la nage en 1978, avant de réessayer plus de trois décennies plus tard, à l'âge de 60 ans.

Son histoire a été adaptée à l'écran par Netflix, et le film, intitulé simplement Nyad, est le premier récit du duo de réalisateurs Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin. Ils ont déjà réalisé des documentaires tels que Free Solo, sur un alpiniste vertical, et The Rescue, sur les garçons coincés dans une grotte en Thaïlande. « Comme des papillons de nuit attirés par la flamme, Jimmy et moi sommes attirés par ces histoires d'individus qui repoussent les limites du possible », explique Vasarhelyi. « Et c'est justement le cas de Diana Nyad. » The Rescue et Free Solo étaient centrés sur un homme ou un groupe d'hommes. Pendant un certain temps, les réalisateurs ont cherché à savoir comment cette volonté se manifeste chez une femme et à quoi cela ressemble-t-il, en quoi est-ce différent.

L'actrice Annette Bening pourrait être nommée aux Oscars pour son interprétation de Diana Nyad dans l'adaptation de Netflix. Annette Bening s'est entraînée pendant plus d'un an pour pouvoir jouer le rôle de Nyad. Elle n'a pas hésité à jouer un personnage compliqué que l'on n'aime pas forcément tout le temps. « Bening est la meilleure qu'elle ait jamais été dans le rôle de Nyad, embrassant l'entêtement et la forte volonté de l'athlète à la perfection », a écrit Isabella Soares de Collider. L'équipe a été bravo à [la scénariste Julia] Cox et à toute l'équipe pour n'avoir jamais hésité à aborder les aspects les plus rudes de la personnalité de Diana au nom de la « sympathie », a ajouté Maureen Lee Lenker d'Entertainment Weekly. Le film a été bien accueilli par la critique, qui a souvent salué l'interprétation de Bening, qui incarne un personnage au caractère bien trempé. Diana Nyad est un personnage difficile à aimer, et sa représentation dans le film n'est pas aseptisée. « Il était important de donner une image complète. On ne voit jamais de tels rôles pour les femmes », explique Vasarhelyi.

Dans son périple, Diana Nyad a été soutenue par son amie et entraîneuse Bonnie Stoll, incarnée par Jodie Foster dans le film. Bonnie Stoll a navigué aux côtés de sa meilleure amie, dirigeant l'opération et gardant le cap. « Chaque fois que vous allez nager, vous pensez bien sûr qu'elle va y arriver », a déclaré Bonnie Stoll à BBC News. « Et c'est pénible quand on ne le fait pas. Surtout pour elle, parce que cela signifie une autre année d'entraînement, parce qu'elle n'allait pas abandonner, quoi qu'il arrive. » Stoll fait autant partie de l'histoire que Nyad elle-même. « J'ai joué au racquetball pendant 10 ans et Diana était mon entraîneur de fitness, elle m'a beaucoup appris sur le fitness », explique Stoll. « Pour moi, c'était vraiment génial de pouvoir changer de cap et d'entraîner Diana dans quelque chose, et j'ai adoré ça. J'ai plus appris sur la volonté humaine que sur n'importe quoi d'autre. »

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Bonnie Stoll a fourni de la nourriture et des liquides à Nyad depuis le bateau. Elle a été aidée par des assistants, dont le chef navigateur John Bartlett, interprété par Rhys Ifans dans le film. « L'une des règles était de ne pas faire de sarcasmes », se souvient Stoll. « Et ne pas lui dire l'heure qu'il est. Mais c'était une équipe, c'est sûr. Si tout le monde fait son travail comme il se doit, le film sera un succès. » Stoll affirme que le film est « très » fidèle à la réalité. « La personnalité de Diana est plus complexe parce qu'elle est si diverse, mais le film est ce qu'elle est, dans tous les sens du terme », ajoute-t-elle.

L'un des aspects les plus intéressants du film est la manière dont Nyad surmonte les dangers. Les requins, par exemple, sont dissuadés grâce à un signal sonore perçant envoyé depuis le bateau. Cependant, Nyad a été piquée par une méduse sur l'avant-bras et le cou, ce qui a provoqué une grave détresse respiratoire et mis un terme à sa troisième tentative. Pour sa prochaine nage, elle a porté un masque de protection fait sur mesure.

Le succès de Diana Nyad en 2013 a été si extraordinaire que certains critiques ont émis des doutes. Ne s'est-elle vraiment pas accrochée au bateau à un moment donné pour reposer son corps ? Aurait-elle pu réussir sans aide en si peu de temps ? Nyad a été une figure de division parmi les nageurs d'endurance, avec une controverse autour de certaines de ses affirmations. L'Association mondiale de natation en eau libre a déclaré qu'il y avait une « lacune importante » dans les records pour sa nage réussie, et qu'elle n'avait pas été officiellement ratifiée. Le Guinness World Records a également annulé sa reconnaissance. Par ailleurs, Nyad avait déjà été accusée d'avoir exagéré ou fait des déclarations trompeuses sur ses précédentes nages, et a été décrite comme « un fléau de la communauté des nageurs de marathon qui se vante de ses propres mérites ». Mais son équipe a attribué son exploit au Gulf Stream, qui s'est déplacé rapidement en sa faveur, et Nyad a rejeté les questions en déclarant : « J'ai nagé. Nous avons réussi, notre équipe, à passer des rochers de Cuba à la plage de Floride, en toute propreté et dans le respect de l'éthique ». La Marathon Swimmers Federation (Fédération des nageurs de marathon) a également soutenu Nyad et a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve qu'elle avait triché. Le film Nyad essaie simplement d'en faire trop selon une critique. Chaque tentative de nage devrait ressembler à un thriller, les enjeux du moment à une séquence haletante, mais cela est compromis par les problèmes de rythme dans d'autres domaines.

Gertrude Ederle : La Première Conquérante de la Manche

Bien avant Diana Nyad, une autre nageuse américaine, Gertrude "Trudy" Ederle, a réalisé un exploit qui a marqué l'histoire de la natation mondiale et a récemment été porté à l'écran. Un exploit longtemps oublié. Le 6 août 1926, à 20 ans, l'Américaine Gertrude, dite « Trudy », Ederle devenait la première femme à réussir la traversée de la Manche à la nage. Une performance sensationnelle : en 14h39, elle battait même de près de deux heures le record de la traversée (effectuée dans son cas dans le sens France-Angleterre) établi par l'Italien Enrico Tiraboschi, en 1923. La fille d'immigrés allemands aura même droit à une parade géante à New York.

Deux ans plus tôt, à Paris, elle obtenait le bronze sur 100 m et 400 m aux Jeux Olympiques. Elle a également obtenu l'or au relais 4x100 m. Un tel parcours méritait bien un film. C'est chose faite grâce à Jerry Bruckheimer (connu pour Top Gun, Pearl Harbor…) et à Disney. Disponible sur Disney + à partir de ce vendredi, Face à la mer (Young Woman and the Sea en VO) est réalisé par Joachim Ronning. Interprète de Trudy Ederle, l'actrice britannique Daisy Ridley (Rey dans les derniers volets de la saga Star Wars) revient sur un projet qui lui tenait à cœur, tourné en grande partie en Bulgarie, au bord de la Mer Noire.

Daisy Ridley se souvient de la première fois où elle a lu le scénario : « C'était il y a quatre ans, au début du confinement. J'ai lu le script et j'ai été conquise par cette famille Ederle. C'était si bien écrit. J'en ai parlé à Joachim (Ronning, le réalisateur) mais les choses ont pris du temps. » Elle a appelé régulièrement le producteur Jerry Bruckheimer pour s'assurer que le projet voie bien le jour : « Je me disais que si on montrait tous qu'on était impliqués, ça rendrait le projet plus concret. Donc, j'envoyais beaucoup de messages du genre « Bonjour, quoi de neuf ? Là, je suis en tournage mais j'ai une dispo à telle période. Ce serait super si on pouvait glisser le film à ce moment-là… »

Pour se préparer à ce rôle physique, Daisy Ridley s'est entraînée pendant trois mois avant le tournage et a continué pendant qu'on tournait, totalisant environ six mois. Elle a bénéficié de massages et de cryothérapie après les séances, des luxes que Trudy n'avait pas. « Ce qu'elle a réalisé sur le plan physique, c'est très fort. Mais ce qu'elle a aussi réussi sur le plan mental en brisant une barrière psychologique pour les femmes, c'est incroyable et très inspirant », souligne Daisy Ridley. La partie la plus difficile a probablement été le manque de temps pour récupérer entre les prises. L'actrice était si fatiguée à la fin, mais contente, ayant réussi à nager comme Trudy, avec le bras un peu cassé sur son mouvement de crawl. Chaque scène de nage avait sa difficulté. La plus dure était peut-être la première, quand elle se baigne pour la première fois avec Tilda Cobham-Hervey (qui joue Meg, la sœur de Trudy), car l'eau était à environ six degrés. Pour les scènes de compétition, elle a dû travailler le sprint et l'endurance. Les deux tentatives de traversée de la Manche ont été filmées en neuf jours, ce qui était très dur d'affronter le froid, les courants et le timing serré. Le tournage, en pleine Mer Noire, a été particulièrement physique pour Daisy Ridley.

Pendant six mois, Daisy Ridley a été coachée par Siobhan-Marie O'Connor, la Britannique médaillée d'argent sur 200 m 4 nages aux JO 2016. Siobhan-Marie O'Connor a dû prendre sa retraite à 24 ou 25 ans, montrant des vies et des métiers tellement différents. Elle était aussi la coach mentale de l'actrice, toujours là pour l'encourager, lui étant d'un grand secours physiquement mais aussi mentalement. Daisy Ridley a parfois cru ne pas pouvoir y arriver. « Il y a quelques années sur un tournage, quelqu'un m'a dit : ''Sur votre lieu de travail, vous amenez des solutions. Vos problèmes, vous les amenez à vos amis.'' Quand je nageais, j'y allais à fond mais loin du plateau, c'était la panique. Je me demandais comment j'allais y arriver. Mais de retour sur le tournage, c'était reparti. » Lorsqu'on lui demande si elle tentera réellement de traverser la Manche à la nage, l'actrice répond en français : « Mais non ! »

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