La Cure en Kayak : Une Aventure Palpitante au Cœur du Morvan

La Cure, serpentant à travers les paysages emblématiques du Parc Naturel Régional du Morvan, offre aux amateurs de sports d'eau vive une expérience inoubliable, mêlant la beauté sauvage de la nature à l'intensité de la navigation. Cette rivière, réputée pour son caractère dynamique, est une invitation à l'aventure pour tous ceux qui cherchent à s'immerger dans un environnement préservé tout en relevant des défis sportifs significatifs. Des eaux tumultueuses aux passages plus calmes, la Cure dévoile des facettes multiples, promettant des sensations fortes et des souvenirs impérissables à chaque coup de pagaie.

La Cure, une rivière au caractère impétueux au cœur du Morvan

La Cure prend sa source à 725 m d'altitude, à environ 9,5 km en amont du lac des Settons et de son barrage, dans le Bois de Cure. Dès ses premiers kilomètres, elle affiche une vitalité qui ne la quittera pas sur l'essentiel de son parcours. Longue de 112 km avec un débit moyen de 16,20m3/s, cette rivière ne manque pas de peps ! Son énergie se manifeste à travers un courant souvent soutenu et des sections où l'eau sculpte des passages audacieux. Le cadre naturel dans lequel elle évolue est à couper le souffle, offrant une échappée verte, au milieu de forêts denses qui bordent ses rives et procurent une sensation d'immersion totale.

Se faufilant sous des voûtes de feuillage ou entre des gorges sauvages, la Cure connaît une vie torrentueuse dans sa traversée du Morvan. Cette description n'est pas une simple figure de style ; elle évoque la réalité d'une rivière dont le profil varie constamment, alternant des sections plus larges et ouvertes avec des passages étroits où le courant s'accélère et où les rochers affleurent. La majeure partie de son parcours, de sa source jusqu'à l'aval de Vézelay, se déroule au sein du parc naturel régional du Morvan, un gage de préservation et de beauté naturelle. Cet environnement protégé assure une biodiversité riche et des paysages verdoyants qui font la joie des pagayeurs, offrant un spectacle changeant à chaque méandre. L'aspect sauvage et préservé de la rivière et de ses abords contribue grandement à l'attrait de la Cure pour les activités de plein air, en particulier le canoë-kayak, en fournissant un terrain de jeu authentique et stimulant.

Sensations fortes et défis sur la Cure : Un paradis pour le canoë-kayak

Pour les amateurs d'eaux vives, la Cure est une destination de choix, garantissant une montée d'adrénaline et des défis techniques. Cramponnez-vous bien, nous vous garantissons le plein de sensations fortes sur ce spot de rafting et de Rallye Canoë/Kayak classe 3 avec des passages 4. Cette classification indique clairement le niveau d'engagement requis : la classe 3 correspond à des rapides avec des vagues irrégulières, des rochers visibles et des courants forts, nécessitant des manœuvres précises. Les passages 4, quant à eux, impliquent des rapides longs et puissants avec des obstacles inévitables, des tourbillons et des rappels marqués, exigeant une reconnaissance et des manœuvres expertes. Il s'agit d'une rivière pour aventuriers, où la technique et la vigilance sont primordiales. Aventuriers, la Cure vous attend ! Sa réputation n'est plus à faire parmi les pagayeurs expérimentés en quête de défis stimulants.

Passages techniques et vigilance accrue

La Cure est jalonnée de plusieurs points où la vigilance est de mise et où l'expérience du pagayeur est mise à rude épreuve. Les 4 seuils de la partie Pont de Nataloup-Saut du Gouloux ont une tendance au rappel… Un rappel est une zone où l'eau, après avoir franchi un obstacle (comme un seuil ou une roche), crée une circulation inversée en aval, pouvant retenir un bateau et son équipage. Sur le tronçon Nataloup-Saut du Goulou, les rappels des deux premiers seuils sont surtout au centre et rive droite. Cela signifie que les kayakistes doivent anticiper ces zones, souvent en s'orientant vers la rive gauche pour éviter les pièges du courant. La capacité à lire la rivière et à réagir rapidement est essentielle pour naviguer en toute sécurité à travers ces sections.

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Un autre point de référence notable est le Saut du Goulou. Cependant, il convient de préciser que le « vrai » saut du Goulou n'est pas sur la rivière mais un peu plus loin, et c'est un infran. Un "infran" désigne un passage infranchissable en kayak ou canoë, soit à cause d'une chute trop haute, d'un siphon dangereux ou d'un autre obstacle majeur, qui impose un portage obligatoire pour la sécurité des pratiquants. Cette distinction est cruciale pour éviter toute confusion et garantir la sécurité des expéditions. La rivière est un milieu vivant, changeant, et qui fait l'objet d'aménagements permanents. Cela implique que les conditions de navigation peuvent évoluer d'une saison à l'autre, voire d'un jour à l'autre, en fonction du débit, des travaux hydrauliques ou des phénomènes naturels. C'est pourquoi une reconnaissance préalable des lieux et une consultation des informations les plus récentes sont toujours recommandées avant de s'engager sur la Cure. Les rédacteurs des topos rivières et les créateurs de ce site web ne peuvent en aucun cas être tenus pour responsables en cas d'inexactitude, d'omission ou d'erreur dans les topos rivières, soulignant l'importance de l'autonomie et de la prudence des pratiquants.

Préparer votre descente : Aspects pratiques et logistiques

Envie de profiter des magnifiques paysages verdoyants du Morvan en canoë-kayak ? La planification est la clé d'une aventure réussie et sécurisée sur la Cure. Que vous soyez un pagayeur aguerri ou que vous cherchiez une initiation encadrée, plusieurs options s'offrent à vous pour organiser votre descente.

Choisir son parcours et sa logistique

Les points de départs possibles incluent les ponts de Pierre-Perthuis, où la mise à l’eau est facile. Ce site est souvent privilégié pour son accessibilité et son environnement. La distance des parcours proposés varie de 16 à 18 kilomètres, selon le point de départ choisi, offrant une flexibilité pour adapter la durée de l'excursion à vos envies et à votre niveau d d'endurance. La durée estimée pour une descente est d'environ 3 heures, bien que cela puisse varier considérablement en fonction du débit de la rivière, de votre rythme de pagayage et du nombre d'arrêts effectués pour admirer le paysage ou franchir des passages techniques.

Les difficultés éventuelles sont étroitement liées au débit de la rivière. À faible débit, vous ne devriez pas rencontrer de grosses difficultés, ce qui rend certains tronçons plus accessibles aux débutants ou à ceux qui préfèrent une expérience plus tranquille. Cependant, lorsque le débit est plus élevé, la Cure retrouve son caractère "torrentueux", exigeant plus de technique et de prudence. Il est donc impératif de se renseigner sur les conditions hydrologiques avant de partir.

Un aspect logistique à considérer est le transport. On ne peut pas tout avoir : il sera compliqué de vous appuyer sur les transports en commun pour cette randonnée en canoë-kayak sur la Cure. La localisation de la rivière au cœur du Morvan, dans des zones rurales et parfois isolées, rend l'accès par les transports en commun difficile, voire impossible. Il est donc essentiel de prévoir un moyen de transport personnel ou d'organiser une navette pour les véhicules entre le point de départ et le point d'arrivée. Cette organisation préalable garantit une expérience fluide et sans tracas, vous permettant de vous concentrer pleinement sur le plaisir de la navigation.

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Réservation et accès aux services

Pour faciliter l'organisation de votre aventure, vous pouvez entrer directement en contact avec des prestataires locaux, ou bien réserver l’une des deux descentes au choix en ligne en passant par les plateformes de loisirs Funbooker ou Manawa. Ces plateformes offrent la possibilité de comparer les offres, de consulter les disponibilités et de réserver en quelques clics, simplifiant ainsi les démarches. Elles peuvent également fournir des informations supplémentaires sur les équipements inclus, les consignes de sécurité et les options d'encadrement, ce qui est particulièrement utile pour les groupes ou les personnes moins expérimentées. La présence d'un nouveau camping a vu le jour, offrant une ambiance plus agréable que celui connu, ce qui est une excellente nouvelle pour les pagayeurs souhaitant prolonger leur séjour et profiter pleinement de la région. Ce développement contribue à améliorer l'infrastructure d'accueil pour les sportifs et les vacanciers, renforçant l'attractivité de la Cure comme destination de loisirs aquatiques.

Expériences vécues sur la Cure : Témoignages et aventures

Les récits de ceux qui ont bravé les eaux de la Cure apportent un éclairage précieux sur ce que l'on peut attendre de cette rivière. Ils illustrent la diversité des expériences, des joies intenses aux défis surmontés, et soulignent l'importance de la préparation et de l'esprit d'équipe.

Récits d'une virée mémorable

Une expédition mémorable a commencé un samedi matin, comme en témoigne un groupe d'amis : « Nous voici, Émilien, Clément, Thomas, Ioderrick, samedi 16 Avril 6h30, pour une virée dans le Morvan. » Malgré un réveil très matinal, le groupe était animé d'une grande impatience : « Malgré un réveil très matinal, nous sommes tous impatients de partir et de découvrir (ou redécouvrir) ces deux rivières mythiques. » Après un long trajet, l'aventure a débuté par une descente sur une rivière voisine tout aussi exigeante : « Après 6 heures de route et une arrivée sous un soleil généreux, le Chalaux, classe 3 avec passage 4, nous attend. » Un bref pique-nique a permis de reprendre des forces avant une rencontre fortuite : « Un bref pique nique pour reprendre quelques forces et c'est à ce moment que nous faisons la rencontre de Philippe, kayakiste, qui finalement fera les descentes et les navettes avec nous. » Cette synergie improvisée est souvent un aspect enrichissant des sorties en eaux vives. La première journée s'est achevée par l'installation du camp : « Vers 17 heures après les premiers "bains" nous avons posé les bateaux, commencé à préparer notre zone de bivouac, et fait la rencontre d'un couple de pêcheurs. » Les "bains" désignent les chavirages, une réalité fréquente en eaux vives.

Le lendemain, les conditions étaient rudes : « Dimanche 17 Avril, La nuit fut fraîche et pas des plus reposante, avec des températures avoisinant le zéro pointé. » Cependant, le moral du groupe a été revigoré par un bon repas chaud : « Le petit déjeuner bien chaud, nous a requinqués pour la descente prévu sur la Cure du même niveau que le Chalaux et son fameux saut de Gouloux (certains le nomment aussi le saut du glou-glou). » Le départ de la descente sur la Cure a eu lieu sous de bons auspices : « Départ de la descente vers 10h30 toujours sous le soleil. » Le début de la navigation s'est avéré prometteur : « Le début s'est bien déroulé avec quelques "marches" au cœur d'un paysage magnifique. » Ces "marches" sont des successions de petits rapides ou de ressauts qui animent la rivière sans présenter de difficultés majeures. Mais, à mi-parcours, les choses se sont compliquées, la Cure devenant plus "engagée" avec l'apparition du premier obstacle, le "saut du taureau", devant lequel il est recommandé de faire un joli stop. Ce genre d'obstacle requiert une reconnaissance attentive et une stratégie claire. L'équipe, qui avait été rejointe par Romain, a traversé le passage avec succès, à l'exception d'un membre : « Toutes l'équipe, qui à été rejointe par Romain, est bien passée, sauf moi même, qui a beaucoup nagé durant ce passage (environs 150 mètres, voir plus…) jusqu'à la fin du "saut de Gouloux". » Nager dans des rapides, même sur une distance relativement courte, est une expérience exigeante et potentiellement dangereuse, soulignant l'intensité de la rivière. L'après-midi a été consacrée à une nouvelle descente, cette fois-ci sur le Chalaux : « Vers 14/15heures après un repas de nouveau sur la zone de départ du Chalaux, nous avons décidé tous les 5 de redescendre à nouveau cette rivière. » Cette décision, malgré la fatigue, témoigne de la passion et de la recherche de perfectionnement des kayakistes. De nombreux "bains" ont jalonné cette seconde descente, car il était « très difficile, voire impossible d'esquimauter par manque de fond sur la majeure partie de la rivière. » L'esquimautage est une technique cruciale pour redresser un kayak après un chavirage, et son impossibilité augmente la difficulté et le nombre de sorties du bateau.

Le troisième jour a commencé par un nouveau bivouac : « Lundi 18 Avril Rebivouac, toujours en compagnie de notre couple de pêcheurs, qui a été, comme la veille, aussi glacial. » Après un réveil aux aurores pour certains, le campement a été levé pour la dernière matinée de navigation, avec de nouveaux compagnons : « Après un réveil aux aurores pour certains, nous levons le campement pour cette dernière matinée de navigation, toujours avec nos nouveaux acolytes qui ont été rejoints par 3 nouveaux kayakistes. » Le choix d'un parcours plus serein a marqué cette dernière étape : « Nous avions choisi la veille de faire une sortie plus tranquille, ce qui a été le cas, avec la partie située sur la haute Cure, contrastant avec les descentes précédentes. » Cette variété de parcours permet d'adapter l'effort et le plaisir. La promenade matinale s'est achevée vers 13h : « Notre promenade matinale pris fin vers 13h, c'est à ce moment là que nous nous sommes séparés d'une partie de notre groupe pour reprendre le route (après un bref pique nique). » Le retour a été marqué par quelques péripéties : « Nous avons fait quelques "détours" sur la route du retour (merci Google maps), arrivant à Cholet aux alentours de 20h15, tous rincés mais avec le sourire aux lèvres. » Cette anecdote illustre le mélange d'efforts, de fatigue et de satisfaction qui caractérise les aventures en eaux vives.

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Observations et conseils des pratiquants

Les expériences des pagayeurs sur la Cure et ses environs offrent des leçons précieuses. Le bilan de l'expédition citée révèle des aptitudes spécifiques acquises ou confirmées : « Émilien valide à nouveau son monitorat avec option sauvetage de pagaie. » Ce détail souligne l'importance des compétences de sécurité et de sauvetage en milieu aquatique. « Clément obtient son certificat de kayakistes sans k-way (oui, oui un oubli) et son doctorat en matelas gonflable. » Cet oubli, bien que anecdotique, rappelle la nécessité d'un équipement complet et adéquat, et la capacité d'adaptation face aux imprévus. « Thomas obtient le diplôme de destructeur de bateau avec option machine à laver. » Cette description imagée met en évidence la violence potentielle des rapides et les contraintes que subit le matériel. « Ioderrick passe la pagaie arc-en-ciel avec option nage en eau vive. » Cette mention confirme l'occurrence des chavirages et la réalité de la nage en eaux vives comme partie intégrante de l'expérience.

D'autres témoignages complètent cette vision. Noky Dream a publié sur la plateforme YouTube sa descente de la basse Cure en kayak, de Malaissis au camping d’Asquins. Ces ressources visuelles sont d'une grande aide pour visualiser les parcours et se préparer aux défis. Par ailleurs, Laurent Bouvot, un commentateur avisé, a partagé des observations importantes concernant les rappels sur le tronçon Nataloup-Saut du Goulou, soulignant que les rappels des deux premiers seuils sont surtout au centre et rive droite. Ces informations spécifiques sont vitales pour la navigation technique et la sécurité des pratiquants. La présence d'un nouveau camping, qui offre une ambiance plus agréable que celui connu, est également une amélioration notable pour l'accueil des kayakistes et l'agrément de leur séjour. Toutes ces contributions, qu'elles soient des récits détaillés ou des observations ciblées, enrichissent la compréhension de la Cure et de ses exigences, permettant aux futurs aventuriers de mieux anticiper et de profiter pleinement de leur descente.

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