Le monde de la navigation est un univers de passion, d'aventure et de découvertes, où chaque navire, qu'il soit un catamaran à la pointe de la technologie ou un voilier monocoque de légende, incarne une philosophie unique du voyage en mer. La soif intarissable d'aventure et les envies de vacances aux airs de croisières, ou encore les incroyables projets de vie comme un tour du Monde, sont autant de motivations qui poussent les marins à choisir leur compagnon des mers. Des architectures contemporaines, conçues pour allier le confort et la performance, aux lignes intemporelles des yachts classiques, l'offre nautique est vaste, offrant des expériences adaptées à chaque type de navigateur, qu'il soit en solo, en famille, entre amis ou en couple.
L'Essor des Catamarans Modernes : Confort et Performance en Multicoque
Les catamarans ont, en effet, de nombreux atouts et sont généralement préférés aux autres types de bateaux et aux monocoques pour plusieurs raisons fondamentales qui redéfinissent l'expérience de navigation. Alliant confort à bord et performance de navigation, des modèles comme les catamarans Nautitech et leur gamme Open ont été pensés pour les navigateurs en solo, les amis, les couples, les familles, et plus largement pour les vrais passionnés de la mer et de la navigation. Ces embarcations répondent aux attentes des amoureux de l’océan à la soif intarissable d’aventure mais aussi pour les envies de vacances aux airs de croisières ou encore pour d’incroyables projets de vie comme un tour du Monde.
Le confort de navigation est un aspect primordial, grandement amélioré grâce à leur talon qui rend l’inclinaison à bord presque nulle, offrant une sensation de stabilité unique. Leur stabilité permet une navigation fluide et sûre : le mouvement tangue mais ne roule pas, il évite alors au maximum le mal de mer à bord. L'espace à bord constitue un autre avantage majeur ; grâce à ses deux coques, l’espace de vie à bord est doublé par rapport aux monocoques, créant des volumes généreux pour tous les occupants. Le confort à bord est également accru par leurs grandes ouvertures, les catamarans étant mieux ventilés, plus lumineux et offrant de magnifiques vues à 360 degrés à bord.
La maîtrise de ces navires est facilitée par leur faible tirant d’eau, ce qui permet au catamaran de plus se rapprocher de la côte ou de passer par des endroits où il est impossible de passer en monocoque. Leur vitesse supérieure à celle d’un bateau monocoque est un atout indéniable pour les marins cherchant à parcourir de plus grandes distances rapidement. L'indépendance à bord qu’ils permettent, avec la possibilité d’avoir un vrai espace personnel à bord, est très appréciée. Enfin, leur sécurité est pensée pour être exemplaire : conçus pour être insubmersibles, les catamarans ont des trous étanches qui garantissent la flottabilité en cas de chavirage. Leur faible consommation d’énergie, grâce à la favorisation de la navigation à la voile lorsque les conditions le permettent, contribue également à leur popularité et à leur aspect respectueux de l'environnement.
Ainsi, les catamarans Nautitech et leur gamme Open se construisent autour d’un concept fort alliant qualité, performance et confort, offrant une expérience de navigation globale et enrichissante.
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Philosophie de Conception des Catamarans Nautitech : L'Expérience Open
Le concept de l’Open, élément fondamental de l’ADN Nautitech, repose sur une vision audacieuse de l'aménagement, créant un espace de vie spacieux où le salon et le cockpit ne font qu'un. Cet aménagement est pensé autour d'un concept de bar original qui place le partage et la circulation à bord au cœur de l'expérience, favorisant une convivialité sans précédent. C'est un voilier idéal pour apprendre la vie sur un bateau et partager une telle aventure tout en découvrant les joies de la navigation sur un catamaran à voiles d’une grande qualité technique.
La conception intelligente permet de créer un quotidien ensemble tout en respectant l’espace personnel et l’intimité de chacun, à bord d’un bateau doté de grands espaces pensés pour la vie en collectivité, tout en garantissant une rigoureuse technique et une sécurité à bord sans faille. Imaginez vous réveiller chacun dans une cabine baignée de la lumière du soleil et vous retrouver sur le pont pour le petit-déjeuner. Les espaces sont conçus pour la vie quotidienne, permettant de cuisiner, bronzer, naviguer, et profiter des talents de petits et grands, rendant chaque moment à bord agréable et fonctionnel.
Diversité et Innovation dans le Monde des Catamarans Modernes
Le marché des catamarans est en constante évolution, marqué par une recherche incessante d'innovation et une grande diversité de modèles, chacun offrant des caractéristiques uniques. Parmi eux, certains se distinguent par leur originalité ou leurs performances, comme le Tortue 147, pour lequel les qualificatifs ne manquent pas : différent, iconoclaste, surprenant. Ces descriptions témoignent de l'audace des concepteurs à repousser les limites.
D'autres unités, tout en étant plus anciennes, conservent leur intérêt, même si leur design d’un autre âge accuse inévitablement leurs 23 ans de carrière, à l'instar du Twist du chantier rochelais Naval Force. Des essais en mer sont régulièrement organisés pour évaluer ces innovations. En mai 2009, la rédaction de Voile Magazine se lançait dans un essai de multicoques de Raid entre Port Navalo, et en 2009, la rédaction de Voile Magazine se lançait également dans un essai des petits multicoques dans un esprit raid côtier, montrant l'intérêt pour des expériences de navigation plus sportives et aventureuses.
Le Lagoon 38, quant à lui, est souvent mis en avant avec des chiffres clés et une analyse de ses sept points forts, avant un essai détaillé pour comprendre ce qui est pratique à bord. Le Vaan R5 est un autre exemple d'audace, un jeune chantier néerlandais qui ne veut rien faire comme les autres, et cela se voit, malgré seulement six ans d’existence, proposant ainsi d'oser la différence. Des constructions plus atypiques, telle cette construction amateur rustique certes mais tellement originale, un catamaran d’occasion en bois/époxy dont le propriétaire est Corentin Douguet, révèlent la passion et la créativité individuelles.
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L'accessibilité est également une préoccupation pour certains modèles : pas besoin d’escabeau pour monter à bord du Ventio 32, un plan de pont tout en simplicité qui ne demande aucune gymnastique particulière. Les grands catamarans de croisière voient également leurs codes renouvelés. Ce nouveau Lagoon 63, par exemple, renouvelle un peu le cata de vacances, un genre pourtant bien bordé, grâce à ses carènes volumineuses qui offrent des espaces intérieurs encore plus généreux. L'évolution se manifeste aussi dans les détails : quelques mètres carrés de plus, c’est peut-être un détail, mais le nouveau plan de voilure change radicalement le comportement d'un bateau. La persistance de certaines sensations est remarquable, avec cinquante ans d’écart entre les conceptions de ces deux catas, mais la même jubilation dans la brise.
Les tests approfondis sont essentiels pour apprécier les qualités d'un nouveau modèle. Rien de tel que trois jours de navigation le long du littoral normand pour tester en profondeur un tout nouveau navire. Le nouveau 44 Nautitech, en bon Nautitech, n'est ni un catamaran de voyage à dérives ni un croiseur à fly-bridge né pour le charter, mais bien un pur-sang optimisé pour la navigation. L'Outremer 52, souvent désigné comme le roi des catas, est testé en conditions idéales avec une brise de terre et une mer quasi plate, permettant de juger de sa vitesse, mais pas forcément de son comportement dans des mers plus formées.
L'ORC57, navire amiral du chantier lorientais, signé Marc Lombard, propose un cocktail détonant de sensations et de vitesse, tandis que le Windelo 54 séduit par ses innovations bien senties, avec en particulier ce cockpit très réussi autour du pied de mât. Le Vandal Explorer, présenté pour la première fois lors du salon de Cannes en septembre dernier, apporte une nouvelle proposition. Certains modèles excellent par leur polyvalence, se glissant au cœur des mouillages sans s’interdire les marinas, avec une taille idéale pour la croisière côtière.
La grande nouveauté du chantier Garcia a fait du bruit, et avec raison, l’Explocat 52 reprenant les codes de l'exploration. Des essais comparatifs mettent en scène trois catamarans et trois dériveurs, mais aussi trois unités gonflables qui n’ont pas à rougir de leurs performances. L'IC 36, marin, malin et tonique, détonnait agréablement au salon de Cannes, au milieu des catamarans de croisière plus conventionnels, ce 36 pieds imaginé par des designers audacieux. Le nouveau Outremer 55, très attendu du chantier de La Grande Motte, monte une marche avec un modèle plus design, plus abouti.
Les contrastes géographiques peuvent aussi influencer la perception des bateaux : le contraste est saisissant en longeant la côte Vermeille, où à l’approche de la frontière franco-espagnole, on passe brutalement du plat à des reliefs plus marqués. L'évolution en profondeur de l’ancien Série 5, ce nouvel opus ne déroge pas à la tradition maison du rostre central, marque de fabrique du chantier. L'Excess 15 invite à la folie, à consommer sans modération ce grand vaisseau de 120 m2 au pont, offrant des espaces immenses. Avec un nom pareil, on est en droit d’attendre de cet Easy to Fly qu’il vous envoie au septième ciel par sa légèreté et ses performances.
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Le Bali 4.1, depuis le lancement par le chantier Catana de cette marque dédiée aux vacances sur l’eau, a étonné et parfois dérouté par son sacré culot et son approche novatrice de l'espace. L'Excess 11, il a tout d’un grand, prouvant que la taille n'est pas le seul critère de grandeur. Un essai de voilier, sans repère, sans amer, sans ligne claire ni de côte ni d’horizon, s’apparente à un vol libre, une immersion totale. Il suffit d’écouter Daniel Berthelin évoquer son long passé nautique pour comprendre que son dernier achat, le C-Cat 37, correspond parfaitement à ses attentes.
Le choix d’un multicoque est souvent un compromis entre vitesse et confort, et l’Ita 14.99 réussit le tour de force de concilier ces deux aspects. De nouveauté en nouveauté, les deux ténors du cata de croisière se marquent à la culotte, le Lagoon étant un acteur majeur. Il existe plusieurs façons d’aborder la création d’un nouveau bateau : on peut s’en tenir au marketing en lorgnant du côté des tendances, ou opter pour une approche plus technique. Des flotteurs qui ne craignent rien, des manœuvres simples et des sensations à la moindre risée, offrent un retour aux sources de la navigation.
Le Leopard 45 se distingue par ses deux coques et ses deux cockpits, une évolution notable du Leopard 44, né en 2010, qui étrennait déjà le fameux cockpit avant, accessible depuis la nacelle. Le Saona 47, avec ses vacances en cata XXL, voit le relookage de la gamme, entrepris avec le Lucia 40, s’amplifier, avec une tonture de pont plus moderne. Certains catamarans affirment leur ambition de vitesse et de propreté sur l'eau dès leur ligne. Le TS5, élégant et radical, se caractérise par sa vitesse bien sûr, mais aussi par une simplicité de conception qui le rend efficace. Les catamarans de grande série ne sont pas légion en dessous de 40 pieds, les Edel ayant longtemps dominé ce segment. Le Flying Phantom Essentiel, dont le premier modèle, dit désormais Elite, a vu plus de cent unités vendues à l’international, continue de faire ses preuves. RS Sailing, chantier spécialiste du dériveur, débarquait en 2013, se posant la question de pourquoi changer une recette qui marche. C'est un sacré pari pour le chantier Fountaine-Pajot de renouveler ainsi son cœur de gamme en prenant tout le monde à contre-pied. Enfin, un Lagoon 42, un équipage de loups de mer, un sextant et des applications de navigation astro ont permis de parcourir 1 700 milles, prouvant la capacité de ces navires à de grandes aventures.
Le Charme Intemporel des Voiliers Classiques : L'Élégance du Monocoque
Si les catamarans incarnent la modernité et l'optimisation des espaces, le monde de la voile classique possède un charme rare, où l’élégance du bois et des lignes s’allie à la performance pure. C'est un univers à part, celui des voiliers qui ont traversé les époques, porteurs d'histoires et d'un savoir-faire ancestral.
À travers deux unités d’exception aujourd’hui proposées à la vente, nous pouvons embarquer dans une histoire de passion, de mer et de beauté : un Vaton 55 de 2000, puissant et racé, et un ketch de 17 mètres signé Pichavant, construit en 1973, véritable icône du savoir-faire à la française. Ce sont deux yachts au caractère bien distinct, mais unis par un même fil conducteur : l’amour de la belle plaisance et des régates classiques, notamment celles des Voiles de Saint-Tropez, où ils ont l'un et l’autre déjà brillé, captivant les regards par leur prestance.
Le Vaton 55 : Performance et Élégance Classique
Le Vaton 55, dessiné par l’architecte naval Gilles Vaton et lancé en 2000, incarne parfaitement l’esprit du grand large. Conçu pour allier vitesse, confort et sécurité, il a été pensé pour les marins exigeants qui recherchent un bateau capable de traverser les océans aussi bien que de jouer les premiers rôles en régate. Ses lignes tendues, son pont dégagé et son plan de voilure généreux témoignent d’une philosophie claire : la performance sans compromis.
La coque en bois et epoxy offre un comportement marin exemplaire, même dans les conditions les plus engagées, assurant une fiabilité à toute épreuve. Le cockpit, spacieux et bien protégé, permet de manœuvrer facilement, que ce soit en équipage réduit ou en course, offrant une ergonomie pensée pour l'efficacité. À l’intérieur, on découvre un aménagement chaleureux, dans le plus pur esprit des voiliers de grande croisière : boiseries chaudes, volumes équilibrés, une cabine propriétaire confortable et des espaces de vie pensés pour la mer. Tout ici respire la solidité et la fiabilité, signatures du chantier et de son architecte. Ce Vaton 55 est bien plus qu’un voilier de performance ; il représente un équilibre rare entre modernité et tradition, une unité qui séduit autant les passionnés de navigation hauturière que les amateurs de belles lignes. Sa participation aux Voiles de Saint-Tropez témoigne de son allure et de sa personnalité, faisant de lui un voilier qui attire les regards, autant au port qu’en mer.
Le Ketch Pichavant 17m : L'Âme de la Tradition Maritime
Construit en 1973 par le chantier Pichavant, réputé pour la qualité de ses constructions en bois, ce ketch de 17 mètres dégage une élégance classique hors du commun. Restauré avec soin et bien entretenu, il incarne l’âme des grandes unités de plaisance d’autrefois. C'est un voilier au charme indéniable, où chaque détail raconte une histoire, invitant à un voyage dans le temps.
Naviguer à bord, c’est renouer avec l’âge d’or de la plaisance, lorsque les bateaux étaient pensés pour durer et pour porter leurs équipages loin, en toute élégance. Sous voiles, le ketch révèle une douce puissance, une stabilité et une harmonie rares, procurant des sensations de navigation authentiques. Ses gréements en font un bateau équilibré et sûr, idéal pour les longues navigations comme pour les rassemblements prestigieux. Aux Voiles de Saint-Tropez, il a su trouver sa place parmi les grandes dames de la Méditerranée, séduisant par son allure classique et son histoire. L’intérieur mêle boiseries vernies et ambiance feutrée, créant un cocon intime. On s’y sent comme à bord d’un yacht d’époque, mais avec le confort discret que recherchent les navigateurs d’aujourd’hui, prouvant qu'il est possible de concilier tradition et commodité moderne.
Deux Esprits, Une Passion : L'Héritage des Voiles de Saint-Tropez
Le Vaton 55 et le ketch Pichavant 17m incarnent deux visages complémentaires de la voile classique. Le premier, moderne dans sa conception, exprime la pureté du dessin et la quête de performance, tandis que le second célèbre la tradition et l’élégance intemporelle. Cependant, tous deux partagent une âme commune : celle des bateaux vivants, aimés, entretenus et respectés. Leur participation aux Voiles de Saint-Tropez n’est pas anodine : c’est là que se retrouvent les amoureux du beau, du vent et de la mer, dans une atmosphère de compétition et de convivialité. Ces voiliers y ont navigué non comme simples concurrents, mais comme témoins d’un art de vivre, celui du yachting authentique, où le respect de la tradition et l'amour de la mer sont primordiaux.
Acquérir l’un de ces deux voiliers, c’est bien plus qu’acheter un bateau. C’est s’inscrire dans une histoire, poursuivre une aventure maritime faite d’élégance, de passion et de respect du travail bien fait. Que l'on soit séduit par la puissance racée du Vaton 55 ou par le charme intemporel du ketch Pichavant, chacun offrira une expérience unique, faite d’émotion, de liberté et de mer. Ces deux unités sont aujourd’hui à la vente, prêtes à écrire un nouveau chapitre de leur vie avec un propriétaire à leur image - passionné, exigeant et amoureux de la belle plaisance.
Chinook : Un Illustre Monocoque, Symbole de la Classe NY 40
Dans ce riche panorama nautique, un nom se distingue par son histoire et son prestige : "Chinook". Il est essentiel de noter que "Chinook" n'est pas un catamaran, mais un voilier monocoque classique, porteur d'un héritage exceptionnel. Né il y a un siècle sur la planche à dessin de Nathanael Herreshoff, il ne se contente pas de son pédigrée pour faire tourner les têtes. Il a été restauré il y a tout juste 3 ans en Tunisie sous la houlette de son skipper, et tout est fait pour, en toute beauté, bousculer les chronos, démontrant que l'âge n'altère en rien sa capacité à la performance.
À bien des égards, Chinook et ses 22,5 tonnes affichent des dimensions impressionnantes, mais non disproportionnées pour sa catégorie. Chinook est un NY 40, une classe légendaire. Il fut construit au début du siècle dernier en même temps que 11 autres unités, et deux autres furent également construits dix ans plus tard, formant une flotte de monocoques emblématiques. Le chiffre 40 dans sa désignation indique sa longueur à la flottaison, et les lettres N et Y comme New York, rappellent le berceau de ses commanditaires, les membres du prestigieux New York Yacht Club. Ces marins exigeants souhaitaient des bateaux de croisière confortables, mais taillés pour la régate, des bateaux solides pouvant résister à toute manipulation brutale tant de la part de la mer que des équipiers, et la classe NY 40 répondait parfaitement à ces attentes.
Chinook a été construit, sous le nom de Pauline, par Nathanael Herreshof, selon la jauge NY 40, qui prévoyait 12 yachts identiques lors de leur lancement, créant ainsi une série compétitive et homogène. Certains considéraient au départ ces voiliers comme les moins réussis du grand architecte américain, mais l'histoire a prouvé leur valeur et leur longévité. L'architecte de Chinook était Nathanael G. Herreshoff, un nom synonyme d'excellence dans l'architecture navale classique. Le propriétaire actuel de Chinook possède aussi Rowdy, autre NY 40 portant le numéro de voile NY 49, et gréé en cotre bermudien, ce qui offre un point de comparaison intéressant pour les puristes.
Sur le plan des caractéristiques physiques, son avant se distingue par une étrave très élancée et la présence d'un bout-dehors, des éléments typiques de l'esthétique et des performances des voiliers de cette époque. Chinook a retrouvé son plan aurique, un gréement traditionnel, contrairement à son sister ship Rowdy, qui a été modifié. Son gréement se compose d'un mât en une seule partie (à pible), d'une grand-voile à corne, d'un flèche, d'un foc et d'une trinquette, toutes ses voiles étant blanches, dans le respect de l'esthétique classique. Son utilisation principale est celle d'un voilier de promenade et de régate privé, combinant ainsi le plaisir de la croisière avec l'adrénaline de la compétition. Il est à noter que "Chinook" est aussi un vent chaud, sorte de foehn qui souffle des Montagnes Rocheuses vers le Nord, une coïncidence qui ajoute une touche poétique à ce nom de bateau.
L'Histoire Mouvante de Chinook : Noms et Propriétaires Successifs
L'histoire de Chinook est aussi riche que mouvementée, marquée par une succession de noms et de propriétaires qui ont façonné son destin. Initialement nommé Pauline, il fut le deuxième à être lancé par le chantier des frères Nathanaël G. et John B. Herreshoff. Son premier armateur, Oliver Gould Jennings, un financier très influent à New York et connu aux États-Unis pour sa réussite financière à la tête de plusieurs grosses compagnies, garda Pauline durant six ans. Comment aurait-il pu imaginer que son bateau deviendrait un jour un rescapé, traversant les décennies et les éépreuves ?
En 1923, Henry L Maxwell, autre riche financier, rachète cette magnifique embarcation et la renomme Banshee. Son père, qui l’avait initié à la voile, était décrit comme un enthousiaste yachtman, bien que le texte ne précise pas son rôle au-delà de cette initiation. Ce sont des figures de la haute société américaine qui ont ainsi pris les rênes de ce voilier d'exception. C'est ensuite Howard Frederick Witney qui le baptisera Chinook, le nom qu'il porte encore aujourd'hui. Howard Frederick Witney était un sportif respecté. Dans un communiqué d’un journal local, on y apprend que son implication sportive, notamment dans le milieu du golf, avait fait de lui un homme très apprécié, ce qui confère au bateau une lignée de propriétaires passionnés et reconnus. Il gardera le bateau jusqu’en 1937, une période significative de son histoire.
Ensuite, tout devient flou. Chinook tombe dans les nimbes de l’histoire, ses traces se faisant plus ténues. On aperçoit dans les archives un certain Bill Fulton qui l’appareillera de 1958 à 1963, ramenant brièvement le navire à la lumière. Puis, de nouveau, ce fut l’oubli, les guerres et la négligence qui ont failli l'emporter. Cependant, la persévérance et la passion ont permis à ce voilier légendaire de renaître, témoignant de sa robustesse et de l'attachement qu'il inspire. Sa restauration récente en Tunisie, sous la houlette de son skipper, a permis de lui redonner sa splendeur d'antan et de le préparer à de nouvelles aventures.