Plongée Sous-Marine et Handicap : Un Guide Complet de l'Accessibilité et de la Communication Adaptée

La plongée sous-marine, souvent perçue comme le domaine exclusif des sportifs valides, révèle une dimension inattendue et profondément inclusive pour les personnes en situation de handicap. Il est en effet démontré que, dans bien des cas, le handicap est soluble dans l’eau, ouvrant ainsi les portes d'un univers sous-marin à tous. Cette vision a donné naissance à des initiatives structurées visant à rendre cette discipline sportive accessible, favorisant l'intégration, le partage et la découverte.

L'Initiative Handisub® : Une Plongée Inclusive Pour Tous

L'engagement en faveur de l'accessibilité se matérialise à travers le programme Handisub®, une réponse concertée des trois fédérations délégataires majeures : la FFH (Fédération Française Handisport), la FFESSM (Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins) et la FFSA (Fédération Française du Sport Adapté). Ce partenariat tripartite vise à permettre aux personnes en situation de handicap de pratiquer la plongée et les sports subaquatiques, quels que soient la nature de leur handicap - qu'il soit moteur, sensoriel, mental, cognitif ou psychique. La philosophie de clubs comme l’Aqua Paris Plongée est simple et résolument tournée vers l'inclusion : proposer l’activité plongée à tous, quelles que soient les déficiences rencontrées, dès lors qu’elles sont autorisées par le corps médical. Une règle d’or fondamentale guide cette démarche : la plongée ne doit en aucun cas apporter de sur-handicap aux pratiquants.

L'objectif de cette approche est de créer un espace où les individus peuvent être ensemble, partager une activité sportive, puis partir à la découverte des mers et océans dans un groupe mixte. Ce groupe est constitué de personnes handicapées et valides, où chacun peut trouver sa place, tisser des liens sociaux ou encore voyager. Ce cadre inclusif favorise non seulement l'apprentissage de la plongée mais aussi un enrichissement mutuel. L’apprentissage initial se déroule dans des environnements contrôlés, comme la piscine Keller, avec des moniteurs spécialement qualifiés, avant de se poursuivre en milieu naturel. La piscine Keller, par exemple, est équipée de manière optimale pour l’accueil de personnes handicapées, offrant un accès facile depuis l’extérieur, incluant une place de stationnement dédiée, des vestiaires adaptés et un accès aisé au bassin.

La filière Handisub® n'est pas une fin en soi, mais peut n’être aussi qu’une étape de transition. Elle est conçue pour apprendre aux plongeurs à adapter la pratique, les équipements et les techniques en fonction de leurs besoins spécifiques. Suivant les autorisations médicales et la progression individuelle, il peut même être possible de rejoindre une filière traditionnelle. Cette évolution permettrait alors d'accéder à des plongées en autonomie, c'est-à-dire avec des plongeurs de même niveau et sans encadrement direct en immersion. Pour des informations plus détaillées sur ce parcours, le site de la FFESSM constitue une ressource précieuse.

La Découverte Initiatique : Le Baptême de Plongée

Pour celles et ceux qui souhaitent s’aventurer dans cette discipline sportive, de nombreux clubs proposent un baptême de plongée comme première étape. Cette initiation se déroule généralement en piscine, offrant un environnement sécurisé pour découvrir les sensations de l'immersion. Par exemple, l’Aqua Paris Plongée offre un baptême de plongée à la piscine Keller pour une première approche de l'activité. Un point important concernant cette première expérience est l'attestation de non-contre-indication (CACI). Pour un baptême de plongée effectué sur un fond de moins de 2 mètres, un CACI n'est pas nécessaire si aucune réponse positive n'est donnée au questionnaire médical préalable. Cependant, si une réponse est positive, le CACI peut être délivré par tout médecin, assurant ainsi la sécurité du futur plongeur.

Lire aussi: Marques d'équipement de plongée sous-marine

Après cette séance de découverte, si l'intérêt pour la plongée persiste, un parcours individualisé et adapté est proposé. Ce parcours est élaboré en fonction des capacités du plongeur et, plus important encore, de ses souhaits. Il peut inclure le passage de niveaux de plongée, des sorties en milieu naturel, ou simplement le plaisir de partager des séances de piscine avec d'autres plongeurs, qu'ils soient en situation de handicap ou non.

La Formation Handisub® et les Qualifications des Plongeurs

Handisub® a élaboré des cursus de formation structurés et des qualifications spécifiques pour les plongeurs en situation de handicap. Ces formations permettent au plongeur d'évoluer et d'acquérir progressivement des compétences et de l'expérience, lui donnant accès à des espaces d’évolution de plus en plus vastes en compagnie de son encadrant. Conformément au Code du Sport et en fonction de ses compétences et aptitudes, validées par l’avis médical du CACI, une personne en situation de handicap peut, après formation, obtenir l'une des quatre qualifications de « Plongeur Encadré en Situation de Handicap » (PESH) : PESH6, PESH12, PESH20 ou PESH40. Chacune de ces qualifications définit la zone d’évolution maximale autorisée pour le plongeur.

L’Aqua Paris Plongée, par exemple, est habilitée à former à ces quatre qualifications, offrant ainsi un éventail complet de possibilités d'apprentissage et de progression.

Le PESH6 : Les Premiers Pas en Milieu Aquatique

Le PESH6 est un plongeur débutant dont les compétences lui permettent d’évoluer de la surface jusqu’à 6 mètres de profondeur. Cette progression se fait sous la direction d'un enseignant de niveau E1 - EH1 minimum. Le PESH6 doit être capable de préparer ou de faire préparer son matériel, de s’immerger ou de se faire immerger, de vivre sous l’eau, de connaître les consignes élémentaires de sécurité et de communiquer sommairement. Cette qualification est particulièrement adaptée aux personnes présentant des handicaps mentaux, cognitifs et psychiques, à partir du moment où ils sont encadrés par un EH2, ainsi qu'à celles qui seront limitées à des plongées de surface. Il est important de noter que la profondeur de 6 mètres n’est pas un objectif à atteindre impérativement, mais représente la limite de l'espace d'évolution. L'accent est mis sur l'acquisition de sensations et la découverte en toute sécurité.

Le PESH12 : L'Équivalent du PE12 en Milieu Adapté

Le PESH12 est l’équivalent d’un plongeur encadré "PE12" dans la filière traditionnelle. Il doit attester des compétences qui lui permettent d’évoluer dans l'espace des 12 mètres, toujours sous la direction d'un enseignant de niveau E2 - EH1 minimum. Ce plongeur est capable de préparer ou de faire préparer son matériel, de s’immerger ou de se faire submerger, de vivre sous l’eau, de recevoir de l’aide, de connaître et d’appliquer les consignes de sécurité, et de communiquer efficacement. Il n'a pas, à ce stade, de prérogative d'autonomie, l'encadrement restant essentiel pour sa sécurité et sa progression.

Lire aussi: Choisir sa montre de plongée

Le PESH20 : Maîtrise et Sécurité Accrues

Le PESH20 correspond à l’équivalent d’un plongeur encadré "PE20". Cette qualification certifie des compétences permettant d’évoluer dans l'espace des 20 mètres, sous la direction d'un enseignant de niveau E2 - EH1 minimum. Le PESH20 doit être en mesure de préparer ou de faire préparer son matériel, de gérer sa consommation d'air, d’assurer sa stabilisation en immersion, de veiller à sa propre sécurité, de relayer l'assistance à un plongeur en difficulté, et de communiquer clairement. Il possède également une connaissance de la théorie du niveau 1 et des implications liées à son handicap spécifique. Comme pour les niveaux précédents, le PESH20 n'a pas de prérogative d'autonomie. La capacité à gérer des situations plus complexes sous l'eau est une marque de cette qualification.

Le PESH40 : Vers une Plus Grande Profondeur et Maîtrise Technique

Le PESH40 est l’équivalent d’un plongeur encadré "PE40", la qualification la plus avancée dans la filière Handisub®. Ce plongeur est habilité à évoluer dans l'espace des 40 mètres, toujours sous la direction d'un enseignant de niveau E3 - EH1 minimum. Les compétences requises à ce niveau sont significativement plus complexes : il doit être capable de préparer ou de faire préparer son matériel, de gérer sa consommation d'air avec précision, de maîtriser sa propulsion, sa stabilisation, sa vitesse et son équilibration. La capacité à assurer sa sécurité de manière proactive, à relayer l'assistance à un plongeur en difficulté, et à communiquer rapidement avec les signes spécifiques à cette profondeur est cruciale. Le PESH40 connaît la théorie du niveau 1 et les implications dues à son handicap. Il n'a pas de prérogative d'autonomie, l'encadrement expert demeurant un pilier de la sécurité à ces profondeurs. Pour plus de détails sur ces qualifications, le site de la FFESSM reste une référence indispensable.

Organisation des Entraînements et des Séances Dédiées

La régularité est un facteur clé de progression et de maintien des acquis en plongée. Les entraînements sont organisés de manière à s'intégrer au mieux dans le quotidien des pratiquants. Par exemple, les entraînements de l’Aqua Paris Plongée ont lieu le jeudi soir à la piscine Keller de 20h30 à 22h30, en dehors des périodes de vacances scolaires. Les participants sont généralement attendus dans le hall de la piscine à 20h, ou plus tôt si des besoins spécifiques l'exigent.

Au-delà des entraînements réguliers, l'Aqua Paris Plongée peut également se mettre à disposition de structures partenaires pour organiser des baptêmes dédiés aux personnes en situation de handicap. Cette flexibilité permet de répondre à des demandes spécifiques et d'étudier la possibilité d’organiser des séances sur mesure. Un exemple concret de cette collaboration est le partenariat entre l'Aqua Paris Plongée et l'Institut de Saint-Jean de Dieu dans le 15ᵉ arrondissement. Dans le cadre d'une convention signée entre l'Institut et le CODEP FFESSM 75, l'Aqua Paris Plongée met à disposition son matériel et ses moniteurs Handisub® plusieurs après-midis dans l'année. L'objectif est de faire découvrir le monde de la plongée sous-marine à des enfants et de jeunes adultes en situation de handicap, offrant ainsi un grand moment de bonheur, non seulement pour ces jeunes mais aussi pour les moniteurs et bénévoles impliqués.

La Communication Sous l'Eau : L'Essentiel Langage des Signes

Il est communément admis, et même une évidence, qu'il est impossible de parler sous l'eau. Pour les plongeurs, la communication s'opère donc principalement à travers l'utilisation des mains. Il est primordial de pouvoir échanger certaines informations avec son équipier pendant la plongée, car remonter à la surface pour une discussion rapide n'est pas toujours une option. Que ce soit pour vérifier la consommation d'air de l'autre ou pour s'assurer que tout va bien, les signes manuels sont la pierre angulaire de la sécurité et du plaisir en immersion. Avec un peu d’entraînement, les plongeurs et leurs partenaires apprendront à utiliser les signes de mains à la perfection, leur permettant ainsi de communiquer sous l’eau de manière naturelle. Plusieurs organisations proposent des cartes étanches illustrant les signes de mains les plus couramment utilisés en plongée, faciles à consulter et à garder dans le sac de plongée.

Lire aussi: Exploration sous-marine

Les Signes de Base Indispensables

Le premier signe de main que les plongeurs apprennent est sans doute le "OK".

  1. "OK" (question et réponse)

    • Comment faire : D'une main, l'index forme un "O" en touchant l'extrémité du pouce. Les trois autres doigts sont pointés vers le haut.
    • Quand l'utiliser : Ce signe manuel est utilisé pour poser la question "Vous allez bien ?" afin de s'assurer que l'équipier ou les autres plongeurs du groupe se sentent à l'aise et en sécurité. Il peut également être utilisé comme réponse, en l'exécutant en retour au plongeur qui a posé la question, signifiant "oui, je vais bien" pour rassurer les équipiers de plongée sur l'absence de problème.
  2. "Problème"

    • Comment faire : Tous les doigts sont écartés et la main est à l'horizontale. On balance la main dans un mouvement de va-et-vient. Cela indique un problème rencontré.
    • Quand l'utiliser : Ce signe de la main peut être employé dans toutes les situations où un problème doit être communiqué aux équipiers. Par exemple, si le masque ne cesse de se détacher, on utilise le signe en montrant le masque, et l'équipier peut alors tenter d'aider à le resserrer ou apporter un soutien. Si l'équilibrage des oreilles est difficile, on peut le signaler en faisant le signe et en montrant l'oreille, afin que les autres attendent au même niveau avant de descendre plus profondément.
  3. "Combien d'air avez-vous ?"

    • Comment faire : En utilisant l'index et le majeur ensemble, on tapote plusieurs fois la paume de l'autre main.
    • Quand l'utiliser : Les instructeurs ou guides de plongée l'utilisent fréquemment pour surveiller la consommation d'air de chacun, ce qui les aide à déterminer le moment d'accélérer ou de faire demi-tour. Il est recommandé de s'interroger mutuellement entre équipiers pour ne pas se concentrer uniquement sur sa propre consommation, et ainsi ajuster la plongée ou décider d'y mettre fin si l'un commence à manquer d'air. La réponse dépendra de la mesure de la jauge d'air (bar ou psi), il est donc essentiel de vérifier quelle mesure sera utilisée et de demander à l'instructeur comment répondre avant d'aller sous l'eau.
  4. "Manque d'air"

    • Comment faire : On forme un poing avec une main et on l'amène vers la poitrine.
    • Quand l'utiliser : Si l'on utilise des mesures en bar, ce signe est fait lorsque la bouteille atteint 50 bar. Pour des mesures en psi, il est utilisé lorsque la bouteille affiche 500 psi. C'est le moment de commencer à terminer la plongée, car il ne faut jamais sortir de l'eau avec une bouteille complètement vide. Il est impératif de toujours prévenir son équipier ou son guide de plongée en cas de manque d'air.
  5. "Hors de l'air"

    • Comment faire : Les doigts tournés vers soi, on déplace la main d'un côté à l'autre de son cou.
    • Quand l'utiliser : Bien que l'on espère ne jamais avoir à utiliser ce signe manuel, il est crucial de le connaître. Si, en profondeur, la bouteille est complètement vide, ce signe indique à l'équipier qu'il faut partager son air. Le plongeur utilisera alors le détendeur de son partenaire pour respirer, et ils remonteront lentement à la surface ensemble.
  6. "Up" (en haut)

    • Comment faire : La main est en forme de poing, avec le pouce dirigé vers le haut.
    • Quand l'utiliser : Ce signal est utilisé pour indiquer le souhait de remonter à la surface. Il est généralement employé à la fin de la plongée, après le palier de sécurité, afin que toute la palanquée sache qu'elle doit faire surface ensemble.
  7. "Descente"

    • Comment faire : La main est en forme de poing, avec le pouce pointé vers le bas.
    • Quand l'utiliser : Lorsque tous les plongeurs sont prêts à descendre ensemble, ce signe est utilisé pour signaler qu'il est temps de procéder à la descente.
  8. "Venez à mon niveau"

    • Comment faire : La même position que pour le signal "up", mais avec l'autre main à l'horizontale, paume vers le bas, placée au-dessus du pouce.
    • Quand l'utiliser : Ce signe sert à indiquer à un autre plongeur de se mettre au même niveau que soi. Il est essentiel de maintenir un niveau constant en groupe pour assurer des temps de plongée et de décompression similaires et éviter que quiconque ne se perde.
  9. "Descendez à mon niveau"

    • Comment faire : La même position que pour le signal "down", mais avec l'autre main à l'horizontale, paume vers le haut, placée sous le pouce.
    • Quand l'utiliser : Il s'agit de signaler à un autre plongeur de descendre au même niveau que soi. Rester au même niveau en groupe est important pour garantir des temps de plongée et de décompression similaires et éviter les pertes.
  10. "Rapprochez-vous de votre équipier"

    • Comment faire : Les index des deux mains sont rapprochés jusqu'à ce qu'ils se rejoignent au milieu.
    • Quand l'utiliser : Il est crucial de rester proche de son équipier pour prévenir les pertes et s'assurer qu'une aide est à portée de main en cas d'urgence. Ce signe peut être utilisé pour demander à son propre équipier de se rapprocher, ou un guide de plongée peut l'employer pour encourager les équipiers à maintenir une distance appropriée.
  11. "Tourner autour"

    • Comment faire : La main est en forme de poing, mais l'index est pointé vers le haut et le doigt est déplacé en cercle.
    • Quand l'utiliser : Ce signe de communication manuel est utilisé pour indiquer aux autres membres du groupe qu'il est temps de faire demi-tour et de rentrer.
  12. "Froid"

    • Comment faire : Avec les mains, on touche le bras opposé et on frotte de haut en bas.
    • Quand l'utiliser : Il est important de mettre fin à une plongée si l'on a trop froid afin d'éviter l'hypothermie. Aucune plongée ne justifie de risquer sa santé, il faut toujours informer son guide de plongée ou son équipier si l'on doit sortir de l'eau.
  13. "Regarder"

    • Comment faire : Avec l'index et le majeur, on pointe ses yeux. On indique ensuite ce que l'on souhaite qu'ils regardent.
    • Quand l'utiliser : Un instructeur de plongée peut l'utiliser pour inciter à observer l'exécution d'une compétence. Il peut également servir à indiquer la présence d'une faune et d'une flore marines intéressantes aux autres plongeurs.

Signe de Communication Manuel en Bonus : "Requin !"

  • Comment faire : Les doigts sont joints et tournés vers le haut. On amène la main vers le haut de sa tête pour imiter une nageoire.
  • Quand l'utiliser : Les requins sont généralement inoffensifs, mais de nombreux plongeurs en ont peur. Il peut être utile de les signaler aux autres plongeurs pour qu'ils soient informés de leur présence. Il existe de nombreux signes manuels pour différents animaux marins, et il est enrichissant de les apprendre pour pouvoir partager les observations intéressantes avec les équipiers.

La Langue des Signes Française (LSF) et la Plongée pour les Déficients Auditifs

Pour les personnes sourdes ou malentendantes, la Langue des Signes Française (LSF) se révèle être un outil de communication extraordinairement utile sous l'eau. Le Centre d’Éducation Spécialisée pour Déficients Auditifs (CESDA) de Montpellier, en partenariat avec un club de plongée de Sète, Odyssée Plongée, propose depuis huit ans à des jeunes sourds ou malentendants âgés de 8 à 13 ans de pratiquer la plongée sous-marine aux côtés d'enfants entendants. Cette initiative est précédée d'une visite d'aptitude chez un médecin ORL pour chaque jeune, qui préconise les précautions à prendre en termes de pression selon le degré de surdité.

L'apprentissage de la LSF est devenu si pertinent pour la communication sous-marine que certains moniteurs du club de plongée s'y sont formés. Grâce à cette adaptation, les enfants sourds se sentent valorisés et s’ouvrent plus facilement aux autres. Leur handicap, loin d'être un frein, est devenu une compétence. Comme en témoigne un participant : « Je vois que je peux faire des choses comme tout le monde et parler avec des personnes qui n’ont pas la langue des signes. » Emmanuel Serval, conseiller technique handisport en plongée pour la région Occitanie et président du club Sétois Odyssée Plongée, s'amuse à dire : « On en fait des acrobates dans l’eau ».

Un travail collaboratif autour de l’écocitoyenneté sur la protection des fonds marins a été engagé depuis trois ans, aboutissant à la création d’un manuel technique de plongée sous-marine en LSF. Ce projet ambitieux, mené tout au long de l'année 2023, s'est articulé autour de 4 séances de travail intensives, illustrant l'engagement à rendre l'information et la pratique de la plongée accessible.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *