Nages-et-Solorgues, un village français pittoresque niché dans le département du Gard en région Occitanie, anciennement Languedoc-Roussillon, est un lieu chargé d'histoire. Ses habitants sont appelés les Nageois et les Nageoises. La commune s'étend sur 6,2 km² et comptait 1 921 habitants lors du dernier recensement de la population. Avec une densité de 310,8 habitants par km², Nages-et-Solorgues a connu une nette hausse de 48,3% de sa population par rapport à 1999.
Les origines antiques
Le premier habitat de la région remonte au VIIe siècle avant J-C. Des vestiges témoignent d'une occupation humaine depuis plus de 2800 ans. L'oppidum protohistorique, qui dominait la plaine de la Vaunage, fut le premier groupement de cabanes.
La voie romaine, reliant Rome à l'Espagne, passait non loin, favorisant de fructueux échanges dans nos régions. Cette voie arrivait à Nîmes.
L'influence romaine est marquée par la construction de nouvelles structures, dont un temple de type bien connu, le Fanum, divisé en 2 ou 3 pièces. Un quartier est construit, suivi d'une enceinte avec des remparts. Une tour permettait de surveiller le pied de la colline et d'anticiper d'éventuelles attaques. Les remparts comportaient des tourelles semi-ovales tous les quinze mètres, avec une face vers l'intérieur et l'autre vers l'extérieur, séparées par un blocage de pierraille.
Des découvertes archéologiques, telles que des outils et des bornes kilométriques, témoignent de la vie quotidienne de cette époque. Une fontaine, dite "romaine", bien conservée et rénovée en janvier 1989, offre une eau fraîche même en été.
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Le Moyen Âge
Après une période d'abandon d'environ 200 ans, une réoccupation particulière et isolée eut lieu. Le site fut en partie cultivé durant tout le Moyen-Âge. On trouve nommée pour la première fois une "ecclesia de S. Dionysio", sous le patronage de S. de son saint patron, Saint Dionisy. On trouvait alors l'habitat autour de la fontaine, et plus tard autour de l'église. L'église de S. fut plusieurs fois reconstruite et agrandie au XIIe siècle. C'était un prieuré qui dépendait de Nîmes. Le village de Saint Dionisy, auquel appartenait l'église, ne comptait que 4 feux jusqu'à la Révolution.
Les guerres de religion
Le clocher du village témoigne des conflits entre protestants et catholiques. La Réforme fut une période de troubles et de disettes qui décimèrent la population. Après cette période, seul le temple rouvrit ses portes, car le village était alors presque totalement protestant.
Finalement, une répartition fut établie avec 150 m² pour les catholiques et 500 m² pour les protestants.
Le développement au XIXe siècle
Le XIXe siècle marque un tournant avec le développement du village. Les habitants, les gens du pays, cultivaient les côtes de Nîmes. Chaque maison du village possédait sa propre cuve à vin et son chai. L'arrivée du chemin de fer de Nîmes au Vigan favorisa l'essor de la monoculture.
Le XXe siècle et l'ère contemporaine
Le XXe siècle apporte de nouvelles transformations. La population augmente rapidement. La viticulture, autrefois dominante, est concurrencée par la diversification de l'artisanat. L'esprit de convivialité supplante heureusement les guerres de religion.
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Aujourd'hui, Nages-et-Solorgues est un village en pleine expansion, où une maison devient un village-dortoir. Le village se dote d'infrastructures modernes, telles qu'un terrain de football et une salle polyvalente. Saint Dionisy est un village toujours à l'heure de l'Europe, où les habitants vivent à l'heure légale de la Communauté Européenne.
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