L'Odyssée Familiale en Catamaran : Naviguer Autour du Monde, Entre Rêve et Réalité

Le projet d'un tour du monde en catamaran en famille incarne un rêve partagé par de nombreux passionnés de la mer, une quête de liberté et de découverte qui transforme la vie. L'idée de parcourir les océans au rythme du vent, explorant des destinations lointaines, est devenue de plus en plus accessible pour les navigateurs d'aujourd'hui, bien loin des expéditions périlleuses des pionniers comme Magellan au XVIe siècle. L'explorateur portugais, parti à la recherche d’un passage entre l’Atlantique et le Pacifique avec cinq navires, a certes découvert le détroit qui porte son nom, mais seule une fraction de son équipage et un unique bateau bouclèrent cette première circumnavigation. Aujourd'hui, grâce à l'évolution des technologies nautiques et à des catamarans de plus en plus adaptés à la grande croisière, l'aventure est à portée de main, offrant un cadre sécurisé et confortable pour les familles.

De nombreux témoignages illustrent cette tendance. La famille Heliès, par exemple, a poussé l'audace jusqu'à entreprendre un deuxième tour du monde à la voile. En toute discrétion, Bénédicte, Loïc et leurs deux enfants ont largué les amarres à bord de leur catamaran, un Outremer 55 baptisé Saga. Ils s'apprêtent à parcourir 50 000 milles à la voile autour du monde, l'équivalent de deux Vendée Globe, témoignant d'une soif d'aventures insatiable. Ce n'est pas leur première expérience, car en 2016, Bénédicte, Loïc et leurs trois enfants avaient déjà quitté leur Bretagne natale pour un périple de deux ans et demi autour du monde à bord de Moby, un Outremer 51. Cinq ans après cette première odyssée, l'appel du grand large s'est fait de nouveau entendre, les menant à un nouveau chapitre de leur vie de marins. Comme le rappelle Loïc, « ce n’est pas la taille du bateau qui compte ni le budget, pourvu que les rêves soient grands », une philosophie qui guide leur parcours et inspire d'autres familles à envisager un tel projet. Cette approche reflète une réalité où l'essentiel réside dans la détermination et la vision, au-delà des contraintes matérielles apparentes.

Préparer le Grand Saut : Entre Rêves et Réalités Financières

L'enthousiasme pour un tour du monde en catamaran s'accompagne inévitablement de nombreuses interrogations pratiques, notamment sur les aspects financiers et logistiques. Pour les familles qui envisagent une telle aventure, la planification est cruciale. Une internaute, Christelle, mariée et maman de deux enfants de 10 et 11 ans, exprime parfaitement ces préoccupations. Animée par le rêve de faire un tour du monde en catamaran sans notion de temps, elle et son mari y pensent depuis dix ans et souhaitent concrétiser ce projet dans les deux à trois ans maximum. La possibilité de quitter leur travail, bénéficiant de deux pensions totalisant 2400 euros par mois, offre une base, mais les craintes de manquer financièrement, de ne pas répondre aux besoins des enfants et de faire face aux divers frais annexes sont bien réelles.

La question du budget est centrale. Christelle envisage de vendre sa maison pour financer l'achat d'un catamaran, avec un budget maximal de 250 000 euros pour le bateau, et dispose également d'un peu d'argent de côté. Elle recherche désespérément une visibilité sur les frais engagés pour un tour du monde, notant que de nombreuses vidéos disponibles en ligne ne montrent que les bons côtés, omettant les contraintes. Elle s'inquiète des témoignages faisant état de moins de bouées accessibles, de populations moins accueillantes et d'une sécurité en mer potentiellement dégradée. Ses questions sont précises : quel budget mensuel ou annuel incluant les courses, l'assurance bateau, le CNED pour les enfants et les réparations ? Elle se demande également quels endroits sont plus vivables financièrement que d'autres et si leurs diplômes leur permettraient de travailler si le besoin s'en faisait sentir.

Ces préoccupations sont légitimes et soulignent la complexité de la préparation. L'un des conseils qui revient souvent pour les aspirants voyageurs est de commencer par des voyages plus courts, un ou deux périples exploratoires, avant de se lancer dans une circumnavigation définitive. Cela permet de tester l'équipement, d'affiner les compétences de navigation, de familiariser la famille avec la vie à bord et d'ajuster le budget prévisionnel. La décision d'acquérir un catamaran, neuf ou d'occasion, est également un point crucial. Un catamaran d'occasion de deux ou trois ans en version propriétaire (trois cabines) peut être difficile à trouver, tentant certains vers le neuf. Cependant, la période de rodage d'un nouveau bateau doit être prise en compte. L'acheter en France et naviguer la première saison en Méditerranée pourrait servir de rodage, profitant de la proximité des ressources pour les ajustements nécessaires. Le choix entre un catamaran de série ou d'un plus petit chantier dépendra des préférences et du budget de chacun, avec la possibilité de visiter des salons nautiques pour comparer les modèles.

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Le budget mensuel pour une famille en tour du monde est variable et dépend beaucoup du style de vie. Les frais récurrents incluent l'alimentation, le carburant, les réparations et l'entretien du bateau, les frais de marina, les formalités administratives (visas, permis), les assurances (bateau et santé) et, bien sûr, l'éducation des enfants. Les économies peuvent être réalisées en privilégiant les mouillages gratuits, en pêchant une partie de sa nourriture, en cuisinant à bord et en limitant les sorties au restaurant. La possibilité de travailler à distance, comme le suggère Christelle avec leurs diplômes, peut grandement stabiliser le budget.

Le Choix du Navire : Le Catamaran, un Foyer Flottant

Le catamaran, en tant que monture pour un tour du monde en famille, est plébiscité pour son espace, sa stabilité et ses performances. L'Outremer 55 Saga de la famille Heliès en est un exemple éloquent. Ce catamaran de 16 mètres est conçu pour la grande croisière, offrant un confort significatif, fruit de leur expérience précédente avec l'Outremer 51 Moby. « À bord de Saga, les équipements ne manquent pas. Il faut dire que leur première expérience leur a permis de savoir ce qui était indispensable à bord et ce qui ne l’était pas. Pour ce deuxième tour du monde, la famille s’est offert plus de confort en acquérant ce catamaran de 16 mètres taillé pour le grand voyage. »

Ces navires, tels que les Outremer ou le Saona 47 de Fountaine Pajot de la famille Cook, sont conçus pour offrir une combinaison optimale de performance et de confort. Le Saona 47, par exemple, est décrit comme « beau à regarder et se manie merveilleusement bien », avec une cuisine « lumineuse, spacieuse et très fonctionnelle », et un flybridge apprécié pour les moments de détente. Un catamaran de grande croisière se doit d'être marin, de bien remonter au vent, d'être rapide et solide. Le succès de modèles comme l'Outremer 49', puis l'Outremer 51', est attesté par les centaines de milliers de milles parcourus par de nombreuses familles autour du monde. Ces évolutions constantes, souvent basées sur les retours d'expérience des propriétaires, ont permis d'améliorer les conceptions : « des gains de poids supplémentaires, un intérieur redessiné, plus ergonomique et contemporain (montée en gamme des finitions, réagencement de l'espace de cuisine) et surtout un espace de vie dans le cockpit réinventé avec plus de modularité. »

Les caractéristiques techniques essentielles pour un catamaran de voyage incluent :

  • Confort et Autonomie : Un bimini rigide qui protège l'ensemble du cockpit et isole des éléments extérieurs, un cockpit en U particulièrement bien protégé pour les jeunes enfants. La carène est conçue pour offrir une charge utile importante, permettant d’accueillir tous les éléments de confort nécessaires en grande croisière. Cela peut inclure une belle annexe, un dessalinisateur, une machine à laver, et la possibilité d'ajouter un groupe électrogène, la climatisation, un compresseur de plongée ou le chauffage.
  • Performances et Sécurité : Un grand choix de voiles et gréement, tels qu'un solent autovireur, un génois, une trinquette, un mât carbone ou aluminium (fixe ou rotatif), s'adaptant aux préférences des navigateurs. Pour la facilité de manœuvre, un solent autovireur et un gennaker de descente peuvent permettre d'aller « au bout du monde dans la plus grande facilité ». Pour les régatiers exigeants, un génois combiné à une trinquette, un gennaker, voire un spi, peuvent être préférés.

L'acquisition d'un catamaran est un investissement majeur. Il est possible de se tourner vers le marché de l'occasion via des services spécialisés comme Outremer Services, qui propose un éventail de bateaux d'occasions pour les curieux, les impatients ou ceux qui hésitent à investir dans le neuf. La robustesse et la conception des catamarans modernes réduisent le sentiment de risque en mer, bien que la prudence reste de mise.

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L'École en Mer : Éducation et Quotidien à Bord

L'un des défis majeurs pour les familles qui naviguent autour du monde est la continuité de l'éducation des enfants. Bénédicte Heliès, autrice du livre autobiographique « Trois océans pour grandir », partage son expérience précieuse en matière d'instruction en famille (IEF). Lors de leur premier tour du monde à bord de Moby, Bénédicte a opté pour l'IEF pour ses enfants. Pour Victor, âgé de 12 ans et en classe de cinquième, le choix s'est porté sur le CNED (Centre National d'Enseignement à Distance) car les enjeux étaient différents. Elle a rapidement constaté l'adaptation parfaite du CNED collège à leur situation, avec un contenu de qualité, pédagogique et facile à gérer sur un bateau sans nécessiter une connexion internet permanente.

Pour ses plus jeunes enfants, Arthur (CE2 et CM1) et Anna (maternelle), Bénédicte a adapté son approche. Elle a continué d'utiliser les méthodes de mathématiques et de français qu'Arthur avait déjà acquises avant le départ, avant de s'orienter vers une pédagogie plus autonome et adaptée à ses besoins spécifiques. Pour Anna, elle a construit un programme d'activités de type Montessori, s'appuyant sur les ateliers qu'elle avait suivis. Bien que Bénédicte souhaitait respecter les attentes de l'Éducation Nationale, elle était autonome dans le rythme et les contenus. Une amie institutrice et maître formateur les a d'ailleurs suivis, corrigeant les évaluations trimestrielles d'Arthur et rassurant Bénédicte sur les objectifs scolaires.

Le cadre administratif de l'IEF a évolué. À l'époque, il était simple d'obtenir une dérogation en envoyant un courrier au maire. Aujourd'hui, les démarches sont plus complexes, poussant de nombreuses familles à opter pour une scolarisation officielle avec des cours privés à distance (Ste-Anne, Ker Lann, Pi, etc.). Néanmoins, la vie en mer offre des opportunités uniques de socialisation. Bénédicte et sa famille ont rapidement rencontré d'autres familles naviguant avec des enfants d'âautres similaires, adoptant un rythme de voyage et d'école similaire, ce qui a favorisé l'amitié et les échanges multiculturels.

La rigueur était de mise dans leur organisation quotidienne : l'école était obligatoire tous les matins, avec un jour « OFF » par semaine, pas toujours le dimanche. Très peu de « périodes de vacances » étaient accordées, sauf en cas de visite de famille ou d'amis. Ce rythme était partagé par les autres bateaux-copains, qui coupaient souvent la VHF pendant les heures de classe pour éviter les distractions. Les traversées étaient également mises à profit pour avancer dans les études et rattraper un éventuel retard. En revanche, certaines journées de retrouvailles étaient déclarées « OFF » pour le plaisir.

La répartition des rôles éducatifs était claire : Bénédicte était responsable du primaire et de la maternelle, tandis que Loïc s'occupait du collège. Victor, en tant qu'élève autonome et sérieux, ne nécessitait pas beaucoup d'encadrement. Il était inscrit en « classe complète réglementée » au CNED, couvrant toutes les matières : Français, Mathématiques, Anglais, Espagnol, Histoire-Géo, Sciences-physique, Sciences de la Vie et de la Terre, Technologie, ainsi que musique et Arts plastiques. Bénédicte choisissait chaque année les manuels, dictionnaires et matériels adaptés, tandis que Loïc, ancien instructeur, transmettait son savoir en mathématiques et sciences.

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Une journée typique d'école commençait tôt, au plus tard à 8h, pour se terminer vers 11h. Cette organisation permettait de profiter des fins de matinée pour des activités comme le snorkeling ou la baignade avant le déjeuner. Les après-midis, surtout en navigation, étaient dédiés de manière plus ludique aux langues, à l'histoire-géographie, aux expériences scientifiques ou artistiques, impliquant souvent toute la famille. Les jours « OFF » étaient essentiels pour le bien-être de tous, qu'ils soient dédiés à des excursions ou simplement à un repos bien mérité.

La gestion de trois enfants d'âges différents (maternelle, primaire, collège) n'était pas toujours simple, mais la coopération et l'entraide étaient encouragées. Les règles de classe à bord étaient claires : silence, lever la main pour parler, et respect du travail de chacun. Cette ambiance a eu des effets positifs : Anna a appris à lire plus vite et a sauté le CP à leur retour, tandis qu'Arthur, passionné de sciences, suivait souvent d'une oreille attentive les cours de son grand frère. Victor, l'aîné, a développé ses qualités de pédagogue en expliquant aux plus jeunes.

Cette expérience a permis aux parents de relativiser la place de l'école dans les apprentissages et de transmettre des valeurs fondamentales comme le respect de l'autre, l'autonomie, le sens du travail et de l'effort, et la curiosité. Les enfants avaient seulement deux à trois heures d'école par jour, laissant beaucoup de temps libre pour jouer, découvrir de nouvelles choses et socialiser. À leur retour, les enfants se sont bien réintégrés. Anna est entrée en CP avec un an d'avance, Arthur s'est adapté au rythme scolaire, et Victor, à 15 ans, s'est bien intégré au lycée, excellant en sciences tout en devant travailler sa méthodologie de rédaction en français.

Les Routes du Monde : Itinéraires et Escales Inoubliables

Le tour du monde à la voile offre une multitude d'itinéraires, mais la « route des Alizés » demeure l'option classique, suivie par la plupart des catamarans de voyage. Elle permet de naviguer autour du monde poussé par le vent, au portant, en suivant le rythme des saisons pour éviter les zones cycloniques. Au départ de l'Europe, les voiliers et leurs équipages traversent généralement l'Atlantique pour rejoindre les Antilles. Le canal de Panama est ensuite emprunté pour accéder à l'océan Pacifique, exploré en plusieurs escales. Pour le retour en Europe, deux options principales se présentent : le canal de Suez pour la Méditerranée, ou le contournement du Cap de Bonne-Espérance pour retrouver l'Atlantique.

L'Atlantique et les Caraïbes : Premières DécouvertesLe voyage débute souvent depuis les côtes atlantiques ou méditerranéennes de l'Europe. Après la traversée du golfe de Gascogne ou du détroit de Gibraltar, cap est mis sur les archipels des Canaries et du Cap-Vert. Ces îles offrent de premières belles découvertes, avec des populations accueillantes habituées au passage des voiliers. Certains équipages font une escale au Sénégal pour déposer du matériel humanitaire. Ensuite, direction les Antilles. Après une première navigation hauturière de plusieurs semaines, la transatlantique, les équipages peuvent profiter de traversées plus courtes entre de nombreuses îles magnifiques. Du nord au sud, les destinations incluent les îles Vierges Britanniques, Anguilla, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Antigua, la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, ainsi que les îles de Trinité et Tobago. Ces lieux promettent une fin d'année ensoleillée et des conditions de navigation particulièrement agréables. Avant le passage du canal de Panama, il est possible d'explorer les îles ABC (Aruba, Bonaire et Curaçao), au large du Venezuela, idéales pour les sports nautiques. La famille Cook, par exemple, a exploré la côte Est des États-Unis, les Bahamas (les îles Exumas sont un coup de cœur) et les îles Vierges britanniques, profitant de la liberté de leur Saona 47.

Le Pacifique : L'Immense Jardin du MondeAprès le passage du canal de Panama, l'émerveillement continue. L'exploration des côtes pacifiques du Panama et du Costa Rica précède souvent l'archipel des Galapagos en Équateur, une étape confortable avant la longue transpacifique. Dans le sillage de nombreux navigateurs, les escales se succèdent dans l'archipel des Tuamotu, les îles du Vent, les îles Sous-le-Vent, ou encore les îles Australes. La famille Heliès a choisi de visiter l'archipel des Gambier : « En Polynésie, pour sortir des sentiers battus, nous avons choisi de faire cap sur l’archipel des Gambier. Y aller depuis Panama est exigeant : près de 3 semaines de mer, à des allures moins portantes que d’habitude, au travers. Mais avec un catamaran de 55 pieds comme le nôtre, ce n’est pas un problème. » Ils décrivent les Gambier comme un concentré des Marquises, des Tuamotu et des îles Sous-le-Vent, avec un récif corallien magnifique, une faune sous-marine riche, une culture forte, et des valeurs de partage et d'accueil chaleureuses. Les trocs de fruits et légumes avec les habitants sont une expérience mémorable, tandis que les randonnées offrent des vues splendides. La Polynésie française, point du globe le plus éloigné de la France, est souvent perçue comme « le plus bel endroit sur terre », conduisant certains à y interrompre leur voyage.

En poursuivant vers l'ouest dans le Pacifique Sud, d'autres pays et peuples méritent une étape. Les îles Cook, l'archipel des Samoa, les îles Tonga ou Wallis-et-Futuna mènent à des lieux magiques et des populations très accueillantes. Aux Fidji, les navigateurs profitent de villages traditionnels et de nombreux spots pour les sports nautiques. Concernant la Nouvelle-Zélande, Bénédicte confie : « Tout le monde pense qu’elle ne se visite qu’en van, et c’est un secret bien gardé qu’elle se visite aussi très bien à la voile ! Elle offre trois bassins de navigation exceptionnels avec, dans chacun, des dizaines de mouillages très sûrs, des panoramas splendides, des randonnées magnifiques et un approvisionnement très facile. »

L'Océan Indien : Joyaux MéconnusSi certains voiliers contournent l'Australie, la majorité emprunte la mer de corail et le détroit de Torrès pour rejoindre l'océan Indien. Parmi les destinations moins connues en cap à l'ouest, l'archipel australien des îles Cocos (Keeling) est, selon Bénédicte, « très intéressante à tous les points de vue ». Elle se souvient d'un excellent mouillage, d'un plan d'eau magnifique pour le wingfoil, d'une plage conviviale et de sessions de snorkeling.

Le voyage se poursuit ensuite vers l'île Maurice, les Maldives, les Seychelles ou La Réunion. Bénédicte souligne que l'île Maurice est bien plus qu'une simple escale technique. « C’est l’escale traditionnelle d’une traversée de l’océan Indien, où les bateaux songent à faire relâche, se contentant de rester à Port Louis. C’est vrai que c’est une escale sympa avec la marina du Caudan, sa grande galerie commerciale ouverte, ses musées, son marché très vivant, ses restaurants… Mais Maurice se visite aussi à la voile ! » La famille Heliès a fait le tour de l'île à la voile à deux reprises, s'arrêtant au Trou d’Eau Douce (accès à l'île aux Cerfs), à Mahébourg (ville coloniale) et au parc marin de Blue Bay sur la côte est, ainsi qu'à Rivière Noire (accès au parc de Gorges) et Tamarin (plage de surf) sur la côte ouest.

La navigatrice recommande aussi des territoires moins connus de l'océan Indien. Les îles Chagos, par exemple, sont une réserve naturelle regorgeant d'oiseaux et de poissons, avec des crabes de cocotiers par milliers, des frégates, des dauphins et une vie sous-marine très riche. Y passer trois semaines maximum, sur autorisation, est un privilège pour observer une nature sauvage et foisonnante. L'archipel désert de Saint-Brandon est une destination prisée des plaisanciers mauriciens et réunionnais, offrant un dépaysement assuré avec des dizaines d'îlots, réputé pour ses fonds marins et la pêche. Enfin, Rodrigues, une petite île à l'ambiance surannée et tranquille, offre deux mouillages agréables à Port Mathurin et Port Sud-Est, idéaux pour le wingfoil et le kitesurf. Bénédicte insiste sur le fait que les destinations de grande croisière dans l'océan Indien sont « mal connues et largement sous-estimées ».

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