Tracteur de sillage pour le surf : une exploration des alternatives à moteur

Amateur de sports de glisse, mais peu enclin à l'utilisation de moteurs, l'idée de pratiquer le ski nautique tracté par un voilier me trottait dans la tête depuis un certain temps. L'acquisition de mon trimaran Magnum 21, avec son vaste cockpit et ses promesses de vitesse, semblait ouvrir la voie à cette ambition. J'imaginais déjà des sorties à quatre adultes sillonnant la baie de Cannes, avec l'un d'entre nous slalomant joyeusement, surfant les vagues et, pourquoi pas, s'essayant à quelques sauts.

Premières tentatives et ajustements nécessaires

Malheureusement, je n'ai pas encore eu l'opportunité de réitérer l'expérience avec un équipage expérimenté, capable de maintenir une plus grande surface de voile dans ces conditions, ou sur un engin offrant une meilleure flottabilité, comme une planche de surf. Une autre solution envisagée a été de réduire le poids du skieur.

Les premiers essais ont rapidement instauré la confiance. Cependant, il est crucial de faire attention à la position longitudinale sur la planche en mousse. Une position trop avancée entraîne un enfournement et une immersion assurée. Une règle impérative : NE PAS ATTACHER LE SKIEUR AU BATEAU !

Pour récupérer le skieur après une chute, la méthode la plus simple consiste à effectuer un virage à proximité, de manière à ce qu'il puisse saisir à nouveau la corde du palonnier traînant derrière le bateau.

Bien qu'accessible aux débutants et aux enfants, la position allongée sur la planche n'est pas des plus confortables. Dès que la vitesse dépasse quelques nœuds, les secousses et les éclaboussures se font sentir. Il est donc préférable d'attendre que le bateau atteigne une vitesse suffisante (5 nœuds) pour que la planche commence à déjauger. Pendant ce temps, les bras se replient pour prendre appui sur les coudes, améliorant ainsi le confort. Les chocs dans les vagues sont amortis et le visage est protégé des embruns.

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L'étape suivante consiste à se tenir debout sur la planche. Il faut inverser les mains (la droite sur le palonnier et la gauche sur la planche) pour pouvoir faire de même avec les pieds et se redresser. Il est préférable de se tenir légèrement de biais par rapport à la direction du bateau, comme un surfeur sur sa planche.

Essais avec une planche de kitesurf

Deux ans plus tard, des essais ont été effectués avec une planche de kitesurf. Plus petite et moins large qu'une planche en mousse, ce type de planche requiert une vitesse plus élevée pour planer correctement.

L'utilisation d'une bouée de traction, testée avec un moteur, s'est avérée décevante. L'engin colle littéralement à l'eau, sans sensation de glisse, et se limite à une expérience passive de rebond sur les vagues. Un bémol important concerne la sécurité. Ces bouées, conçues pour les adultes, peuvent s'avérer dangereuses pour les enfants de petite taille. Après quelques vagues, un enfant assis en travers peut se retrouver coincé dans le trou de la bouée, la tête sous l'eau si celle-ci se retourne.

Retour en Corse et adaptation des techniques

Quatre ans après les premières séances, nous revoilà en Corse. Pas question d'opter pour un moteur plus puissant, ni d'avoir trouvé une petite planche en mousse pour adapter la flottabilité à la trentaine de kilos à tracter. Par force 2 et demi, légèrement inquiète, Julie se lance la première. Une fois allongée sur la planche, le gennaker est déployé et le départ se fait au bon plein apparent. Après un empannage et avec les vagues venant de derrière, la technique éprouvée permet à Léa de surfer à genoux à 6 nœuds.

La séance se termine par une entrée remarquée dans la calanque de Conca, traversée voile en ciseau sous gennaker, avec Léa toujours tractée derrière.

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Expérimentations et solutions alternatives

Lors d'un rassemblement Astusboats en Bretagne, le moteur ayant calé en pleine séance de ski nautique, une idée a germé : lorsque le moteur est coupé, rien n'empêche de skier jusqu'à la jupe du bateau. Le bateau est lancé sous voile au travers, écoute de GV bloquée et idem pour l'écoute de foc ou de gennaker (sauf en cas de fortes rafales). Pour avoir les deux mains libres, je passe une jambe de l'autre côté de la barre pour maintenir le cap. J'attrape ensuite la corde du palonnier juste après ce dernier pour que le skieur puisse tirer dessus. Un coup d'œil rapide devant pour s'assurer que la zone est dégagée (pendant toute la préparation, je suis resté tourné vers l'arrière). Je peux ensuite me concentrer sur le cap et le réglage des voiles pour optimiser la vitesse. A partir de 6 nœuds, la glisse devient agréable.

En cas de chute et si le bateau ne va pas trop vite, le skieur peut s'accrocher au palonnier (en fermant la bouche pour éviter l'eau), le temps de ralentir le bateau en larguant les écoutes et en loffant. Si le skieur ne parvient pas à s'accrocher, ou si l'équipage tarde à ralentir le bateau, un tour autour de lui permet de saisir à nouveau la corde du palonnier et de le tirer à bord.

Une vidéo a été tournée par force 3 sur une mer (plutôt) plate. Sous foc et GV, lorsqu'il n'y avait plus de vagues pour freiner, la vitesse atteignait 10 nœuds avec un skieur derrière (Léa, 12 ans), contre 11 nœuds sans le skieur. Le freinage est donc minime une fois la planche bien au planning.

La largeur du surf, incompatible avec l'espace disponible sur la jupe de l'Astus 20.1, impose un départ du skieur sur l'eau. Allongé, le départ est facile, mais se mettre debout ensuite est plus difficile, surtout si le surf est petit. La technique utilisée sur la planche en mousse est donc reprise. Pour les skis nautiques, il n'y a pas non plus de place pour partir debout de la jupe. Le départ dans l'eau semble réservé aux skieurs expérimentés, et il n'est pas certain que le bateau puisse sortir un skieur immergé qui le freine. Une solution serait de retirer le moteur pour que le skieur parte avec un pied de chaque côté du safran, en faisant attention à ne pas se blesser.

La planche de kitesurf est plus adaptée que le wakeboard, car le skieur n'a pas besoin d'enfiler les pieds dans des chaussons.

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Paradoxalement, trop de vent rend le ski nautique à la voile difficile. Ce ne sont pas les rafales à force 5 qui posent problème, ni le mètre de creux. La difficulté réside dans les manœuvres de récupération du skieur. Avec un tel vent et une telle mer, le virement de bord vent debout est incertain. Si les manœuvres de barre et d'écoutes de foc et de GV sont mal coordonnées, le vent stoppe le bateau avant qu'il n'ait viré, nécessitant de relancer le bateau et de recommencer.

Sécurité et progression

Léa s'installe sur la planche de kitesurf et agrippe le palonnier. Le bateau file entre 8 et 10 nœuds. J'aide la planche à reculer dans l'eau. La portance à l'air est bonne. Je lâche les derniers centimètres, peut-être trop vite. Léa n'a pas encore eu le temps de bien sentir l'équilibre. Un yacht à moteur de plus de 20 mètres se dirige droit sur elle.

Il est donc impératif de commencer par une séance de wakeboard pour les enfants. Démarrer directement sous voile, avec une mer formée, sans avoir jamais pratiqué le ski nautique ou le wakeboard, est trop risqué. Il serait également intéressant d'explorer la piste du monoski de figure. L'avantage est de disposer de toute la place sur le trampoline pour se préparer, au lieu d'être confiné sur la jupe.

Évolution et alternatives : wakeskate et wakeboard

Les années passent et les pilotes d'essai continuent de grandir. Le wakeskate, sport de glisse combinant skateboard et wakeboard, offre une alternative intéressante. Contrairement au wakeboard, où les pieds sont fixés à la planche, le wakeskate se pratique sans fixations, offrant une liberté de mouvement similaire au skateboard. Apparu au début des années 2000, il séduit les amateurs de glisse en quête de nouvelles sensations et se pratique aussi bien en wakepark qu'en bateau.

La planche de wakeskate, plus petite que celle d'un wakeboard, ressemble à un skateboard sans trucks ni roues et est recouverte de grip ou de mousse pour éviter de glisser. Ce sport exige un bon équilibre et une bonne coordination, car le wakeskateur doit constamment ajuster sa position pour rester en contrôle.

Le wakeskate peut être pratiqué avec un bateau, en wakepark (avec un téléski) ou avec un winch (petit moteur tracteur). Des sneakers aquatiques offrent une meilleure adhérence sur la planche, et le port d'un gilet de protection et d'un casque est essentiel.

Les wakeparks, de plus en plus populaires, sont équipés de câbles tracteurs qui permettent de glisser sur l'eau sans besoin de bateau. Certains pratiquants utilisent des winchs pour se faire tracter sur des rivières, lacs ou autres plans d'eau naturels.

Se lever sur la planche en wakeskate est similaire au wakeboard : il faut garder les bras tendus et laisser la traction du câble ou du bateau aider à se redresser.

Le wakeboard, sport aquatique en pleine expansion, offre un mélange unique de défis et de plaisir. Pour profiter pleinement de cette pratique, il est essentiel de bien comprendre l'importance des équipements tels que le palonnier, la corde et la combinaison adaptée.

L'importance du palonnier et de la corde

Le palonnier wakeboard est un élément clé, permettant de maintenir une connexion directe avec le bateau tracteur via la corde wakeboard. Un bon palonnier offre une prise solide et sécurisée, souvent recouverte de grip en EVA pour assurer le confort, même dans des conditions humides.

La longueur de la corde wakeboard influence directement la flottaison et le comportement du rider sur les vagues. Une corde plus courte est recommandée pour les débutants, facilitant l'apprentissage des bases. Pour les riders expérimentés, une longueur ajustable est préférable. Une corde flottante est également conseillée pour éviter qu'elle ne reste coincée sous l'eau.

Sélectionner la combinaison idéale

La combinaison, ou combi wakeboard, est essentielle pour la sécurité et la performance. Les combinaisons en néoprène conservent la chaleur corporelle tout en offrant une grande liberté de mouvement. Différentes épaisseurs sont disponibles, allant de 2/2 mm à 5/4 mm et plus, offrant un équilibre entre protection thermique et mobilité. Des coutures scellées et collées garantissent l'étanchéité et prolongent la durée de vie de la combinaison.

Conseils pratiques pour débutants et confirmés

Pour les débutants, il est recommandé de commencer avec un combo wakeboard basique, incluant une planche, un palonnier et une corde adaptés. Une planche avec un rocker continu sera plus stable et facilitera le contrôle.

Pour ceux qui ont déjà de l'expérience, l'amélioration des performances passe par des ajustements plus fins de l'équipement. Investir dans une corde wakeboard spécifique à son niveau et expérimenter avec différentes longueurs peut apporter des résultats significatifs. Les cordes dynamiques offrent moins d'élasticité, permettant un transfert de puissance plus direct du bateau au rider.

Choisir le bon bateau pour tracter

Pour tracter un skieur nautique, il faut choisir le bon bateau en se concentrant sur son modèle, sa longueur et sa puissance. La réussite dépend à 60 % du skieur et à 40 % du pilote, dont l'habileté à tracter et le choix du bateau sont cruciaux.

Les bateaux à moteur sont impératifs pour tracter un skieur nautique. Le pilote doit rester attentif à la puissance de son bateau et à l'évolution du skieur à l'arrière. Au démarrage, une poussée rapide permet au skieur de se mettre debout sans problème. Après un bon démarrage, le pilote doit maintenir une poussée stable et progressive.

La vitesse idéale dépend du poids du skieur :

  • Moins de 45 kg : 25 km/h
  • Entre 45 et 68 kg : 30 km/h
  • Entre 68 et 82 kg : 35 km/h

Une puissance de moteur située entre 80 et 150 Cv est idéale, associée à une longueur moyenne d'environ 5-6 m.

Pour une initiation, un plan d'eau calme est préférable. Les skieurs expérimentés peuvent s'initier au wakeboard avec un bateau plus lourd, laissant un sillage plus marqué et des vagues plus fortes. Les bateaux dotés d'une carène en V donnent le même type de sillage.

Les inboards en ligne d'arbre laissent un sillage constant et peuvent être modelés de sorte à offrir le sillage désiré.

Pour la sécurité, il faut veiller à porter un gilet de sauvetage et un palonnier non glissant. La longueur de la corde de traction doit mesurer entre 9,5 à 18 m de long, et être de couleur bien visible.

Wakeboard : le choix du bateau et de la planche

Le wakeboard, discipline sportive nautique reconnue en 1996, séduit de plus en plus de monde. Le sportif utilise les vagues laissées dans le sillage du bateau pour faire des bonds et différentes figures.

Les gros bateaux laissent des sillages plus profonds sur l'eau, facilitant les sauts. Dans le cas d'une embarcation légère, il faut utiliser des ballasts pour diriger les sillages. Ces bateaux sont généralement dotés d'un moteur d'environ 90 Cv.

Les bateaux dits hors-bords sont un bon compromis pour allier wakeboard et sortie en mer. Leur coque en V permet aux personnes tractées de se lancer facilement depuis la plage arrière ou de remonter plus facilement à bord du navire. Ils sont également rapides, ce qui leur permet de couper les vagues. Plus le V de la carène sera prononcé, plus le sillage sera marqué.

Les bateaux in-bords sont les plus utilisés par les amateurs de wakeboard. Leur plage arrière ouverte facilite la mise à l'eau et la récupération des wakeboarders, et l'absence d'hélice permet de glisser sur l'eau en toute sécurité.

Le bateau doit atteindre une vitesse située entre 15 à 20 nœuds, soit environ 30-35 km/h. La corde de traction pour faire du wakeboard doit mesurer entre 16 à 24 m de long.

Choisir sa planche de wakeboard

Il existe deux grandes catégories de planches. Le modèle idéal dépendra de vos mensurations et de votre sexe. Les planches dites grind sont très résistantes et idéales pour les figures aériennes. Elles sont conçues pour rider les box ou les kickers sans que la planche ne se casse. Ces modèles sont plus prisés par les professionnels du fait de leur souplesse et permettent de dompter les vagues d'après la technique appelée « le nose ». Les chausses, parties de la planche où vous allez glisser vos pieds, peuvent être à lacets ou à glissière et fermées ou ouvertes. Il est préférable de choisir des chausses avec une ou deux pointures supérieures à votre pointure normale.

Pour une femme, la planche idéale va de 126 à 134 cm, tandis que pour un homme, on regardera dans le rayon des 134-145 cm. Si vous avez l'habitude de faire du wakeboard sur un lac ou sur un fleuve et que vous souhaitez maintenant vous produire en mer, il faudra rajouter 2 à 4 cm de plus sur la planche habituelle que vous utilisez.

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