Remonter le vent est l’une des manœuvres les plus délicates et passionnantes en navigation à voile. Cette capacité à lutter contre les éléments et à avancer efficacement, même face au vent, est ce qui distingue les marins expérimentés. Pour un voilier, la maîtrise des techniques pour remonter le vent est cruciale pour optimiser ses trajets et profiter pleinement des plaisirs de la navigation. Naviguer au vent, c’est tout simplement aller contre le vent, c’est à dire face à lui. Cependant, vous n’avancez pas réellement contre le vent, car c’est physiquement impossible. Les marins utilisent un mouvement en zigzag en déplaçant la proue du bateau de gauche à droite à travers le vent afin d’avancer. Cela peut paraître très simple à réaliser, mais il est difficile d’y exceller. Le vrai terme est louvoyer. On utilise communément l’expression “tirer des bords”.
I. Techniques Spécifiques en Windsurf pour Caper Efficacement
La remontée au vent en windsurf est un art qui combine des ajustements précis du corps, du gréement et de la planche. Pour y parvenir, plusieurs éléments techniques doivent être maîtrisés.
Positionnement du Corps et Influence sur la Planche
Le déhanchement est effectivement important, il permet d'augmenter la pression sur l'aileron, de fermer la voile à fond et de bien mouiller le rail sous le vent. Il s'agit en fait d'avancer le bassin vers l'avant de la planche. Ce geste est important en matos de vague dans le vent léger. Il l'est moins en matos de freeride où la puissance des ailerons fait tout le travail, et où il suffit souvent d'orienter le flotteur et de bien fermer la voile.
Pour remonter au vent, il suffit de pencher la voile sur l'arrière, de déplacer le poids du corps sur la jambe arrière et de regarder là où vous souhaitez aller. On m'a appris à un peu pencher le mât sur l'arrière pour remonter au vent, et ça marche! Un truc que je fais, c'est appuyer avec la pointe des pieds pour naviguer en contre gîte. Je fais mordre la partie arrière du "carré" sous le vent dans l'eau, avec la voile bien penchée en arrière, je cale la planche comme ça. Je garde les jambes raides, et je trouve que je remonte mieux au vent qu'en appuyant sur les talons.
Lorsque l'on est au planning et suspendu au harnais pour remonter au vent, la position recommandée implique d'avoir le haut du corps sur l’avant, la jambe avant un peu pliée, et la jambe arrière tendue. Les bras sont tendus, les mains rapprochées des bouts. Dans cette configuration, on essaie de garder la planche à plat. Quand tu fais du près, n'hésite pas à déplacer tes appuis et à appuyer sur ton pied arrière. Je pense en effet que la clé d'une grosse remontée au vent, c'est le pied arrière. Il doit exercer un couple maximal sur l'aileron. Il faut bien appuyer avec le talon du pied arrière au max à l’extérieur côté rail au vent. Cette position, bien que parfois qualifiée de "laide", est efficace : corps tout en avant complètement en rappel au harnais, jambe avant pliée, gréement plutôt vers l'arrière.
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En conditions sous-toilées, il est bénéfique de faire gîter le flotteur pour ajouter à l'appui anti-dérive de l'aileron celui du rail sous le vent, et pour avancer aussi le centre du plan anti-dérive. Plus je suis proche de la limite basse de la plage d'utilisation de ma voile (attention, en restant suffisamment toilé pour être au planning) et plus je mets de longueur de rail sous le vent dans l'eau. Une autre technique consiste à faire monter légèrement la board sur l'aileron, qui va naturellement la rapprocher du vent. Ensuite, on replaque tout ça, on avance son corps sur la board, on met le gréement sur l'arrière, et on garde sa trajectoire. C'est un petit exercice sympa pour tester ses appuis. Au près, on doit pouvoir enlever le pied du strap, sans perdre l'équilibre (surtout sur des planches comme les Isonic).
Au près, il peut être difficile de fermer sa voile sur le pont. Il est intéressant de noter que, selon les conseils de coureurs, il n'y aurait que dans les rafales que l'on devait se sentir équilibré. Le reste du temps, il faudrait se sentir attiré vers l'avant. Avec des bouts longs au près, je trouve que je descends mon centre de gravité (j'utilise un harnais culotte) et que je peux mieux appuyer sur le rail de la planche, pour la faire tenir légèrement à la gîte.
Réglages du Gréement et de la Planche
Les réglages de l'équipement jouent un rôle prépondérant dans la capacité à remonter au vent en windsurf. Au près, la voile appuie plus sur le nez de la planche qu'au travers et encore plus qu'au grand largue. Donc, si tu es en limite de puissance ou de vitesse, le fait de passer au près va te faire replaquer la planche. Il faut étarquer un peu plus à l'écoute que lorsque tu es au travers. En conditions sur-toilées, le seul fait d'ouvrir la voile fait pivoter le flotteur vers le vent (lofer). Nul besoin de modifier les appuis des pieds, on accompagne juste l'ouverture en avançant le buste pour accompagner l'avancement du centre de poussée de la voile. Évidemment le dosage est clé, et plus on est proche de la limite haute de la plage d'utilisation de sa voile plus l'ampleur du mouvement est minimale. En conditions sous-toilées, au contraire de ce qu'indique, on va border et fermer sa voile par rapport au vent de travers, et toujours pareil, on avance son buste.
Le positionnement du pied de mât est également crucial. J'ai essayé d'avancer ou de reculer exagérément le pied de mât. Pour optimiser, il est conseillé de tester les solutions évoquées, les unes après les autres, et de reculer le pied de mât, mais centimètre par centimètre. En effet, si tu as réussi à stabiliser le vol c'est que tu as trouvé un équilibre. Donc il ne faut pas le casser brutalement.
Le choix de l'aileron et sa taille influencent directement la remontée au vent. L'aileron a sans doute un rôle, car un 42 est déjà un sacré bras de levier. Un aileron de 45 me semble exagéré pour une voile de 8.3, 42 serait suffisant. Cependant, chacun doit se sentir à l'aise avec son matériel. J'ai également un 41 que je mets rarement car justement avec je ne parviens pas à faire lifter la planche.
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Les straps, en fonction de leur position, peuvent aussi impacter la capacité à caper. Il est impossible de caper si les straps sont montés en intérieur. Il est suggéré de les sortir au maximum pour voir l'effet. Reculer d'un cran tes straps peut aussi être une solution. Au début, on a peur de sortir de l'eau, donc on a tendance à avancer les straps, mais selon les foils, c'est contre-productif. Notamment si les configurations freeride renvoient très peu de puissance dans le pied avant, malgré les grandes tailles d'ailes.
Enfin, le matériel spécifiquement conçu pour le cap, comme le type IQ Foil, est fait, entre autre, pour relever le nez de la planche. Cela est permis par un fuselage plus long et une aile plus avancée, ce qui contre la forte pression d'une grande voile qui écrase la planche au près.
II. La Remontée au Vent en Wingfoil : Principes et Manœuvres
La popularité du wing foil a considérablement augmenté depuis 2019, et la maîtrise de la remontée au vent est une étape fondamentale pour devenir un pratiquant autonome.
L'Essentiel de la Contre-Gîte et de l'Équilibre
Savoir comment remonter au vent en wing foil est l’un des critères les plus importants de l’autonomie. C’est le passage obligé pour devenir autonome dans votre pratique. Pour remonter au vent, il va falloir mettre le foil dans une position particulière, que l'on appelle la contre-gîte. Cela signifie que la planche doit être penchée vers le vent en appuyant principalement sur les talons. L’objectif est d’orienter votre planche légèrement vers le vent. Pour ce faire, on vient appuyer sur les talons, ce qui aura pour effet d’incliner légèrement la planche. Cette contre-gîte aide également beaucoup à remonter au vent.
Pour un bord confortable, vous devez vous retrouver dans une sorte d’équilibre : la wing vous tire (sous le vent), et le foil vous pousse. La position sur la planche est variable d’un rider à un autre, là où certains préfèrent avoir le pied arrière hors du strap, d’autres préfèrent le garder, à votre guise. L’essentiel est de se sentir serein, car plus vous le serez, plus vous pourrez accélérer pour rendre votre cap efficace.
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Optimisation de la Position et de la Wing
Une légère flexion des jambes permet de mieux contrôler votre foil par une meilleure gestion et réactivité de vos appuis. Il est important de se mettre dans une position qui vous permette d’appuyer légèrement sur les talons afin d’incliner la planche tout en étant confortable. Un repère simple, lorsque l’on remonte au vent, on a l’impression de mettre les fesses en arrière. Il faut garder cela à l’esprit lorsque vous naviguez. En excentrant le centre de gravité, on va pouvoir avoir plus de contrepoids et donc transmettre plus de puissance dans le foil pour faire remonter le foil.
La wing, quant à elle, vient se placer légèrement plus bas que la normale, presque en face de vous. Cela permet de développer une force horizontale plus forte. Attention toutefois à ne pas toucher l’eau avec l’oreille de votre wing, ou vous irez dire bonjour aux poissons. En fonction des wings que vous utiliserez, et de leur profil, il faudra plus ou moins border votre wing, c’est-à-dire tirer sur la main arrière. Il faut trouver le point où votre wing développe le plus de puissance possible ! L’erreur la plus fréquente que j’observe, c’est la position du corps. Les riders laissent leurs épaules partir en avant, avec la wing. Il faut se redresser, les épaules doivent presque partir légèrement en arrière pour permettre de contenir la traction de la wing.
Concernant le positionnement des mains, quand tu décales ta voile derrière, tu mets plutôt les mains à l'arrière des poignets (cela laisse le bord d'attaque plus ouvert) ou pas de changement de position ? Oui c'est plus facile et tu as plus de force avec la main en arrière mais la vraie solution c'est quand même le harnais. Sans harnais, la traction de la wing finira par vous fatiguer, plier les jambes vous générera beaucoup de traction dans les mains.
Stratégies de Vol et Pumping
Pour bien remonter au vent, il faut décoller, et décoller c'est souvent au grand large et en tout cas certainement pas au près. Il faut donc savoir perdre un peu de terrain au départ pour ensuite en regagner. J'aurais envie de dire, mais je me trompe peut-être, qu'il ne faut pas voler trop haut car c'est le mât qui permet la remontée au vent.
Une observation pertinente est que je remonte plus fort si j'accélère d'abord au travers puis que je prends de l'angle avec déjà de la vitesse que si j'essaye de remonter tout de suite. La difficulté est de sentir l'angle où tu commences à perdre significativement de la vitesse parce qu'avec le foil ça met du temps avant de ralentir franchement. Un peu comme ce qui a été dit au-dessus, il faut d'abord de la speed avant de chercher à caper.
Le pumping peut vous permettre de gagner quelques degrés et de conserver votre vitesse. Il est très souvent utilisé en compétition. On observe deux pumpings distincts, celui de la wing et celui du foil. Le pumping de la wing doit se faire avec les deux bras simultanément, il ressemble à un pumping de chute que l’on pourrait réaliser en planche à voile. On vient utiliser l’élasticité des épaules pour générer de la puissance. Le pumping du foil se fait par la variation propulsée de la hauteur de vol, cela signifie que l’on va appuyer alternativement sur la jambe avant et arrière pour faire osciller le foil et faire accélérer la planche.
Réglages Spécifiques au Foil
Les foils remontent bien au vent, mais certains mâts mieux que d'autres. Mon mât Allure par exemple remonte génialement bien au vent. De même, certaines ailes sont meilleures que d'autres ; les Strike V3 sont top pour cela mais je pense qu'il y en a d'autres qui font aussi bien.
En ce qui concerne les réglages du stabilisateur (stab), il faut tester les solutions évoquées les unes après les autres. Par exemple, remettre son stab à zéro si tu as une cale -1, ce qui ferait piquer le foil. À priori, si tu as le plus grand des stabs disponible, il n'y a pas de soucis de ce côté-là pour la remontée au vent.
J'ai tenté de reculer ma wing mais cela s'accompagne d'une perte de vitesse et finalement on y perd. Je pense que le manque de finesse de nos wings avec leur énorme boudin en guise de bord d'attaque y est pour beaucoup. En se tirant la bourre avec les windfoils (mec en matos race) on voit qu'ils ont clairement plus de cap et un poil plus de vitesse.
III. Principes Aérodynamiques et Hydrodynamiques de la Remontée au Vent
Au-delà des techniques spécifiques à chaque support, la capacité à remonter le vent repose sur des principes physiques fondamentaux qui régissent la navigation à voile.
L'Effet de Portance et l'Angle d'Attaque
L’effet de portance joue un rôle prépondérant dans la capacité du voilier à remonter le vent. Similaire au principe qui permet à un avion de décoller, la portance est générée par les différences de pression de part et d’autre de la voile. Lorsque le vent souffle, il se divise en deux flux à l’approche de la voile, créant une zone de basse pression sur le côté courbé de la voile et une zone de haute pression sur le côté plat. C'est la différence entre ces pressions qui génère la force de portance, permettant au bateau d'avancer.
En s’orientant légèrement de côté par rapport au vent (un angle connu sous le nom de « près »), et non directement contre lui, les voiliers peuvent exploiter ces forces générées pour progresser. L’angle d’attaque est fondamental dans ce processus et doit être ajusté minutieusement pour maximiser la portance tout en minimisant la traînée. C’est ce qu’on appelle l’équilibre des forces. Naviguer au vent signifie naviguer contre la direction du vent, mais pas directement sinon les voiles du bateau battraient et le bateau s’arrêterait.
IV. Stratégies Générales et Facteurs Environnementaux
La remontée au vent ne se limite pas à la technique pure ; elle englobe également une compréhension approfondie de l'environnement et des stratégies de navigation.
Optimisation du VMG et Louvoyage
Pour naviguer efficacement de manière à remonter au vent, il est nécessaire de développer certaines compétences techniques. La barre et les voiles doivent être ajustées en harmonie pour optimiser le déplacement du bateau. Un élément clé est l’utilisation stratégique des bords. Remonter le vent implique de suivre une série de zigzags, ou louvoyage. Chaque zigzag est appelé un « bord ». Remonter au vent ressemble globalement à faire des zigzags sur l’eau, du moins c’est la façon dont on présente cela lorsque l’on cherche à l’expliquer aux enfants. C’est comme en montagne, c’est dur de monter une montagne en ligne droite, il faut « zig zaguer ». À la voile, on nomme nos directions des allures, le près est l’une d’entre elles. C’est l’allure qui nous permettra de remonter au vent ; elle se situe entre la traversée et le bout au vent.
La VMG, ou "Velocity Made Good", correspond au compromis entre le cap, c’est-à-dire entre l’angle de votre remontée au vent et la vitesse. Toujours dans l’optique de simplifier, si l’on remonte serré au vent (le plus proche du face au vent), notre vitesse sera très faible, mais la distance à parcourir sera moindre. À l’inverse, si l’on navigue presque au travers au vent, notre vitesse sera élevée, mais la distance à parcourir pour rejoindre le même point le sera également. L'objectif est de trouver le meilleur équilibre entre l'angle et la vitesse pour atteindre le point au vent le plus rapidement possible.
Lecture du Plan d'Eau et des Conditions Météo
Les marins doivent également être attentifs aux indices visuels comme la forme des vagues, la tension dans les voiles et le comportement de drapeaux ou de pennons pour ajuster leur cap en temps réel. Une stratégie avancée pour remonter le vent efficacement est la connaissance des courants marins. Utiliser le courant pour augmenter la vitesse réelle du bateau peut réduire le temps nécessaire pour atteindre une destination.
Il s’agit ici des variations de vent. Une adonnante, c’est lorsque le vent tourne en votre faveur, qu’il vous permet de gagner encore plus de terrain. Une refusante, c’est l’inverse, c’est lorsque le vent tourne en votre défaveur. Ces effets peuvent être dus à un effet de côte ou aux nuages ou à un changement de direction du vent. Sur un lac il y a souvent des bulles ou de petits remous qui te donnent la direction du vent, des indices précieux pour ajuster sa trajectoire.
Impact de l'Équipement Général et du Poids
En parallèle des compétences maritimes, l’équipement d’un voilier a un impact considérable sur la capacité à remonter le vent. Les voiles doivent être de la bonne taille et du bon type pour les conditions de vent spécifiques. La gestion du poids à bord joue également un rôle crucial. La répartition adéquate des poids peut contribuer à l’équilibre du voilier et à son comportement en mer. L’emploi d’instruments de navigation modernes, tels que les anémomètres et les compas électroniques, permet également aux navigateurs d’affiner leur route avec précision.
La régate est un domaine où ces stratégies sont poussées à leur maximum. Au cours de compétitions, les marins utilisent toutes les nuances de technique pour devancer les autres, allant jusqu’à tirer avantage de chaque variation, aussi minime soit-elle, en termes de direction et de force de vent.
V. Apprentissage, Matériel et Perfectionnement
La remontée au vent, qu'elle soit en windsurf ou en wingfoil, est une compétence qui se développe avec la pratique et un équipement adapté.
Les Premiers Pas et l'Importance du Matériel
Il est utile de clarifier que "Windsurf" est le terme anglais pour dire "planche à voile". Aujourd'hui, cet anglicisme est fréquemment utilisé dans le langage courant. Non, la planche à voile n’est pas un sport difficile, mais il faut comprendre quelques principes de base : l’importance du vent et savoir s’y adapter. Il faut savoir dans quel sens souffle-t-il et comment influence-t-il la position de ma planche à voile.
Tomber est utile, même si c'est frustrant, mais les chutes font partie de l'apprentissage du véliplanchiste. Elles signifient que vous apprenez à vous positionner sur votre planche et à apprivoiser le vent. Il est normal de chuter quand on apprend le windsurf, ça fait même partie de l'apprentissage dans tous les sports de glisse : n'hésitez pas à bien vous protéger avec un gilet de flottaison et un casque.
Il est important d'avoir le bon matériel : la planche bien sûr (aussi appelée flotteur), la voile avec son wishbone et son mât (l’ensemble forme un gréement complet), un harnais, et un tire-veille. Faites-vous conseiller par des pros pour choisir le bon matériel ! Au début, il faut s’assurer d’avoir un matériel qui procure de la stabilité, notamment un grand flotteur et une voile dont la surface est calculée par rapport à sa taille. Le flotteur idéal est une planche volumineuse et stable pour s'habituer au matériel et au vent. Une fois à l'aise avec ces éléments, vous pourrez passer sur un flotteur plus petit. La voile de windsurf, elle, est à choisir en fonction de la force du vent et du gabarit de la personne. La stabilité que confère le matériel donne confiance pour progresser. Vous aurez besoin d'un équipement complet : planche, aileron, mât, pied de mât/rallonge, wishbone, voile et harnais.
Conditions Idéales et Conseils de Progression
Il reste aussi très important de débuter avec les bonnes conditions météo. Choisissez un plan d’eau loin des rochers, sans vague, sans courant et pour plus de sécurité avec un vent léger (entre 6 à 10 nœuds) en direction de la terre. Ne tentez jamais de pratiquer le windsurf par vent de terre lorsque vous débutez. Les conditions optimales pour commencer sont un vent faible qui ne dépasse pas 10 nœuds, un endroit avec peu de vagues, peu profond en bord de mer ou sur un plan d’eau. Le vent de terre pousse vers le large, rendant le retour difficile : le mieux est le vent soufflant le long du rivage.
Pour progresser, il faut pratiquer ! Bien que cela paraisse évident, trop de riders se contentent de rester au même endroit pendant leurs sessions. Ne tombez pas là-dedans, partez explorer, remontez, descendez… Sortez de votre zone de confort pour vous confronter à une multitude de situations variées qui vous permettront de progresser. Pour mieux progresser, vous pouvez analyser vos trajectoires avec un GPS ou un téléphone mais aussi, nous vous conseillons de progresser à plusieurs. Rien de mieux que de pouvoir se comparer avec un copain sur l’eau et à essayer d’être meilleur que lui. Maîtriser la remontée au vent représente une fusion entre art et science, exigeant à la fois de la technique, de l’intuition et une profonde harmonie avec le voilier et les éléments. Quoi qu’il en soit, l’apprentissage de toutes les techniques et manœuvres propres à nos sports (wing, kite…) et particulièrement dans les sports à foil, prend du temps.
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