La glisse nautique est une activité de loisir passionnante qui offre une multitude d'options pour ceux qui aiment l'eau, le soleil et l'excitation. Au cœur de cette passion se trouve le wakeboard, une discipline qui a su capter l'attention par son dynamisme et son accessibilité croissante. On pourrait dire que le wakeboard est au ski nautique ce que le snowboard est au ski, permettant au pratiquant d’évoluer à la surface d’un plan d’eau, tracté par un bateau ou un câble. Nouvelle discipline en vogue, démocratisée par l’apparition de nombreux "wakepark" aux quatre coins de la France, elle se veut être une des activités nautiques à destination du plus grand nombre.
I. Le Wakeboard : Une Évolution des Sports de Glisse Nautique
La discipline du wakeboard apparaît dans les années 80 et se popularise à la fin des années 90, marquant une suite logique à la pratique déjà en vogue du ski nautique. Contrairement à son prédécesseur qui implique deux skis, le pratiquant de wakeboard a les deux pieds fixés sur la même planche et ride presque de profil à son axe de traction.
D’après l’histoire originelle, le wakeboard tire ses racines de Nouvelle-Zélande. C'est le travail d'Allan Burne, un célèbre façonnier de planches de surf, et de ses amis, dont Kevin Jarrett, qui sont à l'origine de cette innovation. Allan Burne, un shaper local spécialisé dans la confection de planches de surf, a décidé de créer une planche hybride entre le surf et le skate, utilisable dans le même cadre de pratique que le ski nautique. Ce concept de glisser sur l'eau en étant tracté, mais sur une planche ressemblant à un surf, a donné naissance à ce qui est devenu le wakeboard.
La popularité du wakeboard s'est rapidement étendue. En France, le sport a gagné du terrain dans les années 90, avec Roquebrune-sur-Argens accueillant la dernière étape des championnats d’Europe en 1994, où le Français Gregory Sevilla s’est imposé cette année-là. Deux ans plus tard, la fédération française de ski nautique a officiellement reconnu la discipline, qui a ensuite fait son apparition aux X-Games d’été l’année suivante, propulsant définitivement la popularité du wakeboard. Relativement accessible dans sa forme la plus simple (c’est-à-dire juste le fait de se faire tracter) au grand public, le wakeboard se présente aujourd'hui comme une activité nautique à la mode.
Au-delà du wakeboard, la glisse nautique englobe d'autres disciplines fascinantes. La discipline plus traditionnelle est le ski nautique, créé en 1920. Il ressemble au ski alpin et demande au rider de se tenir debout sur deux skis étroits, dotés de fixations en caoutchouc appelées « chausses ». Il s’agit principalement de glisser sur l’eau, bien que certains skieurs réalisent également des sauts et des figures. Le wakeskate, dérivé de son cousin terrestre, le skateboard, se pratique sur une planche recouverte d’une surface abrasive (grip) avec des chaussures, offrant des figures similaires à celles réalisées en skateboard, mais sur l'eau. Une autre variante est le kneeboard, qui se pratique sur une planche à genoux. Très facile d’accès, la réussite est garantie dès les premiers essais, car cette position plus basse offre un centre de gravité bas, facilitant l'équilibre pour les débutants.
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Une discipline innovante qui s'ajoute au monde de la glisse nautique est le foil tracté. Cette pratique donne la sensation unique de voler au-dessus de l’eau. Le foil est une aile sous-marine fixée à une longue tige qui est elle-même attachée à la planche. En foil tracté, le pratiquant glisse en douceur sur l’eau, évitant les remous et les vagues. Cette sensation de voler est incroyablement gratifiante et offre une nouvelle perspective sur la glisse. L’apprentissage du foil tracté demande une certaine habileté et une bonne compréhension de la dynamique de l’eau, mais une fois maîtrisé, il offre une expérience de glisse nautique incomparable.
II. Les Systèmes de Traction : Bateau vs. Téléski Nautique
Plusieurs choix s’offrent aux pratiquants pour la traction en wakeboard, le téléski nautique, le wakeboard en bateau et le wakeboard en jet-ski. Les méthodes de tractage principales sont par bateau et par téléski nautique, chacune offrant une expérience distincte.
A. La Traction par Bateau : L'Approche Traditionnelle
Dans la forme originelle de la discipline, le wakeboarder est tracté par un bateau. Il tient un câble, souvent d’une vingtaine de mètres, accroché à un palonnier. La traction du bateau va permettre au pratiquant de sortir de l’eau et de glisser à sa surface au même titre qu’en bouée tractée. Le bateau offre une force constante et peut créer une vague dans son sillage, essentielle pour la pratique. C’est de là que la discipline tire son nom, "wake" signifiant sillage en anglais. Pour les plus aguerris, il existe des bateaux conçus spécialement pour la pratique du wakeboard, ces derniers étant étudiés afin de créer une vague d’une certaine taille dans leur sillage, offrant des opportunités accrues pour les sauts et les figures.
B. Le Téléski Nautique : La Révolution des Wakeparks
Une alternative plus récente et de plus en plus populaire est le téléski nautique, souvent installé sur des lacs ou des plans d'eau fermés. Le téléski nautique a été inventé fin des années 60 par l’ingénieur Allemand Bruno Rixen, et sa société est aujourd’hui leader du marché, représentant les trois quarts du parc mondial. Ce système de traction, similaire à celui des remontées mécaniques utilisées aux sports d’hiver (aussi appelé tire-fesses), utilise un câble qui fait le tour du lac, permettant à plusieurs personnes de faire de la glisse en même temps.
Le système de traction d’un téléski nautique est assuré par un moteur électrique entraînant un câble circulaire, tendu entre 8 et 10 mètres de haut, soutenu par des poulies, et reposant sur des pylônes posés au fond de l’eau. Ce câble, d'une longueur de 600 à 1200 mètres, peut tracter jusqu’à 12 pratiquants simultanément grâce à un système d’accrocheurs, permettant entre 6 et 10 skieurs d'évoluer en même temps sur le parcours. La vitesse moyenne est de 30 km/heure, bien que certains parcs, comme le Wam Park, proposent des variations : une vitesse réduite de 25 km/h les matins pour les débutants, 28 km/h en haute saison de 12h à 18h, et 30 km/h en fin de journée à partir de 18h. Le circuit (câble de circulation) varie de 400 à 1000 mètres de longueur selon la disposition du plan d’eau.
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Le téléski nautique est une activité de plein air respectueuse de l’environnement, ne générant aucune nuisance sonore et n'occasionnant aucune pollution de l’eau, de l’air ou des sols. Il est également plus abordable que la location d’un bateau et est particulièrement accessible aux débutants. Pour les novices, à partir de 8 ans, 4 ou 5 départs suffisent pour vivre ses premières sensations de glisse sur l’eau. La pratique du ski nautique ou du wakeboard en téléski est généralement plus douce pour le corps. De nombreuses structures proposent des forfaits saisonniers permettant de pratiquer en illimité toute l’année (généralement de mars à novembre) pour une somme comprise entre 400 et 700 euros.
On distingue différents types de téléskis. Le grand téléski, tel que le Full Size Rixen, tourne souvent dans le sens contraire des aiguilles d’une montre (Over ClockWise). D’une longueur pouvant atteindre 700m, ses virages sont particulièrement doux, conçus pour que néophytes comme confirmés en profitent avec un minimum de chutes. Ce type de téléski permet d'accueillir 12 pratiquants en simultané sous le câble, ce qui signifie plus de pratique et moins d’attente.
Le téléski bi-poulies, connu sous le nom de Little Bro Rixen, représente une autre configuration. Ce système est composé de deux pylônes et permet de s’initier ou de se perfectionner au wakeboard, souvent lors de séances coachées. Il s'agit d'un simple aller-retour, ce qui peut présenter des difficultés au moment de la transition d'un sens vers l'autre, car le rider n'est plus tracté à cet instant. Cependant, le petit téléski est conçu pour des cours particuliers et un apprentissage et une progression plus rapide. Il est doté de deux modules pour s’exercer aux sauts et figures et est notamment louable en autopilotage pour les plus experts. Le câble Park, d’une configuration de cinq pylônes, est considéré comme la structure idéale pour pratiquer le wakeboard en toute sécurité.
Inventé dans les années 1960, le téléski nautique est aujourd’hui en grand développement, notamment grâce à l’arrivée du téléski bi-poulie, peu cher et très pratique pour les débutants, ainsi que grâce aux modules (obstacles). Ces modules sont des sortes de plates-formes pour réaliser différentes figures, souvent très spectaculaires, sur le plan d’eau. Réalisés selon un procédé spécial de soudage de matériaux synthétiques, ils garantissent une longue durée de vie, et leur surface blanche est résistante aux UV et aux ruptures. Tremplins et rampes de slide sont couramment utilisés et remplacent la vague créée dans le sillage du bateau afin de permettre au wakeboarder de réaliser des sauts et des figures. On parle même désormais de "wakepark", comme les skateparks en ville et les snowparks en station de sports d’hiver, le téléski nautique est devenu une véritable aire de jeux pour les amateurs de freestyle.
III. Maîtriser la Glisse : Techniques et Conseils Essentiels
Que ce soit derrière un bateau ou un téléski, la technique pour apprendre à glisser est sensiblement la même, même si des spécificités existent. Le wakeboard semble être un des sports de glisse les plus accessibles aux débutants, avec la possibilité de profiter de sensations de glisse une fois l’étape du waterstart acquise.
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A. Le Waterstart : Les Premiers Instants sur l'Eau
Votre expérience commence par un accueil chaleureux de la part de notre équipe passionnée dès votre arrivée sur la base nautique. Les encadrants vous présenteront un aperçu du déroulement de votre session et vous fourniront les conseils des professionnels. Vous vous retrouverez dans l’eau (ou assis au bord d’un ponton) votre planche au pied et le palonnier en main.
Pour un waterstart en téléski, asseyez-vous dans l'eau face au sens de glisse, laissez la planche flotter devant vous et la corde se tendre entre vos jambes. Veillez à ce que votre planche soit perpendiculaire à la corde tendue : cela signifie que vous êtes dans la position optimale. Au moment où vous vous sentirez tiré vers l’avant, petit à petit, la corde va se tendre face à vous jusqu’à vous imposer sa force de traction. Gardez vos genoux recroquevillés le plus possible vers votre poitrine. Lorsque la corde commence à vous tirer, laissez-vous avancer quelques mètres en contractant vos muscles. Attendez l'accélération pour tenter de vous lever. Il faut accompagner le mouvement de traction, et non pas s’y opposer. Ancrez vos talons dans l’eau et avancez votre bassin vers le palonnier, en gardant le haut du corps bien droit et sans agiter vos bras. Gardez les pointes de pieds levées… vous y êtes presque ! À l’inverse, si vous positionnez votre corps vers l’arrière, votre planche va riper sur la surface de l’eau jusqu’à ce que vous chutiez.
B. Contrôle et Équilibre : Naviguer sur l'Eau
Une fois debout, votre positionnement "regular" ou "goofy" devrait se faire naturellement. Faites pivoter la hanche de votre choix en direction du palonnier et mettez la planche à plat. Vous pouvez alors lâcher la main arrière : cela vous aidera à aligner votre corps latéralement. Restez les appuis légèrement pliés, les bras tendus tout en gardant le buste droit. Gardez les jambes fléchies afin de gérer les déséquilibres. Votre haut du corps doit rester droit en toutes circonstances, ne laissez pas les épaules partir en avant. Tentez de maintenir votre palonnier au plus près de la hanche que vous avez mise en avant. Pour tourner vers la droite, déplacez votre corps vers la droite, et pour tourner vers la gauche, déplacez votre corps vers la gauche. La plupart des personnes peuvent faire une queue de poisson après seulement quelques minutes de pratique.
C. Les Figures : De l'Initiation au Freestyle
Une fois la sensation appréhendée après plusieurs tours effectués (et sûrement quelques gamelles), vous pouvez commencer à essayer quelques figures simples. Les 180 ou 360 sur place semblent être les plus faciles à réaliser. Pas besoin d’utiliser la vague ou un kick pour sauter. Il vous suffit de tirer le palonnier vers vous du côté où vous souhaitez lancer votre rotation et cette dernière devrait se faire toute seule. N’hésitez pas à demander des conseils aux moniteurs présents sur site. Une fois que vous aurez acquis une certaine aisance, vous pourrez vous lancer sur les vagues engendrées par le bateau ou les modules du parcours. Sensations garanties ! Les figures que l’on peut réaliser sont variées et nombreuses, allant des sauts simples aux mouvements plus complexes. Par exemple, le "ollie" est un saut qui implique de lever la planche hors de l’eau, tandis que le "grab" consiste à attraper la planche avec une ou deux mains pendant le saut. De plus, pour ceux qui cherchent à repousser leurs limites, il existe des figures qui combinent ces éléments, comme le "Tantrum to Blind", qui est un flip arrière suivi d’une rotation de 180 degrés.
En cas de chute, il est impératif de lâcher immédiatement le palonnier et de nager sur le ventre pour revenir vers ce dernier. Et surtout, persévérez ! Vous ne le regretterez pas ! Des structures de wakeboard proposent également aux pratiquants confirmés, une planche sans straps afin de gagner en liberté et d'explorer de nouvelles sensations.
IV. L'Équipement du Wakeboarder : Choisir le Bon Matériel
Pour pouvoir pratiquer au mieux durant vos sessions de wakeboard, il est important de choisir une planche qui est adaptée pour vous. Pour vous amuser sur votre wakeboard, vous aurez inévitablement besoin de chausses. Chez EXO 38 par exemple, tout est inclus comme les gilets de wakeboard, les chausses de wake, la planche bien entendu et le casque de wakeboard. Des conseils vous seront également donnés en ce qui concerne la pratique mais aussi l’équipement, telle que la taille du wakeboard.
La planche de wakeboard se pratique sur une planche symétrique avec des chausses fixées dessus, créant un ensemble solidaire. Plusieurs caractéristiques de la planche influencent la glisse :
- Longueur : Une planche plus longue permet d’avoir un style plus lent et d’atterrir plus en douceur. Une planche plus courte donne une sensation de légèreté, pour des rotations plus rapides et une agressivité plus accrue.
- Flexibilité : Plus le wakeboard est souple, plus le wakeboard sera léger et permettra de réaliser des figures plus difficiles. La légèreté affecte vos pops (=prise de saut) et vos réceptions.
- Ailerons : Si vous éloignez les ailerons vers les extrémités, la planche aura tendance à accrocher dans la vague. En revanche, si vous les rapprochez, la planche décrochera plus vite en sortie de vague. Pour une utilisation dans un wakepark, il faut une planche sans ailerons. Pour une utilisation derrière un bateau, il faut impérativement des ailerons.
- Rocker : C'est la courbure du wakeboard partant d’une extrémité à l’autre, influençant la maniabilité et la capacité à sauter.
Les chausses, ou fixations, sont cruciales. Il y a des planches débutants (avec de simples straps, en cas de chute vos pieds se retirent directement, et équipées de dérives pour maintenir la planche stable) et des planches pour les niveaux avancés (avec des chausses fermées et des lacets) qui sont conçues pour prendre les modules et tremplins. En fonction de la construction de la planche, les fourchettes de poids recommandées peuvent évoluer. Vous retrouverez le poids recommandé pour chaque wakeboard directement sur sa page.
Pour le wakeskate, la planche a des parties abrasives pour que vos chaussures y adhèrent, à la manière d'un skateboard.
Le palonnier et la corde de traction sont les liens essentiels entre le rider et le système de traction. Les cordes de traction sont disponibles en différentes longueurs et sont résistantes pour diverses activités. N’utilisez jamais une corde qui est effilochée, nouée, ou décolorée par l’utilisation ou par l’exposition au soleil. Pour les chambres à air nautiques (bouées tractées), retirez la corde de traction du produit lorsque vous ne l’utilisez pas. Le gonflement adéquat est également la clé pour apprécier pleinement certains produits comme les bouées. Le recouvrement doit être serré mais comporter quelques plissements, et vous devriez vous y enfoncer légèrement lorsque vous êtes en position. Les soupapes de sécurité permettent un gonflage/dégonflage efficace et sécurisé.
V. Sécurité et Réglementation : Pratiquer en Toute Confiance
Les sports nautiques comportent des risques d’accidents graves ou mortels. C'est pourquoi la sécurité est une priorité absolue et le conducteur doit veiller à la sécurité.
Lorsqu'un bateau est utilisé pour la traction, vous devez être deux à bord. Une personne pour piloter le bateau et une autre pour surveiller la personne tractée. Le conducteur, l’observateur et le skieur/rider doivent se mettre d’accord sur les signaux utilisés avant de commencer. Lorsque le skieur/rider signale qu’il est prêt et lorsqu’il n’y a pas de trafic devant l’embarcation, le conducteur doit démarrer en ligne droite, en évitant d'accélérer ou de décélérer brutalement. Des virages serrés effectués par le conducteur de l’embarcation peuvent avoir un effet "lance-pierre" sur la personne tractée, qui se déplace alors à une vitesse bien plus rapide que l’embarcation, augmentant les risques.
Il est impératif de vérifier la législation locale, car il existe des zones réservées à la pratique de ces sports. Vous pouvez en effet être verbalisé par les affaires maritimes si vous ne respectez pas ces règles. La vigilance et le respect des consignes sont les meilleurs garants d'une pratique sûre et agréable.
VI. Le Wakeboard en Compétition : Performance et Style
Dans les compétitions de wakeboard, le mode de jugement est basé sur une évolution libre, dite "freeride". Le passage noté est réalisé entre deux bouées ou modules marquant le départ et la fin du parcours. Les compétiteurs sont évalués sur deux critères, chacun comptant pour 50% de la note, et reçoivent une note sur 100 :
La performance technique (50% de la note) : Ce critère évalue le niveau technique et la variété des figures exécutées, c'est-à-dire ce que le rider a fait. Les juges recherchent un run complet, incluant toutes les familles de tricks dans une séquence fluide et créative. Ils chercheront la perfection technique dans chaque trick en se demandant si la figure est réalisée en toute sécurité et proprement.
L’impression générale (50% de la note) : Ce critère concerne la façon dont le rider exécute ses figures. Il prend en compte la hauteur du trick, le contrôle, le style, l'amplitude et la propreté. Le juge évalue l’impression générale donnée par le run et le degré d’aisance avec lequel chaque trick est réalisé.
Pour faire simple : les compétiteurs doivent rider aussi fort que possible tout en restant en contrôle, avec du style, de l’aisance et de la propreté. Terminer son run est aussi important, car chaque trick compte, même le dernier.