La traversée de l’Atlantique, qu’elle soit à la voile, à la rame ou par des moyens plus insolites et audacieux, a toujours fasciné les esprits avides d’aventure, de dépassement de soi et de confrontation avec les forces brutes de la nature. Au fil des décennies, des hommes et des femmes ont repoussé les limites du possible, transformant l'immensité océanique en un immense terrain de jeu pour des exploits sportifs hors normes. Parmi ces prouesses maritimes, les traversées en stand-up paddle ou en paddleboard occupent une place singulière, illustrant une résilience, une ingéniosité et une force mentale remarquables face aux défis que pose l'océan. Ces entreprises audacieuses, souvent solitaires ou réalisées en petit comité, allient une préparation physique et mentale intense à une confrontation directe avec les éléments naturels. Elles s'inscrivent dans une quête constante de renouveau des exploits, répétés et renouvelés sous des formes différentes au gré des contextes et des modes, et répondent à un appel profond de l'aventure humaine. De la performance individuelle sans assistance aux défis collectifs porteurs de messages écologiques ou humanitaires, chaque traversée est une histoire unique de courage, de persévérance et de détermination inébranlable. Ces récits sont autant de témoignages de la capacité de l'être humain à transcender ses propres limites face à l'inconnu.
Chris Bertish : Le Premier Homme à Dompter l'Atlantique en Stand-Up Paddle en Solitaire et Sans Assistance
L'histoire moderne des traversées en stand-up paddle est marquée par une figure emblématique : Chris Bertish. A 42 ans, le surfeur professionnel Chris Bertish, originaire d'Afrique du Sud, est devenu le premier homme à avoir traversé l'Atlantique en stand-up paddle sans assistance, réalisant une prouesse qui a captivé le monde entier et repoussé les frontières de l'endurance humaine. Son périple monumental a commencé le 6 décembre 2016, lorsqu'il a quitté les côtes d'Agadir, au Maroc. Après un voyage épique de plus de trois mois, soit un total de 93 jours passés seul sur l'océan, le navigateur a finalement atteint les eaux des Caraïbes. Son arrivée fut enregistrée le 9 mars 2017 au matin, à 8 h 32 (heure locale) à Antigua, avant d'être remorqué jusqu'à English Harbour, marquant la fin d'une aventure hors du commun. Au cours de cette traversée historique, il a parcouru une distance totale impressionnante de 6518 kilomètres, défiant les courants et les tempêtes.
L'exploit de Chris Bertish ne se limite pas à la simple réussite de la traversée. Il a également établi un nouveau record de distance parcourue sur une journée en pagayant pendant 116 kilomètres, une performance athlétique stupéfiante qui souligne sa force et sa détermination. En moyenne, sur l'ensemble de son périple, il a parcouru environ 70 kilomètres par jour, ce qui témoigne d'une endurance physique et mentale exceptionnelle, maintenue sur une période prolongée. Les derniers jours de son voyage furent particulièrement intenses, comme il l'a lui-même raconté à son arrivée, après avoir fait 200 kilomètres en seulement trois jours, un effort surhumain qui a mis son corps à rude épreuve. Les séquelles de cette traversée furent palpables, puisqu'il a - entre autres - souffert d'une luxation de l'épaule, une blessure douloureuse témoignant de la violence des efforts fournis et des chocs subis.
La traversée fut semée d'embûches et de dangers dès les premiers instants. Les débuts de la traversée étaient difficiles, Chris Bertish ayant dû lutter avec acharnement contre le vent qui le ramenait inlassablement sur les côtes marocaines, un contretemps frustrant qui mettait à l'épreuve sa volonté. Peu après, il a été pris dans une tempête de plusieurs jours au large des îles Canaries, un épisode terrifiant qui aurait pu mettre fin à son aventure. Dans ces moments critiques, il se souvient : « l'écoutille avait une fuite, et j'étais à court d'eau ». L'expérience fut si périlleuse qu'il pensait alors qu'il allait couler. Face à l'impuissance ressentie face aux éléments déchaînés, il a développé une philosophie de survie et de connexion avec l'environnement marin : « On peut se sentir vraiment impuissant en pleine mer. Quand ça se produit, il faut essayer de rester calme et de se synchroniser avec ce qui nous entoure et suivre les courants. C'est la seule chose qui va vous aider à survivre là-bas pendant un laps de temps. Cela dit, il y avait certainement des moments où j'étais accroché par un fil où j'essayais seulement de rester debout. »
Les dangers n'étaient pas uniquement liés aux éléments naturels. La faune marine a également représenté une menace constante. Les requins étaient aussi un problème ; l'un d'eux a chargé le paddle et un autre a percuté l'habitacle en pleine nuit, ajoutant une dimension de terreur et d'imprévisibilité à la solitude déjà pesante de l'océan. Pour faire face à de telles épreuves et assurer sa survie, Chris Bertish s'est équipé d'un matériel à la pointe de la technologie. Pour sa traversée, il a fait réaliser un paddle un peu spécial, conçu sur mesure par l'architecte naval Phil Morrison, et parfaitement adapté pour un tel périple transatlantique. D'une valeur estimée à 120 000 dollars, cette embarcation de six mètres de long était une véritable merveille d'ingénierie maritime, équipée d'un système anti-chavirage innovant pour garantir sa stabilité, de panneaux solaires fournissant l'énergie nécessaire à ses équipements, et d'une petite cabine offrant un abri minimal mais vital contre les éléments et les dangers de la mer.
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Au-delà de l'exploit sportif personnel et de la quête de dépassement, la motivation de Chris Bertish était également profondément philanthropique. Grâce à son record et à l'argent réuni par ses sponsors, il a gagné une somme considérable de 412 000 dollars (soit 381 000 euros). Cette somme a été intégralement reversée à des associations humanitaires impliquées dans l'éducation en Afrique, telles que Signature of Hope, Operation Smile et Lunchbox Fund. Cette dimension caritative a ajouté une portée significative à son aventure, transformant sa traversée en un puissant vecteur d'espoir et de solidarité internationale. Il est important de noter, pour contextualiser la difficulté de l'entreprise, que le Français Nicolas Jarossay avait déjà tenté une traversée similaire l'année précédente, mais avait dû malheureusement renoncer après seulement une semaine à cause d'un chavirage, soulignant les risques extrêmes et la difficulté inhérente à un tel défi solitaire.
Les Pionnières du Paddleboard et Leurs Défis Collectifs : L'Esprit d'Équipe Face à l'Océan
Si Chris Bertish a marqué l'histoire en solitaire, d'autres aventuriers ont choisi de relever le défi atlantique en équipe, notamment en paddleboard, démontrant que la force du collectif peut également vaincre l'immensité océanique. Le projet Cap Odysée est un pari complètement dingue que Stéphanie Geyer-Barneix, Alexandra Lux et Flora Manciet ont réalisé : la traversée de l’Atlantique en paddle board ! Ces trois jeunes sauveteuses professionnelles, toutes originaires des Landes, se sont lancées dans cette aventure exceptionnelle depuis l’Île de Cap Breton au Canada. C'est 55 jours plus tard qu’elles sont arrivées à Capbreton, dans les Landes, le 28 août 2009, après avoir parcouru une distance impressionnante de 5000 kilomètres, prouvant la puissance de leur détermination et de leur travail d'équipe. Leur préparation pour ce défi a été d'une intensité remarquable, ayant suivi un programme de préparation physique très intense afin de réaliser leur exploit. Fort de son expérience en haute mer, Yves Parlier était de la partie en tant que consultant, apportant son expertise précieuse et ses conseils avisés à l'équipe, ce qui a sans aucun doute contribué à leur succès.
Cette formidable aventure de ces trois championnes de sauvetage en mer les a fait entrer dans l’histoire et a été immortalisée dans le livre des records, le « Guiness Book ». La traversée de l'Atlantique Nord, réalisée en cinquante-quatre jours, à la force des bras, en se relayant la rame jour et nuit, a été une épreuve d'endurance exceptionnelle qui a mis à l'épreuve leurs limites physiques et mentales. Elles ont notamment souffert du mal de mer, une conséquence inévitable du manque de repères visuels sur l'océan. Les trois copines landaises, Stéphanie Geyer-Barneix, Alexandra Lux et Flora Manciet, sont parties le 5 juillet sur un simple paddleboard de 5,15 mètres de long pour 60 centimètres de large, une planche identique à celle utilisée par les sauveteurs le long des plages, soulignant la simplicité de leur embarcation face à la grandeur de leur défi. Leur arrivée triomphale à l’entrée du port de Capbreton (Landes) à 14 h 30, devant une dizaine de milliers d’admirateurs massés sur les digues, a été un moment d'émotion intense et inoubliable, prouvant l'ampleur de leur exploit et l'engouement populaire qu'il a suscité.
L'esprit d'aventure et la soif de défis de ces femmes ne se sont pas estompés avec le temps. Six ans après cette première prouesse atlantique, en 2015, deux de ces trois « drôles de dames », Stéphanie (alors âgée de 39 ans) et Alexandra (29 ans), bien que devenues mères, sont restées toujours aussi sportives et liées à jamais par l’eau et l’océan. Elles se sont attaquées à un nouveau défi d'une tout autre nature et d'une difficulté extrême : l’Antarctique. En une semaine, toujours en paddleboard, elles ont relié, avec l’Espagnole Itziar Abascal (25 ans), le fjord Garibaldi au pied du glacier Picos Azules au Cap Horn. Soit une distance de 1000 kilomètres, parcourue à la rame et en relais, dans des conditions extrêmes : des températures de seulement 2 à 3 degrés auxquelles s’ajoutaient des vents forts et de gros courants, rendant la tâche ardue, physiquement exigeante et particulièrement dangereuse. Au-delà du côté purement sportif, cette expédition avait également une dimension écologique et scientifique, permettant de mener un projet de recherche sur l’état de l’eau en Patagonie, ajoutant ainsi une contribution précieuse à la connaissance de l'environnement.
L'engagement de ces professionnelles du paddleboard ne faiblit pas. Une nouvelle bande de copines des Landes se lance encore un pari fou : celui de traverser le Pacifique en paddleboard, juste à la force de leurs bras. Ce projet colossal de 8000 kilomètres, en partant du Pérou pour rejoindre Tahiti, est prévu pour l’hiver 2022-2023. Le but de cette entreprise titanesque est de lever des fonds pour l’association Hope Team East, qui s’occupe d’enfants malades, conférant à leur défi une noble cause. Ces amies sont des professionnelles du paddleboard confirmées : Stéphanie Barneix, multiple championne du monde de sauvetage en mer, Alexandra Lux, Emmanuelle Bescheron et Itziar Abascal, n’en sont pas à leur premier défi de taille, et leur expérience est un atout indéniable. La préparation à la première tentative de la traversée de l'Atlantique nord par trois jeunes femmes originaires des Landes sur une planche, le paddleboard, est représentative des nouvelles aventures de l'extrême qui s'imposent à la « société du spectacle » qui émerge depuis le début des années 1960, où l'exploit sportif se mue en un événement médiatique majeur.
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L'Atlantique, un Terrain de Jeu pour les Aventuriers Inclassables : Au-delà du Paddle
L'Atlantique n'est pas seulement le théâtre d'exploits en paddle ; il est aussi le terrain de jeu privilégié pour des aventuriers cherchant à le dompter par des moyens encore plus originaux, voire iconoclastes, témoignant d'une ingéniosité et d'une audace sans limites. Ces tentatives, qu'elles soient solitaires ou en équipe, mettent en lumière une soif intarissable de défis et un désir profond de repousser les limites de l'endurance humaine et de l'ingénierie artisanale.
Parmi ces figures marquantes, René Lescombes (1921-1958), originaire du petit village de Pressignac-Vicq (Dordogne), incarne un véritable esprit d'aventure, une personnalité complexe et résolument tournée vers l'exploration. Doté d’une licence de lettres, engagé en 1945 chez les parachutistes, il a combattu les Japonais en Indochine, puis le Viêt Minh, avant d’être grièvement blessé et rapatrié en France. Mais pour René Lescombes, pas question de prendre l’avion pour traverser l'océan, malgré son passé militaire et ses blessures. Sa motivation n'était pas, comme aujourd'hui, de défendre la planète, le réchauffement climatique n’étant pas encore un sujet de préoccupation majeur à son époque, mais parce qu’il avait une faim d’aventure insatiable. Alors qu’il n’était pas marin de profession, il décide de le devenir et de tenter la traversée de l’Atlantique pour gagner l’Amazonie, seul, à bord d’un radeau qu'il avait lui-même conçu.
Après un premier échec dont les détails précis ne sont pas connus, l'aventurier ne se décourage pas. Il repart d’Hourtin, en Gironde, à bord du « Pot-au-noir », un nouveau radeau qu'il avait perfectionné, en forme de fer à cheval avec deux flotteurs latéraux et équipé d’une voile, tentant d'améliorer ses chances de succès. Malgré ces modifications, il essuie un deuxième échec, une tentative périlleuse qui a failli lui coûter la vie, le transformant en un véritable « miraculé de l’océan », ayant échappé de peu à la mort. Obstiné et d'une détermination sans faille, il construit un troisième radeau, toujours baptisé le « Pot au noir », au pied de la dune, à Lège-Cap-Ferret, en tirant les leçons de ses précédentes expériences. Ce radeau-trimaran en acier, équipé cette fois-ci d’une cabine étanche et d’un mât métallique, le voit quitter le Ferret le 5 août 1958, sous le regard d'une foule de vacanciers venus l'encourager. Il parvient cette fois-ci aux Canaries, une première victoire significative. Il y restera quelques mois, le temps de se reposer et de se préparer, avant de s’élancer de nouveau vers l’Amérique et de s’échouer à La Barbade, une petite île des Caraïbes. Mais son esprit indomptable le pousse toujours plus loin. Il repart de Guadeloupe le 31 mars 1963 pour tenter de revenir à Arcachon, à bord d'un nouveau radeau-trimaran en acier de 7,50 mètres de long, qu'il nomme le « Mille bornes ». Ce « navigateur fou » atteint les Açores où il se fracasse malheureusement contre la côte rocheuse de l’île Flores, marquant la fin tragique de ses audacieuses et multiples tentatives, un destin emblématique des risques pris par les aventuriers.
Plus récemment, d'autres ont cherché l'originalité à tout prix, cherchant à se distinguer par des moyens de traversée jamais employés auparavant. Le 26 décembre 2018, à 72 ans, Jean-Jacques Savin, un habitant d’Arès en Gironde, a embarqué seul dans un tonneau géant pour traverser l’océan au gré des courants et des vents portants, des îles Canaries jusqu'aux Caraïbes. Sa motivation était claire et teintée d'une forme de défi aux conventions, comme il l'expliquait à notre journaliste David Patsouris, la veille de son départ : « Tout a déjà été fait, la voile, la nage, la rame, mais en tonneau jamais ! ». Il s'inscrivait ainsi dans la lignée de son « père spirituel » Alain Bombard, le biologiste qui en 1952 s’était embarqué seul sur un canot pneumatique, sans nourriture, sans eau, juste un sextant et un filet à plancton pour traverser l’Atlantique, prouvant la capacité de survie en mer avec des moyens rudimentaires. Le tonneau de Jean-Jacques Savin, une prouesse d'ingénierie artisanale, mesurait trois mètres de long et 2,10 mètres de diamètre. Il avait été fabriqué par les tonnelleries Boutes et Garonnaise, une entreprise du Sud-Ouest, en contreplaqué époxy, avec un habitacle en polyester. Il était équipé de quatre hublots, dont un astucieusement placé sous la coque « pour regarder les poissons », d’une écoutille sur le dessus pour l'accès et d’une quille lestée pour la stabilité, offrant un microcosme de vie autonome au milieu de l'immensité marine. Après cet exploit, Jean-Jacques Savin, le premier homme à avoir traversé l’océan Atlantique dans un tonneau, comme le philosophe Diogène, a même annoncé qu’il envisageait de traverser un jour la Manche… à la nage, preuve de son insatiable besoin d'aventure. L’aventure, il ne pouvait pas s’en passer.
Aussi, à 73 ans, l’Arésien a-t-il décidé de relever un nouveau défi, loin d'être le moindre : une nouvelle traversée de l’Atlantique, mais cette fois-ci, à la rame, optant pour une forme d'effort physique intense. Parti le 2 janvier 2022 du Portugal sur son canot “L’Audacieux”, il a malheureusement disparu entre les Açores et Madère, entre le vendredi 21 et le samedi 22 janvier 2022, un triste épilogue pour un homme de défis. Il avait fêté en pleine mer, le 14 janvier dernier, ses 75 ans, un destin tragique qui rappelle avec force la dangerosité inhérente et imprévisible de ces tentatives extrêmes, même pour les marins les plus expérimentés.
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Les traversées à la rame représentent une autre catégorie d'exploits d'endurance, exigeant une force physique et une résilience mentale hors du commun. Le 1er mars 2016, l’ex-champion d’aviron, Benjamin Fauchié, un Villenevois de 24 ans, est arrivé à Pointe-à-Pitre, à 9 h 20 en métropole (4 h 30 en Guadeloupe). Son embarcation, baptisée « Grande Expédition », a bouclé sa traversée, sans assistance, de l’Atlantique à la rame, une performance remarquable débutée quarante-huit jours et vingt-deux heures plus tôt aux îles Canaries. Ces expéditions, bien que réalisées par des sportifs aguerris et dotés d'une préparation rigoureuse, ne sont pas exemptes de risques extrêmes et de drames. Un incident tragique a cruellement souligné cette réalité, lorsqu'un rameur de 21 ans natif du Zimbabwe, Michael Johnson, qui participait, bord à bord avec l’équipage français du Villenevois, à la traversée à la rame de l’océan Atlantique, a été balayé par une lame alors qu’il tentait de quitter le pont du « Toby Wallace », au milieu des déferlantes. Ce drame s’est noué au milieu de conditions atmosphériques très mauvaises, ajoutant à la violence de l'événement. Le 16 février, sur les réseaux sociaux, le rameur lot-et-garonnais, dont l’embarcation se trouvait à 250 kilomètres au moment du drame, avait publié la triste nouvelle : « C’est avec le cœur très lourd que nous devons relayer l’annonce de l’équipage britannique. Un des membres du bateau est porté disparu après avoir été projeté en mer. Les opérations de recherche viennent d’être arrêtées. » Ces incidents rappellent avec une sombre clarté la fragilité de la vie face à la puissance indomptable de l'océan, et les dangers mortels qui guettent les aventuriers les plus audacieux.
Pourtant, l'esprit d'équipe, l'expérience et une détermination inébranlable peuvent souvent conjurer les périls et mener au succès. Partis le 10 décembre 2019 des îles Canaries, les seniors du défi À l’Abord’Âge, affectueusement surnommés les quatre « papys rameurs », sont arrivés à la Martinique le 19 janvier 2020. Ils ont bouclé les 2697 milles, soit environ 5000 kilomètres, en un temps remarquable de 39 jours et 20 heures, démontrant avec brio que l'âge n'est absolument pas une barrière à l'aventure collective, à l'accomplissement sportif et à la réalisation de rêves audacieux.
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