Faire de l’océan sa maison, des eaux son quotidien et de l’horizon sa seule limite. Vivre à bord d’un catamaran est une aventure de tous les instants qu’il est nécessaire de préparer avec attention pour pouvoir la vivre avec passion. Que vous partiez pour une aventure d’une année ou que vous souhaitiez naviguer au gré de la mer et de vos envies pendant une durée indéfinie, la vie à bord d’un bateau comme un catamaran réserve son lot de questionnements, de mystères et de surprises. Voilà donc tous mes conseils pour faire de votre expérience de vie à bord une expérience réussie.
Le choix du navire : Confort, fiabilité et performance
Rapides, stables et spacieux, au tirants d'eau faibles et permettant un mouillage sûr et près du rivage, les catamarans se feront de vrais alliés de choix pour de longues traversées de l’océan nécessitant des bateaux confortables, solides et fiables. Pour de longues navigations, l’idéal est de s’orienter vers des catamarans techniques et pensés pour la vie à bord. Les lignes élégantes des catamarans Nautitech 40 Open et 44 Open abritent, grâce à leurs spacieux espaces de vie liant cockpit et carré, de vrais espaces de partage pensés pour la vie en collectivité. Leurs nombreuses pièces aux beaux volumes et baignées de lumière naturelle garantissent la sauvegarde de l’espace personnel de chacun tout en promettant de beaux moments de partage.
Et si le confort du bateau est une variable essentielle pour vivre cette aventure de vie en mer de la meilleure des manières, la fiabilité, la performance du catamaran ainsi que la sécurité à bord le sont d’autant plus. Car que vous partiez naviguer seul, en couple, en famille ou entre amis, vous ne serez pleinement à l’aise qu’en pleine possession des capacités d’un bateau dont les performances ne sont plus à prouver et correspondent à vos exigences et vos besoins. Allier confort au quotidien et vraies sensations à la barre, tel est l'objectif. En arrivant à bord, la taille d’un catamaran a de quoi impressionner ; à longueur égale, ces bateaux sont deux fois plus volumineux que les monocoques.
La maîtrise technique et manœuvres en catamaran
Cette caractéristique peut générer un brin d’anxiété lors des premières manœuvres de port. Car il arrive très vite ce moment, où, une fois terminée la mise en main par le chantier, il faut se débrouiller seul. Mais l’angoisse s’envole en un clin d’œil. A bord des catamarans, deux moteurs riment avec bonheur. Parce que le flux des hélices, implantées au plus près des safrans, tout à l’arrière des coques, ne pourrait être plus efficient. Cette disposition confère une maniabilité surprenante à ces spacieux voiliers. Au point qu’en réalité, il est souvent plus facile de les insérer dans une place de port que leurs cousins à une seule coque. Ainsi, quand on inverse la poussée de chacun des moteurs, ces importantes unités réalisent-elles des demi-tours sur place avec des grâces de ballerine.
Si chacune de leur poupe est dotée d’une jupe-plate-forme idéalement placée à hauteur de ponton (à l’instar du Nautitech 44 Open), débarquements et embarquements deviennent simples comme bonjour, ce qui fluidifie grandement les allers et venues lors des manœuvres d’amarrage. Quand l’accès à la place dévolue est compliqué, l’astuce consiste à arriver en marche arrière et en légère oblique par rapport au ponton (on présente ainsi le « coin » du bateau en premier, d’où l’avantage des postes de barre installés à l’arrière des coques, on peut y doser l’approche au millimètre). Il est ensuite très simple de passer une amarre à partir du taquet arrière, de raidir celle-ci sur celui du dock, puis de pousser l’étrave opposée avec le seul moteur de la coque la plus éloignée. Facile à deux équipiers, cette opération peut même s’effectuer sans trembler en solitaire.
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La vie en haute mer : Rythmes et sécurité
En mer, la manœuvre d’un catamaran bénéficie de l’avantage énorme que confère une plateforme stable. Largeur et absence de gîte permettent à un couple d’âge mûr, comme à un équipage familial, de se lancer en tout décontraction dans des traversées océaniques. Sur leur 46 Open, la famille Dolley de Kumbaya se sert de moins en moins du winch électrique dont elle a préféré s’équiper : avec l’habitude, parents et adolescents savent comment border ou rouler le solent, prendre des ris ou hisser un code zéro, sans s’épuiser sur les manivelles de winch. Pour rouler le solent ou le code zéro, il ne faut pas hésiter à laisser porter franchement. Au large, on a toute la place nécessaire et on diminue ainsi considérablement la force du vent apparent.
Pour la prise de ris, la priorité doit aussi consister à s’économiser. Comme le bateau ne gîte pas, les seules alertes reposent sur les sensations et sur les indications de l’anémomètre, qu’il faut surveiller dès que le temps est incertain. Il faut bien entendu respecter le tableau de réduction de voilure fourni par le constructeur. Mieux encore, suivre cette règle imparable : à peine se demande-t-on s’il faut prendre un ris, c’est qu’il est temps de le faire. Au large, anticiper c’est gagner, en facilité et en sérénité. Autre astuce utile en traversée océanique : chaque fois que l’on réduit ou que l’on renvoie de la toile, vérifier l’usure éventuelle de la drisse de grand-voile.
Avitaillement et nutrition en autonomie
Passés les premiers moments d’éventuelle gêne voire de nausées, la mer décuple l’appétit. L’avantage incomparable des catamarans, c’est qu’ils permettent à tout l’équipage de s’asseoir à table et de prendre ensemble les trois repas principaux. Tout comme leur carré intérieur, leur cockpit parfaitement protégé des embruns, de la pluie et même du soleil ardent des tropiques, autorise une vision quasi-complète sur l’horizon. Respecter des horaires fixes pour ces trois rendez-vous contribuera à la bonne harmonie du bord. On admet généralement que les besoins énergétiques moyens d’une adulte s’élèvent à 2 200 calories par jour, quand ils atteignent 2 500 calories pour un homme, valeurs pouvant monter à 2 600 et 3 000 en cas de forte activité physique.
Avant même de songer à composer les menus, la sagesse recommande de questionner chacun sur ses goûts. Quand viendra le moment de remplir les chariots de supermarché, il ne faudra pas hésiter à prévoir large. Si l’on dispose d’un congélateur, on pourra stocker largement viandes, poissons, légumes et fruits surgelés. Ne pas oublier qu’à l’air libre, sous les tropiques, légumes et fruits frais ne tiendront guère plus de cinq à dix jours. Pour l’eau de boisson, prévoir très large. Deux litres par jour et par personne constituent un minimum. Quant à la quantité d’eau totale, il faudra surveiller l’usage de la douche, tellement confortable en catamaran mais gourmande.
Gestion de l'énergie et maintenance embarquée
Les catamarans sont dotés de deux moteurs, source de production d’énergie électrique grâce à leurs alternateurs. Avant de passer en revue les autres sources potentielles d’énergie, il convient de dresser le bilan électrique. La plupart des propriétaires de Nautitech en grand voyage ont choisi de conserver une tension de 12 volts. Il est temps de prendre une calculette et d’additionner les besoins des gros consommateurs : pilote automatique, frigo, congélateur, et écrans. L’eau sous pression, l’ordinateur, le radar et le dessalinisateur s'ajoutent à la liste. Pour éviter les mauvaises surprises, on peut décider que le winch électrique et le guindeau ne fonctionneront que moteur en route.
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En gardant en tête que les accumulateurs classiques au plomb vieillissent très vite s’ils tombent en dessous de 50 % de charge, contrairement aux modules lithium, on choisira la capacité des batteries. Pour assurer la charge, on peut couvrir de panneaux solaires la grande surface de roof. L’ajout d’un hydrogénérateur constitue une solution très efficace en navigation. Quant aux éoliennes, garder en tête que lors des traversées par la route des alizés, le vent apparent est souvent faible. Le générateur Diésel peut alors apparaître comme la réponse absolue, tout en gardant à l'esprit la contrainte de poids et de maintenance.
Immersion dans les cultures ancestrales
Au-delà de la navigation pure, l’aventure en mer permet d’explorer les terres les plus reculées. La Tanzanie, avec ses plus de 120 tribus, illustre la richesse des peuples qui vivent encore selon leurs traditions. Les Hadza ou Hadzabe sont l’une des dernières tribus nomades de chasseurs et cueilleurs. Ils ne connaissent pas le temps (ni les années, ni les mois, ni les jours ou les heures), ils ne connaissent pas les nombres au delà du quatre, ils n’ont aucune forme d’écriture. Ils vivent en symbiose parfaite avec la nature. Les Barabaig, pasteurs de l’ethnie Datoga, savent travailler le fer et le laiton, façonnant des métaux dans des fours à soufflets naturels. Les Masai, bergers et guerriers, restent les plus célèbres, conservant leur identité malgré les pressions de la modernité.
S’aventurer vers une tribu ou un coin du monde qui sort des sentiers battus est garant de dépaysement. Aux confins du Ladakh, dans les immenses plateaux d’altitude du Changtang, les familles nomades Changpa élèvent des chèvres dont le poil est si prisé par nos pulls en pashmina. De plus en plus, ces nomades se sédentarisent, cherchant un monde moins rude pour leurs enfants. L’île de Flores en Indonésie abrite des villages comme Wae Rebo, niché au creux des montagnes, témoignant d’une culture ethnique Manggarai très présente. La préservation de l'héritage culturel y est une priorité, récompensée par des distinctions internationales.
Au Pakistan, près de Chitral, le peuple Kalash constitue une communauté unique, parlant sa propre langue. La légende voudrait qu’ils soient des descendants des soldats d’Alexandre le Grand. Dans les Andes, sur le lac Titicaca, les Uros ont bâti des îles flottantes en roseaux, un mode de vie singulier forcé par l'histoire. Au Kirghizstan, le quotidien des bergers nomades se rythme au gré des pâturages d’été, les jailoos, où l'on déguste le kumiss, lait de jument fermenté. En Ouganda, les Twas, peuple marginal, continuent de préserver leurs traditions musicales et sociales malgré les pressions liées à la déforestation.
Chaque région du globe révèle des destins hors du commun. Dans les hauts plateaux du Sichuan, le village-monastère de Yarchen Gar constitue un refuge spirituel bouddhiste à l’écart de la civilisation moderne. En Colombie, Caño Cristales, la rivière arc-en-ciel, offre des couleurs naturelles exceptionnelles au cœur d’une zone isolée de toute route. Au Lesotho, dans le Drakensburg, les bergers vivent dans des maisons en cercle, utilisant des matériaux locaux comme les excréments de vache séchés pour la construction, symbolisant une vie en harmonie avec leur environnement. Le Wadi Rum en Jordanie invite à partager la vie des Bédouins, sous un ciel étoilé pur, loin de toute pollution lumineuse. Dans le delta du Gange, les Sunderbans, surnommées le ventre de l’enfer, abritent des populations de pêcheurs et apiculteurs dont la résilience est éprouvée quotidiennement. En Amazonie, le village d’Alter do Chao, bien qu’isolé, offre un havre de paix sur les rives du lac Lago Verde.
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