Guide d'Achat du Voilier Coco : Explorer un Classique du Mini

Le voilier Coco, œuvre emblématique du designer Philippe Harlé et construit avec l'expertise du chantier Archambault, occupe une place particulière dans le cœur des marins. Salué comme "un excellent bateau" par libideau, il est fréquemment qualifié de "bijou" par des passionnés comme Cyrille34. Dès les premières impressions, des commentaires tels que "en voilà un qui n'est pas mal" de Tof26 ou l'enthousiasme d'Estran qui s'exclame "Pfiouuuu il a de la gueule je trouve," soulignent son attrait esthétique et ses qualités intrinsèques. Jean (BAB'S) a même confié après une acquisition : "nice!", tandis que Seemann l'a encouragé en déclarant : "Tu vas te régaler, profites en bien !!!". Ce consensus autour de la qualité du Coco, "Effectivement, il a l'air tip top" selon Cyrille34, en fait un sujet d'intérêt constant pour les amateurs de voile.

Héritage et Conception : Le Coco Archambault, Pionnier des Minis

Le Coco est bien plus qu'un simple voilier ; il est considéré comme le premier vrai Mini de série, ayant marqué son époque par une approche novatrice dans la conception des voiliers de petite taille destinés à la course au large. Bien qu'il ne soit "plus à la jauge Mini depuis belle lurette" et qu'il ne soit "plus capable de tenir la distance face à ses successeurs actuels, qu’il s’agisse du Pogo 3 (ou du futur Pogo 4) ou du Maxi 650 avec son étrave ronde," son héritage demeure incontestable. Les "qualités marines tout à fait remarquables" du Coco d'Archambault en ont fait sa renommée.

Avec ses 6,50 mètres de longueur de coque et une largeur maximale de 2,70 mètres, le Coco présentait des innovations significatives pour son époque. Son étrave, par exemple, "n’était pas encore ronde, mais elle était déjà droite," préfigurant les designs modernes. Cette conception lui conférait une "grande raideur à la toile," essentielle pour la performance, et une "grande stabilité de route." Un élément distinctif de cette version était son safran unique, "articulé sur un aileron, sur toute sa hauteur." Si cet aileron contribuait à la stabilité directionnelle, il avait également un impact sur la manœuvrabilité, rendant "la barre un peu lourde" pour certains.

En dépit des avancées technologiques des Minis contemporains, le Coco "est quand même capable de planer joyeusement au portant et au largue serré, même dans un vent médium." Cette capacité à glisser sur l'eau offre des sensations de vitesse et de plaisir en navigation, très appréciées par les propriétaires. Le gréement d’origine, de type fractionné et équipé de barres de flèches dans l’axe, demandait aux équipiers de "jouer avec des doubles bastaques" pour un réglage optimal des voiles, une particularité technique à considérer pour les futurs acquéreurs.

Aménagements Intérieurs et Vie à Bord : Confort et Fonctionnalité

Le plan Harlé, tel qu'il a été concrétisé par Archambault, ne se limitait pas aux performances, mais prenait également en compte le confort à bord. Le voilier offrait des "emménagements suffisants pour la croisière," permettant des séjours prolongés en mer. L'un des atouts majeurs était sans conteste son "rouf panoramique très agréable qui apportait pas mal de lumière, et même quelques panneaux de bois," créant une atmosphère chaleureuse et lumineuse à l'intérieur. Le "maître-bau déjà important (2,70 mètres, on n’était pas encore à 3 mètres comme aujourd’hui…)" contribuait à un "volume intérieur appréciable," un avantage considérable pour un bateau de cette taille, offrant un espace de vie plus généreux qu'on ne l'imaginerait.

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Les concepteurs ont pensé aux détails pratiques pour la vie quotidienne en mer. Les "bannettes latérales se prolongent sous le cockpit et peuvent accueillir n’importe quel gabarit de dormeur," maximisant l'espace de couchage disponible. La cuisine, bien que "spartiate," était fonctionnelle avec "un réchaud, une réserve d’eau ainsi qu’une bassine officiant en qualité d’évier couvrent l’essentiel des besoins." Cette configuration souligne l'orientation du Coco vers une croisière simple mais efficace. De plus, une attention particulière a été portée à la sécurité et à la facilité d'utilisation avec l'ingénieux système où "toutes les manœuvres sont ramenées au cockpit," évitant ainsi de se "aventurer plus en pied de mât pour y prendre un ris." Cette caractéristique améliore non seulement la sécurité de l'équipage, mais aussi le confort de navigation, permettant un contrôle centralisé du bateau.

L'Évolution du Modèle : Le Coco GL Composites et ses Adaptations

Face au succès et à l'intérêt durable pour le Coco, un chantier nommé GL Composites a décidé de "relancer le Coco" entre 2001 et 2006. Cette initiative a apporté "quelques modifications mineures" visant à moderniser le design et à simplifier certaines manœuvres. La version produite par ce chantier est désignée sous l'appellation "Coco GL."

Les changements les plus notables sur le Coco GL concernaient principalement le gréement et la configuration du safran. Sur cette nouvelle mouture, "les bastaques avaient disparu grâce à l’adoption de barres de flèches poussantes," une amélioration technique qui simplifiait grandement la gestion du gréement sans altérer fondamentalement le plan de voilure, lequel "restant identique." Cette modification a rendu le bateau plus accessible et moins exigeant en termes de réglages. Parallèlement, "l’aileron devant le safran avait été supprimé," une décision qui visait probablement à alléger la barre et à améliorer la maniabilité, corrigeant ainsi l'un des retours d'expérience sur la version originale Archambault.

Pour un acheteur potentiel, il est important de bien distinguer ces deux versions. Comme le suggère martel51, il est pertinent de "Regarde[r] sur le certificat de GL composite" pour confirmer l'origine et les spécifications exactes du bateau. Les discussions entre propriétaires, où Herver admet "Et bien j'ai dit une bêtise" avant de se corriger avec "On est bien d'accord !!", mettent en lumière l'importance de s'informer précisément sur les caractéristiques de chaque Coco, qu'il soit Archambault ou GL Composites, pour éviter toute confusion et s'assurer que le bateau correspond aux attentes.

Le Coco en Compétition et au Large : Une Preuve de Robustesse

La réputation du Coco n'est pas seulement celle d'un croiseur confortable ; elle est aussi solidement ancrée dans ses performances en course au large, notamment lors de la mythique Mini Transat. En 1987, une édition mémorable a vu "seize Coco prennent le départ," une forte représentation qui témoignait déjà de la confiance des coureurs en ce monotype. L'exploit le plus remarquable fut que "Tous [les Coco] arriveront," prouvant la robustesse et la fiabilité de la conception de Philippe Harlé face aux rigueurs de l'Atlantique. Et, comme le soulignent les observateurs, "excusez du peu, cinq d’entre eux se classeront parmi les neuf premiers," une performance exceptionnelle qui a ancré le Coco dans la légende de la Mini Transat.

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Bien que le Coco "ne soit plus à la jauge Mini depuis belle lurette" et qu'un "mini n'ayant pas régaté… non" (Super nova) puisse avoir du mal à concourir avec les prototypes actuels, ses "qualités marines tout à fait remarquables" lui permettent de conserver un excellent potentiel sportif en régate amicale ou pour des navigations rapides. Les "conditions de notre essai en baie de La Rochelle - vent d’ouest de 10 à 12 nœuds et mer belle - sont idéales pour apprécier les qualités de stabilité de la carène," confirmant que le bateau conserve toute sa vivacité. Il est souligné que "Le lit du vent franchi, sitôt son génois plein, le bateau retrouve sa vitesse cible avec une facilité déconcertante." En régate, la gestion de l'équipage est optimisée : "autour de trois bouées, trois équipiers est le maximum," attestant de l'efficacité du design même avec un équipage réduit. Les discussions entre propriétaires, avec des questions comme "Partir au planning?" et des réponses affirmatives comme celle de Jean (BAB'S) ("Oui, j'en suis à peu près certain"), confirment la capacité du Coco à offrir des sensations de glisse, même s'il n'atteint pas les vitesses extrêmes des Minis modernes aux étraves rondes et aux appendices sophistiqués.

Expériences de Vie et Voyages Marquants : Le Coco, Compagnon d'Aventure

Le Coco n'est pas seulement un bateau, c'est un partenaire d'aventure, comme en témoignent de nombreux propriétaires. L'histoire de Laura et Yann en est une illustration éloquente. Ce couple, qui a "posé leur sac à terre" après des années de navigation, "prennent toujours la mer à la barre de leur Coco." Yann, ingénieur en structure mécanique à La Rochelle, a même vécu sur son voilier et officié en tant que chef de bord sur des First Class 8 de la Faculté, démontrant la polyvalence du Coco comme habitation et plateforme d'apprentissage. Laura, étudiante en géographie physique du littoral, partageait cette passion pour la mer. Ensemble, ils ont "vagabondé trois années durant," explorant des destinations lointaines telles que "Les Canaries, le Cap-Vert, les Antilles bien sûr," des lieux idylliques pour ces "mordus de kitesurf." Leurs voyages n'ont pas été sans défis, comme en témoignent "des étapes dures aussi, comme ces 37 jours de mer qui les conduisent aux îles Gambier," prouvant la résilience du bateau et de son équipage. Malgré leurs explorations, ils ont reconnu qu'"à trop explorer le monde, on finit par manquer de temps pour en faire le tour," une réflexion pleine de sagesse.

Leur aventure a également inclus un projet de rénovation ambitieux. Le "remontage d’un nouvel accastillage, au demeurant très complet, ainsi que les peintures et l’aménagement intérieur constituent l’étape suivante." Ce processus a révélé "d’autres malices chères au couple," soulignant la personnalisation et l'ingéniosité possibles sur un Coco. L'investissement financier pour "rendre ses lettres de noblesse à leur nouveau compagnon" s'est élevé à "4 460 €," pour un "coût global de l’ordre de 10 000 €," incluant l'acquisition. Cette anecdote met en lumière la faisabilité de projets de restauration sur ce type de voilier. Cependant, même un Coco bien entretenu peut avoir ses petites faiblesses. Selon l'expérience de Laura et Yann, "le seul défaut du bateau ne relève en fait pas de lui : son moteur hors-bord d’une puissance de 4 ch est capricieux à souhait," une remarque pertinente pour tout futur acquéreur concernant l'importance de la fiabilité du moteur auxiliaire.

D'autres propriétaires partagent également leurs expériences, comme Penn-Kalet qui se souvient : "J'avais un Coco Archambault, version Mini." Deriveur1, lui, précise : "Mon Coco est de 1993, gréé en z-spars," montrant la diversité des configurations et des équipements que l'on peut trouver sur ces voiliers. Ces témoignages variés contribuent à construire une image complète du Coco comme un bateau polyvalent, adapté à la fois à la croisière côtière, aux voyages lointains et aux défis de la régate.

Conseils Pratiques pour l'Acquisition et la Vente : Naviguer sur le Marché de l'Occasion

L'acquisition d'un voilier Coco sur le marché de l'occasion est une démarche qui peut être riche en découvertes et en opportunités. La présence de plusieurs annonces, comme celle de Le Montagner en 2014 ("Coco à vendre! Coco de 1990, 12 500€, visible dans le sud des Pays-Bas. Il est prêt à naviguer") ou les questions de disponibilité de Losq et NICOLAS ("Ce bateau est il tjs disponible à la vente svp ?" et "Votre Voilier Coco est il toujours à vendre .."), attestent de la vivacité de ce marché. Jean (BAB'S) a même précisé : "Je viens de baisser le prix à 10590 Eur!" pour un Coco à vendre, indiquant la possibilité de négociation.

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Lors de la recherche, il est crucial de bien inspecter le bateau. Des récits comme celui de Jean (BAB'S) qui a "visité sous une pluie persistante…" soulignent que les conditions météorologiques ne doivent pas décourager une inspection approfondie. Une visite minutieuse permettra de repérer d'éventuels problèmes et d'évaluer l'état général de la structure, du gréement et des équipements. La négociation fait partie intégrante du processus d'achat, et comme l'a expérimenté Penn-Kalet, "Le gars m'a un peu baissé le prix," ce qui indique qu'il y a souvent une marge de manœuvre.

Concernant la motorisation, un point souvent débattu est la puissance requise pour un Coco. Jean (BAB'S) estime qu'un "5cv [est] largement suffisant selon moi," un avis que Herver renforce en affirmant que "Il vaut mieux vu le programme du bateau." Cependant, l'expérience de certains propriétaires, comme celle de Laura et Yann avec leur "moteur hors-bord d’une puissance de 4 ch [qui était] capricieux à souhait," met en évidence que la fiabilité est tout aussi, sinon plus importante que la puissance nominale. Il est donc recommandé de s'assurer de l'état et de l'entretien du moteur auxiliaire.

Pour s'aider dans la prise de décision, plusieurs ressources sont à disposition des futurs propriétaires. Des documents historiques comme "l'essai V&V" (Voile & Voiliers) sont précieux pour comprendre les caractéristiques d'origine du Coco, comme le mentionne cocopapa. La présence d'une "check list" est également appréciée, comme le montre le commentaire de Jean (BAB'S) : "Merci pour la check list." Pour une immersion plus visuelle, "Un lien d'une petite video de Pen Kalet" peut offrir un aperçu de la navigation sur ces voiliers. Enfin, la communauté des propriétaires de Coco est active, comme l'indique Penn-Kalet : "y'a une page FB coco650. :)." Ces plateformes sociales sont d'excellents lieux d'échange d'informations, de conseils et de partage d'expériences. L'acquisition d'un Coco représente non seulement l'achat d'un bateau, mais aussi l'entrée dans une communauté de passionnés, souvent très aidante, comme le manifeste l'échange où libideau dit "Merci Gil."

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