Le Stand Up Paddle WindSUP : Une Exploration Approfondie de la Glisse Polyvalente

Le Stand Up Paddle, communément appelé SUP, représente une discipline emblématique dans l'univers des sports de glisse nautique. À mi-chemin entre la pirogue ancestrale et le surf moderne, cette activité voit le pratiquant se tenir debout sur une planche, propulsé à l'aide d'une pagaie. Son origine remonte aux anciens rois polynésiens, qui le pratiquaient sur d’immenses planches taillées dans des troncs d’arbre, utilisant cette embarcation à des fins d’exploration et de commerce au sein des lagons d’un archipel. Au cours des années 1940-50, le SUP a connu un regain d'intérêt grâce au grand champion hawaïen de natation et de surf, Duke Kahanamoku, et à ses amis du groupe de musique pop américain The Beach Boys. Ces derniers naviguaient sur des paddles le long de la plage de Waikiki, non seulement pour le plaisir, mais aussi pour surveiller les baigneurs et anticiper les entrées de houle. La position debout offrait alors l'avantage de voir plus loin, assurant une plus grande sécurité de la zone de baignade et permettant d'intervenir rapidement auprès des personnes en difficulté.

Après avoir été quelque peu délaissé au profit de planches plus courtes dédiées au surf, le SUP est revenu sur le devant de la scène en 2004, lors d'une compétition à Hawaï organisée par le waterman hawaïen Laird Hamilton. C'est ce champion qui modernisa cette discipline et la rendit populaire en surfant sa grande planche, se propulsant à l'aide de sa pagaie à l'assaut des vagues les plus grosses et les plus puissantes du monde. Depuis, le stand up paddle s’est développé un peu partout dans le monde, et il est rare de rencontrer un spot sans y voir glisser une ou deux de ces grosses planches.

Le terme "Stand Up Paddle", qui peut également s’écrire avec un tiret "Stand-up Paddle", est souvent désigné par son acronyme, SUP ou S.U.P., par les pratiquants réguliers. En France, et seulement en France, les novices ou non-pratiquants ont tendance à employer le terme "Paddle", à ne pas confondre avec le sport de raquettes en vogue "Padel". Ce terme signifie "Pagaie" ou "Pagayer", ce qui explique pourquoi le reste du monde, et notamment les anglophones, ont du mal à adhérer à cette appellation très française qui peut s’appliquer à de nombreux autres sports de pagaie. Il n’est pas rare de trouver dans les pays anglophones les termes "stand up paddleboard" ou "stand up paddleboarding", ou encore "paddleboard" ou "paddleboarding". Cependant, il s'agit en général d'une erreur, le paddleboard désignant une autre forme d’embarcation connue également sous le terme "rescue board" ou "prone" ou "prone paddleboard", sur laquelle le pratiquant pagaie avec ses bras allongé sur sa planche.

La Planche de Stand Up Paddle : Anatomie, Types et Critères de Choix

La planche est l'élément central de la pratique du SUP, et sa conception a considérablement évolué pour s'adapter à une multitude de pratiques. Il existe deux grandes familles de SUP : les stand up paddles rigides et les stand up paddles gonflables, chacune présentant ses propres avantages et spécificités.

Les Planches Rigides

Les planches rigides sont fabriquées en utilisant des matières et des techniques similaires à celles des planches de surf traditionnelles, souvent avec une base de mousse recouverte de résine. Une telle planche mesure généralement entre 6 et 15 pieds, c’est-à-dire entre 1,8 m et 6,5 m, et peut peser jusqu’à 16 kg pour un volume de 250 litres. Le stand up paddle rigide est disponible en différentes formes, adaptées à divers usages et attentes. Ce type de paddle évolue sur toutes les surfaces et est généralement plus performant que la planche gonflable, quelles que soient les conditions d’utilisation. Un SUP rigide offre de bonnes sensations de glisse, et chaque coup de pagaie sera plus efficace que sur un SUP gonflable, grâce à une meilleure transmission de l'énergie et une rigidité structurelle supérieure.

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Les Planches Gonflables

À l'inverse, les planches gonflables sont surtout utilisées pour des activités de randonnée aquatique et se sont imposées comme un choix privilégié pour leur praticité. Leur gros avantage est qu’une fois dégonflées et pliées, elles peuvent rentrer dans un simple sac à dos, facilitant grandement leur transport et leur stockage. En effet, un stand up paddle gonflable peut se ranger et se transporter dans un sac à dos s’il est dégonflé, le rendant très simple à emmener en vacances ou en week-end. Le stand up paddle gonflable est celui que l’on voit le plus souvent sur les plans d’eau et en vacances, ce qui est dû à son prix accessible et à son côté très pratique.

Le désavantage des planches gonflables réside historiquement dans leur manque de rigidité et dans le risque de crevaison, qui fait perdre la capacité de flottaison. Cependant, les planches gonflables évoluent sans cesse vers toujours plus de rigidité et de technologie. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les SUP gonflables modernes sont solides et craignent moins les chocs sur la roche que les rigides, grâce à leur construction résiliente. Le paddle gonflable est conseillé pour les débutants et les enfants, de par sa stabilité et sa résistance, notamment grâce au matériau utilisé : le PVC.

La Construction des Planches Gonflables

La construction d’un stand up paddle gonflable est un critère technique fondamental. Le paddle est construit en PVC avec un "dropstitch", c'est-à-dire des peaux PVC collées en une, deux ou trois couches, reliées l’une à l’autre par des milliers de fils plus ou moins serrés. Le dropstitch est le cœur d’un SUP gonflable ; c’est une technologie qui consiste en deux couches de PVC reliées par des milliers de fils, créant un compartiment d’air indéformable.

On distingue plusieurs types de construction pour les paddles gonflables : la simple peau, la double peau ou la fusion. Lors de la construction d’un stand up paddle, il faut savoir que les parois sont constituées de couches de PVC collées entre elles.

  • Simple peau : La conception simple peau signifie que les parois du paddle sont composées d’une couche de PVC et d’un renfort. L’avantage est que la planche est plus légère et économique. Les inconvénients sont qu’elle est beaucoup plus sensible aux impacts et aux éraflures, avec des risques réels de fuite ou de microperforations.
  • Double peau : Le SUP à double peau est fabriqué avec deux couches de PVC, qui sont collées ou thermosoudées pour former une coque externe solide. Cette technologie offre une meilleure rigidité et est bien plus résistante aux impacts et aux déformations par rapport au simple peau.
  • Fusion : La technologie fusion a révolutionné le marché du SUP depuis 2016. Elle consiste à ce que la deuxième couche de PVC soit fusionnée avec la première non gonflée à la fabrication. Les avantages principaux sont une finition parfaite et régulière.
  • Triple couche : La plupart des SUP sont composés d’une couche de PVC et d’un renfort, mais pour plus de solidité, il est conseillé de se tourner vers les SUP triple couche. S’il est composé d’une couche de PVC et d’un renfort, il s’agit d’une simple peau et il n’a donc que deux couches. En toute logique, un stand up paddle triple couche est plus robuste et offre de meilleures sensations de glisse, mais son prix est aussi plus élevé. De ce fait, si vous souhaitez acquérir un SUP gonflable pour du loisir occasionnel, un simple peau peut suffire. Au moment de choisir votre stand up paddle, il est judicieux de regarder dans les caractéristiques s’il s’agit d’un modèle triple couche et s'il est fabriqué selon la technologie Drop-Stitch.

La pression de gonflage des planches gonflables est mesurée en PSI, acronyme de “pound per square inch”. Pour convertir les PSI en bars, la valeur en PSI est divisée par environ 14.5038.

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Dimensions, Formes et Épaisseurs des Planches

Les dimensions d’un SUP sont adaptées à l'usage qui en est fait : des planches courtes et peu épaisses pour le surf, des planches étroites, fines et longues pour la course, et des planches longues, épaisses et larges pour la promenade. En SUP, les dimensions s’expriment avec les unités américaines pied et pouce. Le pouce, noté ”, équivaut à 2,54 cm, et le pied, noté ’, mesure 30,48 cm. La longueur d’une planche est exprimée en pieds et en pouces.

Il faut retenir que plus une planche est petite, plus elle est maniable et réactive, et permettra de tourner plus facilement. Les petites planches sont idéales pour les personnes expérimentées qui aiment se promener dans les vagues. À l'inverse, les grandes planches sont plus simples à utiliser et offrent une glisse fluide et confortable. Globalement, si vous souhaitez une planche familiale et tout terrain, il est recommandé d'opter pour une longueur comprise entre 9’5 et 12’. La largeur du paddle est une donnée importante pour la stabilité de la planche ; elle est exprimée en pouces. Plus elle est large, plus elle est adaptée aux débutants, et la prise en main d’un SUP large est quasiment immédiate.

L'épaisseur de la planche est également cruciale. On trouve deux épaisseurs courantes sur le marché : 10 cm (4 pouces) et 15 cm (6 pouces). Le choix dépend de votre gabarit. Si vous pesez moins de 85 kilos, un stand up paddle épais de 10 cm sera suffisant. L’épaisseur idéale dépend de votre poids ; s’il ne dépasse pas 85 kg, vous pouvez opter pour une planche de 10 cm d’épaisseur.

Qu’il soit rigide ou gonflable, il existe différentes formes de stand up paddle, désignées par leur usage principal : surf, polyvalent, balade, race balade ou race. Du côté du stand up paddle gonflable, on retrouve souvent des modèles « balade ».

  • Le modèle « surf » est la planche la plus petite, la plus maniable et la plus réactive. Elle est conseillée pour ceux qui ont envie de se balader dans les vagues.
  • Le paddle « polyvalent » est de taille intermédiaire. Comme son nom l’indique, ce modèle de SUP convient aussi bien à des sessions sur de l’eau calme que sur des vagues.
  • Le paddle « balade », quant à lui, est idéal pour les promenades sur plan d’eau calme.
  • Le paddle « race balade » est moins large et plus pointu que le modèle balade, visant à offrir un compromis entre stabilité et vitesse.

La Pagaie : L'Essentiel pour la Propulsion et la Manœuvre

La pagaie, aussi appelée rame, est l'un des éléments les plus importants pour la pratique du SUP. Les pratiquants l’utilisent non seulement pour ramer et prendre des vagues, mais aussi pour remonter au pique ou encore stabiliser leur corps lors de manœuvres sur les vagues. Accessoire principal du stand up paddle, elle est employée pour propulser la planche à travers l’eau. Souvent en fibre de verre, d’aluminium ou de carbone pour un usage expert, la pagaie reste rigide et flexible tout en étant légère.

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Il existe différents types de pagaies, et il est important de bien choisir la sienne pour avoir un bon mouvement de rame et surtout pour éviter les douleurs au dos ou ailleurs. Une pagaie idéale est réglable, ce qui permet de l'adapter à sa taille et ainsi de fournir moins d’efforts. La partie haute en forme de T qui se tient dans la main s'appelle l'olive, tandis que la partie basse de la pagaie que l'on plonge dans l'eau est la pale. Lors de la rame, la pale doit être complètement immergée, et la jonction pale/manche doit être au niveau du rail de la planche. Si vous avez l'impression de "gratter l'eau" du bout de la pale, cela signifie que votre pagaie est sans doute trop courte.

La pale elle-même se compose de deux surfaces : l'intrados, qui est la surface inférieure en contact avec l'eau lors de la rame, et l'extrados, la surface supérieure.

Les Accessoires Indispensables et le Vocabulaire Technique du SUP

Au-delà de la planche et de la pagaie, plusieurs accessoires sont essentiels pour une pratique sûre et agréable du Stand Up Paddle. Par ailleurs, un leash attaché à la cheville est généralement utilisé pour éviter de laisser partir sa planche en cas de chute. Le leash est une attache qui relie la planche au rider, que ce soit à la cheville, au genou ou à la ceinture, permettant de ne pas la perdre.

Les ailerons, appendices situés sous la planche, améliorent la stabilité et la direction. On trouve des ailerons centraux, un aileron unique fixé à la partie inférieure arrière de la planche, et des ailerons latéraux, situés de chaque côté de l’aileron central. Un aileron central suffit pour la balade simple, tandis que d'autres configurations comme le Thruster (un ensemble de trois ailerons, avec un aileron central plus grand et deux ailerons latéraux plus petits) sont adaptées à des usages plus sportifs. Le boîtier d’aileron est un compartiment intégré dans la planche de SUP (ou collé sur les planches gonflables) qui permet de fixer les ailerons de manière amovible. Le système FCS est un standard de fixation d’ailerons utilisé sur les planches de surf et certaines planches de SUP, tout comme l'US Box.

Parmi les autres équipements pratiques, on trouve les poignées de transport, intégrées ou collées à la planche, pour faciliter le déplacement à la main. Le stringer est un renfort qui traverse la planche de SUP de manière longitudinale, renforçant sa structure et augmentant sa résistance à la flexion. Un kit de réparation est un ensemble d’outils et de matériaux utilisés pour réparer les dommages mineurs sur une planche de SUP gonflable. Un support caméra, parfois intégré, permet de fixer une caméra sur le nose de la planche, tandis qu'un chariot de transport est un équipement utilisé pour faciliter le transport de la planche de SUP sur le sol. Pour le gonflage, il existe différents types de pompes : les pompes simples flux, double flux, et les compresseurs électriques spécifiques aux paddles.

Pour des raisons de sécurité, notamment lors de longues balades en mer ou de sessions de pêche, il est conseillé de porter un gilet de sauvetage et d'emporter une pochette étanche avec un téléphone portable, de l’eau et des barres de céréales.

Vocabulaire technique du SUP :* Shape : Forme et design global de la planche.

  • Dimensions : En SUP, les dimensions s’expriment avec les unités américaines pied et pouce. Le pouce, noté ”, fait 2,54 cm. Le pied, noté ‘, mesure 30,48 cm.
  • Nose : Partie avant de la planche.
  • Tail : Partie arrière de la planche, pouvant avoir différentes formes (carrée, ronde, pointue).
  • Rails : Bords latéraux de la planche, qui peuvent être droits, ronds ou avoir une forme plus prononcée.
  • Pont : Surface supérieure de la planche sur laquelle le rider se tient.
  • Carène : Forme de la partie inférieure de la planche, en contact avec l’eau. Elle peut être de différents types (plate, en V, concave…) et influence la stabilité, la maniabilité et les performances du SUP.
  • Étrave : Partie avant du SUP qui coupe l’eau lorsque vous avancez, pouvant être pointue, arrondie, etc.
  • Rocker : Courbure de la planche du nose au tail. Un rocker prononcé a une courbure marquée et est adapté pour le surf et les vagues agitées.
  • Outline : La forme générale de la planche vue de dessus.
  • Wide point (maître-bau) : Le point le plus large de la planche de SUP, mesuré généralement en pouces. Le wide point n’est pas forcément situé au centre.
  • Effet de Row : Effet qui se manifeste lorsque vous pagayez d’un côté de votre stand-up paddle et que la planche a tendance à tourner de l’autre côté.
  • Lineup : Zone où les vagues se forment et où les surfeurs attendent leur tour pour prendre une vague.
  • Quiver : Ensemble de planches de SUP appartenant à un rider.

Les Multiples Facettes de la Pratique du Stand Up Paddle

La pratique du paddle est multiple, s'adaptant aux préférences et aux conditions de chacun. Le stand up paddle permet de faire globalement les mêmes figures que le surf, à l'exception des figures aériennes. Il faut noter cependant quelques figures spécifiques, et se souvenir que de par sa taille, le paddle est moins maniable qu’une planche de surf ; plus la planche est courte, plus elle sera maniable.

  • Balade ou Randonnée : L’activité la plus pratiquée est la balade. Elle est simple, notamment pour débuter dans le stand up paddle. La balade ou la randonnée est la discipline la plus simple pour commencer le stand up paddle, elle consiste à se servir d’une planche dure ou gonflable afin de naviguer sur un plan d’eau calme. Pratiquée par les hommes comme par les femmes, elle vous permettra de naviguer sur un plan d’eau calme (mer, lac ou rivière), tout en découvrant de nouveaux paysages. Son gros avantage est qu'elle est accessible à tous et offre une vue dégagée sur le paysage. Le SUP Touring consiste à explorer de longues distances en SUP, souvent sur tous types de plans d’eau tels que des lacs, des rivières ou des zones côtières.

  • SUP Surf : Le SUP Surf est la pratique du stand up paddle dans les vagues, similaire au surf traditionnel. Le surf ou surfing dans les vagues consiste à prendre les vagues au large et à partir dessus en ramant avec la pagaie. Les pratiquants peuvent adopter un style radical avec des petites planches, ou un style plus "cruising" comme en longboard avec des planches plus longues. Lorsque le surfeur a choisi sa vague, il se propulse à l’aide de sa pagaie pour acquérir une vitesse suffisante et, au take off, se déplace vers l’arrière de sa planche. Il se dirige grâce au poids de son corps et à sa pagaie, utilisée alors comme un point de pivot, appuyée sur l'eau du côté du creux de la vague.

  • SUP Race : La course ou race est quant à elle la pratique la plus physique, car tout est une question de vitesse et d’endurance. Pour cela, vous avez besoin d’une planche longue et très fine pour fendre l’eau et avoir un minimum de frottement. La course est la pratique la plus physique, davantage prisée par des personnes recherchant de la vitesse, de l'adrénaline et de l'endurance. Les SUP Race sont des courses de stand up paddle qui peuvent se dérouler en mer, en lac ou en rivière. Parmi elles, la Beach Race ou Technical Race est une course de stand-up paddle qui se déroule à partir de la plage, avec un parcours comprenant des bouées à contourner, des passages à terre et des sections de surf en fonction des conditions. La Longue Distance est une course de stand up paddle sur une longue distance, généralement de plus d’une douzaine de kilomètres.

  • SUP Eau Vive : L’eau vive est moins courante et pourtant tout aussi impressionnante. Les pratiquants ont le choix entre descendre les rivières et les fleuves, ou surfer les vagues statiques. Au niveau du matériel, on conseillera plus un SUP gonflable car il est moins fragile aux chocs dans cet environnement.

  • SUP Fitness : Ces séances d’entraînement sur planche de SUP combinent des exercices de renforcement musculaire, d’équilibre et de cardio, offrant une manière ludique et efficace de faire du sport sur l'eau.

  • Downwind : Cette discipline du stand up paddle consiste à naviguer avec le vent dans le dos, en profitant de la houle pour gagner de la vitesse et surfer des "bumps" à l’infini.

  • Freestyle : Il s'agit d'une discipline de niche qui met l’accent sur les figures et les tricks, où les riders réalisent des manœuvres acrobatiques sur leur planche.

  • SUP Foil : Le SUP Foil est la pratique du SUP avec un foil, une sorte d’avion immergé sous la planche qui lui permet de se soulever au-dessus de l’eau et de glisser avec moins de résistance.

Le Wind-SUP et Wing-SUP : La Fusion des Glisses

Le Wind-SUP, également connu sous le nom de windsup ou wind paddle, est une pratique nautique innovante qui combine les éléments du windsurf et du stand-up paddle (SUP). Cette fusion des deux sports offre aux amateurs de sports nautiques une expérience unique, alliant la sensation de glisse du windsurf à la stabilité et à la polyvalence du SUP. Le WindSUP est une planche qui combine la possibilité de faire du stand-up paddle mais aussi du windsurf, ce qui en fait un véritable atout pour un pratiquant de sport de glisse qui aime la planche à voile et le SUP.

Certains paddles ont la possibilité d’ajouter un gréement pour les adapter en planche à voile. La planche de Wind-SUP peut être rigide, comme une planche de windsurf standard, ou encore gonflable, comme une planche de SUP paddle en général. La particularité de cet équipement réside dans le fait que la planche bénéficie d’un insert de pied de mât, permettant d’y visser une plaquette de windsurf et donc d’y installer un gréement (voile, mât et wishbone) pour pouvoir naviguer.

Lorsque le vent est faible ou absent, le Wind-SUP peut facilement s’utiliser avec une pagaie en tant que stand-up paddle traditionnel. Dès que le vent atteint environ 10 nœuds, il est possible de l’utiliser en windsurf avec une voile dédiée au windsup ou une voile standard. Cette polyvalence est géniale lorsque l'on ne sait pas vraiment s’il va y avoir du vent et que l'on ne veut pas choisir entre planche de windsurf et SUP.

Les Wind-SUP gonflables offrent des avantages supplémentaires en termes de praticité. Ils sont peu encombrants pour le stockage, car une fois dégonflé et plié, un Wind-SUP gonflable tient dans un sac de transport de SUP gonflable standard. Leur facilité de transport est également un atout majeur ; il peut s’emporter en avion ou dans un coffre de voiture sans problème. Le Wind-SUP est une pratique nautique passionnante qui combine les caractéristiques uniques du windsurf et du stand-up paddle. En offrant une expérience de glisse polyvalente et divertissante, le Wind-SUP attire de plus en plus d’amateurs de sports nautiques.

L'Évolution du Stand Up Paddle et ses Champions

Depuis son retour sur le devant de la scène, la discipline du Stand Up Paddle s'est développée rapidement. Depuis novembre 2009, une section dédiée a vu le jour au sein de la Fédération Française de Surf, témoignant de sa reconnaissance officielle et de sa structuration. Un circuit mondial existe depuis 2010, divisé en deux catégories : le World Tour (surf) et les World Series (course).

Après les fondateurs tels que Laird Hamilton, une nouvelle génération de watermen et de waterwomen prennent la relève et font vivre ce sport. Beaucoup des plus grands champions sont américains, et notamment hawaïens. On peut citer Kai Lenny, âgé de 25 ans, double champion du monde de vitesse et triple champion de vague, originaire de Maui à Hawaï. Annie Starr Reickert, 17 ans et également originaire de Maui, est un prodige qui dompte les plus grosses vagues en windsurf, surf et stand up paddle.

La scène française compte aussi des athlètes de renom. Arthur Arutkin se positionne comme un des meilleurs watermen français. Originaire du spot de Wissant, il a grandi aux côtés de sa sœur Alice, rideuse de l'équipe Fanatic, dans ce village de windsurf du nord de la France. Son père l'a initié à la planche à voile à l'âge de 8 ans, marquant le début de sa passion pour les sports nautiques. À l'âge de 15 ans, Arthur était champion d'Europe des jeunes dans la discipline de slalom, mais il a ensuite transposé ses compétences dans les vagues et est entré sur la scène internationale du PWA World Tour. Les jours sans vent, il pagayait sur le SUP et participait bientôt à des compétitions dans les Standup World Series. En 2015, il a terminé 4e des Standup World Series de la ligue waterman.

Olivia Piana est une autre athlète française parmi les plus reconnues en Stand Up Paddle et en Wingfoil. Trois fois championne du monde de SUP race, championne du monde de wingfoil race en 2021 et vice-championne du monde de wingfoil freestyle en 2021, Olivia se dédie maintenant à sa discipline favorite : le SUP downwind foil. Grâce à son expérience en SUP race et à sa passion du foil, Olivia est devenue l’une des premières femmes à pratiquer ce sport sensationnel qui demande de grandes qualités techniques et physiques, ainsi qu'une lecture de la mer très pointue.

L'organisation des compétitions professionnelles de surf à travers le monde est confiée à la World Surf League (WSL), une entreprise américaine. Créée en 1976 sous le nom de IPS (International Professional Surfers) puis renommée ASP (Association of Surfing Professionals) en 1983, et WSL en 2015, elle est notamment responsable de l’organisation des épreuves constituant le championnat du monde de surf (Championship Tour ou CT), ainsi que celles de la ligue d’accès à l’élite (Challenger Series ou CS). Elle gère également les circuits Pro Junior (moins de 18 ans) et Longboard Pro. Disposant de sa propre fédération, Tahiti est considéré comme un « pays » par la World Surf League. Le circuit Challenger Series de la World Surf League est la deuxième division mondiale du surf professionnel. Il est constitué d’une douzaine de compétitions masculines et d’une dizaine de compétitions féminines. Pour ces épreuves, 96 hommes et 64 femmes, issus des sept régions WSL via les Qualifying Series, participent aux Challenger Series.

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