L'art de la grande croisière : Immersion dans le Sun Dream 28

Le monde de la plaisance a connu, au cours des années 80, une transformation radicale impulsée par le besoin de démocratisation de la voile et l'exigence croissante de confort des plaisanciers. Dans ce contexte d'industrialisation des chantiers, le Sun Dream 28 s'est imposé comme une réponse audacieuse et pertinente de la marque Jeanneau. Ce voilier n'est pas seulement un bateau, c'est l'incarnation d'un équilibre savant entre performances marines et volumes habitables.

La genèse d'un voilier marin et innovant

L'histoire du Sun Dream 28 est intimement liée à une réflexion stratégique de Jeanneau sur l'optimisation de ses ressources techniques. Lorsque la carène d'un bateau est une vraie réussite et toujours dans le coup, pourquoi ne pas encore s'en servir ? Jeanneau a, dans le milieu des années 80, fait très fort avec des carènes comme celle de l'Arcadia notamment. Ce voilier, construit à plus de 300 unités, est un succès commercial, mais surtout sur l'eau. Ce plan Tony Castro excelle en régate, est marin et offre beaucoup de volume. C'est comme cela que va naître le Sun Dream 28.

Le Sun Dream arrive sur le marché pendant un renouvellement de gamme de nombreux chantiers. Le First 285 vient remplacer le First 29, le Feeling 286 vient appuyer le Feeling 29, anciennement Kelt 8.50, et le chantier belge Etap arrive avec son Etap 28i. Le Sun Dream se présente comme un croiseur familial. Cependant, il a gardé de bons restes de son passé de bateau pour mangeurs d'écoutes. Il en résulte un bateau rapide, capable de montrer son tableau arrière aux First et autres 8.50m. Mais le plus fort est que dans le même temps, le bateau a gagné en puissance. Le Sun Dream supporte mieux la toile, gîte moins et ne craint pas le mauvais temps. Il a donc toutes les qualités pour naviguer en famille sans inquiéter les enfants ou le conjoint non amariné. Seul, peut-être, le petit temps lui posera quelques soucis.

Une construction robuste au service de la fiabilité

Le Sun Dream 28 a été proposé en 3 versions. Les trois versions ont été construites de la même manière, en stratifié monolytique. Ceci facilite l'entretien et le bricolage. Le Sun Dream 28 est construit suivant les principes draconiens qui font la réputation internationale de la marque Jeanneau : le tissu de verre est posé et roulé à la main sans projeté à température régulé, les membrures et cloisons sont liées à la coque par stratification, la jonction pont/coque est reprise en stratifié classique, les contre-moulages sont esthétiques et non structurels, le mât est traité époxy.

La première version de Sun Dream était proposée sans plage arrière. Les tendances évoluant, une deuxième version est arrivée avec une plage arrière permettant de faciliter l'accès au bateau via une annexe, ou tout simplement la baignade. Ces méthodes de construction garantissent une durabilité exceptionnelle, faisant de ce voilier un compagnon de route fidèle pour de longues années, un constat partagé par de nombreux propriétaires qui expriment régulièrement leur satisfaction sur les forums spécialisés, qualifiant parfois leur unité de "rêve ensoleillé" ou de "bon canot".

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L'accès à la grande croisière et le confort en mer

Le confort à la mer du Sun Dream 28 apporte la clé de la croisière hauturière. La qualité première du Sun Dream 28 est une stabilité à toute épreuve, tant en route qu'au mouillage. Ses lignes puissantes sont capables de vitesse très élevées. Toujours docile, il est aidé par une raideur à la toile très agréable. Sur le pont, les larges passavants et le solarium sur la belle plage avant n'ont rien à envier à des bateaux plus grands. La jupe arrière (en option) améliore les performances mais constitue également une plate-forme idéale pour la baignade, l'accostage et la remontée à bord.

Un souci de perfection que l'on retrouve en ouvrant le coffre du cockpit (entièrement latté en teck) apte à recevoir la porte dans un logement spécial et le jeu de voile complet. On note aussi le balcon ouvert à l'avant. Les années 80 ont été une année décisive pour le monde de la plaisance. Des architectes comme Jean Marie Finot, Philippe Briand ou encore Philippe Harlé ont transformé la plaisance populaire que leurs aînés avaient fait naître, comme Jean Jacques Herbulot. La démocratisation de la voile pousse les chantiers à s'industrialiser. Le Sun Dream 28 est le résultat de cette évolution technologique visant à offrir davantage de confort sans sacrifier l'ADN sportif du voilier.

Des volumes pensés pour la vie à bord

Jamais, sur un voilier de 8,50 mètres, les volumes n'ont été aussi vastes et aussi bien agencés que sur le Sun Dream 28 qui compte 3 cabines indépendantes. Le carré est totalement libéré, sans rupture avec la grande table à cartes et le bloc cuisine (hauteur sous barrot : 1,85 m). À l'arrière, la cabine double avec sa couchette de 1,90 m réserve un volume supplémentaire très apprécié pour enfiler ses vêtements (hauteur sous barrot : 1,80 m). On retrouve cette aisance dans l'immense salle d'eau (hauteur sous barrot 1,80 m à eau sous pression). La clarté du Sun Dream 28 est un modèle du genre.

L'idée du chantier était de reprendre l'idée du roof panoramique déjà présente sur le Fantasia et l'Attalia. La seule petite conséquence négative est peut-être la taille de la cabine avant. Mais sinon, ce type de roof offre une luminosité inégalée sur d'autres unités de même taille. Le bateau propose un carré très vaste et lumineux. La cabine arrière est vaste et propose des équipements et des rangements suffisants pour une semaine de navigation. Au pied de la descente, nous retrouvons du classique avec un coin cuisine de bonne taille et une vaste table à cartes. À l'extérieur, le cockpit est assez grand pour ne pas se marcher dessus en navigation, ni en escale.

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