Avis et Retours d'Expérience sur les Voiles et Mâts Decathlon pour le Windsurf

Le windsurf, sport de glisse exigeant à la fois en technique et en matériel, voit régulièrement de nouveaux pratiquants s'interroger sur l'équipement accessible. Dans ce contexte, la marque Decathlon, via ses gammes Tribord et Tamahoo, s'efforce de rendre la discipline plus abordable. Un grand nombre de windsurfeurs, qu'ils soient débutants, étudiants avec un budget limité, ou passionnés cherchant des solutions économiques, se tournent vers les produits de l'enseigne. Les retours d'expériences concernant les voiles et les mâts Decathlon sont nombreux et variés, témoignant d'une réalité nuancée entre accessibilité et exigences de performance.

Les Voiles Decathlon : Accessibilité, Performance et Durabilité

La question de la qualité des voiles Decathlon est récurrente parmi les pratiquants. Certains d'entre vous ont ils des commentaires ou retours d'expériences sur cette voile (construction, profil, tenue au vent) ? Une interrogation fréquente porte sur la capacité de ces voiles à satisfaire les attentes des windsurfeurs à différents niveaux. Globalement, les voiles Tribord ne sont pas si mal que ça. À l'époque où de nombreux pratiquants ont fait le choix de ces voiles, plusieurs sont passés de Pryde NR vers les D4, et n'ont pas été déçus, la preuve étant qu'ils les ont encore. Il a même été observé un gars en 10m² avec une D4 (dernier modèle, dont le petit nom n'était pas précisé) qui naviguait très bien.

Pour un modèle spécifique comme la voile RC4 7m², plusieurs points clés ont été mis en avant. Pour résumer, c'est une voile très solide, puissante, et pas chère du tout, ce qui en fait un atout indéniable pour les budgets serrés. Sa facilité à gréer est également un avantage considérable pour les novices. Cependant, elle présente aussi des inconvénients notables : il est impossible de faire dégueuler la chute, le contrôle dans les surventes est difficile, et elle s'avère très physique quand le plan d'eau devient haché, conséquence directe de ce manque de contrôle. Voilà, une bonne voile pour débuter quand on a pas trop de budget. Il est cependant clair que quand on a essayé mieux, on a tendance à ne plus trop vouloir l'utiliser.

D'autres avis, plus généraux sur les voiles Decathlon, mentionnent qu'elles peuvent être un peu raides et que le creux recule facilement. Il faut quand même savoir que ce sont des voiles qui n'ont pas la qualité des grandes marques, par exemple, dans un magazine qui testait des packs freeride, il était dit que le creux n'est pas stable, etc. On peut apprendre avec, étant donné que nous, les débutants, sommes tout de même peu exigeants, mais lors de la progression, il faudra vite changer. Les coutures sont également moins résistantes, et tout ça pour des gréments qui sont vendus neufs pour à peine 100€ de moins qu'un grément NP, dans les Decath. Néanmoins, il est insisté sur le fait que mieux vaut naviguer avec du matos un peu moins bon mais naviguer quand même, car les D4 sont loin d'être des daubes. Il y a un paquet de personnes qui sont windsurfers du dimanche ou parisiens ou les deux, et ça ne les empêche pas d'acheter des panoplies RSR. Pour débuter, la Tribord n'est pas si gênante que ça.

Un témoignage pertinent met en lumière l'expérience avec des voiles plus anciennes de la marque. Une RD5 en 6m² est utilisée en Freeride dans 5-6bft et a été poussée à 29 knots sur des plans d'eau aquitains, beaucoup plus défoncés que certains spots de speed du Sud. Une W4 en 4.5 a été utilisée seulement deux fois. Tout ça pour dire qu'il semble qu'il y ait beaucoup d'a priori sur les voiles D4. La question est posée : est-ce que les personnes qui ont répondu à ce post ont testé ces voiles avec le bon mât et la bonne plage de vents ? Cet aspect est crucial pour une évaluation juste de la performance.

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La question de la revente est un point sensible. En plus, c'est impossible à revendre d'occaz!!! Si vous achetez du Decathlon, vous allez payer une voile neuve que vous voudrez vite changer après quelques navigations à cause de ses limites. Pour commencer ou recommencer le windsurf, il est souvent conseillé d'acheter du matos d'occasion. Après les rapides progrès du début, vous serez ravi de changer de matos. En résumé, pour faire un achat intelligent, il est suggéré de se tourner vers des voiles d'occasion de marques reconnues comme Gaastra, North Sail, ou Neilpryde. Une voile d'occasion de qualité comme une North Sail vieillira bien mieux qu'une Decath et pourra vous servir encore dans 10 ans si vous persistez. Il y a même eu une proposition de revente d'une voile de début, une B&J (coupe NeilPryde) 5.2 de 2003, en bon état, à 50€, présentée comme un cadeau. Au départ, certains conseillaient un maxi de 150€ pour la Decath (neuf, garantie).

Les Mâts Decathlon : Des Expériences Variées et des Choix Stratégiques

La fiabilité et la performance des mâts Decathlon sont également des sujets à débats et génèrent des retours d'expériences parfois contradictoires. Certains utilisateurs ont rencontré des problèmes significatifs, illustrant ce qui a été qualifié de "loterie". Parmi les incidents rapportés, un 21c75 semi rdm s'est cassé sans raison après quelques heures de navigation, puis a été échangé en garantie, mais il y avait un écart de diamètre avec la nouvelle partie, créant du jeu, ce qui a nécessité un re-échange. Un autre utilisateur a constaté que son 19c45 (4,00m), après moins de 10 heures de navigation, présentait plein de petites fissures sous le wish. Par sécurité, une nouvelle partie basse a été achetée, mais la première livrée ne rentrait pas dans la partie haute et a dû être poncée ; une fois au bord de l'eau, la rallonge (embase) ne voulait plus rentrer complètement dans le mât. Suite à un retour à Decathlon pour un échange, le premier mât essayé avec le vendeur n'acceptait pas non plus une base Decathlon. Ces expériences mènent à la conclusion que les mâts Decathlon sont pas chers, mais c'est de la loterie. Quand on navigue off shore, on ne joue pas avec sa vie pour économiser 100€, et par expérience, les mâts Tribord ne sont pas assez fiables. On peut tomber sur une bonne série comme sur une mauvaise, et le problème est que quand on s'en rend compte, c'est trop tard, et suivant où l'on se trouve, les quelques euros non investis dans un vrai mât se regrettent amèrement. L'économie est alors remise en question, surtout quand un mât à 179€ est naze après 10 heures de navigation et qu'il faut en acheter un autre.

Cependant, il existe aussi des expériences très positives. Pour ma part, il a été reporté l'utilisation de quatre mâts Decath : un C100 460 acheté début 2007, un C75 430 acheté début 2006, un C75 400 acheté début 2006, et un C75 370 acheté début 2006, tous avec zéro problème. Ces témoignages contrastés soulignent la variabilité potentielle de la qualité ou peut-être la sensibilité de certains utilisateurs aux défauts.

Concernant l'utilisation, un mât en 4,30m est envisagé pour une voile de 5,5m-6m. Un utilisateur a gréé depuis un an un 21c45 sur une Search 5.4 et une Saber 6.2. La "gueule" du gréement ne le choque pas, et cela a l'air de fonctionner normalement, même si, techniquement, l'avis n'est pas forcément fiable. En tout cas, pas de souci de gréage et chute avec une tronche normale, donc pour le prix, l'utilisateur en est très content. Un autre a un 430 C45 qu'il gréé sur des Search 5.4 et 6.2 de 2005 et 2004, et cela passe très bien, il faut juste lui mettre 2 cm de plus à la rallonge pour être bien. La courbure n'est pas mauvaise, et en navigation, ça marche correctement. Un peu moins tolérant dans les claques qu'avec le bon mât, mais l'écart de prix ne justifie pas forcément ce ressenti.

Le pourcentage de carbone est un facteur déterminant dans le choix d'un mât. Pour la légèreté, on appréciera avec grand bonheur du 75% carbone. Cependant, pour un niveau débutant, il n'est pas évident que la différence soit réellement perçue. En dessous de 60/70% de carbone, il est estimé qu'il n'y a pas un gros risque, avec un exemple de Neilpryde 30%C qui a bien vécu et n'est pas prêt de céder. Pour les débutants, 75%, c'est vraiment plus léger à relever et à manier. C'est plus là que l'argument prend son sens : 30-40% semble largement suffisant pour débuter. Ou alors, il faut viser un meilleur mât dans une optique de le garder longtemps après, mais ça implique de savoir un peu vers quoi va évoluer le quiver par la suite. Si c'est pour mettre sur une voile freeride de base, l'intérêt de prendre un 100%C n'est pas évident. Un choix a été de prendre un D4 460 100% (1.5kg), nettement plus léger qu'un autre mât 460. Pour ceux qui veulent du neuf, Decathlon peut potentiellement aider à trouver des mâts, en demandant directement en magasin. Pour l'avenir du mât, la revente à un autre débutant est une solution sans hésitation ; on fait tourner le matériel.

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