Sandrine Rousseau et le Débat Complexe Autour du Voile Islamique : Parcours, Engagements et Controverses

Sandrine Rousseau, figure politique emblématique de l'écologie française contemporaine, s'est forgée une réputation à la fois d'intellectuelle engagée et de militante pugnace, dont les prises de position, notamment sur des sujets sociétaux sensibles comme le voile islamique, ont souvent suscité de vifs débats. Son parcours, depuis ses racines familiales et universitaires jusqu'à son ascension politique et son positionnement écoféministe, éclaire la complexité des enjeux qu'elle aborde et la nature des controverses qu'elle déclenche.

Un Parcours Intellectuel et Militant Ancré dans l'Engagement

Née à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Sandrine Rousseau grandit à Nieul-sur-Mer (Charente-Maritime), au sein d'une famille profondément engagée à gauche. Ses parents, tous deux inspecteurs des impôts, ont inculqué des valeurs de service public et de militantisme. Son père, Yves Rousseau, a notamment été un militant socialiste et maire de Nieul-sur-Mer de 2001 à 2008. Sa mère, quant à elle, s'est impliquée activement à la Confédération française démocratique du travail (CFDT). Ce terreau familial a sans aucun doute façonné son engagement futur.

Installée dans le Nord-Pas-de-Calais pour ses études à partir de 1995, Sandrine Rousseau y mènera l'intégralité de sa carrière universitaire et politique. Elle étudie d'abord à l'université de Poitiers avant d'intégrer l'université de Lille. C'est en 2002 qu'elle obtient un doctorat en sciences économiques, avec les félicitations du jury, pour une thèse intitulée « Économie et environnement, une analyse régulationniste de la rente environnementale ». Ce travail de recherche aborde les rapports sociaux à l’environnement et leur impact sur les processus d’accumulation, posant les bases de son futur engagement écologiste.

À partir de 2003, elle devient maîtresse de conférences en sciences économiques à l'université de Lille et enseignante-chercheuse au sein du Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSÉ). Son expertise académique se concentre sur des domaines variés et pertinents pour les enjeux actuels, tels que l'économie de l'environnement, les emplois domestiques et la responsabilité sociétale des entreprises.

Son engagement au sein de l'université va au-delà de l'enseignement et de la recherche. En 2008, elle est nommée vice-présidente chargée de la vie étudiante, de la vie de campus, du développement durable et de l'égalité femmes-hommes de l'université. Elle exerce ces fonctions d'abord au sein de l'université Lille-I puis, après la fusion de cette dernière avec les universités Lille-II et Lille-III en 2018, au sein de la nouvelle université de Lille, intégrant une équipe composée de 19 vice-présidents, chacun associé à un domaine précis. Durant son mandat, elle initie ou accompagne plusieurs actions marquantes, comme la création de chantiers « nature » destinés à restaurer les écosystèmes des campus, ou la mise en place de potagers participatifs ouverts aux étudiants, enseignants et membres du personnel de l’université. Elle soutient également la mise à disposition gratuite de vélos pour faciliter la traversée des campus et l'ouverture d’une Maison du vélo à la Cité scientifique. Ces initiatives témoignent de sa volonté d'intégrer concrètement les principes du développement durable et de l'égalité au sein de l'institution universitaire.

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En janvier 2019, Sandrine Rousseau se déclare candidate à la direction de l'Institut d'études politiques de Lille, proposant un programme résolument écologique et social pour l'école. Bien qu'elle échoue le 19 janvier face à l'ancien directeur Pierre Mathiot, recueillant 8 voix contre 21 - dont, selon elle, deux voix contre d'Olivier Duhamel et Gérald Darmanin -, cette candidature souligne son ambition de porter ses idées au-delà de sa chaire. Son éducation politique, selon BFM TV, a été profondément marquée par Rachel Carson et son livre "Printemps silencieux", ouvrage qui a initié le mouvement écologiste aux États-Unis, illustrant l'influence intellectuelle qui sous-tend ses convictions.

L'Émergence d'une Figure Politique Écologiste

L'année 2009 marque un tournant majeur dans son parcours avec son adhésion au nouveau mouvement Europe Écologie Les Verts (EELV). Ce parti est le fruit d’une ouverture des Verts traditionnels en vue de constituer des listes aux élections européennes. Sandrine Rousseau indique avoir été sollicitée après avoir invité le Secours populaire français à distribuer des repas aux étudiants précaires à la faculté, une initiative qu'elle a menée en tant que vice-présidente chargée de la vie universitaire à l’université de Lille et qui a suscité une polémique nationale. Initialement réticente, jugeant trop difficile de concilier son rôle d'enseignante, de mère de trois enfants et de militante, elle finit par accepter la proposition, poussée par un sentiment d’éco-anxiété et un besoin impérieux d’agir. Ses trois enfants, nés avant le début de son parcours politique en 2009, constituent d'ailleurs une source de motivation forte pour son engagement politique.

Dès l'année suivante, en 2010, elle se présente aux élections régionales françaises pour la région Nord-Pas-de-Calais, occupant la troisième position sur la liste du Nord. À la suite de la fusion des listes de gauche au second tour, elle est élue sur la liste d'union conduite par Daniel Percheron (PS). De 2010 à 2015, elle exerce les fonctions de vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, avec la charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. Au cours de ce mandat, elle met en œuvre le plan campus, un vaste projet de constructions et de réhabilitations visant à améliorer les conditions de vie des étudiants de la région. Elle développe également des programmes de recherche innovants, tels que « chercheurs citoyens », qui associent chercheurs et associations afin de travailler sur des sujets sociétaux concrets. Sandrine Rousseau œuvre également au projet de fusion des trois facultés lilloises en une seule grande université, une fusion qui sera effective en 2018. Elle soutient et développe des programmes de démocratisation de l'enseignement supérieur, et crée le dispositif des emplois étudiants pour faciliter la conciliation des études et des emplois. En outre, elle pilote et coordonne le schéma régional d'enseignement supérieur et de recherche et crée une instance de concertation appelée « le parlement du savoir ».

Son engagement politique la mène à d'autres tentatives électorales. En juin 2012, elle est investie par EELV et le Parti socialiste comme candidate dans la 21e circonscription du Nord (Valenciennes). Elle recueille alors 16,71 % des suffrages, face à Jean-Louis Borloo (UDI) et Fabien Thiémé (Front de gauche). Elle intègre le bureau exécutif d'Europe Écologie Les Verts à l'issue du congrès de La Rochelle en juin 2011, en tant que signataire de la motion « Maintenant » conduite par Cécile Duflot et Philippe Meirieu.

En mars 2014, elle mène la liste écologiste aux élections municipales de Villeneuve-d'Ascq, se mesurant, entre autres, au maire historique de la ville, Gérard Caudron, en place depuis quatre décennies. Sa liste, qui se distingue par le fait qu'elle est séparée de celle du PS, contrairement à de nombreuses autres villes, bénéficie d'une percée des écologistes et surtout de l'affaiblissement général du Parti Socialiste, qui est la principale victime de ces élections où la gauche ne conserve que 349 des 509 communes de plus de 10 000 habitants. Pour les élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, elle prend la tête d'un rassemblement citoyen englobant Europe Écologie Les Verts, le Parti de Gauche, la Nouvelle Gauche socialiste (un parti formé de dissidents du Parti Socialiste) et Nouvelle Donne. Ces élections voient cependant la gauche perdre la totalité des 108 sièges qu'elle avait obtenus en 2010, tandis que la liste de Marine Le Pen réalise une percée historique, passant de 18 % à 40 % des voix en l'espace de cinq ans.

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L'Affaire Denis Baupin et la Fondation de l'Association Parler : Un Engagement Féministe Fondamental

Un événement majeur marque profondément son parcours et renforce son engagement féministe. En mai 2016, dans le cadre d'une enquête réalisée par Mediapart et France Inter, Sandrine Rousseau fait partie, avec Isabelle Attard, Elen Debost et Annie Lahmer, des quatre élues qui accusent le député Denis Baupin de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles. Ces accusations, retentissantes, ébranlent le parti écologiste qui se revendique du féminisme. À la suite de ces révélations, le 9 mai 2016, Denis Baupin démissionne de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. L'affaire est classée sans suite le 6 mars 2017, pour prescription. Denis Baupin dépose plainte en diffamation contre les journalistes Lénaïg Bredoux de Mediapart et Cyril Graziani de France Inter, ainsi que contre le parti Europe Écologie Les Verts. Il annonce également son intention de déposer plainte pour dénonciation calomnieuse contre les femmes qui l'accusent.

En septembre 2017, Sandrine Rousseau publie un livre intitulé "Parler", dans lequel elle relate ce qu'elle a dû surmonter pour dénoncer les faits, depuis la prise de parole jusqu'au dépôt de plainte. Invitée dans l'émission "On n'est pas couché" sur France 2, présentée par Laurent Ruquier, elle fait le récit détaillé de l'agression, accusant Denis Baupin de l'avoir forcée à l'embrasser dans un couloir en marge d’une réunion d'EELV en octobre 2011. Durant cette émission, elle est vivement interpellée par Christine Angot, qui lui explique de façon virulente que l'expression publique de sa souffrance et l'attente de la sollicitude de son parti politique ne serait pas la bonne, ou la seule façon, de se libérer de la souffrance laissée par une agression.

Cet épisode a des conséquences sur son engagement politique. En 2017, elle est candidate aux élections législatives dans la 9e circonscription du Nord. Le 29 septembre 2017, Sandrine Rousseau annonce sur RTL qu'elle n'est plus cadre d'Europe Écologie Les Verts. Elle estime avoir été poussée au départ par son parti, déclarant : « Ils m’ont fait partir : j’ai été soutenue financièrement pour le procès mais dans la pratique politique, c’était très dur. Je sentais que ma présence les gênait ».

Malgré cette rupture, son engagement féministe se concrétise par la création, en 2017, de l'association Parler, une structure d'entraide entre victimes de violences sexuelles. Elle lance un appel aux dons et aux bénévoles pour enclencher les premières actions de l'association. Dès janvier 2018, quatre antennes ouvrent, où des femmes victimes de violences sexuelles sont accueillies chaque mois et où des groupes de parole sont animés. En 2020, l'association est présente dans une dizaine de villes de France et, en 2021, elle prend le nouveau nom d'En parler, témoignant de sa pérennité et de son développement. Son action ne se limite pas à ce domaine, car en 2017, elle dépose également un recours en carence contre l'État pour inaction sur la pollution de l'air aux particules fines, après une série de pics de pollution dans le Nord de la France face auxquels aucune mesure n’avait été prise. Le jugement du tribunal administratif de Lille reconnaît la carence fautive de l'État sans toutefois le condamner.

Retour à EELV et Candidature à la Primaire Écologiste de 2022 : L'Affirmation d'un Écoféminisme Radical

Le 5 septembre 2020, Sandrine Rousseau annonce sa ré-adhésion à Europe Écologie Les Verts. Elle déclare ensuite, le 26 octobre 2020, aux militants du parti, sa volonté de se porter candidate à la primaire des écologistes en vue de l'élection présidentielle de 2022. Elle précise que son retour a été motivé par la nomination de Gérald Darmanin au poste de ministre de l'Intérieur en juillet 2020, alors qu'il est accusé d’avoir profité de sa position d’élu pour obtenir des faveurs sexuelles, une situation qu'elle jugeait inacceptable.

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Première à se déclarer candidate à la primaire, elle affronte Delphine Batho, Jean-Marc Governatori, Yannick Jadot et Éric Piolle. Sandrine Rousseau est largement considérée comme la toute première candidate en politique française à se réclamer ouvertement de l'écoféminisme. Selon Reporterre, elle « s’appuie sur un programme écologiquement radical et féministe ». Mediapart souligne qu'elle « creuse le sillon des luttes contemporaines émanant de la société civile » et qu'elle « épouse le renouvellement du militantisme antiraciste ». Sa candidature, comme l'indique Reporterre, « a suscité beaucoup d’enthousiasme au sein des réseaux militants féministes, LGBT et antiracistes ». La chercheuse Vanessa Jérôme estime qu'elle « a défendu une écologie écoféministe, ancrée à gauche, imprégnée des mobilisations les plus récentes : #MeToo, Black Lives Matter, les « gilets jaunes » et les marches pour le climat ». Tout comme sa concurrente Delphine Batho, elle prône la décroissance, une vision économique radicale qui interroge les fondements de la croissance infinie.

Elle ne revendique pas de soutien officiel au sein du bureau exécutif d'EELV, mais elle est appuyée par plusieurs élus, dont Alice Coffin et Pierre Serne (membres de son équipe de campagne), des membres de la commission féministe du parti, l'intégralité des lanceuses d’alerte de l’affaire Denis Baupin, ainsi que des personnalités du secteur culturel et du podcasting telles que Pénélope Bagieu, Lauren Bastide, Eve Ensler, Jane Fonda, Adèle Haenel, Lio, Céline Sciamma, Bruno Solo ou encore Victoire Tuaillon. Son équipe de campagne est majoritairement composée de néophytes en politique, avec une minorité de militants traditionnels, reflétant une volonté de renouvellement des pratiques politiques.

Selon Mediapart, Sandrine Rousseau « prône « une alliance la plus large possible sur un programme de rupture et d’écologie sociale », de fait, plus raccord avec les Insoumis qu’avec les socialistes ». Libération note que « sa radicalité attire une partie des militants écologistes, souvent jeunes », et que ceux de La France insoumise « l’observent avec une forme de bienveillance » et « aimeraient la voir gagner pour tenter un rapprochement dans la foulée ». Elle entretient d'ailleurs de bonnes relations avec Jean-Luc Mélenchon.

Alors que sa candidature n'était pas perçue comme susceptible de l'emporter au début de sa campagne, elle apparaît, à l'approche du premier tour, comme la candidate la plus visible médiatiquement de la primaire, en raison des polémiques liées à ses prises de position radicales. Elle est alors en mesure de bousculer le duel annoncé entre Yannick Jadot et Éric Piolle. Elle termine finalement deuxième du premier tour de la primaire avec 25,14 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour. Libération relève qu'elle a assumé un positionnement radical tout au long de sa campagne et que « c’est encore par le biais de la radicalité qu’elle a mis Yannick Jadot en difficulté pendant les dix jours d’entre deux tours ». Selon Acrimed, Sandrine Rousseau a fait l'objet dans les médias d'« une véritable campagne de disqualification, insultes sexistes à l’appui ». Arrêt sur images estime que « ses maladresses sont traquées et disséquées, son engagement féministe jugé “déplacé”, son positionnement qualifié de “victimaire” », tandis que son programme a été « complètement ignoré ». La chercheuse Vanessa Jérôme estime que, si les débats internes à la primaire ont été sereins, « la violence est donc surtout venue de l’extérieur, et elle n’a fait qu’une seule victime : Sandrine Rousseau. Gratuite, le plus souvent hors de propos et démesurée, elle s’est exprimée par la voix des commentateurs, des faiseurs d’opinions politiques et des haters présents sur les réseaux sociaux ».

Après avoir entretenu le doute sur son soutien à Yannick Jadot pour l'élection présidentielle, elle assure qu’elle fera bien campagne pour lui, « sans état d’âme ». Tout comme Delphine Batho et Éric Piolle, elle intègre l'organigramme de campagne en occupant les fonctions de présidente du « conseil politique » (chargé de la stratégie du candidat) et conseillère spéciale aux questions de précarité et de discrimination. En parallèle, elle fait part de son intention de se présenter à la direction d'EELV lors du prochain congrès du parti, en 2022. En février 2022, Le Journal du dimanche révèle son intention de se présenter aux élections législatives françaises de 2022 dans la neuvième circonscription de Paris, détenue depuis 2017 par le député LREM Buon Tan. Elle confirme cette intention le 26 avril dans l'émission "À l'air libre" de Mediapart, alors même que son investiture est bloquée par les négociations de l'accord électoral entre EELV et La France insoumise. Le 28 avril, l'accord des deux organisations sur sa candidature dans cette circonscription est finalement conclu.

Sandrine Rousseau et le Voile Islamique : Déclarations et Tempêtes Médiatiques

C'est dans ce contexte de forte visibilité politique et d'affirmation de positions écoféministes radicales que Sandrine Rousseau a été amenée à s'exprimer sur la question du voile islamique, déclenchant de vives controverses.

La Position de Sandrine Rousseau sur le Voile : Entre Refus d'Interdiction et Critique du Sexisme

Invitée d'Europe 1 le 1er septembre, Sandrine Rousseau a longuement expliqué sa position sur le voile islamique. Elle s'est refusée à prôner son interdiction, tout en considérant qu'il s'agit d'un « vêtement sexiste ». Cette intervention faisait suite à une période où elle avait déjà dû concéder, la semaine précédente, avoir eu « une phrase maladroite » après ses propos sur BFMTV suggérant qu'avoir en France de « potentiels terroristes » venus d'Afghanistan permettrait de les « surveiller ». Sur Europe 1, la candidate à la primaire écologiste s'est à nouveau longuement expliquée sur l'accueil des réfugiés afghans, qu'elle prône, notamment pour ceux qui « ont aidé les Français et les forces internationales » et « qui risquent leurs vies à l’instant où les talibans arrivent chez eux ».

Interrogée par la journaliste Sonia Mabrouk, elle a été confrontée à un parallèle établi par l'intervieweuse entre la situation des femmes en Afghanistan et celle des Françaises qui portent le voile. Sandrine Rousseau a d'abord déploré : « On confond terrorisme et population civile sur place… La population civile qui se massait à l’aéroport n’était pas des terroristes, ce sont des personnes qui fuyaient les talibans (…) La peur du terrorisme nous fait perdre nos valeurs aujourd’hui ». La journaliste l'a ensuite interpellée : « Pourquoi, alors, vous considérez une régression, un enfermement dans un pays et ça ne vaut pas dans un autre pays comme la France, quand on cache le corps de la femme. Vous ne vous en indignez pas autant. » À cela, Sandrine Rousseau a répondu que « l’émancipation des femmes ne passe jamais par une interdiction du vêtement ».

Plus tard, le 12 novembre, invitée sur LCP, elle a défendu qu'« il y a pleins de motivations pour porter un voile ». Elle a ajouté : « Il y en a qui portent des voiles (pour des raisons) qui sont juste un embellissement ». Ces propos ont particulièrement cristallisé les critiques et les réactions négatives.

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