La pratique des activités nautiques, qu’il s’agisse de la navigation en mer, sur un lac ou sur une rivière, exige une préparation rigoureuse et une connaissance approfondie de l’environnement. Qu’il s’agisse d’une petite barque de location, d’un voilier ou d’un engin de plage, le respect des règles de sécurité et la protection de l’écosystème sont les piliers d’une expérience réussie. Ce guide synthétise les recommandations essentielles pour les plaisanciers et les amateurs de loisirs aquatiques.
La réglementation et la sécurité du matériel embarqué
Le littoral est un espace réglementé, même en vacances, respecter ses règles est une question de sécurité. La réglementation pour les embarcations légères de plaisance (moins de 24 m, petits voiliers, dériveurs et embarcations pneumatiques) vaut pour tous les types d’embarcations, en fonction de l’éloignement d’un abri. La dotation dite « basique » sera embarquée pour les navigations à moins de 2 milles d’un abri, la dotation « côtière » pour celles à moins de 6 milles d’un abri, et au delà c’est la dotation « hauturière » qui s’appliquera.
Le matériel de sécurité doit être à bord (aide à la flottabilité, moyens de repérage, etc). Vérifiez son état avant de partir. Veillez à ce que tout votre matériel de sécurité soit en bon état et adapté à votre activité nautique. Les matériels présents à bord doivent être régulièrement vérifiés, qu’ils soient obligatoires ou pas. Propriétaires, si vous n’êtes pas le chef de bord, vérifiez régulièrement l’état de votre navire et de ses équipements. Si vous louez votre navire à un particulier, vous devez renseigner le registre de vérification spéciale et s’assurer des dates de péremption de l’ensemble du matériel à bord. Locataire de navires de plaisance, demandez à votre loueur le registre obligatoire de contrôle technique du navire. Loueurs, clubs, entreprises, vous êtes astreints à renseigner et viser annuellement le registre de vérification spéciale. Ce registre doit être rempli et visé annuellement par le propriétaire ou la personne responsable, au sein de la structure ou l’entreprise, de l’entretien du navire. Ce document permet à l’utilisateur du navire de vérifier que l’entretien du navire et le suivi de son matériel de sécurité sont réalisés régulièrement. La vérification engage la responsabilité de l’exploitant du navire (personne physique ou morale). Le chef de bord doit avoir pris connaissance de ce document avant de prendre la mer.
Communication et assistance en mer
La radio VHF marine fixe ou portable reste le moyen incontournable pour assurer sa sécurité à bord. Depuis le 1er janvier 2017, une radio VHF fixe est obligatoire pour les navigations de plaisance semi-hauturière (à partir de 6 milles d’un abri). Les radios VHF portables sont quant à elles totalement libres d’utilisation. Assurez-vous que votre équipage est en mesure de faire un appel simple par la radio VHF. Le canal 16 de la VHF doit être suivi, car il annonce l’émission imminente par le CROSS d’un bulletin météo sur les canaux 79 et 80. Le 196 est le numéro national d’urgence dédié au sauvetage en mer. Appel gratuit depuis un téléphone fixe ou portable. Ce numéro permet d’alerter le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) le plus proche de l’appel. Il concerne uniquement les urgences en mer et non celles à terre. En cas de difficulté : ne quittez jamais votre embarcation et ne tentez pas de rejoindre le rivage à la nage.
Navigation et zones de pratique
Avant l’appareillage, définissez les règles quant au port de l’équipement individuel de flottabilité (EIF). En bateau, partez toujours avec le plein de carburant et un gilet de sauvetage pour chacun. Voiliers et navires à moteur, partez toujours avec le plein de carburant. Assurez une veille météo. Tenez vous constamment informé des évolutions météo. Consultez les documents nautiques avant de naviguer, assurez-vous qu’ils soient à jour.
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Sur les zones de navigation de votre lieu de vacances : courants, marées, chenaux, rochers, berges dangereuses, réserves naturelles, zones de cultures marines… Prenez garde en particulier aux baïnes en Atlantique ou aux bâches en Manche : ces eaux d’apparence calme cachent de forts courants qui entraînent vers le large. Les baïnes (ou bâches) sont des cuvettes d’eau séparées de l’océan par un banc de sable. Définition d’un abri : tout endroit de la côte que l’engin et le pratiquant peuvent aborder, sur lequel ils peuvent trouver refuge et d’où ils peuvent repartir sans assistance. C’est un refuge qui permet soit de mouiller, soit d’accoster, qu’il s’agisse dans ce dernier cas d’une mise à quai ou de tirer l’embarcation à sec sur une plage.
Spécificités des petites embarcations et engins de plage
Les engins de plage effectuent des navigations diurnes qui n’excèdent pas 300 m de la côte. Pour ces derniers, aucun matériel de sécurité et d’armement n’est requis. Les annexes peuvent effectuer des navigations à une distance d’un abri n’excédant pas 300 m, leur navire porteur étant considéré comme un abri. Sont considérées comme embarcations légères : les embarcations dont la longueur de coque est inférieure à 2,50 m, sauf lorsqu’il s’agit de planches à voiles ou aérotractées, ou que la propulsion d’une telle embarcation est assurée par un moteur à combustion interne qui entraîne une turbine ; les embarcations mues exclusivement par l’énergie humaine dont la longueur est inférieure à 3.5m ou la largeur est inférieure à 0,45 m. Toutefois, dans le cas d’une embarcation multicoque, la largeur additionnée des coques doit être inférieure à 0,40 m ; les embarcations mues exclusivement par l’énergie humaine qui ne satisfont pas aux dispositions de stabilité et de flottabilité de l’article 240-2.09, quelles que soient leurs dimensions.
Pour les VNM (scooters des mers) équipés d’un coupe-circuit, celui-ci doit être obligatoirement porté. Attention aux chutes des passagers par l’arrière ! Le port d’un équipement en néoprène de 2 mm d’épaisseur est obligatoire (short ou combinaison intégrale) pour tous les pratiquants d’un scooter des mers. Cet identifiant, en caractères d’un centimètre minimum de hauteur, doit être inscrit sur la voile ou sur un support qui en est solidaire. Un moyen de repérage lumineux individuel est requis, il doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures. Votre zone de pratique se situe au-delà de 300 mètres du rivage. Empruntez les chenaux balisés pour y accéder, jusqu’à 2 milles d’un abri si votre embarcation est homologuée à cet effet.
Protection de l’environnement nautique
La mer est un espace naturel que nous partageons : protégez-le en respectant l’environnement. En mer et en eau douce comme sur terre, la pollution peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces, certaines pouvant être sensibles à de très faibles concentrations. Préférez des sacs lourds ou des paniers pour transporter vos affaires car un sac trop léger risquerait de s’envoler. Ramassez les sacs plastiques qui flottent dans l’eau car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. Utilisez un cendrier de poche pour ne pas laisser de mégots par-dessus bord.
Remplissez prudemment le réservoir de carburant de votre embarcation, de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau. Privilégiez le lavage à l’eau claire et au savon de Marseille pour laver vos embarcations. Choisissez des produits d’entretien bio-dégradables et bannissez ceux qui contiennent du chlore ou de la javel. Préférez, lorsque la taille de l’embarcation le permet, le nettoyage mécanique des coques de bateaux (décapage manuel, sablage…) plutôt que l’application de peintures anti-salissures. Si la taille de l’embarcation rend nécessaire l’utilisation de ces peintures, veillez à respecter les doses d’application et à limiter les rejets dans le milieu. Choisissez une peinture anti-salissures avec le moins de cuivre et de pesticide et appliquez-la avec attention. Pour les coches de plaisance, n’appliquez la peinture anti-salissures que jusqu’à la ligne de flottaison pour ne recouvrir que la surface utile. Utilisez de préférence un moteur GPL, électrique ou quatre-temps plutôt qu’un moteur deux-temps pour votre pneumatique à moteur. Privilégiez les supports réutilisables et recyclez lorsque cela est possible.
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Diversité des activités aquatiques en France
Sur un lac ou une rivière, en mer ou sur l’océan, sur ou sous l’eau, seul ou à plusieurs… Des sports nautiques il en existe un bon nombre, et des très différents ! Suivant vos désirs et votre personnalité, certains vont davantage vous correspondre que d’autres. En Val-de-Marne, d’avril à octobre, plusieurs clubs ou bases nautiques vous proposent des sorties nautiques, locations et autres sessions d’initiations. L’avantage de l’offre du 94 est de proposer de nombreux sports nautiques comme le paddle, le canoë, le kayak, l’aviron, le wakeboard, le ski nautique, la voile ou encore passer son baptême de plongée. La Marne vous emmène très rapidement dans un cadre de nature tout en étant à proximité de Paris.
À Paris même, sur le bassin de la Villette (19e), Marin d’Eau Douce s’est spécialisé depuis plus de dix ans dans la location de petits bateaux électriques et sans permis. Le modèle se choisit en fonction du nombre de participants et la durée selon l’envie. Non loin de la porte Dorée (12e) se trouve le joli lac de Daumesnil, dans le Bois de Vincennes, sur lequel on peut canoter ! Dans la partie nord-est du Bois de Vincennes, une autre étendue d’eau peut devenir le terrain de vos escapades navales : le lac des Minimes. Voici une autre balade sur l’eau, cette fois sur le lac inférieur du Bois de Boulogne (16e). Depuis l’embarcadère, on peut prendre place dans l’une des petites barques blanches.
Précautions pour la plongée et les activités sous-marines
Avant les vacances, passez une visite médicale : la plongée s’exerce dans des conditions physiologiques très particulières du fait de la pression sous-marine. Un bon état de santé est indispensable. La plupart des accidents de plongée ont pour cause un problème de santé. Apprenez à plonger dans un club avec des moniteurs diplômés. La plongée est l’une des principales causes d’accident mortel en mer. « L’unité, c’est la paire » : ne plongez jamais seul et surveillez-vous mutuellement. Contrôlez votre forme : vous devez pouvoir garder la tête sous l’eau pendant 10 secondes au moins 3 fois de suite et pouvoir nager 10 minutes en récupérant rapidement. Évitez de nager au-delà de 300 mètres du rivage.
La découverte des côtes méditerranéennes
La Provence et la Côte d’Azur sont célèbres pour leur tradition nautique. Depuis des ports comme Bandol, Fréjus et Toulon, vous pouvez louer un voilier ou participer à une excursion à la journée avec skipper. Le vent joue avec les voiles, le soleil scintille sur l’eau et, au loin, le littoral défile lentement. Pour les amateurs de plongée en apnée, la Méditerranée offre plusieurs sites réputés. Autour de Porquerolles, du Cap d’Antibes et des Calanques de Cassis, vous pourrez pratiquer la plongée avec tuba et admirer des paysages sous-marins peuplés de poissons, d’étoiles de mer et d’herbiers marins. La côte autour d’Hyères et de Giens est réputée pour ses conditions de vent idéales pour la planche à voile.
Pour ceux qui préfèrent une activité plus tranquille, le canoë est parfait. La côte d’Esterel et la baie d’Agay offrent de magnifiques paysages pour pagayer. Le stand-up paddle (SUP) est devenu un incontournable de la Côte d’Azur. Avec une grande planche et une pagaie, vous glissez doucement sur l’eau. Glisser sur l’eau derrière un bateau : le ski nautique reste un grand classique. Le wakeboard est similaire au ski nautique, mais se pratique avec une planche semblable à un snowboard. Le jet ski, c’est l’adrénaline à l’état pur. Le parachute ascensionnel procure une sensation de liberté et de sérénité. Une excursion en catamaran est une expérience unique.
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