Sirène qui nage toute seule : Mythes et légendes

Les sirènes, créatures mythiques des profondeurs marines, fascinent et terrifient l'imagination humaine depuis des millénaires. Présentes dans les traditions maritimes de nombreuses civilisations, elles incarnent à la fois la beauté, la tentation et le danger des océans.

Apparence et habitat des sirènes

Les sirènes sont généralement décrites comme des femmes d'une grande beauté, dont le corps se transforme en une queue de poisson brillante et écailleuse à partir de la taille. Leurs cheveux sont parfois verts ou ressemblent à des algues, et elles sont réputées pour être des nageuses gracieuses. Elles vivent généralement dans des palais merveilleux cachés sous les flots, mais viennent parfois en surface pour chanter mélodieusement à l'attention des marins.

Sirènes : créatures maléfiques ou bienveillantes ?

La réputation des sirènes varie considérablement selon les cultures et les époques. Dans l'Antiquité, elles étaient souvent considérées comme sanguinaires et cruelles. Elles attiraient les marins avec leurs chants envoûtants, les conduisant à la noyade ou à s'échouer sur des récifs. Plus tard, en Europe, dans la tradition médiévale, elles sont plutôt émouvantes et toujours porteuses d'une séduction incomparable. La sirène semble, à ceux qui l'ont vue, la plus belle créature du monde, mais dépourvue d'âme, elle cherche à voler celles des imprudents qui l'écoutent chanter. On a longtemps été persuadé de l'existence réelle des sirènes (et leurs compagnons masculins, les tritons), et de nombreux textes du Moyen Âge témoignent qu'on en voyait souvent sur les côtes anglaises ou néerlandaises qui chantaient, mais ne savaient pas parler. Christophe Colomb lui-même prétend en avoir aperçu alors qu'il faisait route vers l'Amérique : "Nous avons vu trois sirènes qui se sont dressées très au-dessus de l'eau, mais elles n'étaient pas aussi belles qu'on les décrit. Leur visage ressemblait à celui d'un humain."

Cependant, toutes les sirènes ne sont pas maléfiques. Certaines sont considérées comme bienveillantes envers les navigateurs, les prévenant des dangers, les distrayant par leurs gracieuses évolutions ou leur montrant l'emplacement de trésors. En Bretagne, on sait que si l'on voit une sirène nue, il va y avoir de la tempête. Tout comme si on lui donne, même involontairement, un coup de rame. Les sirènes y sont appelées des Morganes ou des Mary Morganes. On les dits très préoccupées de séduire les jeunes gens pour en faire leurs époux. Elles entraînent les malheureux (mais sont-ils vraiment malheureux ?) au fond des mers et on ne les revoit jamais. De même, les garçons-sirènes, les Morganes, enlèvent et épousent les jeunes filles qui se promènent sur les grèves. Toujours belles et séduisantes, symboles de tentation, les sirènes se sentent parfois bien seules. On dit que les beaux rochers sur lesquels elles s'installent au crépuscule sont faits de leurs larmes séchées.

Une autre sirène : Au bord du Rhin, une belle fille aux longs cheveux d'or se peigne en chantant, assise sur un haut rocher qui domine les berges. C'est la Lorelei. Il ne faut pas l'écouter, car vous risquez d'être tellement fasciné par sa beauté et le cristal de sa voix que, perdant le contrôle de votre bateau, vous irez vous écraser sur les rochers qui bordent les rives du fleuve.

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Tentatives d'explication rationnelle des sirènes

De nos jours, les scientifiques se sont posé d'innombrables questions à propos des sirènes. Beaucoup de voyageurs, et des plus sérieux, pensaient en avoir vu, et même parfois capturé. Au XIXe siècle, le cirque Barnum exhibait une dépouille de "sirène" empaillée d'une soixantaine de centimètres de haut. En fait, c'était un montage réalisé avec un torse de petit singe et une queue de poisson.

Aujourd'hui, on pense que certains mammifères marins, les lamantins et les dugongs, dont les femelles ont le haut du corps qui évoque celui d'une femme, pouvaient avoir induit en erreur ceux qui les apercevaient d'un peu loin. Ces animaux émergent presque verticalement, comme un être humain qui aurait le torse hors de l'eau. De plis, les femelles nourrissent leurs petits en les tenant entre leurs nageoires, un peu comme une mère humaine tient son enfant. Quelques algues accrochées faisant penser à une chevelure verte, de gros yeux "presque humains"… les scientifiques tenait là une explication zoologique cohérente, sinon romantique.

Évolution de la représentation des sirènes à travers l'histoire

Dans l'Antiquité, la sirène est une femme-oiseau qui vole mais ne nage pas. C'est à partir de l'ère chrétienne qu'apparaissent les premières légendes et représentations qui font d'elle une créature aquatique, quant à la femme-oiseau elle a pris le nom de harpie.

D'autres noms pour les sirènes : Les sirènes sont peut-être les descendantes de celles que la mythologie grecque appelle les néréides, les cinquante filles - toutes plus jolies et joyeuse les unes que les autres - de Nérée, l'un des dieux de la mer. Les océanides, pour leur part, étaient des nymphes de la mer et des eaux, filles d'Okeanos (l'océan) et de Téthys. Quant aux naïades, elles vivent dans l'eau douce : rivières, fontaines, étangs et ruisseaux. Tandis que les hommes marins ou les hommes-poissons sont appelés tritons ou nixes, on voit d'autres femmes des eaux qui s'appellent les ondines. En Bretagne, les sirènes sont des Mary Morganes et leurs compagnons des Morgans. En Cornouailles, ce sont des merrymaids ("joyeuses filles"), et dans les pays anglo-saxons en général des mermaids. Au nord des îles Britanniques existent, paraît-il, des selkies. On peut les prendre pour des phoques, mais ce sont de belles femmes qui, de temps à autre, se débarrassent de leur peau d'animal aquatique pour venir marcher sur la terre ferme.

Autres créatures aquatiques légendaires

La sirène n’est pas la seule créature de légende qui peut vous entraîner au fond de l’océan en un rien de temps. Si je vous dis « créature aquatique légendaire », vous pensez… ? À la sirène, bien sûr ! La mythique sirène, cette femme de la mer et des océans aux multiples facettes qui fascine l’humanité depuis des millénaires. On a tendance à les oublier, mais bien d’autres créatures aussi aquatiques que fantastiques rêvent de vous entraîner dans les fonds marins avec elles. Alors aujourd’hui, redorons le blason de la selkie, du qalupalik, et de l’umibozu ! Non, ôtez de vos esprits cette image de femme avec une queue de phoque ! On arrête avec les sirènes, on a dit. Mais lorsqu’elle rejoint la terre ferme, la selkie peut se débarrasser de sa peau de phoque comme d’un simple habit et prendre forme humaine. Notez qu’elle ne la jette pas dans un coin comme vous vous débarrassez de votre pantalon en rentrant chez vous : non, elle la garde soigneusement à portée de main, car si sa peau magique venait à disparaître, elle deviendrait incapable de retourner dans son royaume aquatique. Hélas ! La selkie est en général décrit comme une créature douce et sans animosité envers les humains. Eh oui, le type de conte le plus répandu concernant la selkie raconte comment un jeune homme tombe amoureux d’une selkie sous sa forme humaine (des fois que), séduit l’innocente créature puis, pour lui ôter toute tentation de rentrer chez elle, lui vole sa peau et la cache. Jusqu’au jour où, d’une manière ou d’une autre, elle retrouve sa peau, comprend en prime que son époux est un fieffé connard et le plante là comme l’andouille qu’il est en retournant à la mer avec ses enfants. Et bim. Sympa comme histoire, non ? Et figurez-vous que ce genre de crasse n’arrivent qu’aux selkies femelles. Car il y a des selkies mâles ! Sauf que dans leur cas, ce sont eux qui arnaquent les pucelles en les noyant, et non l’inverse.

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La qalupalik, en revanche, n’a gardé de la sirène que le petit côté fourbe avec une vague tendance sadique. En même temps, cette créature issue du folklore inuit n’est pas là ni pour faire rêver les marins, ni pour rajouter du piquant aux fantasmes de ces messieurs. La créature, qui n’est pas nue - car nous parlons tout de même d’enfants -, arbore d’ailleurs un amautik pour plus de praticité : un manteau inuit doté d’une grande poche dans le dos que portent les femmes pour embarquer leurs gamins partout où elles vont. La suite de l’histoire varie en fonction du taux de sadisme des parents. Certains racontent que la qalupalik enlève les enfants et les emmène loin de leur famille pour les élever à leur place dans son royaume sous-marin. D’autres ne s’embarrassent pas de poésie et prétendent qu’elle les bouffe.

L’umibozu ne chante pas. Il ne fredonne pas, il ne guette pas, il ne séduit pas ses proies pour les entraîner au fond de l’océan avec lui sans le moindre égard pour leur absence de branchies. Il n’en a pas besoin : l’umibozu surgit des eaux calmes tel un géant menaçant, et domine le navire de toute sa masse imposante et silencieuse. Il vous fait penser à une vague géante ? On blâmera donc l’excès de saké et/ou de mal de mer pour ces quelques légendes qui décrivent l’umibozu comme une grosse baleine poilue ou une belle femme à poil qui se change en monstre.

La sirène dans la culture nordique

L’œuvre norvégienne le Konungs skuggsjá décrit La sirène scandinave comme un monstre terrifiant connu sous le nom de Margygr (“la géante des mers”) qui est une créature qui ressemble à une femme jusqu’à la taille avec de longues mains une forte poitrine et des cheveux doux, le cou et la tête en tout point semblables à ceux d’un être humain. Les mains semblent être longues, et les doigts ne sont pas séparés, mais unis par une toile, comme celle des pieds des oiseaux aquatiques. À partir de la taille, ce monstre ressemble à un poisson, avec ses écailles, sa queue et ses nageoires. Ce monstre est censé se montrer plus particulièrement avant les fortes tempêtes. L’habitude de cette créature est de plonger fréquemment, et de remonter à la surface avec des poissons dans les mains. Lorsque les marins la voient jouer avec les poissons ou les lancer vers le navire, ils craignent d’être condamnés à perdre plusieurs membres de leurs l’équipage; mais lorsqu’elle jette ses poissons ou quelle, se détournant du navire, les marins y voient un bon présage qu’ils ne subiront pas de pertes dans une tempête imminente.

Bien qu’elle ait été popularisée par l’écrivain danois Hans-Christian Anderssen dans son conte de fées, La Petite Sirène. Il est peu connu que les sirènes trouvent leur origine dans un folklore scandinave beaucoup plus ancien… Appelée Margygr en vieux norrois. Le nom se traduit vaguement par “esprit de la mer” ou “la géante des mers“, car la conception nordique des forces naturelles est souvent personnifiée sous la forme d’êtres surnaturels puissants, comme les forces de la nature qu’ils représentent. La Margygr était très probablement vénérée par les marins vikings qui l’auraient invoquée comme les autres Dises. Cette magnifique peinture montre la Margyr dans toute sa gloire divine. Servant de bon présage pour le navire de guerre viking qui prend la mer. La main de maître du peintre n’a négligé aucun détail. Dans sa main, la sirène tient le Vegvisir, aussi appelé “boussole viking”, qui n’a été utilisé qu’APRÈS l’ère des Vikings. Il est représenté ici, cependant, comme une association symbolique aux pouvoirs de protection et de guidage du Margygr de la mythologie nordique.

Sirènes modernes

Shrioshi la princesse sirène de l’ile des hommes poisson est une Margygr à la taille démesurée par apport aux autres habitants de l’ile sous-marine; Elle possède également en elle une arme que l’on nomme Poséidon qui est un pouvoir qui lui permet de contrôler ou de déchainer les dieux des mers. Dans le 3ème film de la saga : Calypso la déesse marine se libère de son corps humain pour se transformer en divinité des océans et devenir une géante des mers au pouvoir dévastateur. Elle peut également manipuler les âmes à sa guise et rendre les être-humains immortelles. Titanus Margygr est un Titan reptilien aquatique écailleux (semblable à Godzilla), de la taille d’une baleine. Elle a un visage plat avec ses narines au-dessus de ses yeux, comme certains mammifères aquatiques, et son crâne fait saillie vers l’arrière, protégeant son cou.

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Les sirènes : un mythe tenace

Malgré les tentatives d'explication rationnelle, le mythe de la sirène continue de fasciner et d'inspirer les artistes, les écrivains et les cinéastes. Elles représentent toujours le mystère et la beauté des océans, ainsi que la dualité de la nature humaine, tiraillée entre le désir et le danger.

Annexe : Anecdotes et réflexions diverses sur les sirènes

Une personne raconte avoir croisé une magnifique sirène vers 21h00 dans une piscine, faisant de l'aqua-bicking. Cette anecdote a suscité de nombreuses réactions amusées et des tentatives de séduction de la part d'autres nageurs.

Les discussions sur le forum nageurs.com ont également abordé la question de la séduction à la piscine, malgré le port obligatoire du bonnet de bain. Certains ont souligné que la beauté et la sympathie des nageuses pouvaient compenser cet inconvénient.

Enfin, un nageur a partagé son expérience de tentatives infructueuses de séduction à la piscine, en mettant en cause son physique. Cependant, il a décidé de se concentrer sur l'amélioration de ses compétences en natation, plutôt que de rêvasser.

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