L'Essence du Surf Amateur Landais : Entre Vagues Mythiques et Défis Personnels

Le littoral landais et du Pays basque, une destination de choix pour les passionnés de glisse, s'affirme comme un véritable paradis pour le surfeur amateur. Ici, la mer offre un éventail de sensations, des vagues douces d’Anglet aux tubes d’Hossegor, tandis que les plages de Capbreton et d’Ondres promettent des défis plus corsés. La France, aux côtés d'Hawaï, de la Californie et de l'Australie, se distingue comme l'une des grandes nations du surf. Cette côte Atlantique, célèbre berceau du surf européen, est la destination idéale pour s'initier au surf et se perfectionner, que ce soit le temps de vacances, d’un court séjour ou d’un week-end. Avec un climat agréable tout au long de l’année, ses kilomètres de plages de sable fin et ses vagues exceptionnelles, la destination Côte Landes Nature n’a rien à envier aux spots de surf voisins les plus connus de l’Atlantique, tels qu'Hossegor ou Biarritz. Plus qu’un simple sport ou un passe-temps, cette discipline sportive est ici ultra populaire et fait partie intégrante de la culture locale.

La Culture Surf Landaise : Un Ancrage Historique et Naturel

La région des Landes est très prisée par les amateurs de surf, et pour cause : ses plages offrent certaines des meilleures vagues d’Europe pour pratiquer ce sport enivrant. Les 106 kilomètres de côte qui s’étendent entre Biscarrosse et Hossegor offrent une multitude de spots de surf de qualité, adaptés à tous les niveaux. La diversité des plages et des conditions de houle permet aux surfeurs de profiter pleinement de leur passion en fonction de leurs compétences et de leurs envies. Bienvenue dans la « culture surf » landaise, où les chants des cigales et la traversée de la pinède mènent à des plages interminables, invitant à surfer les premières vagues dès le lever du jour. Côte Landes Nature est bel et bien une des meilleures destinations de surf en France, dotée d’un littoral qui mérite amplement son titre de paradis des surfeurs de la côte Atlantique.

Historiquement, le surf français a pris racine sur ces côtes. En 1957, Jack Rott, pionnier du surf français, a surfé les vagues d’Hossegor. À cette époque, Viertel, ayant cassé sa planche de surf à Biarritz, la confia à réparer à Georges Hennebutte, artisan local, inventeur quelques années plus tard du leash de surf. Ce leash, désormais indispensable pour surfer, permet de conserver sa planche de surf en cas de chute et d’éviter un impact avec quelqu’un autour. Georges Hennebutte autorisa Rott à venir observer et mesurer la planche de surf. Rott, artisan ébéniste de métier, utilisa ses connaissances artisanales pour fabriquer ses deux premières planches. Au printemps 1957, il essaya la planche de surf à l’épi Nord d’Hossegor sur la côte landaise. Du premier coup, il réussit à se lever et à surfer sa première vague jusqu’au bord. Les planches de surf, ou surf boards, avaient un gabarit énorme et pouvaient peser jusqu’à 50 kilos à leurs débuts, en raison de matériaux lourds comme le bois ou l’écorce d’arbre. Après la guerre, les dérives furent installées sous la planche de surf, permettant d'effectuer des virages sur une vague. Les années 1950 virent l’utilisation de nouveaux matériaux, qui contribuèrent au développement rapide du surf. De nouvelles planches de surf, plus légères et plus faciles à gérer, aidèrent à populariser ce sport. Dans les années 70, un afflux massif de surfeurs, venant de toute la France, de l’Europe et du monde entier, vint profiter des « magiques vagues mythiques » du Sud-Ouest. En 2010, la Fédération Française de Surf se déplaça une deuxième fois à la plage sud à Hossegor. Les anciens locaux sont aujourd’hui occupés par le Hossegor surf club. En 2015, la Fédération Française de Surf créa un nouveau label : « Ville de Surf ». Les plus grandes marques du monde du surf, telles que Rip Curl, Billabong, Volcom, Quiksilver, se sont installées sur la commune de Soorts-Hossegor, accompagnées des familles australiennes et américaines. Autour du surf gravite un atout touristique et économique, et ce boom de la culture surf est créateur de nombreux emplois.

Des Conditions Idéales et une Température d'Eau Accueillante

Grâce à sa situation géographique, la côte landaise bénéficie d’une houle régulière et puissante tout au long de l’année. Les principales périodes pour profiter d’excellentes conditions de surf sont le printemps et l’automne, tandis qu’en été, les vagues sont plutôt adaptées aux débutants. Les Landes comptent parmi les plus belles plages de sable fin d’Europe, propices à la pratique du surf. La température de l’eau n’y est pas non plus pour rien. D’avril à novembre, l’eau est très agréable et évite ainsi aux surfeurs de s’équiper de combinaisons trop épaisses qui ne facilitent pas les mouvements et l’équilibre. C’est autant de raisons qui font que des voisins belges, suisses, allemands ou encore polonais organisent leurs championnats nationaux en terres landaises. Les plages en Côte Landes Nature bénéficient de conditions similaires de « beach break » et de grandes marées d’équinoxe des stations du sud de la côte Atlantique. Les vagues déferlent sur un fond sablonneux proche du bord et offrent des vagues longues, régulières et des conditions rassurantes pour les débutants. Au fil des saisons, la variété des vagues permet différents niveaux de difficulté et attire les surfeurs aguerris en quête du grand frisson que procurent les rouleaux lorsque les vagues atteignent plusieurs mètres. En matière de surf et de sensations fortes en Côte Landes Nature, néophytes et confirmés y trouveront leur bonheur. Pour les plus patients, la fin de journée promet un moment exceptionnel de communion avec la nature, entre coucher de soleil et horizon qui n’en finit plus. Le département des Landes peut être fier.

Les Spots Incontournables des Landes : De la Douceur aux Tubes Mythiques

Notre surf-trip commence à Hossegor, la capitale européenne du surf. Avec ses vagues creuses et rapides, Hossegor est un spot incontournable pour les surfeurs confirmés. Le célèbre shore-break de La Gravière est l’un des spots les plus connus du Sud-Ouest, offrant des tubes ronds et épais. Ce spot emblématique a d'ailleurs été le choix du Comité des Landes de Surf pour une compétition majeure. En effet, le Comité des Landes de SURF a longuement hésité avant de choisir de lancer cette compétition sur le spot emblématique d’Hossegor : La Gravière. Après les trains de houle mémorables de ces derniers jours, et avec un coefficient de marée important, c’était un pari risqué mais ce fut un pari gagnant. C’était un Coup de Poker et le Comité des Landes de Surf a raflé la mise. Personne ne voulait se risquer à miser et le Comité a pris le risque énorme de lancer l’évènement malgré une orientation de houle à 295 degrés.

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Continuons notre route vers Capbreton, ville de surf authentique et animée. Les spots de surf de Capbreton sont nombreux, mais celui qui fait rêver les chasseurs de vagues est celui de Santocha, aussi appelé plage de la Savane. Ce beach-break multipics fonctionne à marée haute comme à marée basse. Le Comité des LANDES de SURF a choisi de lancer les Championnats des Landes sur le spot du Santocha Surf Club, support de cet événement. Seignosse, avec ses longues plages bordées de dunes et de forêts de pins, est un véritable paradis pour les surfeurs. Bien installée sur la plage des Estagnots, une école de surf y accueille les passionnés de mai à septembre, animée par une équipe de professionnels.

À quelques kilomètres au sud de Capbreton, Labenne est la plage la plus au sud des Landes. Le spot de la Centrale est idéal pour les surfeurs débutants et intermédiaires, avec des vagues en shore-break douces et régulières. Les vagues y sont assez petites, entre 1m et 1m50, mais amusantes à rider lors des jours de bonne houle. La barre peut y être difficile à passer. À quelques kilomètres d'un camping local, Ondres est un spot populaire chez les surfeurs locaux. Les vagues y sont généralement puissantes et creuses pour des pratiquants confirmés et experts. Exposée plein ouest, la plage capte très efficacement la houle, même les plus petites. Le spot fonctionne bien à marée montante et deux heures avant la basse marée. C'est d'ailleurs sur la plage d'Ondres que Joan Duru, sans doute l’un des surfeurs français les plus doués de sa génération, a découvert le surf dès l’âge de 7 ans avec son père.

Pour les débutants ou intermédiaires, Mimizan est un spot idéal avec ses vagues plutôt douces et régulières. Reconnue à l’internationale pour ses 10 km de plages riches en spots de Surf et de Kite Surf (avec une voile), Mimizan offre à tous l’accès à ces pratiques emblématiques, que l’on soit initié, amateur ou grand débutant. Entre zones surveillées et spots isolés, la plage Remember ravira les moins téméraires comme les surfeurs aguerris. La Côte Landes Nature propose également des spots de glisse par excellence pour débutants, initiés ou confirmés, avec les plages de Contis, Cap de l’Homy, Saint Girons plage ou encore La Lette Blanche, incontournables pour vaincre ses peurs, défier les vagues et ne faire qu’un avec l’océan. La Lette Blanche a d'ailleurs accueilli une journée de compétition avec un soleil radieux, un banc de sable exceptionnel et de très belles conditions. Messanges est un autre spot local où 63 inscrits se sont déplacés pour un open, ne regrettant pas la journée de folie offerte par un superbe banc de sable et de très belles conditions sur la plage centrale.

À l’extrême sud du département des Landes, Tarnos est un spot de surf moins connu et peu touristique, mais qui vaut le détour pour les surfeurs en quête de tranquillité et de vagues solides. La plage du Métro et La Digue s’adressent aux pratiquants confirmés. Les vagues y sont souvent plus grosses et plus puissantes qu’à Ondres ou Labenne, mais elles sont aussi plus difficiles à surfer. Avec une telle diversité de spots de surf, il est parfois difficile de choisir où poser sa planche, mais les prévisions météo et les conditions de houle sont toujours de précieux guides.

Le Pays Basque : Des Vagues pour Chaque Niveau et des Défis de Renommée Mondiale

Surnommée « La Petite Californie », Anglet abrite des spots de surf pour tous les niveaux. Le spot de la plage des Cavaliers est particulièrement populaire, offrant des vagues douces et régulières qui sont parfaites pour les surfeurs débutants. Considérée comme l’un des meilleurs spots de surf, Biarritz est la capitale historique du surf en Europe. Accessible aux surfeurs de tous niveaux, la Côte des Basques est la première à voir naître le surf en France dans les années 1950. La Grande Plage, La Milady et Miramar conviennent également aux surfeurs moyens à confirmés.

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À une poignée de kilomètres au sud de Biarritz, Bidart jouit d’une excellente réputation auprès des surfeurs avec des spots pour tous les niveaux. Parmi eux, la plage d’Erretegia offre des vagues longues et rapides, avec des sections creuses et des tubes bien tendus. Les surfeurs confirmés apprécieront également le spot de Parlementia, qui offre une vague en gauche et en droite de renommée mondiale.

À Guéthary, destination bien connue des amateurs de grosses vagues, le spot de Lafitenia est un spot mythique de la côte basque, réservé aux surfeurs les plus aguerris. À l’extrémité sud de Guéthary, Cenitz est un spot de surf accessible aux surfeurs débutants et intermédiaires.

Nous terminons notre surf-trip à Urrugne, là où se brise la légendaire « Belharra », considérée comme la plus grosse vague d’Europe. Au large d’Urrugne, cette vague géante de 10 à 15 mètres de haut n’est surfée que par des professionnels tractés par un scooter des mers (en tow-in). Plusieurs grands noms du surf de gros français s'y sont distingués, parmi lesquels Benjamin Sanchis, Joan Duru, Miky Picon, Justin Becret, Mathieu Crepel et bien sûr les frères Mangiarotti. Beaucoup s’y sont également illustrés en foil, à l'instar de Peyo Lizarazu, Matthieu Aguirre, Titouan Galea, Tom Constant. D’autres ont même tenté de s’y rendre à la rame, comme Paul Duvignau, Antonin de Soultrait, et Ludovic Dulou. Selon Surf Session, les "bombes" du jour sont revenues aux locaux Pierre Rollet, Stéphane Iralour et Gautier Garanx.

L'Expérience du Surfeur Amateur : Défis, Adrénaline et Passion

L'aventure du surf amateur sur la côte Landaise et Basque est aussi une histoire de passion personnelle et de dépassement de soi. L'exemple de Tarik Dahlal, un surfeur amateur de 40 ans, illustre parfaitement cet esprit. Croisé au lever du jour sur le petit port de Socoa, à Ciboure, il s’apprêtait à se mesurer à la plus grosse vague française, Belharra, pour la première fois de sa vie. Cette expérience de surf tracté, rêvée depuis longtemps, était partagée avec un équipier expérimenté nommé Lionel Franssen, pilote de jet-ski. Il s’agit là de l’aboutissement d’une vie tournée vers le surf, que ce "passionné" de Seignosse n’est pas près d’oublier. Bien que ce ne soit pas la taille qui compte pour lui, Tarik Dahlal est d’autant plus satisfait qu’il pense avoir pris "une vague énorme, du moins pour moi". Ce prof de boxe anglaise, coach sportif et passionné de photo, dit ne pas trop avoir la notion de la taille. Il renvoie vers une vidéo publiée par Surf Session découverte au réveil (sa vague à 2’20). "Pour moi c’était 6 ou 7 mètres, ce qui est déjà assez incroyable. Mais un ami tahitien qui s’y connaît en grosse vague puisqu’il surfe régulièrement à Teahupoo m’a dit en regardant la vidéo que c’était plutôt 11 ou 12 mètres", n’en revient-il toujours pas. La récompense est belle.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Tarik décrit une "très bonne ambiance à l’eau" mais ne cache pas que c’était "un peu compliqué". "C’était assez énorme, et surtout c’était totalement nouveau pour moi. Et ce n’était vraiment pas évident de se placer sur la vague." La peur était là, "forcément". "Tu dois avoir cette peur. Mais quand tu es bien entraîné, sûr de toi physiquement, c’est l’adrénaline qui prend le dessus", prolonge celui qui surfe depuis l’âge de 14 ans, et qui "vit un peu que pour ça depuis des années". Il ajoute avec un sourire que "Belharra ça ne s’improvise pas. Et en l’occurrence tous ceux qui vont sur Belharra ils surfent tout le temps, ils sont super entraînés, et c’est ce qui fait que ça se passe bien. Belharra, ce n’est vraiment pas fait pour tout le monde."

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Tarik Dahlal se souviendra longtemps d’avoir également "bien bouffé" ce 29 octobre. Tracté un peu trop à l’intérieur de la vague, le Landais chuta et pense être "resté 10 à 12 secondes sous l’eau". Il souligne : "Il ne faut surtout pas paniquer, mais tu te fais défoncer. La puissance de la mousse, elle est vraiment impressionnante. C’est complètement fou. Et après, quand tu remontes, t’es bien content de pouvoir enfin reprendre ton souffle et surtout de voir le jet-ski de ton pote qui vient te chercher. Vraiment c’est une expérience de dingue. On ne peut pas se l’imaginer avec les vidéos ou les photos", revit-il, encore secoué et surtout pétri de courbatures. Le lendemain matin, il confiait : "Ce matin j’ai mal partout. Lombaires, ischios, partout… Je suis haché mais je sais que j’aurai envie d’y retourner." Un retour avec un autre équipement, celui de ce jeudi ne s’étant pas avéré très bien adapté. Tarik passera commande auprès du shaper d’Anglet Éric Rougé, qu'il salue indirectement. Cette anecdote illustre la réalité, les défis et la passion indéfectible qui animent le surfeur amateur, même face aux conditions les plus extrêmes.

Formation et Accompagnement : Apprendre et Se Perfectionner en Toute Sécurité

Nul besoin d’être expérimenté pour profiter d’un séjour sportif inoubliable et des sensations fortes procurées par le surf. Les écoles de surf jouent un rôle crucial pour les amateurs. Elles proposent d'apprendre à surfer en toute sécurité avec les meilleures écoles de surf de Côte Landes Nature pendant les vacances. Du cours d’initiation au perfectionnement, les professionnels diplômés des écoles de surf de Saint Julien en Born, de Léon, de Vielle Saint Girons, de Lit et Mixe, proposent des cours de surf privés ou en groupe aux apprentis surfeurs de tous niveaux. L'Esta Surf School à Seignosse, animée par une équipe de professionnels passionnés, propose des cours adaptés à tous les âges et à tous les niveaux, du débutant à l’expert. Chaque élève est au centre de l’attention. De plus, elle offre une expérience complète : en plus des cours de surf, on peut bénéficier de conseils sur le choix du matériel, sur l’analyse des conditions météorologiques et maritimes, et sur la découverte des différents spots de la région. Un cours avec ces professionnels, c’est l’assurance de vivre une expérience unique, riche en émotions, en découvertes et en progrès. Que l'on soit un passionné du surf cherchant à peaufiner sa technique, un débutant désireux de se lancer dans l’aventure, ou une famille souhaitant partager des moments inoubliables, ces écoles sont des ressources précieuses. Forte de son partenariat avec les écoles de Surf locales, la villa AOOY propose un accompagnement vers la découverte des sports de glisse quelles que soient les attentes, et dans des conditions naturelles idéales pour les débutants comme les surfeurs expérimentés. La villa AOOY est également un vrai mirador pour choisir le meilleur spot avant d’aller à l’eau.

Le Surf Landais : Un Moteur Économique et un Tremplin pour les Talents

Le dynamisme du surf landais se manifeste également à travers un écosystème de compétitions, de talents émergents et une industrie florissante. Le Comité des Landes de SURF est un acteur majeur dans l'organisation de ces événements. Après l’Open Territorial Espoir à Mimizan, le Comité des Landes de SURF s'est rendu directement avec ses juges sur Biscarrosse pour lancer le Championnat des Landes Espoir le lendemain. Grâce aux prévisions précises de son partenaire YADUSURF, le Comité des Landes de SURF a décidé de lancer une compétition malgré une houle assez solide et un coefficient de marée de 105. C’était un pari risqué mais une fois de plus ce fut un pari gagnant. Pour les 46 Benjamins venus de toute l’Aquitaine pour participer à l'Open Territorial Landais, ce fut un plaisir immense, transformant le Pitchoun Tour en Dream Tour. Les 60 jeunes Landais inscrits à ce championnat des Landes n’ont pas regretté leur participation.

L'Émergence des Champions : Le Palmarès des Surfeurs Landais

Ces compétitions locales sont le terreau des futurs champions. Un très bon casting cette année a été observé pour la section surf de Capbreton, avec plusieurs jeunes surfeurs et surfeuses évalués en vue d’intégrer la section début septembre. Il suffit de regarder cette photo du podium Shortboard Open des Championnats de France pour constater que 3 des 4 surfeurs sont des licenciés Landais. Sam PITER et Justin BECRET, suivis de Charly QUIVRONT, ont montré que le surf Français allait désormais compter avec eux. C’était clairement la journée à ne pas manquer : du soleil, de très belles couleurs, de superbes conditions sur un Spot parfait le matin et qui a fonctionné non-stop même quand le vent a tourné et dans des conditions beaucoup plus compliquées.

Le département des Landes est fier de ses athlètes qui brillent sur la scène internationale. Joan Duru, l’un des surfeurs français les plus doués de sa génération, a découvert le surf dès l’âge de 7 ans avec son père sur la plage d’Ondres. À 10 ans, il a rejoint le Hossegor Surf Club, est entré en compétition et a intégré très tôt les collectifs nationaux. Champion d’Europe U14 à seulement 12 ans, puis champion d’Europe U15 avec l’équipe de France, il a décroché en 2004 une médaille de bronze aux championnats du monde juniors ISA à Tahiti, confirmant un potentiel exceptionnel. Il a remporté son premier succès professionnel en 2006 au Superbock Pro Cordoama, à 17 ans. En 2008 et 2009, il s'est révélé au grand public en battant Kelly Slater au premier tour du Quik Pro France en tant que wild card. Champion d’Europe WSL après ses victoires à Lacanau et Royan, il s’est installé progressivement parmi les meilleurs surfeurs du circuit QS, atteignant la finale à Jeffreys Bay en 2012 et échouant de peu aux portes du Championship Tour en 2014. Surfeur spectaculaire, engagé et doté d’un backside redoutable, Joan Duru a gagné en maturité et en régularité. Sa saison 2016 fut celle de la consécration : finaliste à Ballito (QS 10 000), vainqueur du Lacanau Pro, demi-finaliste à Pipeline et auteur de plusieurs performances majeures, il s’est qualifié officiellement pour le CT. En 2017, pour sa première saison dans l’élite, il a signé des quarts de finale à Fidji et Tahiti et a terminé 21e mondial. Sélectionné pour les ISA World Surfing Games 2017 à Biarritz, il est devenu vice-champion du monde individuel et champion du monde par équipes et du relais avec la France. Après deux saisons contrastées sur le CT, il fut relégué fin 2019 malgré une finale au Portugal et un maintien arraché l’année précédente. Champion du monde ISA en 2021 au Salvador, il a poursuivi sa carrière internationale avant de retrouver l’équipe de France aux Mondiaux 2023. En 2024, il s’est qualifié pour les Jeux Olympiques de Paris à l’issue des Mondiaux ISA de Porto Rico. À Teahupo’o, il a réalisé un parcours remarqué, battant Jack Robinson, signant le meilleur total olympique en 8es de finale et terminant 5e des Jeux après un quart franco-français face à Kauli Vaast. À 36 ans, Joan Duru a mis fin à sa carrière de compétiteur et entame une nouvelle trajectoire comme entraîneur. Son palmarès comprend la 5e place aux Jeux Olympiques de Paris 2024, le titre de Champion du monde ISA 2021, Vice-champion du monde ISA 2017, Vice-champion du monde par équipes ISA 2023 et 2024, Champion du monde par équipes ISA 2017, Champion du monde relais ISA 2017, Champion d’Europe WSL 2014, et le rang N. 27 mondial WSL-QS 2015.

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