Kelly Slater : L'Éternel Champion du Monde de Surf et la Quête de la Longévité Sur les Vagues

Le monde du surf professionnel est un domaine où la performance de haut niveau est souvent associée à la jeunesse. Pourtant, une figure emblématique continue de défier les conventions et de repousser les limites de la longévité athlétique : Robert Kelly Slater. Celui que l'on surnomme "Slats" ou plus simplement "G.O.A.T." (Greatest Of All Time) est devenu un symbole de persévérance et d'excellence, prouvant qu'il est non seulement possible de "durer" au meilleur de sa forme passée la trentaine, mais aussi de rester au sommet de la hiérarchie mondiale bien au-delà de cet âge. Alors que l'on savait déjà qu'il est envisageable de surfer de 7 à 77 ans, Kelly Slater, à 45 ans, a non seulement maintenu sa présence dans l'élite mondiale du surf, mais a également continué de battre ses propres records. Cette prouesse soulève des questions fascinantes sur l'évolution du sport, la nature de la compétition et les parcours extraordinaires des athlètes qui l'incarnent.

Kelly Slater : L'Icône Intemporelle et Ses Records Inégalés

Robert Kelly Slater, originaire des États-Unis, est sans conteste l'une des légendes les plus emblématiques de l'histoire du surf. Son nom est synonyme de domination, de style et d'une carrière d'une longévité exceptionnelle. Il a remporté le championnat du monde plus de 11 fois, un record absolu, et a été sacré champion ASP jusqu'à cinq fois consécutives dans les années 1990. Au-delà de ces titres mondiaux, il cumule un impressionnant total de 55 victoires en Coupe du Monde. Parmi les nombreux records mondiaux que détient cet extraordinaire surfeur, figure celui d'être considéré à la fois comme le plus jeune et le plus vieux champion du monde. Ce fait est d'autant plus marquant que, alors qu'il avait déjà établi un record de longévité en devenant champion du monde à 36 ans, il a continué à évoluer, fêtant ses 45 ans tout en étant toujours actif sur le circuit professionnel. En 2017, il entamait d'ailleurs sa 24ème saison au plus haut niveau, une statistique stupéfiante qui témoigne de son engagement indéfectible envers ce sport.

Avant de se hisser au rang de professionnel en 1990, Kelly Slater avait déjà démontré son talent précoce en remportant 6 titres de l'Eastern Surfing Association et 4 titres nationaux américains. Sa carrière professionnelle a été marquée par une domination sans précédent au milieu des années 90, période durant laquelle il a raflé cinq titres consécutifs de 1993 à 1998. Il est également important de noter sa victoire mémorable en Espagne, où il a remporté le titre mondial en 2008 lors du Billabong Pro Mundaka, solidifiant son statut de meilleur surfeur de l'histoire.

L'une des illustrations les plus frappantes de sa capacité à rester au sommet est sa 51ème victoire en carrière, remportée à 40 ans, lors du Quiksilver Pro France. Vingt ans après son premier succès dans l'élite professionnelle, déjà en France dans les Landes, il brisait la malédiction de n'avoir jamais gagné le Quiksilver Pro France depuis sa première édition en 2002. Devant une foule compacte malgré l'horaire matinal, Kelly Slater a délivré une performance magistrale. Face à la wildcard du Quiksilver Pro France, le génial Californien Dane Reynolds, en finale, Slater a récolté deux excellentes notes dès les 10 premières minutes de la série : un 7,93 points suivi d'un 9,33 points. Après sa victoire, il a exprimé son sentiment : « Ça fait 20 ans ! J’ai remporté ma première victoire ici il y a 20 ans… c’est complètement fou. C’est sûr que lorsque je pars à l’eau ici, je ne pense qu’à gagner. » Cette victoire, sa troisième de la saison après Fidji et Trestles, lui a permis de progresser d'une place au classement ASP provisoire, le plaçant en 2ème position derrière Joel Parkinson. À seulement trois épreuves de la fin du circuit 2012, Kelly était à nouveau en course pour un douzième titre mondial. Il analysait alors la situation : « Si on se penche sur les chiffres, j’avais déjà deux mauvais résultats à gommer des classements. Parko (Joel Parkinson) a pour plus mauvais résultats une 9ème et une 5ème place. Si je n’avais pas battu Parko aujourd’hui, ça m’aurait mis dans une position difficile. Maintenant c’est Mick (Fanning) qui est sous pression avec les bons résultats que Parko, John John (Florence) et moi avons réalisé ici en France. » Cette analyse démontre sa compréhension stratégique de la compétition, au-delà de la simple performance sur l'eau.

Malgré une brève retraite en 1999 et une grave blessure au pied qui l'a écarté de la compétition de 2017 à 2018, Kelly Slater est revenu en 2019, où il a remporté le WSL Championship Tour et s'est battu pour se qualifier pour les débuts olympiques de son sport aux Jeux de Tokyo 2020. Bien qu'il ait laissé entendre qu'il pourrait mettre un terme à sa carrière inégalable à la fin de certaines années, sa réponse à la question de savoir s'il était à la retraite est claire : « Je ne suis pas à la retraite. » Cette détermination incessante est peut-être la raison principale de son succès, comme il est dit : "Ce type aime le surf." Il attribue également son parcours à une concentration intense, déclarant : « Je ne suis pas du tout fêtard, j’étais trop concentré sur mes objectifs. »

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Au-delà de ses exploits sportifs, Kelly Slater a largement contribué à l'expansion de son sport. Son style de surf innovant, son sens aigu du marketing et sa soif de développer de nouvelles technologies ont permis de faire grandir le surf et de le populariser auprès du grand public. Son héritage inclut notamment le concept de piscines à vagues. En 2015, avec son équipe Kelly Slater Wave Co, il a donné vie à cette technologie moderne qui promet de rendre le surf accessible loin des océans. Sa célébrité l'a également mené à la télévision, où il a joué pendant huit épisodes dans la célèbre série "Baywatch", et il est apparu dans un épisode de l'émission de téléréalité "The Girls Next Door". Son image se retrouve également dans de nombreux films liés au surf. Lorsqu'on lui demande s'il a déjà été confondu avec quelqu'un d'autre, il répond : « Non, mais il arrive qu’on m’appelle Christan Slater (comme l’acteur). » Une anecdote personnelle illustre aussi son approche de la prise de risque : après avoir surfé Maverick trois fois, il raconte : « dont 2 où j’ai failli me noyer. » Sa sagesse face à de telles situations est de « rester calme et garder le rythme cardiaque le plus bas possible. » Enfin, il souligne la complexité du surf par rapport à d'autres sports : « Le golf semble super facile un jour, et tu passes pour un nase le jour suivant. En surf il y a des jours où je ne le sens pas. »

L'Évolution du Surf Compétitif : Au-delà de la Force Brute

Le surf compétitif a considérablement évolué au fil des ans, passant d'une évaluation basée principalement sur la taille de la vague et la répétition de manœuvres, à une appréciation de la créativité, de l'explosivité et de la prise de risque sur les sections les plus critiques de la vague. Autrefois, il s'agissait de prendre la plus grosse vague de la série et d'enchaîner dix rollers de façon mécanique jusqu'à la plage. Cependant, les critères de jugement actuels exigent l'exécution de figures explosives, où "une ou deux énormes manœuvres ou même un seul gros tube ou aerial peuvent suffire à scorer". Cette transformation du sport favorise non seulement les athlètes jeunes et dynamiques, mais aussi ceux qui, comme Kelly Slater, ont su adapter leur style et leur stratégie pour rester pertinents. Sa capacité à innover et à maîtriser ces nouvelles exigences explique en partie pourquoi, malgré les "successeurs" annoncés année après année, il reste une force dominante. Pendant des années, l'arrivée d'un successeur à Slater a été prophétisée, avec des noms comme Jordy Smith, Dane Reynolds ou Jeremy Flores mis en avant. Cependant, la réalité compétitive a souvent montré un "bide intégral" pour ces prévisions, soulignant la difficulté de détrôner un tel maître.

Le Quiksilver Pro France 2012 a parfaitement illustré cette dynamique. Tandis que Kelly Slater remportait la victoire, Dane Reynolds, bien que ne disputant plus le circuit d'élite à plein temps en raison de blessures, a démontré son talent exceptionnel et sa créativité. Reynolds expliquait son approche : « J’ai pris beaucoup de plaisir dans ces vagues. Je n’avais aucun stress d’être en finale. Le seul stress que je m’impose c’est de bien surfer. Pas de gagner. J’ai aimé chaque journée de cet événement. » Il ajoutait : « Quand j’étais sur le Tour à plein temps, je disputais environ 20 événements par an. Cette année j’en ferai 10 au mieux tout en me consacrant à d’autres choses. Je surfe tout le temps mais je ne m’inscris pas dans la course au titre ou rien de semblable. J’ai l’impression que quand je fais des compétitions toute l’année, je remets trop en question mon surf alors que mon objectif est de concentrer mon énergie à explorer de nouvelles manières de surfer, trouver des trajectoires inédites. J’ai jamais aussi bien surfé et être avec John John (Florence) dans des vagues parfaites d’un 1,50m c’est le top. C’était un événement génial. » Cette perspective met en lumière la diversité des motivations et des stratégies chez les surfeurs de haut niveau, certains cherchant la performance pure en compétition, d'autres explorant la créativité et le plaisir du surf libre.

John John Florence, jeune talent hawaiien de 19 ans à l'époque, réalisait sa première saison complète sur le tour et renforçait sa 4ème place au classement mondial malgré sa défaite face à Dane Reynolds en demi-finale. Il confiait : « Évidemment, j’avais très envie d’être en finale. La série a été très serrée et j’aurais préféré perdre avec 3 points d’écart que 0,1 point. J’étais un peu en dessous aujourd’hui mais je suis content d’avoir atteint la demie. Chaque jour, on a eu des vagues de dingue avec des tubes de shorebreak incroyables. C’était génial ! » Ces témoignages soulignent l'intensité et l'exigence du circuit professionnel, où chaque dixième de point peut faire la différence.

Les Différentes Facettes du Monde du Surf : Professionnels et "Soul Surfers"

Le monde du surf est vaste et comprend diverses catégories de pratiquants, chacun avec ses motivations et son rôle. Chaque génération compte un surfeur professionnel dont le nom est reconnaissable, illustrant la richesse de ce sport. Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec le surf, il existe deux types principaux de surfeurs : les surfeurs professionnels et les surfeurs amateurs.

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Les surfeurs professionnels sont clairement identifiés par les tableaux d’affichage de la World Surf League (WSL), l'organisation qui gère le championnat mondial de surf avec les scores les plus élevés. Ils participent régulièrement à divers événements et obtiennent un classement élevé, ce qui constitue leur gagne-pain et leur statut dans la communauté. Leurs carrières sont scrutées, leurs performances analysées et leurs noms deviennent des marques.

En revanche, il existe les "soul surfers". Ces individus ont parfois été des professionnels dans le passé ou sont si talentueux qu'ils se distinguent des participants aux diverses compétitions de surf, mais leur motivation est différente. Les "soul surfers" sont principalement à la recherche de la "vague parfaite" et ne participent pas aux compétitions de manière officielle ou régulière. Leur approche est plus axée sur la connexion avec l'océan, la pureté du mouvement et le plaisir intrinsèque de la glisse, loin de la pression des scores et des classements. Cette distinction met en lumière la dualité entre la compétition structurée et la culture plus libre et exploratoire du surf.

Les Stars du Surf Mondial : Un Panthéon d'Athlètes Exceptionnels

Pour mieux comprendre l'univers des meilleurs surfeurs du monde, il est essentiel de se pencher sur les athlètes qui peuplent les classements et marquent l'histoire. La World Surf League et les Jeux olympiques sont des vitrines de ce talent mondial. Par exemple, la liste des participants aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 (bien que la compétition ait eu lieu) offrait un aperçu des forces en présence.

Dans la catégorie hommes, on retrouvait des talents mondiaux tels que :1. Gabriel Medina (Brésil)

  1. Julian Wilson (Australie)
  2. Filipe Toledo (Brésil)
  3. Italo Ferreira (Brésil)
  4. Jordy Smith (Afrique du Sud)
  5. Owen Wright (Australie)
  6. Conner Coffin (États-Unis)
  7. Michel Bourez (Polynésie française)
  8. Wade Carmichael (Australie)
  9. Kanoa Igarashi (Japon)
  10. Kolohe Andino (États-Unis)
  11. Mikey Wright (Australie)
  12. Willian Cardoso (Brésil)
  13. Sebastian Zietz (Hawaii)
  14. Michael Rodrigues (Brésil)
  15. Jeremy Flores (France)
  16. Adrian Buchan (Australie)
  17. Griffin Colapinto (États-Unis)
  18. Adriano de Souza (Brésil)
  19. Ezekiel Lau (Hawaï)
  20. Yago Dora (Brésil)
  21. Joan Duru (France)
  22. Seth Moniz (Hawaï)
  23. Ryan Callinan (Australie)
  24. Peterson Crisanto (Brésil)
  25. Jesse Mendes (Brésil)
  26. Deivid Silva (Brésil)
  27. Ricardo Christie (Nouvelle-Zélande)
  28. Leonardo Fioravanti (Italie)
  29. Jadson Andre (Brésil)
  30. Soli Bailey (Australie)
  31. Jack Freestone (Australie)
  32. Kelly Slater (États-Unis)
  33. John John Florence (Hawaï)

Du côté des femmes, la liste des athlètes qualifiées incluait également des surfeuses d'exception :1. Stephanie Gilmore (Australie)

  1. Lakey Peterson (États-Unis)
  2. Carissa Moore (Hawaï)
  3. Tatiana Weston-Webb (Brésil)
  4. Johanne Defay (France)
  5. Sally Fitzgibbons (Australie)
  6. Caroline Marks (États-Unis)
  7. Courtney Conlogue (États-Unis)
  8. Malia Manuel (Hawaï)
  9. Nikki Van Dijk (Australie)
  10. Coco Ho (Hawaï)
  11. Paige Hareb (Nouvelle-Zélande)
  12. Bronte Macaulay (Australie)
  13. Macy Callaghan (Australie)
  14. Brisa Hennessy (Costa Rica)
  15. Silvana Lima (Brésil)
  16. Tyler Wright (Australie)

Ces listes représentent la crème de la crème du surf mondial, avec une forte représentation de nations majeures comme le Brésil, l'Australie, les États-Unis et Hawaï, mais aussi une diversité géographique notable.

Le classement ASP provisoire après le Quiksilver Pro France de 2012 mettait en évidence les athlètes de pointe de l'époque :

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  1. Joel Parkinson (AUS) avec 46 200 points
  2. Kelly Slater (USA) avec 45 450 points
  3. Mick Fanning (AUS) avec 43 000 points
  4. John John Florence (HAW) avec 39 150 points
  5. Jeremy Flores (FRA) avec 24 950 points (classé 10ème)

Ces chiffres illustrent l'intensité de la compétition et la proximité des scores entre les meilleurs surfeurs, chaque événement ayant un impact significatif sur la course au titre mondial.

Portraits de Légendes et Nouveaux Talents du Surf Mondial

Les carrières des surfeurs professionnels sont souvent le fruit d'années de dévouement, de sacrifices et d'une passion inébranlable pour l'océan. Les histoires de ces athlètes, recueillies à travers diverses publications sportives et sites officiels des ligues de surf, révèlent des parcours inspirants.

Stephanie Gilmore : La Reine du Surf FémininStephanie Gilmore est incontestablement l'une des plus grandes légendes du surf féminin. Cette Australienne a une histoire de succès impressionnante et a été intronisée au Surfing Hall of Fame à seulement 22 ans, en 2010. Elle a remporté le titre de championne junior de Nouvelle-Galles du Sud à l'âge de 10 ans en 2003, et a ensuite accumulé les victoires. En 2009, elle a gagné trois événements majeurs pour remporter son troisième titre mondial consécutif. Au total, elle a été sept fois gagnante de l'ASP World Tour (en 2007, 2008, 2009, 2010, 2012, 2014 et 2018). Son excellence sportive a également été reconnue par ESPN ESPYs, où elle a été nommée meilleure athlète en 2011 et 2013.

Une caractéristique remarquable de Stephanie Gilmore est sa capacité à rebondir face à l'adversité. Le 27 décembre 2010, après avoir signé un contrat de plusieurs millions de dollars avec Quiksilver Pro, elle a été agressée avec une barre de fer, subissant une grave blessure au poignet. Pourtant, cela ne l'a pas arrêtée : en 2012, elle a de nouveau remporté le titre mondial. Après d'autres blessures graves en 2013 qui l'ont reléguée à la cinquième place, elle s'est surpassée en 2014 en marquant un seul 10 lors de la finale du Swatch Women’s Pro pour remporter un autre titre mondial. En 2015, une blessure à la jambe l'a freinée, mais en 2017, elle a de nouveau brillé en remportant le Roxy Pro Gold Coast.

Gabriel Medina : Le Phénix Brésilien de la Nouvelle GénérationGabriel Medina représente la nouvelle génération de surfeurs professionnels avec une force et un talent exceptionnels. Comme beaucoup de grands surfeurs, il a commencé à surfer très jeune, à l'âge de 9 ans. Sa progression a été fulgurante : il a remporté son premier titre de champion national brésilien à l'âge de 11 ans, puis est devenu champion des circuits Volom U-14, Quiksilver King of Groms, Rip Curl Grom Search et Paulista Tri-Champion.

Ce surfeur professionnel a été champion du monde en 2014, éliminant rapidement ses concurrents, et a réitéré l'exploit en 2018, impressionnant par ses manœuvres de surf les plus rares et les plus difficiles, comme le saut périlleux arrière. Gabriel Medina est un pionnier pour le Brésil, étant le premier surfeur de son pays à remporter une étape de la Gold Coast en Australie et celui qui a occupé la tête du classement mondial pendant la plus longue période de l'histoire du surf. Il est entré dans l'élite mondiale du surf (ASP World Tour) en 2011 à seulement 17 ans et a été couronné champion du monde de surf lors du Pipeline Masters en 2014.

Lakey Peterson : La "Lakey Legend" AméricaineLaura Louise Lakey Peterson, plus connue sous le nom de Lakey Peterson, est une surfeuse professionnelle américaine qui s'est hissée au sommet. Classée numéro 1 de la World Surf League et numéro 6 du classement mondial féminin de l'ASP, son histoire de débuts dans le surf est tout à fait particulière. À seulement 5 ans, elle a accompagné ses parents lors d'un voyage d'aventure autour du monde et a appris à surfer au cours de ce périple. À 15 ans, elle a remporté la compétition féminine de la NSSA, puis a déménagé en Australie où elle a gagné le surnom de « Lakey Legend » pour sa capacité à prendre les vagues sans effort. À 16 ans, elle a participé aux qualifications de l'ASP World Series, et à 17 ans, elle s'est qualifiée pour la saison 2012 de l'ASP Women. En plus de ses performances sportives, Lakey Peterson est la vedette de plusieurs parrainages, notamment pour Blenders Eyewear, Channel Islands, Homegrown Surf Shop, et est apparue dans une publicité pour Toyota Tacoma.

Filipe Toledo : Le Compétiteur Constant et MéthodiqueFilipe Toledo, un excellent compétiteur, constant et méthodique, est une autre étoile du surf brésilien. Dès son plus jeune âge, il a parcouru le monde entier pour participer à des compétitions, où il a obtenu de très bons résultats. C'est pourquoi il figurait en tête de la liste des athlètes pressentis pour participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. En 2013, il a commencé à participer au World Surf League Men’s World Tour. Il est devenu champion WQS en 2014 et, en 2015, il a obtenu l'un de ses meilleurs titres professionnels en remportant trois victoires dans des événements WCT, avec un score de 10 dans chaque événement final auquel il a participé.

Carissa Moore : L'Hawaïenne au Palmarès ÉclatantCarissa Moore, une figure emblématique d'Hawaï, est reconnaissable pour avoir été nommée « Femme de l’année » par le magazine Glamour et pour son intronisation au Surfing Hall of Fame. Née à Hawaï, elle a commencé à surfer à l'âge de 5 ans. En tant que représentante des États-Unis, elle a mené une carrière extraordinaire, remportant 11 titres nationaux sur le circuit amateur avant de débuter sur l'ASP World Tour, qu'elle a remporté quatre fois (en 2011, 2013, 2015 et 2019). À seulement 18 ans, elle est devenue la plus jeune personne à remporter un titre mondial, un exploit qu'elle a réitéré en 2013, et elle est restée parmi les meilleures depuis, soulignant notamment une troisième place dans les classements mondiaux en 2016.

Julian Wilson : Créativité et Humanité sur la VagueLe surf est un élément essentiel de la vie de Julian Wilson, qui vit sur la Sunshine Coast en Australie. Il raconte avoir toujours surfé, depuis qu'il a des souvenirs, avec une planche attachée à ses pieds. Sa créativité est une force motrice de son succès, au point qu'il a inventé en 2007 une manœuvre audacieuse appelée le Sushi Roll, un mélange de Backside Rodeo et de Superman. Au-delà de ses performances sportives, la célébrité n'a pas altéré sa sensibilité humaine. En 2015, il a reçu une reconnaissance internationale après avoir pagayé pour porter secours à l'un de ses rivaux, Mick Fanning, alors que ce dernier était attaqué par un grand requin blanc de 12 pieds de long en Afrique du Sud. Depuis son plus jeune âge, Julian Wilson a l'habitude de gagner des championnats nationaux et internationaux, remportant des titres tels que le champion du monde junior ISA 2006, le Rip Curl Pro, le Mr. Price Pro ou la Triple Couronne hawaïenne. Ce surfeur est une idole, apparaissant sur les couvertures de magazines depuis son jeune âge et dans de grandes éditions, et a participé à des films tels que « Scratching the Surface ».

Johanne Defay : La Persévérance FrançaiseJohanne Defay est l'une des meilleures surfeuses professionnelles françaises. Son histoire dans le monde du surf, à seulement 26 ans, est le reflet d'une persévérance admirable, souvent soutenue par l'immense soutien de sa famille. Cette surfeuse, originaire de La Réunion, a commencé à surfer à l'âge de 8 ans sur les plages de son île natale. Elle est devenue championne du Vans US Open Of Surfing en 2015 et du Fiji Women’s Pro en 2016. Alors qu'elle n'avait que dix ans, elle a été inscrite aux World Qualifying Series de la WSL. Bien que la lutte pour trouver des sponsors ait été initialement vaine, elle a réussi, avec l'aide de ses parents, à se qualifier pour le WCT en seulement deux ans, puis a commencé à gravir les échelons et à obtenir le soutien financier dont elle avait besoin.

Malia Manuel : Le Sourire Hawaïen du SurfToujours souriante, Malia Manuel incarne la joie de vivre du surf. Elle a le surf dans le sang : à l'âge de deux ans seulement, elle montait déjà sur les épaules de son père alors qu'il pagayait pour attraper des vagues. Ses succès ont commencé très tôt : à 14 ans, elle est devenue la plus jeune femme à remporter l'US Open Surfing. Aujourd'hui, à 21 ans, elle est classée parmi les 10 meilleures surfeuses du circuit professionnel mondial. Malia Manuel a également participé au film "Aloha Naul" du réalisateur français Steven Briand, qui capture une journée de surf sur les plages de l'Australie occidentale.

Wade Carmichael : Du Travailleur au Top SurfeurWade Carmichael, que l'on peut croiser dans la ville d’Avoca Beach sur la côte centrale de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, avec une bière à la main, a un parcours atypique. Le chemin qui l'a mené à sa position actuelle dans le championnat du monde de surf n'a pas été facile. Il a dû subvenir à ses besoins en travaillant dans d'autres domaines. Cependant, son rêve est devenu réalité et il surfe aujourd'hui parmi les meilleurs, prouvant qu'avec de la détermination, il est possible de concilier passion et réussite.

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