La structuration du sport aquatique à Poitiers possède une histoire riche, marquée par des institutions emblématiques et une évolution constante des modes d'organisation. Au cœur de cette dynamique, l’A.S.P.T.T. a joué un rôle précurseur en s'établissant selon le modèle de la loi de 1901 et grâce au soutien de France Télécom. Fonctionnant sur un modèle non lucratif, bénéficiant du F.N.D.S et de subventions municipales, l’A.S.P.T.T. s’est imposée comme une entité incontournable, située historiquement sur la Promenade des cours à Poitiers.
L'importance de cette institution réside notamment dans sa capacité à "creuser" le premier bassin de la ville de Poitiers. Cette infrastructure, conçue comme une nouvelle acquisition de l'A.S.P.T.T., a permis d'affirmer le club en tant que tête du mouvement aquatique local, dans une ville où la vie sportive était jugée impossible sans piscine. Avec l'appui de figures comme le nouveau C.T.R. Natation, Robert Menaud, le club a rapidement franchi des étapes significatives, atteignant 25 000 entrées sur une seule saison scolaire, ce qui illustre l'engouement suscité par ces nouvelles capacités d'accueil.
Le développement des sections sportives et l'émergence du water-polo
La section natation de l'A.S.P.T.T. a permis à de nombreux sportifs de pouvoir s'entraîner une partie de l'hiver. À mesure que les effectifs grandissaient, atteignant 275 inscrits, la formation a été assurée par deux maîtres-nageurs sauveteurs (M.N.S.). Cependant, la gestion des groupes d'élite, notamment ceux de la Ganterie, a rapidement nécessité une restructuration. Des personnalités comme F. Mureau, puis, en renfort, Norac et plus tard Fred Guignard et Th. Schertz, ont pris en main l'encadrement technique.
La question de la pérennisation des nageurs d'élite s'est posée avec acuité. Face à la concurrence et à la nécessité de retenir les talents, le club a exploré des voies innovantes, cherchant à prouver le bien-fondé de ce centre unique en France. La stratégie a parfois conduit à des virages radicaux, comme la décision de privilégier une politique "tout water-polo", une orientation que le club a cru pouvoir tenir. Cette transition a vu l'arrivée de deux internationaux cadets, marquant un tournant où le Stade Poitevin est devenu la nouvelle figure d'une natation moderne.
Restructuration et défis du water-polo poitevin
Au fil des saisons, la discipline a connu des flux et reflux importants. Après avoir vu ses meilleurs éléments partir vers d'autres structures comme la SSE, le club a dû s'adapter pour permettre un nouvel essor sportif. Un vaste programme de restructuration a été lancé, imposant aux sections de devoir désormais s'autosubvenir. Cette période a été marquée par une gestion répartie entre plusieurs personnes responsables de tâches distinctes, avec des figures marquantes telles que A. Le, puis P., suivis de Ch. Floreck, A. et Henri Théolat.
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Le water-polo, souvent décrit comme du "hand dans l'eau", est un sport d'une grande exigence physique. Il oppose six joueurs et un gardien, avec un placement en arc de cercle et une pointe, équivalente au pivot dans le handball. C’est un sport de contact intense où "on se tient, on se tire, on peut se couler". La pratique exige une aisance aquatique totale, car, comme le souligne l'entraîneur Nathan Paillat, "on est tout le temps en mouvement, on n'a pas le droit de mettre les pieds au sol". Si déjà on lutte avec l'eau parce qu'on a du mal à nager, cela complique considérablement les choses.
L'émergence du CEP Poitiers Aquatique
Après une période de transition où les poloïstes poitevins ont dû chercher des bassins d'entraînement à Civaux, Vouneuil-sous-Biard ou à la Ganterie, le renouveau est venu du CEP Poitiers Natation synchronisée, rebaptisé CEP Poitiers Aquatique. Cette entité a pris sous sa coupe les anciens joueurs du Stade Poitevin, privés de section depuis 2018. Cette restructuration a permis d'officialiser une reprise en main, sous la direction d'entraîneurs bénévoles comme Fred Marchand et Damien Loël.
L'entrée en compétition du CEP a été marquée par des débuts prometteurs, notamment une victoire éclatante 33-9 contre Angoulême en Nationale 3. Cette performance a levé les doutes et l'appréhension liés aux quatre années d'interruption. L'équipe, composée d'un mélange de vétérans ayant connu les grandes heures du Stade Poitevin, de débutants et d'étudiants, cherche avant tout à se structurer et à retrouver le rythme des compétitions régionales, tout en visant une place dans le haut de tableau.
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