Les championnats du monde de natation à Barcelone ont été le théâtre de performances mémorables, notamment pour l'équipe de France, qui a su briller tant dans les épreuves de relais qu'individuelles. Au cœur de ces succès, le relais 4x100m nage libre masculin a écrit une page d'histoire, captivant l'attention par son audace et son esprit d'équipe, et marquant les esprits par des temps de passage décisifs et des chronos personnels réalisés sous haute pression.
Le Relais 4x100m Nage Libre Masculin : Un Triomphe Inattendu et ses Temps de Passage Stratégiques
Dimanche 28 juillet, le quatuor français composé de Yannick Agnel, Florent Manaudou, Fabien Gilot et Jérémy Stravius a conquis le Monde, un an après avoir été sacrés champions olympiques. Ce relais a remporté le premier titre mondial de son histoire à Barcelone, obtenant ainsi le seul titre qui manquait au palmarès du relais tricolore. Le scénario a été identique aux Jeux Olympiques de Londres : les Français ont devancé sur le fil, en 3 minutes 11 secondes 18, les États-Unis, deuxièmes en 3 minutes 11 secondes 42, et la Russie, troisième en 3 minutes 11 secondes 44, soit exactement le même podium qu'aux JO de Londres. L'Australie de James Magnussen, tenante du titre et qui avait réalisé les meilleurs chronos de la saison, a échoué à la 4e place en 3 minutes 11 secondes 58, là encore comme aux Jeux.
Ce succès confirmait la régularité du relais 4 × 100 m libre français, qui, depuis les JO 2004, avait remporté une médaille dans tous les championnats en grand bassin pour lesquels il était qualifié. Par un étrange hasard, c'est à Barcelone, aux Mondiaux 2003, que l'histoire de ce relais avait vraiment débuté, avec notamment Fabien Gilot, où les Tricolores avaient décroché leur première médaille mondiale (bronze), grâce à un dernier relais d'anthologie de Frédérick Bousquet.
Malgré leur statut de champion olympique, le relais français, médaillé d'argent aux Mondiaux 2011 à Shanghaï, était loin d'être favori, aucun Tricolore ne figurant dans le top 10 mondial de la saison sur le 100 mètres. Le quatuor lancé par Yannick Agnel est parti sur un petit rythme, au point de boucler les 100 premiers mètres à la quatrième place. À mi-course, toute chance de victoire paraissait même abandonnée, les Français pointant à la 6e place, après un premier relais plutôt lent de Yannick Agnel, qui a nagé en 48 secondes 76. Les médaillés d'argent aux JO de Londres avaient d'ailleurs pris la quatrième place des séries dans la matinée avec une équipe de remplaçants, composée de Grégory Mallet, William Meynard, Amaury Leveaux, en plus de Fabien Gilot, le seul à conserver sa place en finale. Agnel a déclaré aux anges : "Ce titre représente beaucoup. J'ai essayé de lancer le relais, mais c'était compliqué, car je n'ai pas réalisé un temps mirifique. Il faut remercier les huit qui composent ce relais." Amaury Leveaux, Grégory Mallet et William Meynard avaient nagé avec Fabien Gilot lors des séries le matin, Frédérick Bousquet étant remplaçant.
Malgré le départ poussif d'Agnel, et la belle tenue de Florent Manaudou, qui a nagé son relais en 47 secondes 93, les Français semblaient à l'agonie à la 6e place. Mais ils ont été remis dans la course par un troisième relais exceptionnel de l'ancien, Fabien Gilot, auteur d'un temps explosif de 46 secondes 90. Fabien Gilot a alors revêtu son habit de super-héros pour replacer la France dans la lutte. Le nageur Fabien Gilot était aux anges après ce titre.
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Jérémy Stravius, le polyvalent de l'équipe, qui avait été immensément déçu de ne pas courir la finale à Londres après avoir pris part aux séries, a ensuite réussi à s'imposer à la bagarre en prenant tous les risques lors du passage de relais, avec un temps de 47 secondes 59. Il a sauté sur le fil le dernier relayeur américain, James Feigen. Le nageur d'Amiens était 4e quand il a pris le relais. Jérémy Stravius a constaté tout sourire : "On n'était pas favoris, c'est un hold-up." Il a ajouté : "En faisant la sieste cet après-midi, je rêvais de cette situation de course : être derrière tout le temps, puis toucher devant… Le relais, c'est la force d'une équipe et je pense que l'équipe de France est la meilleure là-dessus. En tout cas, aujourd'hui nous avons prouvé que nous étions meilleurs que les Américains, les Australiens et les Russes qui étaient largement favoris. Dans les quinze derniers mètres, je n'ai pas respiré, j'ai touché et il s'est passé peut-être deux secondes avant que mes trois copains explosent de joie. Là, j'ai compris que nous étions premiers. C'était un moment magique et encore, le mot magique, c'est faible pour décrire ça…". Manaudou a rigolé : "Moi, c'était mon premier relais. Les mecs m'avaient dit : 'Tu verras, après ça, tu auras envie de nager pour dix ans'". Jérémy Stravius : "On n'était pas favori mais on savait que chaque année les favoris ne gagnent pas forcément. Là, c'est vraiment le hold-up".
Cette victoire n'était pas anodine. C'était seulement la quatrième fois que le titre mondial échappait aux États-Unis, après 2001 (Australie), 2003 (Russie) et 2011 (Australie). Les Français, pas les meilleurs du monde sur le plan individuel, semblaient condamnés à jouer les arbitres dans la bagarre entre les gros bras australiens, couronnés en 2011 à Shanghai, américains et russes. Fabien Gilot a plaisanté : "Barcelone, c'est tous les 10 ans, mais dans 10 ans je ne serai plus là". Il avait failli mettre un terme à sa carrière en octobre dernier.
Performances Individuelles et Temps Personnels Notables à Barcelone
Les championnats de Barcelone ont également mis en lumière de nombreuses performances individuelles et des chronos personnels significatifs pour les nageurs français.
Les Sprint Hommes : Le 50m et 100m Nage Libre
Pour Florent Manaudou, champion olympique il y a un an à Londres sur le 50m nage libre, tout s'est joué au départ lors de la finale. Auteur d'un mauvais départ, il a réalisé un chrono de 21 secondes 64 et son partenaire d'entraînement et compatriote Frédérick Bousquet a terminé huitième et dernier en 21 secondes 93. Florent Manaudou a expliqué : "Je ne prends pas le départ que je prends d'habitude. Pourtant je suis bien avant la course, je ne suis pas trop crispé et je vois que je ne prends pas assez au départ et que ça revient à côté de moi. A partir de là, ce n'est plus la même course. On revient mieux d'un échec que d'une victoire." Frédérick Bousquet a quant à lui expliqué avoir manqué de gaz dans cette course : "Il n'y avait plus grand-chose comme énergie, j'ai essayé de rester le plus 'relax' possible, de rester concentré, même si ce soir il manquait quelque chose. Mais je suis très heureux d'avoir participé à cette finale."
Pourtant, la veille, Manaudou avait remporté sa demi-finale en réalisant la meilleure performance mondiale de l'année avec un temps de 21 secondes 37. L'objectif était qu'on se qualifie tous les deux, on a fait toute l'année ensemble, presque toutes les courses ensemble, et encore une fois demain. Bousquet, qui nageait en même temps que lui, a signé le cinquième temps de ces demi-finales avec une marque à 21 secondes 62. Bousquet avait même prédit : "Je ne serai pas étonné de le voir (Florent Manaudou) nager encore plus vite demain. Et pour les deuxième ou troisième places, c'est plus ouvert. Je vais aller brûler un cierge."
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Dans la finale du 100m nage libre, Fabien Gilot a pris la septième et avant-dernière place. L'Australien James Magnussen a conservé son titre de champion du monde, réalisant un chrono de 47 secondes 71 pour devancer les Américains James Feigen (47 secondes 82) et Nathan Adrian (47 secondes 84), champion olympique en titre. C'était une nouvelle déception pour Fabien Gilot qui courait toujours après un podium mondial en individuel. Le Français s'était pourtant qualifié pour la finale en réalisant le sixième temps des demi-finales (48 secondes 21), prenant la deuxième place de sa course derrière le champion olympique américain Nathan Adrian (47 secondes 95). Gilot avait fini cinquième des Mondiaux de Shanghai il y a deux ans. En revanche, le Français William Meynard, médaillé de bronze en 2011, avait été éliminé dès les séries. Le champion du monde du 100m nage libre, l'Australien James Magnussen, s'était classé neuvième en demi-finale et avait donc été éliminé.
Le Dos : La Domination de Lacourt et Stravius
Jour 8, dimanche 4 août, Camille Lacourt et Jérémy Stravius ont régalé. Le nouveau champion du monde, deuxième à Shanghai en 2011, a nagé en 24 secondes 42 sur 50m dos, ses deux dauphins en 24 secondes 54. "Voilà, on a fait un et deux, comme c'était prévu!! on se retrouve tous les deux sur le podium. Ça fait du bien après les quelques mois qui viennent de passer." Les deux hommes s'étaient en effet présentés comme favoris au lendemain des demi-finales, lors desquelles ils avaient réalisé les deux meilleurs temps des huit qualifiés et, au passage, les deux meilleures performances de l'année. Lacourt avait réalisé la meilleure performance mondiale de l'année en nageant en 24 secondes 39, tandis que Stravius avait nagé en 24 secondes 45. Lacourt, meilleur temps des demi-finales, avait déclaré : "J'affiche mes ambitions, qui sont très élevées, même si c'est un 50 où on n'a pas le droit à l'erreur. J'y vais pour gagner. Il y a une part de jeu car je n'ai rien à perdre. J'ai les crocs, je ferai tout pour y arriver. J'ai encouragé les copains, je me suis entraîné tranquillement en attendant aujourd'hui. Il fallait être patient, même si c'est un peu long. Il n'y a pas de stress, mais de l'envie."
Camille Lacourt avait manqué ses Jeux olympiques 2012, conclus par une quatrième place sur 100m dos, avant de s'accorder plusieurs mois sabbatiques qui auraient pu sonner le glas de ses ambitions à Barcelone. Il a ainsi décroché deux titres au cours de la soirée du 4 août, étant devenu champion du monde du 50m dos 90 minutes auparavant et ayant lancé le relais 4x100m quatre nages avec deux premières longueurs en dos.
Concernant le 100m dos, Jérémy Stravius a vécu une déception, terminant troisième derrière les Américains Matt Grevers, déjà champion olympique de la discipline, et David Plummer. Stravius avait été sacré co-champion du 100 m dos aux Mondiaux 2011 à Shanghai, en finissant ex aequo avec son compatriote Camille Lacourt. Ce dernier avait pris la 5e place. Cette médaille de bronze, la deuxième pour la France après celle glanée lundi par Frédérick Bousquet sur 50 m papillon, a pu donner quelques regrets à Stravius, qui était arrivé à Barcelone avec le meilleur chrono mondial. En demi-finale, Jérémy Stravius et Camille Lacourt s'étaient qualifiés en finale du 100 mètres dos, signant les troisième et cinquième temps respectivement.
Le Papillon et le Quatre Nages
Frédérick Bousquet, à 32 ans, le vétéran de l'équipe de France, a retrouvé le sourire après sa non-qualification aux derniers Jeux Olympiques à Londres en décrochant le bronze sur 50m papillon. Le tenant du titre, le Brésilien Cesar Cielo, a conservé sa couronne devant l'Américain Eugene Godsoe. L'or s'était joué à plus de 23 secondes, dans une course moins rapide que les demi-finales, de quoi laisser quelques regrets à Frédérick Bousquet. Florent Manaudou, l'autre Français en finale du 50 mètres papillon, avait terminé huitième et dernier.
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Mélanie Hénique, quant à elle, a pris la sixième place de la finale du 50m papillon, ne regrettant rien. Mélanie Hénique n'était pas favorite de la course. Elle avait obtenu sa qualification après une folle journée marquée par un tour de barrage dans les séries face à l'Allemande Alexandra Wenk, les deux nageuses ayant obtenu le 16e temps, avant de signer le quatrième temps des demi-finales. Le titre de championne du Monde est revenu à la Danoise Jeanette Ottesen.
Jérémy Stravius, double médaillé depuis le début des championnats du monde de natation de Barcelone, a été éliminé ce matin dès les séries du 200m quatre nages. Titré sur le relais 4x100m et médaillé de bronze sur 100m dos, le nageur d'Amiens a réalisé le 17e temps des séries (2'00"00) et manqué la qualification pour les demi-finales pour un centième de seconde.
Le Demi-fond et la Brasse
Yannick Agnel a brillé sur le 200m nage libre, s'adjugeant l'or le mardi 30 juillet. Le Français a devancé l'Américain Conor Dwyer et le Russe Danila Izotov. Le nageur de 21 ans, déjà couronné dimanche avec le relais du 4x100 m nage libre, a fait la course en tête dès la première longueur et a fini en 1'44"20, plus d'une seconde de mieux que son dauphin (1'45"32). "Pour tout vous dire, je ne m'y attendais pas. Je me suis dit fais ce que tu sais faire simplement, essaie de réitérer ce que tu as pu nager à Londres et puis on verra bien." Cette deuxième médaille à Barcelone a éclipsé quelque peu la polémique qui avait éclaté au début des Mondiaux sur les conditions de sa rupture avec son ancien entraîneur, Fabrice Pellerin, et de son déménagement à Baltimore, aux États-Unis. Outre ce psychodrame, ses championnats avaient commencé sur un petit rythme, à l'image de son relais plutôt lent lors de la finale du 4x100 nage libre. En demi-finale du 200 m nage libre, Yannick Agnel, qui avait longtemps hésité avant de participer aux épreuves individuelles des Mondiaux de Barcelone, n'avait réalisé que le cinquième temps avec un temps peu encourageant de 1'47"01. En qualifications, il avait réalisé le cinquième chrono des demi-finales en 1'47''01, le plus rapide étant le Russe Danila Izotov (1'45''84).
Camille Muffat a vécu une journée "catastrophique" lors de la finale du 400m nage libre, n'y prenant que la septième place avec un temps médiocre de 4 minutes 7 secondes 67. La Niçoise a terminé très loin de l'Américaine Katie Ledecky qui a décroché l'or en 3 minutes 59 secondes 82. L'Espagnole Mélanie Costa Schmid est montée sur la deuxième marche du podium. Camille Muffat était pourtant la grande favorite de cette course, après avoir réussi la meilleure performance mondiale de la saison (4 minutes 2 secondes 64). "C'était une course merdique! Je ne suis jamais rentrée dedans. Aujourd'hui j'ai été comme une gamine qui a eu peur… Je ne sais pas, j'ai aucune explication… Je m'en veux vraiment, ce 400 m était vraiment nul… J'ai les nerfs, mais seulement contre moi-même, parce que ça ne reflète pas ma saison ni les temps réussis en entraînement. Mais, sur cette finale, il a suffi d'un moment de doute pour que la championne que je pense être se fasse toute petite, et laisse les autres passer… J'ai vraiment pas envie que ce soit ça qui reste de ces Mondiaux…" a insisté Camille Muffat.
Plus tard, Camille Muffat a pris la troisième place du 200 mètres nage libre derrière l'Américaine Missy Franklin et l'Italienne Federica Pellegrini, la championne du Monde en titre, décrochant le bronze sur cette distance, comme elle l'avait déjà fait deux ans auparavant aux Mondiaux de Shanghai. Le matin de la finale du relais 4x200m, la Française Camille Muffat avait déclaré forfait pour les demi-finales du 100 mètres nage libre pour se concentrer sur cette finale de relais. Muffat, déjà médaillée de bronze sur 200 mètres en individuel, s'était qualifiée sur 100 mètres avec le 13e temps des séries.
Autres Relais Français à Barcelone
Les relais ont été un point fort de la délégation française à Barcelone. Les filles du 4x200m nage libre ont terminé sur la troisième marche du podium, comme à Londres l'an dernier. Ce relais français, composé de Camille Muffat, Charlotte Bonnet, Mylène Lazare et Coralie Balmy, a terminé derrière les sélections américaine et australienne, décrochant la sixième médaille pour la France aux Mondiaux de Barcelone. Mylène Lazare, l'une des quatre nageuses bronzées, a exprimé : "Me retrouver là c’est vraiment magique!" Coralie Balmy a été la dernière relayeuse du quatuor français.
Après l'or sur le 4x100m nage libre, le relais français masculin s'est hissé en finale du 4x100m quatre nages avec le quatrième temps des séries. Camille Lacourt, Giacomo Perez Dortona, Jérémy Stravius et Fabien Gilot ont ainsi décroché leur place en finale. Dans la série, le relais français du 4x100m quatre nages avait remporté sa série en 3'34"04 devant le Japon (3'34"25) et la Hongrie (3'34"64). Camille Lacourt, Giacomo Perez-Dortona, Jérémy Stravius et Fabien Gilot avaient toujours navigué entre la deuxième et la première place, Gilot faisant la différence dans la dernière longueur. En finale, avec un temps de 3 minutes 31 secondes 51, Camille Lacourt, Giacomo Perez Dortona, Jérémy Stravius et Fabien Gilot ont, dans cet ordre, pris la deuxième place de la course en profitant de la disqualification des Américains pour un relais trop anticipé. "Déjà quand on a vu qu'on était deuxième, on a explosé de joie. (…) On a tous fait un très grand relais. C'est un grand bonheur." Jérémy Stravius, qui a nagé le papillon durant le relais, venait quant à lui de s'offrir une médaille d'argent, également sur 50m dos.
Le relais féminin 4x100m quatre nages n'a pas eu la même réussite, l'équipe de France ayant été disqualifiée en séries pour un mauvais passage de relais entre Mélanie Henique (papillon) et Coralie Balmy (nage libre). Les Américaines avaient remporté aisément leur série en 3'58"66 et l'Australie la première série en 3'58"73.
Regard sur les Temps Récents et les Records du Monde en Grand Bassin
Au-delà des championnats du monde, Barcelone a aussi été le théâtre de performances remarquables lors d'autres compétitions, comme le Mare Nostrum, qui permet de jauger la forme des nageurs et d'observer des temps de passage significatifs. Lors de la dernière étape du Mare Nostrum à Barcelone, la Néerlandaise Marrit Steenbergen a signé une grande performance avec un chrono de 51 secondes 97 sur 100 m nage libre, après ses 51 secondes 86 à Canet-en-Roussillon, constituant la deuxième performance mondiale de tous les temps. Toujours aussi impressionnante, la Néerlandaise a survolé le 100 m nage libre avec un chrono sous les 52 secondes, loin devant Siobhan Haughey (52 secondes 53).
Dans les autres finales du Mare Nostrum, les chronos ne se sont pas vraiment affolés, à l'exception de l'excellent 400 m nage libre d'Erika Fairweather en 4'01"75. Diminué depuis le début de la tournée, l'Américain Jack Alexy n'a pas réussi à se reprendre avec une modeste 6e place en 22 secondes 42 sur 50 m nage libre, remporté par Quintin McCarty (21 secondes 70). Le seul Français en lice, Marc-Antoine Olivier, a terminé 5e (8'09"13) du 800 m nage libre, dominé par le Suédois Victor Johansson en 7'49"43. Ces performances récentes soulignent la constante évolution de la natation et la recherche incessante de nouveaux paliers de vitesse.
Pour situer ces exploits dans une perspective plus large, il est pertinent de rappeler les records du monde en grand bassin dans les épreuves de relais et individuelles, qui constituent les références absolues de la discipline.
Dans les épreuves masculines, le record du monde du 4x100 m nage libre est détenu par les États-Unis en 3 minutes 08 secondes 24, réalisé par Michael Phelps, Garrett Weber-Gale, Cullen Jones et Jason Lezak aux Jeux Olympiques de Beijing en 2008. Pour le 4x200 m nage libre, les États-Unis, avec Michael Phelps, Ricky Berens, David Walters et Ryan Lochte, ont enregistré un temps de 6 minutes 58 secondes 55 aux Championnats du monde de Rome en 2009. Le 4x100 m quatre nages masculin voit les États-Unis en tête avec Ryan Murphy, Michael Andrew, Caeleb Dressel et Zach Apple en 3 minutes 26 secondes 78 aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Le record mondial du 100m nage libre masculin a été récemment battu par Zhanle Pan (CHN) en 46.40 aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
Du côté féminin, l'Australie détient le record du monde du 4x100 m nage libre en 3 minutes 27 secondes 96, avec Mollie O'Callaghan, Shayna Jack, Meg Harris et Emma McKeon aux Championnats du monde de Fukuoka en 2023. Le 4x200 m nage libre féminin est également aux mains de l'Australie, avec Shayna Jack, Brianna Throssell, Mollie O'Callaghan et Ariarne Titmus en 7 minutes 37 secondes 50, réalisé lors des mêmes Championnats du monde de Fukuoka en 2023. Enfin, le record du monde du 4x100 m quatre nages féminin est attribué aux États-Unis, avec Regan Smith, Kate Douglass, Gretchen Walsh et Torri Huske, avec un temps de 3 minutes 49 secondes 34 aux Championnats du monde de Singapour en 2025.
Les épreuves mixtes de relais ont également leurs records. Le 4x100 m nage libre mixte est détenu par les États-Unis en 3 minutes 18 secondes 48, avec Jack Alexy, Patrick Sammon, Kate Douglass et Torri Huske, établi aux Championnats du monde de Singapour en 2025. Le 4x100m quatre nages mixte a pour record mondial le temps de 3 minutes 37 secondes 58, réalisé par Kathleen Dawson, Adam Peaty, James Guy et Anna Hopkin pour la Grande-Bretagne aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Ces marques témoignent de l'incroyable vitesse et synchronisation que les athlètes d'élite sont capables d'atteindre.