Gilets de Sauvetage : Normes Internationales, Réglementations Canadiennes et Informations Essentielles pour la Sécurité Maritime

Dans le secteur maritime, le choix d’un gilet de sauvetage ou d’une aide à la flottabilité est un enjeu critique de sécurité, faisant la différence entre un incident et un drame. L'objectif du gilet de sauvetage n'est pas de supporter la totalité du poids du naufragé pour le maintenir au-dessus de l'eau, mais il se concentre seulement sur une poussée verticale pour soutenir les voies respiratoires du porteur hors de l'eau. En navigation, sa fonction première est de maintenir la tête du porteur hors de l’eau afin de laisser libres les voies respiratoires, même en cas d’inconscience. Les gilets de sauvetage, aussi appelés brassières de sauvetage, sont des vêtements de flottabilité individuelle qui peuvent être gonflables ou en mousse et permettent à une personne tombée à l’eau de ne pas couler. Ce matériel est donc un objet flottant et d’habillement sur le haut du corps qui augmente les chances de survie du porteur en cas d’incident. L'inventeur du gilet de sauvetage est l’explorateur et capitaine John Ross Ward, qui crée en 1854 sous la forme d’une ceinture en liège, le premier système de flottaison. Les gilets de sauvetage sont aujourd'hui conçus pour répondre à des normes et des dispositifs très précis, comme la Norme ISO ou les Newtons par exemple, afin de garantir au mieux la protection des pratiquants à bord de leurs bateaux.

En France, le port d’un gilet de sauvetage automatique ou en mousse est obligatoire durant toutes activités nautiques et doit être porté tout au long de la pratique pour assurer votre sécurité. Cet équipement, qui augmente vos chances de survie en cas de chute à l’eau, vous permet ainsi de flotter plus facilement à la surface en attendant l'arrivée des secours. Il est indispensable à bord, que vous soyez bon (ou mauvais) nageur, adulte, enfant, skipper professionnel de grande classe ou marin d'eau douce !

Classification des Gilets de Sauvetage et des Aides à la Flottabilité selon les Normes Internationales

Les normes ISO 12402 et EN définissent les exigences de flottabilité, de conception et de performances des équipements de sauvetage. La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275), ce qui correspond à une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. Plus le chiffre est élevé, plus le gilet vous aidera à flotter. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO), et cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet.

  • Aides à la flottabilité (50N) : Flottabilité minimale de 50 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. En dessous de 100 N, une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. Ces gilets ne proposent qu’une aide à la flottabilité et sont adaptés aux travailleurs des bases nautiques, structures de loisirs aquatiques et activités nécessitant une grande liberté de mouvement. Ils peuvent être utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils sont indiqués pour les bons nageurs, pour une utilisation en eaux protégées où les secours sont à proximité. Une aide à la flottabilité 50N est privilégiée pour les travailleurs en bases nautiques ou intervenants sur embarcations légères. Cependant, une aide à la flottabilité de 50N ne permet pas un dégagement des voies aériennes si la personne est inconsciente, et ne garantit pas automatiquement le retournement de la personne tombée à l’eau sur le dos afin de libérer ses voies respiratoires.

  • Gilets de sauvetage pour eaux protégées (100N) : Flottabilité minimale de 100 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. Ils sont utilisés en milieux plus calmes et conviennent aux travailleurs des ports, chantiers navals et personnels navigants en eaux intérieures. Un modèle 100N peut suffire pour les opérations en eaux protégées. Recommandé pour nageurs et non-nageurs, ce type de gilet est conçu pour les eaux protégées et eaux intérieures. La norme ISO 12402-4 / EN ISO 12402-4 (100N) garantit le retournement sur le dos d'une personne inconsciente, sauf dans de rares cas. Pour la plaisance (navigation à voile ou à moteur), il est recommandé de porter un gilet de 100N même si on navigue à moins de 2 milles nautiques d’un abri.

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  • Gilets de sauvetage pour eaux agitées (150N) : Flottabilité minimale de 150 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces gilets sont recommandés pour les opérations en eaux agitées ou les équipages de pêche hauturière, car ils assurent une protection efficace même avec des vêtements lourds. Ils sont destinés à toutes les eaux et garantissent le retournement sur le dos d'une personne inconsciente, sauf dans de rares cas. L'équipement 150N assure une flottabilité suffisante tout en garantissant la mobilité pour la pêche et la navigation côtière. Ces gilets sont fortement recommandés en cas de longue traversée, mais également en hiver, lorsque l’on est plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures, etc.).

  • Gilets de sauvetage pour haute mer et conditions extrêmes (275N) : Flottabilité minimale de 275 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes. L'ISO 12402-2 / EN ISO 12402-2 (275N) est indispensable pour les travailleurs en haute mer, les équipages de navires et les opérations offshore nécessitant un équipement résistant aux conditions extrêmes. Ce gilet est conçu pour les nageurs et non-nageurs, pour la haute mer et les conditions extrêmes. Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé. En cas d’accident, un gilet de 275N permet d’assurer une plus longue flottabilité et de garder la tête hors de l’eau plus facilement dans les vagues, d'autant plus si le temps est mauvais et que les secours mettront plus de temps à arriver.

Les professionnels doivent s’assurer que leur équipement est certifié CE et conforme aux réglementations maritimes en vigueur. Le choix d’un gilet de sauvetage ou d’une aide à la flottabilité pour les professionnels repose sur une analyse précise des risques et des réglementations applicables. Les normes ISO 12402 constituent une référence incontournable pour garantir la sécurité des travailleurs en milieu maritime. Il est fortement recommandé de se procurer un gilet de sauvetage qui satisfait aux exigences de la présente norme et qui a été approuvé par Transports Canada pour un type particulier d’activité.

Types de Gilets de Sauvetage : Gonflables et à Flottabilité Permanente

On peut distinguer les gilets de sauvetage selon deux grands critères : leur flottabilité et le matériau utilisé. Ce sont les deux grands types de gilet de sauvetage que vous pourrez trouver, avec les différents niveaux de flottabilité détaillés ci-dessus.

  • Gilets à flottabilité permanente (en mousse) : Ces équipements, moins chers à l’achat mais plus encombrants, assurent selon leur taille une flottabilité simple par mer calme jusqu’à une flottabilité active par mer agitée, permettant notamment le retournement. Ils présentent l'avantage de proposer une flottabilité permanente, dès l’instant où l’on tombe dans l’eau. Ils sont ainsi bien adaptés à la voile légère, aux catamarans de sport, à la planche. Ces activités se pratiquent souvent avec une combinaison Néoprène®, qui offre déjà un premier niveau de flottabilité, et pour lesquelles on pourra se contenter d’un gilet 50N. La mousse présente, en outre, une protection contre les chocs et protège du vent. Ces brassières ou gilets assurent par ailleurs à bord une certaine protection physique en cas de choc. Ils sont faciles à entretenir (il suffit de les rincer) et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable. Cependant, les gilets en mousse avec une flottabilité plus importante (100N-150N) proposent une moindre liberté de mouvement et peuvent être moins confortables lorsqu’il fait chaud. De plus, ils prennent plus de place sur un bateau. Les gilets en mousse se portent en plan d'eau fermé ou à 2 milles d'un abri. Ce type d’équipement a pour fonction principale d’assurer la flottaison de personnes tombées à l’eau et sachant nager.

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  • Gilets gonflables : Ces gilets, plus chers à l’achat, ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort et permettent une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Les gilets gonflables offrent une flottabilité idéale et une sécurité excellente. Ils sont disponibles en 100, 150 et 275 newtons, et se gonflent soit manuellement, soit automatiquement. Ces gilets sont conçus en forme de plastron et étant gonflables, la flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Cette particularité donne au gilet automatique un avantage important en termes de mobilité. À porter sur les vêtements, il n’entrave pas les mouvements et facilite manœuvres et déplacements à bord.

    • Gilet gonflable manuel : Il est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet. Pour les premiers, il suffit de tirer sèchement sur une poignée pour libérer le gaz de la cartouche et les gonfler.
    • Gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu’après immersion dans l’eau. Ces seconds se déclenchent seuls au contact de l’eau et se révéleront donc particulièrement utiles si la personne tombe à l’eau inconsciente. Il existe deux technologies différentes, intégrant une pastille de cellulose ou de sel qui va se désintégrer au contact de l’eau et déclencher l’ouverture de la cartouche.
    • Gilet gonflable automatique pressiostatique : Ce système fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute. Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz. Un indicateur visuel, situé à l'avant du mécanisme, permet à l'utilisateur de vérifier d'un coup d'œil le bon positionnement de la cartouche et le bon état de fonctionnement du système. Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme. La capsule automatique contient un ressort puissant, maintenu comprimé par un élément en papier hydrosoluble. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle. Tous ces gilets gonflables permettent également de retourner automatiquement la personne tombée à l’eau.

Réglementations et Cadre Législatif au Canada

La présente Norme nationale du Canada a été élaborée sous les auspices de l’Office des Normes Générales du Canada (ONGC), qui est un organisme relevant de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. L’ONGC participe à la production de normes facultatives dans une gamme étendue de domaines, par l’entremise de ses comités des normes qui se prononcent par consensus. Le Conseil canadien des normes a conféré à l’ONGC le titre d’organisme d’élaboration de normes nationales. En conséquence, les normes que l’Office élabore et soumet à titre de Normes nationales du Canada se conforment aux critères et procédures établis à cette fin par le Conseil canadien des normes. Outre la publication de normes nationales, l’ONGC rédige également des normes visant des besoins particuliers, à la demande de plusieurs organismes tant du secteur privé que du secteur public. Les normes de l’ONGC et les normes nationales de l’ONGC sont conformes aux politiques énoncées dans le Manuel des politiques pour l’élaboration et le réexamen des normes de l’ONGC. Étant donné l’évolution technique, les normes de l’ONGC font l’objet de révisions périodiques. Les informations archivées sont fournies aux fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elles ne sont pas assujetties aux normes Web du gouvernement du Canada et n'ont pas été modifiées ou mises à jour depuis leur archivage. Ces Normes nationales du Canada sont retirées par le présent avis en raison du manque de support pour leur révision. Le Conseil canadien des normes exige que les organismes accrédités d'élaboration de normes, tel que l’ONGC, effectue régulièrement un examen des normes consensuelles afin de déterminer s’il y a lieu d’en renouveler l’approbation, de les réviser ou de les retirer. Le cycle d’examen d’une norme est généralement de cinq ans à partir de la date de publication de la dernière édition de celle-ci. L’information contenue dans ces normes a été élaborée initialement en vertu d’une initiative volontaire d’élaboration de normes de l’ONGC. Elle peut ne plus représenter l’information disponible et/ou l’information la plus actuelle ou la plus fiable à ce sujet. L’ONGC décline par la présente toute responsabilité à l’égard de toute affirmation, déclaration ou garantie de validité scientifique ou d’exactitude technique implicite ou explicite relative à l’information contenue dans ces normes.

La présente norme a été incorporée par renvoi au Règlement sur l’équipement de sauvetage pris en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada. Deux des objectifs énoncés dans la Loi sur la marine marchande du Canada sont de protéger la santé et le bien-être de ceux qui participent au transport et au commerce maritimes, y compris l’équipage, et d’établir un programme efficace d’inspection et d’exécution de la loi. La loi accorde à Transports Canada le pouvoir d’établir des règlements qui permettront d’atteindre ces objectifs. Divers règlements, notamment le Règlement sur l’équipement de sauvetage, le Règlement sur les petits bâtiments et le Règlement sur l’inspection des petits bateaux de pêche établissent des exigences relatives à la présence de gilets de sauvetage à bord des bâtiments canadiens. Le règlement stipule également que c’est Transports Canada qui a la responsabilité d’approuver les gilets de sauvetage. Les utilisateurs de la présente norme devraient savoir que l’autorité en matière d’approbation pour les gilets de sauvetage au Canada, Transports Canada, Sécurité maritime, exige que des marques additionnelles figurent sur le gilet de sauvetage lorsqu’une approbation est accordée, ce qui comprend, par exemple, le numéro d’approbation, l’information sur l’approbation, l’organisme qui l’a approuvé et les restrictions quant à son utilisation.

Les utilisateurs de la présente norme devraient savoir qu’il n’existe pas un modèle de gilet de sauvetage pouvant offrir une protection adéquate à toutes les personnes, dans toutes les circonstances. Les gilets de sauvetage sont conçus pour augmenter les chances de survie d’une personne, sans toutefois la garantir.

Exigences Générales et Spécifiques pour les Gilets de Sauvetage

Les gilets de sauvetage doivent être fournis dans des classes, catégories et tailles spécifiques. Ils doivent permettre l’auto-redressement de la plupart des utilisateurs, notamment pour les catégories 1, 2 et 3. La méthode d’enfilage et d’ajustement doit être évidente pour une personne non formée à cet effet. Le gilet de sauvetage doit offrir un certain confort à l’utilisateur et lui permettre d’effectuer certains mouvements, tant dans l’eau qu’à l’extérieur. Le fabricant peut désigner les grandeurs du tour de poitrine. Le gilet de sauvetage doit être fonctionnel dans une plage de températures d’eau salée de 1 à +30 °C.

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Matériaux et Construction : Le gilet de sauvetage doit être imputrescible, résistant à la corrosion et ne pas être indûment altéré par l’eau de mer, le carburant ou les éléments fongiques. Le tissu extérieur doit résister à la perforation, au déchirement et à l’usure. Les tissus sur lesquels repose l’intégrité structurale doivent être conformes à CAN/CGSB-65.19-2004. Les gilets de sauvetage à revêtement polymère doivent être revêtus d’un composé entièrement réticulé de chlorure de polyvinyle ou d’acétate de chlorure de polyvinyle. Lorsqu’il y a un risque d’effilochage, les extrémités coupées des éléments de confection et des éléments tissés ou tressés doivent être rentrées et piquées, ou l’équivalent, de manière à ce qu’elles ne s’effilochent pas. La résistance du gilet de sauvetage doit être suffisante pour permettre à son utilisateur d’être hissé à bord d’une embarcation. Toutes les coutures structurelles doivent être effectuées au point de chaînette et être situées de manière à favoriser le développement de la pleine résistance de l’extérieur.

Visibilité et Repérage : Afin de faciliter le repérage, le tissu extérieur du gilet de sauvetage doit être de couleur rouge, orange ou jaune, ou une combinaison de ces couleurs, conformément à CAN/CGSB-65.19-2004, tissu de type I. Les gilets de sauvetage doivent être pourvus de matériaux rétroréfléchissants d’une superficie totale d’au moins 400 cm2 distribués de manière à ce qu’ils soient utiles lors de recherches depuis les airs ou la surface de l’eau, dans toutes les directions. En ce qui concerne les gilets de sauvetage réversibles, la disposition de ces matériaux devrait respecter cette exigence, peu importe de quel côté le gilet de sauvetage est porté. Le matériau rétroréfléchissant doit être distribué de manière à réfléchir la lumière uniformément dans toutes les directions, autour et au-dessus du gilet de sauvetage. Si le gilet de sauvetage est conçu pour un enfant ou une jeune personne et qu’il ne peut offrir une superficie suffisante au-dessus du niveau d’eau, il doit alors être possible d’y fixer un matériau rétroréfléchissant d’au moins 300 cm² (pour une jeune personne) et d’au moins 200 cm2 (pour un enfant), en autant que la plus grande valeur possible soit utilisée sur la superficie visible à la surface.

Éléments de Sécurité Complémentaires : En addition du gilet de sauvetage, de nombreux équipements supplémentaires peuvent s'ajouter afin de le rendre davantage efficace et d'améliorer son fonctionnement. Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixée sur l'équipement individuel de flottabilité, à savoir la brassière ou le gilet de sauvetage. Chaque gilet de sauvetage doit être doté d’un porte-lumière de repérage des naufragés sur lequel on peut fixer une lumière compatible satisfaisant aux exigences minimales énoncées dans le document intitulé Life‑Saving Appliances, édition 2003 de l’OMI. De plus, il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté. Chaque gilet de sauvetage doit être muni d’un sifflet solidement attaché par un cordon. Le sifflet doit être situé de manière à ce qu’il soit visuellement et physiquement accessible et que l’utilisateur puisse s’en servir lorsqu’il est dans l’eau. Le sifflet doit être conforme à ISO 12402-8: 2006.

Des articles comme des dispositifs de protection du visage et de protection oro-nasale, des sangles d’entre-jambe et des poches sont des éléments optionnels qui peuvent faire partie du gilet de sauvetage. La sous-cutale (pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête), la boucle de harnais en tissu, la fenêtre de visualisation de la cartouche, les bandes réfléchissantes, le sifflet, la poche pour balise personnelle, la lampe flash SOLAS, la capuche anti-embruns ne sont pas des gadgets. Certains gilets de sauvetage très complets sont équipés de poches, ce qui est utile pour garder sur soi du matériel comme une VHF marine portable. La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance, avec un gilet par personne embarquée.

En cas de conditions de navigation difficiles, le harnais de sécurité garantit des déplacements plus sûrs sur le pont. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie.

Entretien et Durée de Vie des Gilets de Sauvetage

Les gilets de sauvetage ont une durée de vie limitée, accentuée par les agressions auxquelles ils sont soumis (rayonnement ultra-violet, en mer avec le sel, abrasion, micro-organismes, hydrocarbures, compression, etc.). En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé, le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayonnements solaires est recommandé, et les réparations de fortune sont déconseillées. Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Pour les gilets gonflables, il faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet. Il est recommandé de faire une révision annuelle pour rester efficace le jour où vous en aurez besoin. Un gilet gonflable se contrôle dans son intégralité : état de la vessie, état de la cartouche CO₂, pastille de déclenchement, sangles.

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