Pourquoi les surfeurs sont-ils fascinés par les grosses vagues : Entre science, physique et quête de liberté

Se renforcer musculairement, se sentir libre, repousser ses limites, évacuer le stress… autant d’exemples qui prouvent les bienfaits des sports de vagues. Les plus grosses vagues du monde exercent depuis toujours une attraction quasi magnétique sur les amateurs de sensations fortes, mais aussi sur tous ceux fascinés par la puissance brute de l’océan. Chaque année, des milliers de spectateurs et surfeurs professionnels parcourent le globe à la recherche de ces montagnes aquatiques impressionnantes, où beauté et danger se confondent dans un spectacle hors norme. Mais pourquoi ces vagues géantes atteignent-elles des tailles aussi vertigineuses ? Plusieurs facteurs entrent en jeu, comme la présence de canyons sous-marins profonds qui concentrent l’énergie de l’océan et propulsent les vagues vers des hauteurs spectaculaires. Au-delà de la performance sportive, ces vagues représentent un défi humain et technologique.

Les racines physiologiques et psychologiques de la pratique du surf

Pour tout ceux qui ont le besoin de prendre l’air, qui aiment bouger, l’océan et ses plages sont de véritables terrains de jeux et de liberté qui permettent de se ressourcer physiquement et mentalement, de retrouver son équilibre. Surf, bodyboard, bodysurf, tout est permis. Pourquoi les surfeurs sont souvent très musclés ? Le surfeur passe en moyenne 85% de sa session à ramer pour passer la barre et remonter au line up. La rame permet de muscler les bras, le haut du corps et le buste ainsi que le mouvement de pompe qui permet de se relever sur sa planche. La recherche de l'équilibre sur la planche permet de travailler les muscles du dos et des muscles de la ceinture abdominale lors du gainage. La position debout ainsi que la constante recherche d’équilibre musclent efficacement les jambes. On s'amuse, on se dépense, on se muscle… là aussi que du bonheur en toute liberté.

Malgré des efforts courts mais intenses, le surf est un sport d’endurance. Aller au pic, passer la barre, lutter contre le courant, bien se placer pour prendre des vagues, autant d’obstacles qui demandent des efforts adaptés. Pour progresser, le pratiquant doit être persévérant et accepter de tomber puis recommencer encore et encore. Il devra faire preuve de courage, affronter ses peurs et repousser ses limites pour surfer de plus grosses vagues et tenter des manoeuvres plus radicales. En plus d’efforts considérables, il devra apprendre à gérer ses émotions, pour rester calme en toute situation afin de retenir le plus longtemps possible sa respiration en cas de wipeout. Comme bons nombre d’activités physiques, le surf favorise la sécrétion d’endorphines, permettant d’atteindre une sensation de bien être intérieur et de légèreté. Surfer entre midi et deux, avant ou après le travail vous fera penser à autres choses, favorise l’évacuation du stress, et vous fera appréhender les obstacles de la vie positivement.

La nature comme moteur de bien-être et de santé

L’océan et ses plages sont des milieux naturels qui apportent énormément à l’organisme, en participant activement à l’évacuation du stress et des tensions accumulées durant l’année. L’exposition au soleil et l’air marin ont un impact positif sur le tonus, le bon humeur et la qualité du sommeil. Marcher pieds nus sur le sable par exemple, masse l’ensemble de la voute plantaire et apporte relâchements et bien-être. Pendant la pratique du surf et bodyboard, le sac et le ressac des vagues ont pour leur part un effet relaxant sur le corps en plus du renforcement musculaire. Les oligos éléments, minéraux et ions négatifs présents dans l’eau de mer, favorisent la protection contre les infections ORL, les rhumes, dégagent les voies respiratoires et nourrissent la peau. Dans certains pays, le surf peut même être prescrit sur ordonnance pour prévenir des maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète de type 2, surpoids, stress, dépression.

Un autre avantage des sports de vagues: ils sont accessibles à tous de 7 à 77 ans et plus ! Enfants, adultes, hommes ou femmes, vous êtes tous les bienvenues ! Vous n’avez pas besoin d’être un sportif de haut niveau pour découvrir le surf et bodyboard, et vous initier, la seule condition étant de savoir nager. En plus d’être accessible, il réunit toute la famille autour d’une activité commune. Nos planches de surf mousse sont idéales pour être partagées par tous les membres de la famille. Plus qu'un simple sport, de par tout les bienfaits qu'il procure, le surf deviendra votre future mode de vie. Avec plusieurs centaines d'écoles et structures de surf le long des côtes françaises, il est facile de commencer en toute sécurité.

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La physique des vagues : de la houle à la déferlante

Sans la vague, pas de surf. La partie qui forme le toit du Tube et qui se transforme en mousse, s’appelle la Lèvre. L’Epaule est la partie la plus éloignée de la mousse. Le Rider initié choisit des vagues qui déferlent progressivement, en Droite ou en Gauche. Une « Droite » est une vague qui déroule vers la droite lorsqu’on la surfe. Une « Gauche » est une vague qui déroule vers la gauche lorsqu’on la surfe. Quand une vague approche de la plage, elle finit par déferler, c’est-à-dire qu’elle se casse et forme de l’écume. Quand une vague de houle arrive dans une zone où l’eau devient moins profonde, près de la plage, le fond de l’océan commence à la ralentir. C’est comme si la vague frottait contre le fond. Une vague déferle quand elle devient trop haute par rapport à la profondeur de l’eau. En général, une vague casse quand sa hauteur est presque aussi grande que la profondeur de l’eau à cet endroit.

La houle, c’est de l’Energie qui voyage à travers l’océan sous forme d’onde. La Hauteur dépend de la force du vent et de la distance sur laquelle il souffle, le « fetch ». La hauteur de la houle est principalement déterminée dans la zone de génération par trois facteurs : la force du vent, la durée pendant laquelle il souffle, et la distance sur laquelle il agit. Un vent fort soufflant longtemps sur une grande étendue d’eau produit une houle plus haute. La période d’une houle correspond au temps en secondes entre le passage de deux crêtes successives au même point. Lorsqu’une houle atteint une côte après avoir parcouru des milliers de kilomètres, elle est souvent composée de vagues à période longue, de 10 à 20 secondes ou plus. La puissance transportée par une houle est proportionnelle au carré de la hauteur de la vague multiplié par la période. Ainsi, pour une houle donnée, si la hauteur double, la puissance est multipliée par quatre. Si la période double, la puissance double également.

Le vent local influence la qualité du déferlement et du plan d’eau. Lorsque le vent vient de la terre, on dit qu’il est « Off Shore ». Lorsque le vent vient de la mer, on dit qu’il est « On Shore ». Quand la mer est plus chaude que la terre, l’air froid terrestre plus dense pousse l’air chaud moins dense et peut créer un vent local qui part du rivage vers le large.

La technique : gérer l'immensité et les dangers

L’évolution du surf s’est faite, on le sait, en plusieurs étapes. Tout d’abord on a surfé devant la vague, c’est-à-dire en précédant légèrement le rouleau et en suivant la mousse. Ensuite, grâce à la modification de la forme des planches, il a été possible de surfer en travers, dans l’endroit le plus pentu de la vague, et même sous la vague, dans le tube. Une autre étape s’est produite lorsque le surfeur a pu glisser sur la surface de la déferlante en pratiquant, sur le rouleau lui-même, ce qu’on appelle un « floatie ». Plus récemment, grâce aussi à l’évolution du « shape » des « thrusters », les surfeurs sont sortis de la vague, dans l’espace situé au-dessus d’elle, en réalisant des aerials. Mais on parle assez peu de la technique du surf sous l’eau. Car il s’agit, bien entendu, de passer sous les rouleaux en faisant un canard avec une planche courte, ou en se retournant sous sa planche si on utilise une longboard.

La plupart des surfeurs connaissent la manière de passer sous une vague avec une petite planche en faisant un canard. Il faut cependant faire totalement corps avec sa planche et éviter de se dissocier d’elle quant on appuie sur le nez pour plonger dessous ou quant on remonte derrière la vague. En revanche, se retourner sous sa planche en continuant de la tenir s’il s’agit d’une longboard, pose des problèmes très différents. Si la vague n’est pas trop grosse, on peut continuer à agripper sa planche par les côtés, plutôt vers l’avant pour éviter qu’elle ne se cabre avec la force de la vague et vous entraîne en arrière. Si la vague est forte et va briser sur le surfeur, surtout si elle est très creuse, il faut pousser sa planche en travers et sur le côté afin d’éviter que la lèvre de la vague, en tombant sur une planche qui serait placée de face, ne la brise en plusieurs morceaux. La technique traditionnelle consiste, si la vague à une hauteur supérieure à 2 m 50 ou 3 mètres, à plonger le plus profondément possible en laissant sa planche derrière soi et en se fiant à la qualité de son leash.

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Cependant, si l’on se trouve dans les conditions d’une « longue houle », il faut prendre conscience qu’une vague de 3 ou 4 mètres va vous retenir sous l’eau entre 10 et 15, voire parfois 20 secondes. Dans ce cas on risque de refaire surface sous la vague suivante et de passer le plus mauvais moment qui puisse être donné à un surfeur : rester sous deux vagues en apnée et sous stress. Laird Hamilton, spécialiste mondialement connu du surf dans des vagues de 18 à 20 m de haut, nous explique que ces très grosses vagues produisent ce que l’on appelle un « bounce-back », ou rebond, ce qui signifie que l’air emprisonné dans le tube qui se forme, ressort vers le haut en entraînant le surfeur dans « l’ascenseur ». En revanche si l’on ne bénéficie pas de l’ascenseur, on risque de se retrouver dans la gigantesque mousse qui suit le déferlement de la vague et rester beaucoup plus longtemps dans la machine à laver, ce qui est à la limite de la résistance humaine.

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