Le Gilet de Sauvetage : Critères de Choix, Normes et Tests pour la Navigation en Rivière et au-delà

À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Votre gilet de sauvetage est donc un élément de sécurité primordial en mer, en rivière ou sur lac. Il doit être porté pour être pleinement efficace et augmenter vos chances de survie dans l’eau. Un gilet qu'on ne porte pas ne sauve personne. Pourtant, face à la diversité des modèles, caractérisés par leur flottabilité, leur système de déclenchement, la présence d'une sous-cutale ou leur certification SOLAS, le choix peut vite devenir un casse-tête. La fonction première d’un gilet de sauvetage est de maintenir votre tête hors de l’eau afin de laisser libres les voies respiratoires. Il permettra également un repérage efficace pour faciliter le sauvetage.

L'Importance Cruciale du Gilet de Sauvetage : Un Équipement de Protection Individuelle Indispensable

Un gilet de sauvetage est considéré comme un équipement de protection individuel (EPI). S’il est porté et utilisé convenablement, il augmente les chances de survie en cas de chute à l’eau. C’est un dispositif qui permet à une personne de flotter plus facilement en cas de chute dans l’eau. Il permet de conserver la tête hors de l’eau et assure le retournement pour une personne inconsciente.

Réglementations et Normes : Naviguer en Toute Légalité

L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. En France, cet équipement est obligatoire, régie par la Division 240. En mai 2019, la Division 240 a mis à jour la liste des équipements obligatoires, ces éléments variant en fonction de la zone de navigation. La div-240 précise que le port du gilet de sauvetage doit être ajusté à la morphologie du passager, dont le poids et l’indice de flottabilité exprimé en Newton se déterminent en fonction de la zone de navigation. Pour les sorties à la journée, la législation impose un gilet de 100 N par personne embarquée. Pour d'autres situations, un gilet de 150 N par personne est requis. Ces chiffres représentent des minimums légaux.

Deux normes ISO importantes définissent les exigences en matière de flottabilité et de performance. La norme ISO 12402-4 stipule la flottabilité minimum requise pour la catégorie « gilets de sécurité », permettant le retournement du porteur sur le dos. La norme ISO 12402-3, quant à elle, concerne la flottabilité minimum requise sur les gilets de sauvetage utilisés pour la navigation en haute mer par tout temps. Elle garantit le retournement du porteur sur le dos en moins de 5 secondes, même si celui-ci est vêtu d’équipements lourds.

Au-delà des gilets, la sécurité en navigation est complétée par d'autres équipements. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie. Ces équipements, en cas de conditions de navigation difficiles, garantissent des déplacements plus sûrs sur le pont.

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Comprendre la Flottabilité : Les Newtons, Indicateurs de Sécurité et de Performance

La flottabilité est exprimée en newtons (N), et elle indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides. Tous les gilets de sauvetage sont divisés en différentes classes de Newton où le nombre de Newton est divisé par gravité pour obtenir la capacité de charge. La flottabilité requise est un minimum réglementaire, pas un objectif. Par mer formée, avec des vêtements lourds ou en navigation solitaire, il est conseillé de choisir systématiquement le cran au-dessus.

Une distinction fondamentale est généralement faite entre les gilets de sauvetage, à gonflage automatique ou semi-automatique, et l'équipement individuel de flottabilité comme les gilets de sauvetage en mousse.

Aides à la Flottabilité (50 N)

En dessous de 100 N, une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. La flottabilité minimale de 50 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Une aide à la flottabilité, brassière ou gilet mousse, est un équipement de sécurité vous offrant un soutien suffisant en eaux abritées, sans être pour autant doté d’une capacité suffisante pour permettre le retournement. Un gilet mousse ou une brassière peut par ailleurs assurer une certaine protection en cas de choc. Les gilets standard ont habituellement une flottabilité de 50-100 N. Il ne s'agit donc pas de gilets de sauvetage à proprement parler, mais plutôt d'aides à la flottabilité ou équipement individuel de flottabilité. Ils ne sont généralement pas en mesure de retourner sur le dos les personnes qui sont tombées à la mer. Néanmoins, ces EIF sont populaires et largement utilisés.

Selon Oyvind Vedvik, expert produit de Helly Hansen, un gilet de sauvetage a souvent une flottabilité inférieure à 100 N, généralement 50 N. Ce modèle convient aux adultes qui sont bien informés et peuvent se lever rapidement de l'eau, seuls ou par quelqu'un à proximité, et peuvent vous tirer vers le haut. Pour les personnes qui naviguent dans l'archipel, font de la motomarine et du kayak à pagaie, souvent bien informées et croyant être près des secours si un accident devait se produire, un gilet de protection avec une flottabilité de 50 N est nécessaire. La plupart des pagayeurs en kayak préfèrent un gilet plus petit et choisissent un 50N malgré tout, mais pratiquent ensuite différentes techniques de sauvetage telles que le roulement esquimau.

Ces gilets de 50N, souvent utilisés par les passagers, offrent une capacité de flottabilité d'environ 5 kg. C'est suffisant pour maintenir un adulte à flot, mais ce type de gilet ne met pas la personne en position couchée. Ils conviennent pour la voile et les sports nautiques, mais il est crucial que le porteur sache nager et puisse agir en cas de chute.

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Gilets de Sauvetage (100 N et plus)

Les gilets de sauvetage offrent un soutien suffisant pour différentes utilisations en mer ou en eaux agitées. Leur flottabilité est assurée par la perforation d’une bouteille de gaz CO2, plus communément appelé « dioxyde de carbone », qui gonfle instantanément des réservoirs d’air prévus à cet effet. Porter sur les vêtements ce système assure une grande liberté de mouvements, tout en préservant le confort.

  • 100 Newtons : La flottabilité minimale de 100 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. Oyvind Vedvik explique que si vous devenez inconscient et que vous pouvez rester dans l'eau pendant longtemps avant le sauvetage, un gilet d'une flottabilité de 100 N ou plus est une bonne alternative. Les marins et les personnes qui utilisent des motomarines choisissent plutôt un gilet de sauvetage d'au moins 100 N, car le risque de se retrouver longtemps dans l'eau avant le début des opérations de sauvetage est plus élevé. Ces gilets de 100N sont souvent de grande taille et conviennent aux nageurs et aux non-nageurs.

  • 150 Newtons : Cette flottabilité minimale est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Un gilet de sauvetage de 150 Newtons est un poumon idéal pour la navigation côtière, semi-hauturière ou en régate. Les gilets à gonflage automatique de 150 N sont adaptés à presque tous les types d'utilisation. Ils conviennent à une utilisation en zone côtière, sur les voiliers ou les bateaux à moteur. Pour la navigation hauturière, un poumon de 150 Newtons minimum est nécessaire. Ce niveau de flottabilité permet le retournement du porteur sur le dos. Pour la régate, un poumon de 150 Newtons est recommandé. Les gilets de sauvetage gonflables de 150N ont une capacité de rotation et sont recommandés pour les personnes qui pèsent au moins 40 kilos et qui savent nager.

  • 275 Newtons : La flottabilité minimale de 275 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes. On privilégiera un poumon de 275 Newtons si les conditions de navigations sont particulièrement difficiles et si la personne est vêtue d’un équipement lourd (professionnel). Celui-ci permettra le retournement d’un homme inconscient tombé à la mer. Les gilets de sauvetage 275N sont conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord.

Les Systèmes de Gonflage Automatique : Technologie au Service de la Sécurité

Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants pour les gilets de sauvetage gonflables. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz. Un indicateur visuel, situé à l'avant du mécanisme, permet à l'utilisateur de vérifier d'un coup d'œil le bon positionnement de la cartouche et le bon état de fonctionnement du système. Il existe 3 grandes familles de déclenchement pour les gilets de sauvetage gonflables.

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Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. La capsule automatique contient un ressort puissant, maintenu comprimé par un élément en papier hydrosoluble. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle.

Un autre système est celui avec valve hydrostatique (système Hammar) qui s’active sous la pression de l'eau. Pour la régate, on recommande un poumon de 150 Newtons avec un système de déclenchement hydrostatique. En effet, ce type de percuteur se déclenche par la pression de l'eau lorsque le porteur est immergé, ce qui évite tout risque de déclenchement intempestif lors des manœuvres.

Enfin, il existe les gilets à déclenchement manuel. Celui-ci se gonfle automatiquement lorsqu’il est actionné par le porteur. Le poumon pourra être de 100 Newtons, voire 150 Newtons. L'avantage principal par rapport à une aide à la flottabilité, est qu'il est bien plus compact et confortable pour le navigateur. Certains modèles, comme le Gilet Crewfit 165N Sport de Crewsaver, mettent en avant un déclenchement manuel où le naufragé actionne la tirette, évitant ainsi tout risque de déclenchement intempestif.

Il est à savoir que tous les systèmes de déclenchement sur les gilets de sauvetage sont communément identiques puisqu’il s’agît d’une seule société qui les fabrique pour garantir une sécurité maximale. Les fabricants de gilet de sauvetage, pour se démarquer et selon leur affinité de pratique sportive, proposent différents modèles selon différents critères.

Accessoires et Confort : Des Détails Qui Font la Différence

Les gilets de sauvetage modernes intègrent de nombreux équipements qui ne sont pas des gadgets et qui augmentent considérablement la sécurité et les chances de survie. Parmi eux, on retrouve la sous-cutale (pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête), une boucle de harnais en tissu, une fenêtre de visualisation de la cartouche, des bandes réfléchissantes, un sifflet, une poche pour balise personnelle, une lampe flash SOLAS, et une capuche anti-embruns. Le gilet de sauvetage doit également être muni d’un harnais pour pouvoir y associer une longe.

Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé. Ils doivent être dotés de deux chambres indépendantes, chacune équipée de son propre système de gonflage automatique. Certains modèles haut de gamme, comme le Gilet Deckvest 6D de Spinlock, intègrent des fonctionnalités avancées telles qu'une lampe Pylon qui s'active au contact de l'eau pour offrir une excellente visibilité, ou la compatibilité avec le système AIS (balise AIS) pour transmettre la position à tous les récepteurs environnants. Ce modèle inclut aussi une capuche de protection.

Le confort est primordial, et les fabricants d’équipements nautiques ont fait beaucoup d'efforts pour améliorer le confort des gilets tout en offrant encore plus de sécurité. On a pu entendre que le port du gilet était freiné par le manque de confort lors des manœuvres en bateau ou pour réaliser certains mouvements. Aujourd'hui, les coupes sont plus affinées, les tissus plus souples et les réglages plus précis. Par exemple, le Gilet SL180 de Plastimo est l'un des gilets les plus confortables du marché, taillé près du corps et conçu avec des tissus et sangles de haute technologie. Il est réglable et offre une grande liberté de mouvement. Le Gilet Crewfit 165N Sport de Crewsaver utilise la technologie Fusion 3D pour un confort maximal, avec un support menton et une coupe permettant une grande liberté de mouvement. Les modèles pour enfants, tels que la série Kid Safe de Helly Hansen, sont spécifiquement conçus pour la morphologie des plus jeunes, avec une tête plus grande pour un maintien sécurisé et des boucles basses pour le confort.

Critères de Sélection : Le Gilet Adapté à Votre Pratique

Le choix du gilet de sauvetage peut varier selon les envies et les besoins de chacun. Il dépend avant tout du programme et de l'utilisation que l'on en fait. Plusieurs magazines se sont déjà posé cette question, et ils sont tous arrivés à des conclusions différentes. Pour vous aider à choisir cet équipement de sécurité, que ce soit pour vous ou vos proches, il est essentiel de considérer plusieurs critères clés :

  • L'usage et la fréquence : Naviguez-vous souvent par mer formée ? Avec un ciré épais ? En solitaire ? Que ce soit pour une navigation côtière, semi-hauturière, hauturière, pour la régate, la pêche en mer, en rivière ou en lac, ou pour un usage professionnel, le gilet doit correspondre à votre activité.

    • Pour la navigation hauturière : Un poumon de 150 Newtons minimum est nécessaire. On privilégiera un poumon de 275 Newtons si les conditions de navigations sont particulièrement difficiles et si la personne est vêtue d’un équipement lourd (professionnel). Celui-ci permettra le retournement d’un homme inconscient tombé à la mer. Le gilet de sauvetage doit être muni d’un harnais pour pouvoir y associer une longe. Le gilet Crewfit 180N Pro de Crewsaver s'ouvre automatiquement en cas de chute à la mer et est compatible avec le système AIS. Le Gilet Deckvest 6D de Spinlock, avec sa flottabilité de 170N, est idéal pour un usage longue durée comme les navigations hauturières et la course au large.
    • Pour la navigation côtière : On cherchera un compromis entre sécurité et confort. Un poumon de 150 Newtons est suffisant, moins encombrant donc plus léger, avec un système de déclenchement automatique identique à celui choisi pour un programme hauturier. Les gilets à gonflage automatique 150 N sont adaptés à presque tous les types d'utilisation et conviennent en zone côtière. Le gilet Pilot 165 de Plastimo, avec sa flottabilité de 165 Newtons, offre une grande sécurité pour la plaisance ou la pêche en bord de mer. Le Gilet EVO 165 de Plastimo est apprécié pour éviter un déclenchement intempestif en plan d'eau intérieur et peu profond grâce à son système manuel.
    • Pour la régate : On recommande un poumon de 150 Newtons avec un système de déclenchement hydrostatique pour éviter les déclenchements intempestifs. Le confort est primordial, il est donc important que le gilet se fasse oublier par le régatier.
    • Pour la pêche : Le Pilot Pêche de PLASTIMO est un gilet automatique avec un mécanisme de déclenchement à cellulose UML5, recommandé pour la pêche en mer, en rivière ou en lac, ou pour les professionnels de la pisciculture.
    • Pour les sports nautiques rapides / kayak : Le gilet Deckvest Lite de Spinlock, léger et compact (170N), est idéal pour les embarcations rapides et puissantes ou pour le kayak. Les experts de Helly Hansen conseillent des gilets 50N pour le kayak, avec l'apprentissage de techniques de sauvetage. Pour des vitesses plus élevées, le modèle Rider Stealth de Helly Hansen est conçu en collaboration avec les marins olympiques et convient à tous les sports marins.
  • La morphologie et le poids : La div-240 précise que le port du gilet de sauvetage doit être ajusté à la morphologie du passager. Pour les enfants, les gilets Helly Hansen Baby Safe, Kid Safe et Junior Safe ont été plusieurs fois sélectionnés comme les meilleurs des tests. Le Kid Safe a été conçu pour s'adapter aux proportions des enfants, dont la tête est relativement plus grande que celle d'un adulte, pour les maintenir en position sécurisée. Il est disponible en trois versions selon le poids : bébé (5-15 kg), enfant (10-25 kg) ou junior (20-30 kg). Pour les adultes, le gilet doit s'asseoir confortablement et bien sur le corps. Serrez les sangles pour ne pas que le gilet de sauvetage remonte au-dessus de votre tête. On peut demander à quelqu'un de tirer les épaules du gilet de sauvetage pour vérifier s'il est suffisamment serré.

  • Le confort : Il est primordial que le gilet se fasse oublier. La coupe (près du corps, ergonomique), le poids, le type de fermeture (glissière, boucle inox, par click) et le tissu (polyamide, PVC, polyester) influencent grandement le confort.

  • Les options intégrées : Masque de protection, avec ou sans harnais, avec ou sans sangle sous-cutale, sifflet intégré, sangle pour accessoire, bande rétroréfléchissante, embout buccal, poignée de halage, etc.

  • Le prix : Le prix des gilets de flottabilité et des gilets de sauvetage varie de 40 à 400€. Le plus coûteux ne sera pas nécessairement le meilleur, ni le moins cher le pire. Tous les modèles présentent des avantages et des inconvénients. Vous devez toujours commencer par définir l'utilisation que vous ferez de votre gilet de sauvetage et à ce qu'il doit pouvoir faire face, plutôt que d'essayer d'économiser de l'argent et d'acheter quelque chose d'inadapté.

Nous vous conseillons de choisir un gilet de sauvetage fabriqué par une marque ou une entreprise spécialisée dans les produits nautiques. Il n’y a rien de plus sécurisant que de naviguer avec des produits répondant aux normes.

Tests et Vérifications : Assurer l'Efficacité de Votre Gilet de Sauvetage

Comme la plupart des fabricants testent leurs gilets de sauvetage dans des conditions très différentes, toute comparaison directe est souvent difficile. En plus de son système de gonflage, la caractéristique la plus importante d'un gilet de sauvetage est aussi sa capacité à retourner une personne inconsciente dans l'eau. Si une personne passe par-dessus bord, le gilet de sauvetage doit être en mesure de pouvoir la retourner sur le dos pour l'empêcher de se noyer. Mais c'est là que le problème se pose. La plupart des gilets de sauvetage ne sont pas testés dans des conditions réelles, et bien que les spécifications des fabricants fournissent des informations en Newtons, la force de flottabilité, le poids corporel « à nu » du porteur ne doit pas être le principal point de référence dans le calcul. Le plus important est le poids total du corps. Et il augmente au fur et à mesure des couches de vêtements portés. L'eau et l'air qui se sont accumulés entre le corps et les couches de vêtements peuvent également entraver la capacité du gilet de sauvetage à retourner une personne tombée à la mer. Ainsi, même les meilleurs gilets de sauvetage peuvent faillir sur ce point s'ils ne sont pas correctement testés.

Le journaliste de Voile Magazine a sauté 18 fois à l’eau pour tester et comparer tous les gilets de sauvetage du marché de la plaisance, révélant 100 % d’échec au test du retournement. La procédure d’essai appliquée lors de ces 18 sauts à la mer n’est pas normée, mais elle a été réalisée avec un vrai marin équipé de bottes, salopette, veste de navigation et combinaison en néoprène, l’eau étant à 8°C. La flottabilité d’un marin au moment de sa chute à la mer est dans un premier temps assurée par sa veste de quart qui enferme un sacré paquet d’air, se gonflant d’air façon Bibendum. L’échec du retournement automatique a bien permis de pointer du doigt une norme qui mériterait d’être revue, ce que certains fabricants réclament avec force. Si, dans la pratique, le gilet en se gonflant ne retourne pas l’homme à la mer, en revanche, certains d’entre eux vont lui sortir la tête de l’eau grâce à l’important volume d’air des poumons. Pour cela, les fabricants s’appliquent à concevoir des gilets avec des poumons plus ou moins volumineux, plus ou moins asymétriques.

Nous avons comparé différents fabricants renommés de gilets de sauvetage automatiques avec une flottabilité de 275 N, de gilets de sauvetage de milieu de gamme avec une flottabilité de 175 N et testé des gilets de flottabilité en mousse. Cette analyse, basée sur des tests parus dans la revue « Yacht » du 23/2019 et une comparaison des gilets de sauvetage 150 N parue le 01/10/2020, visait également à examiner les caractéristiques et le confort des gilets de sauvetage. Ces tests permettent de comparer les accessoires montés en série sur les différents modèles, le confort de port des gilets et d'indiquer quel est le modèle le moins cher.

Vérifier la Flottabilité : L'Importance des Tests Personnels

Pour tester un gilet, il est possible de convertir les Newtons en kilogrammes-force. Pour un gilet de 50 Newtons, par exemple, on peut accrocher un poids de 5 kg et le mettre dans l'eau. Il est cependant important de considérer la poussée d'Archimède. Les documents de la FFCK parlent souvent de kg, mais il s'agit en réalité de kgf (kilogramme-force). Pour une évaluation précise, il faut connaître la masse volumique du lest utilisé pour compenser. L'eau allège le lest (si le lest fait 1 litre, il sera allégé de 1 kg). Pour de l'acier (masse volumique de 8g/cm3), 8 kg d'acier occuperont 1 litre, donc le lest aura un poids apparent de 7 kg une fois dans l'eau. Si un lest en plomb, avec une densité plus élevée, est utilisé, il aura un poids dans l'eau plus important car son volume sera plus petit (par exemple, si son volume n'est que de 0,8 l, il ne sera allégé que de 800g).

Les nageurs en eau vive utilisent des ceintures lestées de plongée sous-marine pour tester la flottabilité des gilets. Il est possible de se renseigner auprès des clubs de plongée locaux pour tester vos Équipements Individuels de Protection (EPI).

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