L’Art du Bodyboard : Entre Secrets de Maison et Vagues de l’Océan

L’univers du bodyboard, souvent perçu comme le cadet du surf, est une discipline riche, technique et historique qui mérite bien plus qu’une simple étiquette de « sport d’apprentissage ». Si le terme « secret » nous renvoie immédiatement aux mécaniques complexes des émissions de téléréalité, où les faux-semblants et les révélations inattendues rythment le quotidien des candidats, le bodyboard possède lui aussi ses propres mystères : ceux des courants, de la lecture de la vague et de la maîtrise technique. Dans les deux cas, la réussite repose sur une capacité à lire entre les lignes, qu’il s’agisse de démasquer un secret ou de comprendre l’énergie cinétique d’une déferlante.

Une dynamique de révélation : le parallèle avec Secret Story

Pas très discret le Beubeu ! Invité dans Secret Story vendredi pour booster les candidats, Benoît Dubois a fait une jolie gaffe avec Julien, candidat de cette 10ème saison. En effet, l'ex-vainqueur de la quatrième saison a failli révéler le secret de Julien, qui est en couple avec Sophia, une autre candidate éliminée au bout de seulement 15 jours. Alors que Benoît demandait à Julien s'il pourrait sortir avec une habitante de la Maison des Secrets, celui-ci lui a répondu par la négative. Benoît lui a alors lâché : "Et puis, il y a ta petite amie à l'extérieur, Sophia…". Gros malaise de Julien : "Mais chut, ils ne savent pas…". Sur le plateau du Mad Mag ce lundi, Benoît est revenu sur cette boulette : "Je n'avais pas suivi cette saison de Secret Story, à part les quelques images qu'on avait diffusées dans le Mad Mag. Je ne savais pas quel secret était révélé. Je ne me rappelais même plus qu'il y avait des secrets là-dedans !" Une explication pas du tout de mauvaise foi donc… que Benoît conclura ainsi : "On ne m'a donné aucune consigne, on ne m'a pas donné les prénoms, j'ai été lâché comme ça."

Cette situation illustre parfaitement la fragilité des secrets, qu'ils soient médiatiques ou sportifs. Comme dans le bodyboard, où l'on doit constamment s'adapter à des conditions qui changent, l'imprévu est la seule constante. Passé par le CELSA et l'ESJ Paris, Marc Arlin est un journaliste spécialisé culture (musique, cinéma, séries…) depuis plus de 25 ans. Arrivé chez Télé-Loisirs en 2016 au sein du pôle cinéma, Marc est aujourd'hui chef de la rubrique streaming/SVOD. Il est aussi chroniqueur régulier dans le podcast mensuel SuperStream, dédié à l'actualité des séries, et participe parfois à l'émission Épisode Suivant sur BFM TV. Lors de ses précédentes expériences professionnelles, il a travaillé pour les magazines Rolling Stone, Technikart et Trax. Pour cet observateur avisé, la nostalgie d'émissions comme «Secret Story» souligne notre besoin de repères, tout comme le bodyboardeur cherche dans l'océan ce souvenir qui le rassure et le ramène instantanément à une époque plus simple.

L'évolution du bodyboard : de l'invention à la pratique moderne

L'histoire du bodyboard prend racine en 1971 grâce à Tom Morey, un ingénieur et surfeur passionné. Cet équipement a révolutionné le monde des sports nautiques. Tout a commencé lorsque Morey a conçu une planche en mousse de polyéthylène pour surfer sur les vagues de manière plus flexible et accessible. Il a d'abord nommé cette invention le "Morey Boogie," une référence à son amour pour le jazz et la musique boogie-woogie. Dans les années 1980, le bodyboard a gagné en popularité grâce à des compétitions organisées et des magazines spécialisés, attirant une nouvelle génération d'adeptes. Des riders talentueux comme Mike Stewart et Ben Severson ont contribué à élever le niveau de performance, réalisant des manœuvres spectaculaires dans des vagues de plus en plus grandes.

Les années 1990 ont marqué l'âge d'or du bodyboard avec l'explosion de compétitions internationales, notamment le World Tour. Le sport a continué d'évoluer avec l'introduction de nouvelles techniques et de designs de planches innovants, permettant des figures encore plus complexes. Aujourd'hui, le bodyboard reste un sport dynamique, apprécié pour sa diversité et son accessibilité. Contrairement aux idées reçues, limiter le bodyboard à l’apprentissage avant surf serait une énorme erreur. Un bodyboardeur aguerri va pouvoir surfer des vagues plus creuses et puissantes mais aussi des close-outs (vagues qui ferment très rapidement sur toute leur longueur), qui sont très difficiles voir impossibles à surfer en surf classique car le take off fait perdre trop de temps. Et c’est dans ces vagues que le bodyboard va se révéler grandiose, en envoyant par exemple des sauts impressionnants dans la partie la plus critique de la vague.

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Technique et matériel : choisir son équipement pour progresser

Choisir la taille de la planche de bodyboard est crucial pour optimiser tes performances et ton plaisir dans l'eau. Une règle générale est que la planche doit atteindre environ ton nombril quand tu te tiens à côté. Les riders plus lourds ou plus grands ont besoin de planches plus longues et plus larges pour flotter correctement et maintenir la stabilité. Par exemple, si tu mesures entre 1,70 m et 1,80 m et pèses entre 70 kg et 80 kg, une planche de 41 à 42 pouces serait appropriée. Le choix de la construction est tout aussi déterminant. Le Polyéthylène (PE) est souple et réactif, idéal pour les eaux froides, tandis que le Polypropylène (PP) est léger, rigide et performant dans les eaux chaudes. Le choix des palmes est également crucial pour optimiser la propulsion, le contrôle et le confort dans l'eau. Des palmes bien choisies améliorent considérablement l'efficacité de ton bodyboard et la qualité de tes sessions.

Le bodyboard est en effet une activité plus facile à débuter. Les planches sont plus petites et légères, faciles à transporter sous le bras. Elles sont aussi moins dangereuses ; on ne risque pas de s’assommer en cognant sa tête contre la planche ou de se couper avec les ailerons, contrairement à une planche de surf. En bodyboard, on reste couché sur la planche, ce qui est beaucoup plus facile car il faut du temps pour maîtriser son take off en surf. La planche est aussi plus stable qu’une planche de surf, c’est donc plus aisé de prendre ses premières vagues en bodyboard plutôt qu’en surf et c’est pour cela que c’est un sport idéal pour les débutants.

Les différentes pratiques : du Prone au Stand-up

Le "prone" est la position la plus courante et traditionnelle en bodyboard. Dans cette position, le bodyboarder est allongé sur le ventre, utilisant principalement ses bras pour diriger et propulser la planche. Une fois dans l'eau, il est essentiel de bien se positionner sur la planche, généralement avec le menton légèrement surélevé et les mains fermement sur les rails. Le prone permet de réaliser une grande variété de manœuvres, comme les "spins", les "rolls" et les "airs", en utilisant la puissance et la forme des vagues.

Le drop knee est une technique de bodyboard qui consiste à adopter une position à mi-chemin entre la position allongée traditionnelle et la position debout du surf. Pour pratiquer le drop knee, le bodyboarder place un genou sur le coin arrière de la planche et l'autre pied à plat à l'avant, formant ainsi une position agenouillée et asymétrique. Cette position permet une plus grande maniabilité et une meilleure capacité à effectuer des virages serrés et des figures complexes. Enfin, le stand-up en bodyboard consiste à se tenir debout sur la planche, similaire au surf. C'est une technique avancée qui requiert un excellent équilibre et une bonne coordination. La pratique du stand-up permet d'effectuer des manœuvres de surf comme les carves, les cutbacks et les airs, illustrées par des champions comme Jared Houston, sud-africain apprécié pour son agressivité et ses performances impressionnantes en compétition.

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