Le hijab, sujet de nombreuses discussions passionnées, est un élément vestimentaire islamique qui suscite à la fois fascination et controverse. Cet article vise à explorer en profondeur la définition du hijab, son histoire, ses différentes formes, son importance religieuse et culturelle, ainsi que les débats contemporains qui l'entourent.
Histoire et origines du hijab
D'origine arabe, le terme "hijab" désigne le voile islamique que les femmes musulmanes portent sur la tête. Toutefois, le mot "hijab" a un sens plus large dans le Coran que son usage actuel, englobant les notions de rideau, de cloison, de séparation, ou tout ce qui dissimule et dérobe quelque chose à la vue. On retrouve également les termes khimar et jilbab associés au concept de voile.
Pourquoi porter le hijab ?
La première question que la femme musulmane doit se poser pour avoir les idées claires est : « Pourquoi je dois couvrir tout mon corps à l’exception de mon visage et de mes mains ? Et pourquoi je ne dois pas dévoiler mes cheveux ? »
Les savants sont unanimes sur cette question, c’est clair et net. Allah dit dans le Coran, sourate 33 Al-Ahzab, verset 59 : « O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
Le Coran est descendu comme guidée et Allah nous a donné une grande facilité. Il faut savoir que le turban n’est pas un voile. Vous êtes convaincus que vous le portez mais c’est en réalité le contraire. Il ne faut pas prendre ça à la légère, le prophète (que la paix et le salut soit sur lui) a dit : « quand la femme est pubère seuls son visage et ses mains doivent apparaître. Les autres parties de son corps seront considérées comme une 3awra, c’est à dire une partie à cacher.
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Aujourd’hui quand on est jeune et qu’on porte le voile, on a l’impression que c’est très compliqué. « Ah, mais ça sert à quoi que je porte le voile puisque quand je rentre en cours je l’enlève et quand je sors je le remets ». Vous vous êtes déjà posé cette question ? Porter le voile ne consiste pas seulement à se couvrir, c’est tout un comportement. Retenez qu’il existe des écoles musulmanes en France où le voile est accepté. « Quelle est l’utilité d’étudier alors que tu ne pourras pas le porter en travaillant ? ». Il faut placer votre confiance en Allah ! Aujourd’hui, le voile est clairement quelque chose d’incroyable, pourtant ce n’est qu’un bout de tissu sur la tête. Le travail, les études, c’est une ambition, et mettre le hidjab nous forge plus. Il faut tout d’abord bien choisir les matières, et ça ira très bien. Au Sahara, quand il fait 40 degrés, les personnes sont habillées avec des vêtements amples qui vont les protéger du soleil. C’est en réalité un simple prétexte, une excuse. Mais alors quelle matière choisir pour ne pas ressentir la chaleur ? Et quelle couleur choisir ? Il n’est pas rare de tomber sur des boutiques spécialisées en hijab. Et la richesse des modèles, des couleurs et des motifs des foulards ne manquent pas.
Les différents types de hijabs
Il existe différents types de voiles islamiques, chacun ayant ses propres caractéristiques et significations culturelles :
- Le hijab : Ce voile cache les cheveux, les oreilles et le cou, ne laissant voir que l'ovale du visage. Il est souvent complété par une tunique ou un imperméable.
- Le khimar : Populaire en Égypte, le khimar est un voile percé d’un trou pour le visage. Il couvre la tête, les épaules et le cou. Il est normalement porté à la taille, mais certaines femmes peuvent choisir de le porter jusqu’aux genoux.
- L'al-Amira : Composé de deux parties, l’Al-Amira est similaire au Khimar. L’Al-Amira est censé être un hijab facile à porter et se présente sous la forme d’un bonnet ajusté qui couvre tous les cheveux, et de longues écharpes rectangulaires en soie en forme de tube qui peuvent être épinglées sur la tête ou les épaules, selon les besoins.
- Le tchador : En Iran, ce vêtement traditionnel est une grande pièce de tissu posée sur la tête, laissant apparaître l'ovale du visage, tenue fermée à l'aide des mains.
- La burqa : Vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan, ce long voile couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux.
- Le niqab : Dans les pays arabes, ce voile intégral est complété par une étoffe ne laissant apparaître qu'une fente pour les yeux.
- Le sitar : Parfois ajouté, le sitar, d'un tissu plus fin, recouvre même les yeux.
- Abaya : L’abaya est un vêtement ample qui se décline en plusieurs formes et styles. L’abaya était traditionnellement noire et avait une coupe droite, mais les femmes la portent maintenant dans des styles différents et des coupes fantaisistes et vont même modifier les couleurs. Les abayas sont généralement associées à des niqabs mais peuvent également être portées avec un simple hijab pour celles qui le souhaitent.
- Boshiya : La boshiya est similaire au niqab et presque identique au niqab complet. La différence entre les deux est que la boshiya ne donne pas la possibilité de laisser les yeux découverts et couvre l’ensemble du visage avec un tissu transparent. La finesse du tissu frontal permet aux femmes de regarder à l’extérieur, mais l’observateur ne peut pas voir le visage des femmes.
Le hijab dans le Coran
Le terme « Hijab » tel qu’il s’écrit est apparu dans le Coran à maintes reprises et dans de différents contextes. Par exemple, le verset 53 de la sourate 33 dit : « Oh les croyants (qui veulent parvenir à Allah), tant qu’il ne vous est pas permis, n’entrez pas dans les demeures du prophète! (si vous y êtes entrés) N’attendez pas que la cuisson du repas. Mais entrez lorsque vous y êtes invités. Lorsque vous avez fini de manger, dispersez-vous, et ne cherchez pas à parler, à causer (sans autorisation). Voilà que cette situation aurait vraiment été pénible pour le prophète. Mais, il était gêné face à vous (il avait honte de vous). Allah n’est pas gêné par la vérité (pour révéler la vérité). Lorsque vous leur (les femmes du prophète) posez une question, faites le par derrière un rideau (hijab). C’est plus propre pour vos cœurs et leurs cœurs. Il ne vous est point permis à tout jamais de faire de la peine au messager d’Allah et après cela, de vous marier avec ses femmes. »
Un autre verset, le verset 51 de la sourate 42, explique : « Allah n’a jamais eu d’échange de parole avec un homme, sauf par révélation ou bien par derrière un voile (hijab) ou bien en envoyant un messager (ange) afin qu’il révèle avec Sa permission. »
De plus, le verset 31 de la sourate 24 dit : « Et dis aux femmes croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines, et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. O croyants revenez tous à Allah en vous repentant! »
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De fait, la majorité des savants musulmans déduisent en se basant sur ce verset que les femmes musulmanes doivent couvrir leurs cheveux par un khimar et ne laisser paraître que leur visage et leurs mains. Le verset se veut clair et prescrit, de même, que les femmes ne devraient montrer leurs atours qu’en présence d’hommes qui n’ont pas de rapport de parenté ou de sang direct avec elles. Les parties de la femme qui doivent être couvertes varient selon le madhab suivi. Une minorité des savants appartenant à l’école Hanbalite, par exemple, présume que les femmes doivent se couvrir entièrement et que même les mains et le visage doivent être dissimulés.
Recommandations pour le port du hijab
Il y a un certain nombre de recommandations à suivre quant au port du hijab et aux vêtements que doit porter la femme musulmane afin que son hijab soit validé. Le verset 59 de la sourate 33 dit : « Oh prophète! Dis donc à tes femmes, à tes filles et aux femmes des croyants (aux croyantes) de ramener sur elles leurs grands voiles (de se couvrir). C’est plus convenable pour elles afin qu’elles soient reconnues (qu’on sache qu’elles ne sont pas esclaves, et qu’elles sont libres et chastes) et qu’elles ne soient offensées. »
Très souvent, quand on aborde le sujet du hijab, on pense directement aux femmes ; ce qu’elles doivent porter, comment elles doivent se comporter, ce qu’elles doivent éviter, alors que l’Islam est une religion d’équité, et comme il impose aux femmes un certain nombre de règles à suivre, il en est de même avec les hommes. Les hommes, eux aussi, ont une ‘awra ; on parle, à cet égard, de la partie entre le nombril et les genoux. Ainsi, il leur est interdit de porter quelque chose en or ou bien fabriquée de soie, et à l’instar des femmes, les hommes ne doivent pas porter des habits excessivement ostentatoires ayant pour but d’attirer et de séduire les femmes. De même, il leur est imposé de baisser le regard «غضّ البصر ; ghaddo al bassar ». Le verset 30 de la sourate 24 dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. »
Le « voile » dit islamique : une relecture des concepts
Asma Lamrabet souligne que le terme de « Hijab » usuellement utilisé ne correspond absolument pas à ce qu’il est sensé désigné, à savoir, le foulard, qui recouvre les cheveux des femmes musulmanes. Nulle part dans le texte coranique le terme de Hijab ne traduit cette signification et dans la réalité coranique le terme de Hijab dans son interprétation aussi bien sémantique que conceptuelle incarne plutôt l’opposé de ce qu’il est sensé désigné dans la réalité. Le terme « HIJAB » dans le Coran revient sept fois dans le texte coranique et traduit à chaque fois exactement la même signification et ce à la différence d’autres mots utilisés par le texte sacré et qui des fois peuvent être polysémiques.
Hijab désigne en arabe rideau, séparation, cloison, autrement dit, tout ce qui cache et dissimule quelque chose. Cela correspond en français au terme de « Voile » qui voile, autrement dit, masque et protège quelque chose. Le synonyme de Hijab en arabe c’est « Satr » et correspond à toute chose qui sépare comme un mur, un paravent ou tout autre séparation virtuelle.
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Le verset 31 de la sourate 24 est celui qui précise certains « aspects » du comportement vestimentaire des femmes croyantes dont notamment celui du foulard. Le terme de khoumourihina pluriel de khimar évoqué dans ce verset désigne le foulard ou écharpe que portaient en ce temps là les femmes dans la péninsule arabique mais aussi dans toutes les autres civilisations de l’époque. Le Coran invite les croyantes à rabattre les pans de leurs écharpes ou khimar sur leur poitrine (jouyoubihina) afin de dissimuler la partie haute de leurs bustes et ce, quand elles doivent sortir dans l’espace public.
Les différents tissus pour hijab
- Tissu pour hijab en jersey : Les Hijabs en jersey sont les Hijabs les plus confortables. Le jersey est un tissu léger et extensible qui reste en forme sans épingles. Le niveau de confort qu’il procure ne vous laisse pas seulement en vouloir plus, mais il est bon pour toutes les saisons. Il fonctionne bien dans les climats chauds car il absorbe facilement la sueur et est durable pour vous protéger en hiver.
- Tissu Satin Hijab : Le satin capte et reflète la lumière sous différents angles, évitez donc les tissus satinés d’apparence bon marché. Imprimés ou unis, vous ne pouvez jamais vous tromper avec des écharpes carrées ou des châles en satin.
- Tissu crêpe pour hijab : Ce sont des tissus pour hijab de tous les jours et peuvent être portés en toute saison. L’écharpe en lin procure une sensation de fraîcheur autour du cou, grâce au tissage et à la fibre de lin qui permet une plus grande circulation de l’air.
- Hijab en polyester : Le polyester est un tissu robuste fabriqué à partir de fibres synthétiques. Il est utilisé principalement pour des articles tels que les vêtements et l’ameublement de la maison.
- Hijab en viscose : La légèreté de la matière la rend parfaite pour les styles volumineux, car elle ne donne pas une sensation d’étouffement lorsqu’elle est enroulée autour de votre tête. Il est également abordable par rapport à d’autres types de tissus, donc avoir des hijabs en viscose dans une variété de couleurs ne fera pas de mal à votre portefeuille. Le tissu léger est parfait pour tout type de temps, des journées chaudes aux nuits plus fraîches.
- Hijab en mousseline : La mousseline s’enroule bien, est magnifique, facile à contrôler et confortable à porter. Elle est disponible en couleurs unies et en combinaisons. Comme le tissu est léger, il est essentiel de porter une sous-cape pour le maintenir en place.
Le hijab et la mode
Ces dernières années, le hijab a consolidé son statut dans l’industrie mondiale de la mode. Définie comme un vêtement qui dissimule plutôt qu’accentue la forme du corps de la femme, que ce soit pour des raisons de foi religieuse ou de préférence personnelle, l’intérêt du public pour la mode modeste monte en flèche. Au fil des années, le hijab est devenu un véritable accessoire. La cagoule, par exemple, dissimule votre coup et votre tête tout en restant opaque. En viscose et en polyester, il vous permet le maintien de votre voile en toute circonstance. Il nous arrive à toutes d’être pressées, et de ne pas avoir le temps de mettre notre voile comme on le souhaite. Ne vous inquiétez pas ! Ensuite, le hijab en mousseline de crêpe par sa légèreté, sera votre allié en été. Enfin, la soie de Médine apporte élégance et raffinement à toutes vos tenues. Le marché du voile propose divers modèles d’épingles à hijeb.
En 2014, DKNY est devenue l’une des premières grandes marques à prendre le mémo sur cette nouvelle industrie. La sortie de sa première collection Ramadan présentait une palette de couleurs monochromes et des tops, vestes, pantalons et jupes faciles à porter. À partir de ce moment, l’industrie de la mode modeste n’a cessé de se développer. L’édition 2016 de la semaine de la mode de New York a vu les débuts de la créatrice indonésienne Anniesa Hasibuan, dont la collection entière comportait un hijab.
Le hijab : soumission ou libération ?
Les détracteurs de la tradition musulmane du port du voile font valoir que les femmes ne portent pas le voile par choix et qu’elles sont souvent contraintes de se couvrir la tête et le corps. En revanche, de nombreuses filles d’immigrants musulmans en Occident affirment que le voile symbolise la dévotion et la piété et que le port du voile est leur propre choix.
Le hijab représente la soumission d’une femme à son Créateur et son lien avec la foi. Le port du voile est un test pour la femme musulmane et une obligation religieuse que la femme doit respecter. Lorsqu’une femme musulmane porte le hijab, elle obéit et se soumet à Allah.
Une femme qui porte le voile islamique se libère du désir vain et égoïste de montrer sa beauté et de rivaliser avec les autres femmes qui l’entourent. Ainsi, l’une des fonctions du hijab femme est de les protéger des abus et des préjudices. Cela inclut notamment les diverses formes d’abus et de harcèlement sexuels, qui sont répandus dans les sociétés où peu de femmes se couvrent.
Journée mondiale du Hijab
Le 1er février de chaque année est célébrée la Journée mondiale du Hijab, une initiative d’un immigrant bangladais aux États-Unis, dans au moins 190 pays.