"On pourrait croire le Stand Up Paddle (SUP) comme étant un sport de bord de mer." Et pourtant, l'Hexagone regorge de plans d'eau intérieurs offrant des expériences de glisse tout aussi riches, voire plus captivantes. Des "eaux plates des lacs alpins" aux majestueux fleuves, "la France est un incroyable terrain de jeu pour pratiquer le stand up paddle dans des paysages divers et variés." Loin des clichés maritimes, la pratique du SUP sur les lacs et rivières dévoile une dimension nouvelle, souvent considérée comme "moins technique et moins intéressante" par certains en comparaison à la mer, mais profondément immersive. Alors que "souvent on dédaigne le Rhône," perçu par "beaucoup à cause de ses barrages et un peu pour la pollution," ce fleuve emblématique mérite en réalité "le détour." Ce guide se propose d'explorer le Rhône sous l'angle du paddle, dévoilant ses secrets, ses défis et ses merveilles cachées, tout en offrant des conseils pratiques pour une navigation en toute sécurité. Que vous soyez un paddler expérimenté ou un novice curieux, le Rhône vous invite à "profiter d’un moment magique" sur ses eaux.
Le Rhône, un géant fluvial à apprivoiser en Stand Up Paddle
Le Rhône, souvent perçu comme un axe industriel et contraint par ses aménagements, recèle pourtant des opportunités uniques pour les pratiquants de Stand Up Paddle. Loin de l'image d'un fleuve inhospitalier, il offre des tronçons d'une grande beauté naturelle et une perspective nouvelle sur les paysages qu'il traverse.
Une perception à déconstruire
"Souvent on dédaigne le Rhône, pour beaucoup à cause de ses barrages et un peu pour la pollution." Cette vision, bien que partiellement fondée sur des réalités passées ou certaines sections, masque la richesse et la diversité d'un fleuve qui a beaucoup à offrir. L'expérience de certains pagayeurs le confirme : "J'ai descendu le Rhône du canal de savière à la jonction de l'isère (…) et je ne le regrette pas, il mérite le détour." Le fleuve, dans ses parties les plus préservées ou spécifiquement aménagées pour les loisirs, se révèle être un "magnifique" théâtre pour l'aventure en SUP, offrant même des rencontres inattendues, comme l'observation de "très beaux castors" sur l'Île de la Platière.
Comprendre le Rhône aménagé : fleuve naturel et canaux de dérivation
La particularité du Rhône réside dans l'omniprésence des aménagements réalisés par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). Le fleuve est en effet jalonné de "nombreux aménagements" qui modifient son cours naturel. "Chaque aménagement comprend un barrage de dérivation qui coupe le fleuve et créé la dérivation dans un canal artificiel (berges enrochées voir bétonnées) qui abouti à une usine hydroélectrique équipée d'une écluse." Ce "canal est donc utilisé par la navigation commerciale," et est souvent inadapté, voire dangereux, pour les petites embarcations non motorisées comme le Stand Up Paddle.
Parallèlement à ce canal de navigation principal se trouve le "Rhône naturel "court circuité"," plus souvent appelé "Rhône "mort" par les naturalistes et pêcheurs." C'est sur ces tronçons que la pratique du paddle est non seulement possible mais recommandée. Il est "impossible de passer par les écluses !" pour un pagayeur, une expérience vécue par Mathieu Morverand et d'autres. C'est pourquoi il est fortement conseillé "de prendre systématiquement les tronçons court circuités." Ces sections du "Rhône mort" offrent un avantage non négligeable pour les aventuriers : "Pour le camping sauvage c'est un plus…" Elles représentent des parcours plus calmes, plus naturels et plus propices à l'observation de la faune et de la flore.
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Préparer sa navigation sur le Rhône : Sécurité et Logistique
La navigation sur le Rhône nécessite une préparation minutieuse et une connaissance des spécificités du fleuve aménagé. La sécurité doit être la priorité absolue, compte tenu de la puissance de l'eau et des infrastructures fluviales.
Les points clés de navigation : Accès, sorties et dangers spécifiques
Pour faciliter la pratique des activités nautiques non motorisées, des infrastructures existent. "À chaque barrage de dérivation tu trouveras une rampe de mise à l'eau à l'amont et à l'aval." Ces rampes, "signalées," sont essentielles pour entrer et sortir de l'eau en toute sécurité et contourner les barrages et les écluses. "La distance entre rampe est variable (500 à 1000 m)," et "elles sont reliées par une piste carrossable parfois fermée par une barrière," nécessitant parfois un portage.
La navigation sur le Rhône est influencée par des facteurs hydrologiques constants. "Pour la navigation en kayak, même chargé il n'y a pas de problème sauf étiage très sévère." Cette observation, transposable au SUP, indique que le débit du fleuve est généralement suffisant. Cependant, il est impératif de rester vigilant face aux variations de niveau d'eau. "Attention aux crues qui peuvent se produire tous les mois de l'année. Les infos peuvent être prises au niveau des écluses." De plus, "des incidents aux niveaux des centrales hydroélectriques peuvent provoquer des lâchers d'eau au niveau des barrages de dérivation," entraînant des montées subites du niveau d'eau ou des courants inattendus. Pour ceux qui envisagent le bivouac, "pour le camping il faut impérativement sortir du lit mineur et s'installer en haute de berge" afin d'éviter tout risque lié à une montée des eaux.
Zoom sur les difficultés et solutions éprouvées
L'expérience des pagayeurs sur le Rhône met en lumière certains points de vigilance et des astuces pour les contourner :
L'Écluse de Vaugris : les pièges à déjouerLe franchissement des barrages peut s'avérer complexe sans un repérage préalable. Concernant l'écluse de Vaugris, un pagayeur témoigne : "Pour l’écluse de Vaugris, et bien moi j'avais galéré, ton repérage m'aurait bien aidé, d'abord je n'ai pas vu la cale de débarquement, apparement cachée derrière les pontons…" Face à cette difficulté, "les pentes herbeuses sont douces et je suis sortie un peu avant." Pour la remise à l'eau, la solution a été de "traverser le barrage sur la piste cyclable et je suis reparti de l'autre rive… pas vu non plus cette remise à l'eau à gauche…" Ces informations sont cruciales pour éviter des situations délicates et planifier son portage.
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Le Barrage de Saint-Pierre de Boeuf : une sortie spécifiqueCertains points d'accès ou de sortie peuvent être inattendus. "En octobre la sortie au barrage de Saint-Pierre de Boeuf était complétement abandonnée…" Dans ce cas, une solution spécifique a dû être trouvée : "Et pour la remise à l'eau, il faut se faire ouvrir la barrière du centre d'Eaux-vives !" Il est donc conseillé de se renseigner en amont sur l'état des infrastructures.
Le redoutable Seuil de Peyraud : alerte et précautionsLes seuils (weirs) sont des dangers majeurs sur les rivières et fleuves, et le Rhône ne fait pas exception. Un témoignage éloquent décrit le "seuil de Peyraud" comme "terrible !!! le seul que je n'avais pas repéré…" La discrétion de ce danger est soulignée : "c'est la petite ligne d'eau sur l'eau (sic !) et le bruissement qui m'ont alerté au dernier moment…frayeur, demi-tour juste à temps avec un pagayage énergique !!!" Heureusement, "il y a une magnifique passerelle de sortie juste avant, avec même des toilettes et un point d'eau !" Ce récit met en évidence l'importance d'un repérage visuel constant, d'une écoute attentive aux bruits de l'eau et de la capacité à réagir rapidement.
Itinéraires emblématiques et expériences uniques sur le Rhône
Le Rhône offre une multitude d'itinéraires, chacun avec son caractère propre, allant de sections calmes et naturelles à des traversées plus urbaines ou industrielles.
La partie Nord : Entre Chanaz et Jons, une préférence marquée
Pour de nombreux pagayeurs, "la partie Nord entre Chanaz et le pont de Jons" représente une section particulièrement agréable. L'utilisateur qui a fourni ces informations a même avoué : "j'ai préféré la partie Nord entre Chanaz et le pont de Jons." C'est dans cette région que l'on peut trouver des joyaux comme l'"Île de la Platière," décrite comme "magnifique !!! et j'ai vu de très beaux castors !" Cette partie du fleuve est également connectée au "canal de Savière," offrant un lien direct avec le lac du Bourget et permettant une descente du Rhône depuis ce point. La diversité des paysages et la tranquillité de ces tronçons en font un choix privilégié pour une immersion en pleine nature.
La traversée de Lyon : Une perspective urbaine contrastée
Paddler à travers une grande ville offre une perspective unique. La traversée de Lyon est décrite comme "vraiment très sympa à traverser (le faire un dimanche)" - le dimanche étant probablement choisi pour un trafic fluvial et une agitation moindre. Cependant, il faut être conscient des contrastes du fleuve : "Les derniers KM avant Lyon sont une horreur (il faut passer par le canal de Miribel)" en raison d'un environnement moins propice au paddle, et "attention l'arrivée vers Pierre Bénite est très industriel…" Une planification attentive est nécessaire pour profiter des sections les plus agréables et éviter les zones moins intéressantes ou potentiellement dangereuses.
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Descentes longue distance : L'aventure du fleuve entier
Le Rhône est aussi un fleuve pour les aventures au long cours. L'organisation d'une "descente du Rhône de Lyon à Port Saint Louis, dans le cadre du Téléthon 1997" en est un exemple marquant. Sur ce "tronçon (~320 km)," les pagayeurs rencontrent inévitablement les "nombreux aménagements de la CNR" décrits précédemment. Ces longues expéditions demandent une préparation rigoureuse, une connaissance approfondie des conditions du fleuve et une bonne gestion des portages aux barrages. Elles offrent en retour une connexion profonde avec le fleuve et ses paysages variés, des contreforts alpins à la Méditerranée. Des prestataires proposent d'ailleurs des "descente du Rhône sans encadrement en canoë, kayak, ou Stand Up Paddle." Ces locations peuvent être "soit de 3h00 (découvrez le Rhône avec un rythme continu et une petite pause d'un 1/4h selon niveau d'eau) soit de 7h00 pour profitez de la nature, de temps de baignades, faire un pique-nique au Bois des Frères ou autres." Un court briefing de navigation est généralement fourni pour s'assurer d'un agréable moment.
L'éventail des possibles : Les meilleurs spots de paddle en France
Au-delà du Rhône, la France offre une richesse de plans d'eau qui confirment que le Stand Up Paddle n'est pas l'apanage des littoraux. Les "eaux plates des lacs alpins" et d'autres destinations à travers le pays offrent des expériences diverses, complétant idéalement une exploration fluviale.
Les eaux calmes des lacs alpins : une préférence avouée
"Eau fraîche, vue à couper le souffle et calme ultime…" La pratique du SUP sur les lacs de montagne est souvent préférée à celle en mer, jugée "un peu fade (plus technique et moins intéressante)" par les adeptes des eaux intérieures. Il est toutefois essentiel de "veiller tout de même à ce que l’activité soit autorisée et ne dérange pas la faune et la flore aquatique."
Le Lac du Bourget : Un concentré d'histoire et de biodiversitéLe "Lac du Bourget à Aix-les-Bains est un des plus grands lac naturel de France, un spot incontournable pour faire du paddle."
- De Bourdeau à Conjux : La côte sauvage : Cette partie du lac, entre Bourdeau et Conjux, où "la montagne de l’Épine plonge directement dans le lac," est une "côte sauvage est une merveille." "Bordée de petites maisons côté Bourdeau et par l’Abbaye d’Hautecombe côté Conjux," elle offre des paysages magnifiques. Cependant, "n’espérez pas par contre trouver une plage, il y en a peu." Attention aussi : "Par temps de bise, cette partie du lac est plutôt soumise aux vagues." Pour la durée, "relier Bourdeau à Conjux prendrait trop de temps (30 km A/R)," il est donc conseillé de "partir soit de Conjux en direction du sud, soit de Bourdeau en direction du nord, puis faites demi-tour quand bon vous semble."
- Les points de gonflage sont multiples : "Côté Bourdeau, le mieux consiste à partir du Port de Charpignat (parking), au Bourget-du-Lac." Ou du "ravissant port de Bourdeau, mais son accès nécessite 10 minutes de marche. Il faut se garer à la mairie et on gonfle en bas, au port." "Côté Conjux, partez du parking de la plage ou de la grange batelière." Il est également possible de "gonfler sous le pont qui enjambe le canal de Savières, à Portout, pour explorer le canal ou le nord du lac."
- Pour la location, "on peut louer des paddle juste à côté de la plage du Bourget-du-Lac, au club nautique du Yacht Club du lac du Bourget."
- À la découverte des sites palafittiques : Vestiges UNESCO : "Dans les Alpes, les rives lacustres témoignent d’une occupation humaine très ancienne." On y trouve "d’anciens pieux immergés dans les fonds vaseux et conservés par les eaux." Ces "sites palafittique, des vestiges d’habitations sur pilotis classés depuis quelques années au patrimoine mondial de l’UNESCO," datent de "J.-C. à 805 av. J.-C." Sur le Lac du Bourget, "on en trouve notamment dans la baie de Grésine et proche des roselières du nord du lac, à deux pas de l’entrée du canal de Savière." "La meilleure approche consiste à y accéder depuis le petit port de Châtillon, à Chindrieux." "Vous passerez d’une côte rocheuse ponctuée de belles maisons à une belle roselière, riche en biodiversité." Cette "sortie d’environ 5 kilomètres" prend environ "2 bonnes heures."
- Pour gonfler, "garez-vous à l’entrée de Châtillon, sur le grand parking en herbe à droite. Le port est à 5 minutes à pied. Vous pouvez gonfler sur le parking ou sur la plage. Préférez la plage située tout droit au bout du port, plus facile pour partir le long de la roche à droite directement."
- Le Domaine du Buttet : Sanctuaire ornithologique : "Tout au sud du lac du Bourget, le conservatoire a acquis une large bande côtière entre les Mottets et l’embouchure de la Leysse." Cet "ancien domaine de chasse des Ducs de Savoie est le dernier témoin du marais qui se prolongeait autrefois jusqu’à Chambéry." "Situé sur un axe majeur de migration des oiseaux, c’est un site ornithologique unique en Savoie." Il est "également peuplé de très nombreux Cormorans." Il est crucial de noter qu'il "ne s’agit pas d’y pénétrer." Une "balade calme entre eaux couleur lagon et lointains cris d’oiseaux" est possible "depuis la Leysse" en longeant "le domaine du Buttet." L'"aller-retour de 4 kilomètres entre la Leysse et la plage des Mottets" demande "deux bonnes heures."
- Point de gonflage : "Au Bourget-du-Lac, un grand parking en terre battue longe la Leysse et la route du tunnel à deux pas de la plage. Garez-vous là et gonflez direct. Un petit embarcadère permet de partir depuis la rivière."
- De Bourdeau à Conjux : La côte sauvage : Cette partie du lac, entre Bourdeau et Conjux, où "la montagne de l’Épine plonge directement dans le lac," est une "côte sauvage est une merveille." "Bordée de petites maisons côté Bourdeau et par l’Abbaye d’Hautecombe côté Conjux," elle offre des paysages magnifiques. Cependant, "n’espérez pas par contre trouver une plage, il y en a peu." Attention aussi : "Par temps de bise, cette partie du lac est plutôt soumise aux vagues." Pour la durée, "relier Bourdeau à Conjux prendrait trop de temps (30 km A/R)," il est donc conseillé de "partir soit de Conjux en direction du sud, soit de Bourdeau en direction du nord, puis faites demi-tour quand bon vous semble."
Les Lacs Alpins, havres de paix pour la glisse
- Le Lac d'Annecy : L'écrin du Roc de Chères : "Entouré par les villes cossues de Menthon et de Talloires, le Roc de Chères est un gros rocher planté au centre de la berge est du lac d’Annecy." Il "offre une parenthèse sauvage, et quelques surprises, dans un lac plutôt urbanisé." Comptez "moins de deux heures pour relier la baie de Talloires à Menthon-Saint-Bernard aller-retour."
- Gonflage : "Selon les places disponibles, garez-vous à Menthon ou à Talloires. Les deux communes disposent de parkings sous-dimensionnés en saison. On finit toutefois toujours par trouver une place ! Gonflez de préférence en bord de lac et décollez d’un des nombreux pontons." Location possible "à Veyrier-du-Lac dès 15 €."
- Le Lac d'Aiguebelette : Calme et lagon vert-bleu : Ce "lieu idyllique situé à 15 minutes de Chambéry et 45 minutes de Lyon," est réputé pour ses "eaux calmes et bleus vert sont des plus propices au paddle." Sa particularité : "la navigation motorisée est tout simplement interdite." C'est aussi un "haut lieu de pratique de l’aviron en France." "Blotti au creux de la chaîne de l’Épine, Aiguebelette abrite également 2 petites îles aux airs de lagon…" Bien qu'"impossible d’y débarquer (laissons la faune locale tranquille)," c'est une "destination assez extraordinaire qui donnera un côté exploratoire à votre sortie." Une "belle sortie" peut être faite "en moins d’une heure."
- Gonflage : "Vous pouvez gonfler sur le parking de la plage puis descendre en 5 minutes pour atteindre les rives du lac."
- Le Lac de Serre-Ponçon : Saveurs méditerranéennes en montagne : "Grand lac des Alpes du Sud issu d’un imposant barrage sur la Durance, le lac de Serre-Ponçon est un lieu idyllique et ensoleillé bénéficiant de nombreuses plages." "Ses airs de méditerranée entourée de hauts sommets et de verts paysages en font un coin apaisant." "Depuis la baie Saint-Michel, l’excursion classique consiste à explorer quelques criques et l’île de la chapelle Saint-Michel." Cette "sortie est rapide, mais vous pouvez rester 1 à 2 h sur l’eau à explorer les environs."
- Gonflage : "Se garer sur le gros parking de la plage de la baie Saint-Michel. Gonfler directement sur place."
- Le Lac de Passy : Paddle face au Mont-Blanc : "C’est un des plus beaux paysages des Alpes françaises : avec ses neiges éternelles, le Mont-Blanc domine majestueusement la vallée de Passy." "Depuis le lac de Passy, un plan d’eau artificiel, vous pourrez pagayer, vous reposer… face au Mont-Blanc !" La durée est flexible, "de 10 minutes à 2 heures… Il n’y a pas vraiment de but."
- Gonflage : "Sur le parking de la plage des Îlettes à Passy."
- Une expérience unique : "Sur l’Arve, le torrent qui descend directement des glaciers du Mont-Blanc, plusieurs sociétés proposent des descentes de l’Arve en paddle. Une manière 100% montagnarde d’envisager le paddle’rafting. La descente dure 7 km entre Passy et Magland, tout comme en rafting."
- Le Lac d'Annecy : L'écrin du Roc de Chères : "Entouré par les villes cossues de Menthon et de Talloires, le Roc de Chères est un gros rocher planté au centre de la berge est du lac d’Annecy." Il "offre une parenthèse sauvage, et quelques surprises, dans un lac plutôt urbanisé." Comptez "moins de deux heures pour relier la baie de Talloires à Menthon-Saint-Bernard aller-retour."
Des spots variés pour toutes les envies : Le top 5 en France
"Nul besoin d'aller au bout du monde pour pagayer dans des décors paradisiaques ! Nous avons répertorié pour vous les 5 plus beaux spots de paddle en France parmi de nombreux plans d'eau tous aussi uniques les uns que les autres."
- Lac de Sainte-Croix et Gorges du Verdon : Une émeraude provençale : "Pénétrer dans les gorges du Verdon, pagayer sur les lacs de Sainte-Croix ou de Castillon, flotter sur ses eaux vertes est un des grands plaisirs de la Haute-Provence." Ici, "l’on peut conjuguer montagne, soleil du sud et activités nautiques." "Plusieurs itinéraires sont possibles, à la jonction des gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix ou plus haut, sur le lac de Castillon." Le "Lac de Sainte-Croix, situé au coeur du Parc Naturel Régional du Verdon, est connu pour sa couleur émeraude et ses nombreuses plages." C'est aussi un "lieu prisé par les pratiquants de différentes activités nautiques qui profitent de 300 jours d'ensoleillement par an pour naviguer paisiblement !" Pour une "belle balade en paddle sur le lac et dans les Gorges du Verdon," l'itinéraire conseillé est "depuis le petit village de Moustiers-Sainte-Marie, remontez dans les Gorges du Verdon sur environ 3km au milieu d'un décor grandiose. Vous passerez sur votre chemin la cascade Saint-Maurin tout en continuant sur un itinéraire moins fréquenté." Le "plan d'eau est parfait pour le paddle, seul un petit vent thermique en début d'après-midi peut rendre le retour un peu plus difficile." En été, "nous vous conseillons de réserver en avance votre location ou cours de paddle et de pratiquer le matin pour éviter la foule." La durée varie "de 10 minutes à 2 heures selon votre parcours."
- La Baie de Saint-Jean-de-Luz : Entre eaux calmes et premières vagues : Sur la côte Atlantique, la "baie de Saint-Jean-de-Luz (…) est une des plus belles de France." "Entourée par la pointe de Sainte-Barbe avec sa chapelle et le Fort de Socoa, la baie est généralement abrité de la houle et des vents." On peut y "évoluer sur un plan d'eau lisse et varier les plaisirs les jours où les vagues rentrent du côté de Sainte-Barbe." En se mettant "à l'eau sur la Grande Plage de Saint-Jean-de-Luz," on peut "partir explorer toute la baie jusqu'au pied du fort de Socoa, en profitant de la vue sur La Rhune, sommet le plus populaire du Pays-Basque." Pour s'essayer au SUP surf, "le spot de Sainte Barbe offre de petites vagues parfaite lorsque la houle rentre dans la baie." Il est important d'être "vigilant en SUP surf, la réglementation et les priorités sont spécifiques à la pratique du surf."
- Le Golfe du Morbihan : Un labyrinthe insulaire soumis aux marées : "Le Golfe du Morbihan offre des paysages à couper le souffle, de multiples petites îles sont blottit dans l'anse de cette mer intérieure." Au départ de Port Navalo à Arzon, on peut "partir à la découverte du Golfe en vous laissant glisser vers le Nord pour découvrir les petites îles sur la route de Larmor Baden." Un point crucial : "Le Golfe du Morbihan n'est pas toujours accessible en paddle, à marée basse notamment il n'y a pas assez d'eau par endroit pour naviguer." Dans ce cas, il est conseillé "d'opter pour la découverte des côtes de la Presqu'île de Quiberon et ses nombreuses plages qui vous invitent à faire une petit pause." Il est impératif de "se renseigner sur la réglementation (…) et les priorités avec les bateaux à moteur et autres embarcations."
- Les Calanques de Cassis : Une immersion dans le bleu méditerranéen : "Qui ne rêve pas d'une virée dans les Calanques ?" "Au milieu des criques et des eaux cristallines, le temps passe tranquillement et vous invite à flâner jusqu'au coucher de soleil." Une "balade préférée dans les Calanques de Cassis, au départ de Port Miou vous mènera jusqu'à En vau lorsque le vent le permet." "Les Calanques de Cassis jusqu'à Marseille sont une succession de petites criques et de falaises de calcaire dont la blancheur contraste avec le bleu limpide de l'eau."
- Le Lac du Bourget : Incontournable et diversifié : "Le Lac du Bourget à Aix-les-Bains est un des plus grands lac naturel de France, un spot incontournable pour faire du paddle." "Nous vous conseillons de partir vous balader du côté Nord Ouest du lac, entre Conjux et Bourdeau, pour profiter des paysages et d'une côte plus sauvage." Cette section permet de longer "la montagne de l'Épine qui du haut de ses 1425 mètres d'altitude vient se jeter dans le lac." Sur le parcours, on peut admirer "l'abbaye royale d'Hautecombe au style gothique et sa grange batelière classée monument historique." Il convient de rappeler que "cette partie du Lac du Bourget est soumise aux vagues lorsque la bise se lève."
Conseils pratiques universels pour une expérience SUP réussie
Quelle que soit la destination, qu'il s'agisse du Rhône, d'un lac alpin ou d'une baie maritime, la clé d'une sortie réussie en Stand Up Paddle réside dans l'adaptation et la préparation.
Adapter le plan d'eau à son style de SUP
"Il existe plusieurs manières de pratiquer le paddle qui conditionneront le choix de votre spot selon votre pratique."
- Pour le touring (randonnée) ou la race (course de rapidité) : "Le plan d'eau idéal (…) est lisse. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de vagues, de vent ou de courant qui entravent votre progression sur l'eau." Si vous cherchez "une balade sur l'eau ou une randonnée vous chercherez des plans d'eau calmes où le vent et les courants n'entraveront pas votre glisse." Pour les itinéraires de point A à B, "vous pourrez même utiliser ces deux éléments à votre avantage si vous effectuez une sortie d'un point A à un point B sans avoir ensuite à remonter au vent ou à contre-courant." Les options sont vastes : "Sur un fleuve, une rivière, une mer calme ou un lac, … de nombreuses possibilités s'offrent à vous."
- Pour le SUP Yoga : Il faut "éviter à tout prix les courants ou le vent qui vous feront dériver durant votre pratique." Le "spot de paddle idéal dans ce cas là est un plan d'eau fermé (lac, étang) sans courant et abrité du vent."
- Pour le SUP Race : "Les plans d'eau pour s'entraîner varient en fonction de leurs besoins : longues distances, amélioration des tournants, technique, etc." Cette "pratique du stand up paddle en course demande de bonnes connaissances météorologiques et nautiques ainsi qu'un entraînement régulier."
- Pour le SUP Surf : "Vous devrez chercher un spot de vague à votre niveau."
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