Le remblayage est une étape cruciale pour assurer la stabilité de l’installation et prévenir les risques liés à l’érosion, à l’affaissement ou aux infiltrations. Remblayer, cela consiste à boucher le trou qui entoure la piscine avec la terre que l'on aura retirée lors du terrassement. Une simple formalité ? Pas vraiment ! Une fois que l'on aura rebouché le trou dans lequel repose la structure de notre piscine, il ne sera plus possible d'y accéder. Le remblayage autour d’une piscine engage plusieurs problématiques techniques et réglementaires importantes. Un remblai de piscine mal fait ou mal pensé entraînera immanquablement des détériorations ultérieures au niveau du bassin et de ses abords.
Préparation méticuleuse du terrain et terrassement
La réussite du remblayage dépend avant tout d’une préparation soignée du terrain. Cette phase comprend le terrassement, la stabilisation du sol, ainsi que le contrôle du nivellement avant toute pose des matériaux de remblai. Le terrassement consiste à dégager la cavité destinée à accueillir la piscine tout en respectant le niveau défini pour la structure. Cette opération demande d’évaluer précisément la nature du sol, sa portance et les éventuelles contraintes hydrologiques. Le terrassement doit inclure la mise en place d’un fond de forme stable et uniforme. Dans certains cas, un géotextile peut être positionné pour renforcer la base et éviter que les granulats de remblai ne migrent vers la couche inférieure. Après terrassement, il convient de vérifier rigoureusement le nivellement. Le sol doit présenter une planéité parfaite afin de répartir uniformément les charges exercées par la piscine.
Les vérifications indispensables avant le remblaiement
Avant de faire son remblai piscine, il y a d’abord des vérifications assez basiques et évidentes. Quand la piscine sera remblayée, il ne sera plus possible d'accéder sans effort à la partie externe de la structure. Il est indispensable de vérifier ce qui doit l’être avant de reboucher complètement le trou laissé par le terrassement de la piscine. Les fuites d’eau sont la hantise de n’importe quel propriétaire de piscine. Tout le circuit hydraulique et les points de fuite potentiels doivent être contrôlés et validés : raccordement des équipements, fixation et étanchéité des pièces à sceller (skimmer, buse, prise balai, bonde de fond, projecteur), étanchéité des joints et raccords entre canalisations. Il faut aussi valider que le câblage et les branchements électriques sont opérationnels : lumières et autres équipements éventuels.
Il faut également penser à déposer une bonne couche de sable (20 cm) sur les canalisations tout autour de la piscine. Ainsi, elles ne risqueront pas de se percer ou de s’abîmer au moment du remblaiement. Pour les piscines à panneaux, il faut valider le bon ancrage des jambes de force, le serrage de la boulonnerie et des équerres. Si le sol est limoneux, sableux, argileux ou si la piscine est installée dans une cuve ou en bas d’une pente, il est bienvenu d’installer un tuyau de drainage périphérique. On peut aussi le protéger par un géotextile pour qu’il ne soit pas bouché par le sable. Avant toute opération de remblayage, le contrôle approfondi des raccordements est primordial. Une inspection complète limite les risques de détériorations cachées pouvant générer des réparations coûteuses. En cas de problème après remblayage, intervenir devient complexe et peut nécessiter des travaux lourds.
Le rôle crucial du drainage
Le drainage est un élément tout aussi fondamental. Les eaux pluviales ou souterraines doivent pouvoir s’évacuer sans stagner afin de préserver l’intégrité des matériaux et des canalisations. Les matériaux granulaires sont privilégiés pour leur capacité à se compacter solidement et à faciliter le drainage. Le gravier concassé est particulièrement apprécié en raison de sa stabilité et de sa capacité à laisser circuler l’eau, limitant ainsi les risques d’humidité sous la piscine. Les galets lisses, moins prisés pour la tenue mécanique, peuvent néanmoins servir en complément pour assurer un drainage optimal en périphérie.
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Sélectionner le matériau de remblai idéal
Pour s'assurer que le remblaiement soit bien effectué et que la structure de notre piscine sera pérenne, il faut être extrêmement vigilant en choisissant le matériau avec lequel on va remblayer. En effet, si le matériau choisi est trop meuble ou trop poreux, le remblai va progressivement se tasser sur lui-même, et le sol bouger. A ce titre, on conseille donc d’utiliser des matériaux dont le potentiel de tassement est faible ; comme les graviers, les pierres concassées ou encore les galets. La terre végétale ou les matériaux organiques sont généralement proscrits dans le remblai. Leur tendance à gonfler sous l’effet de l’eau ou à se tasser avec le temps peut compromettre la stabilité de la piscine.
La terre déblayée lors du terrassement peut aussi être utilisée. Mais gardez à l’esprit qu’il y aura un tassement élevé car cette terre a une densité de 1,3 à 2 fois moins importante que lorsqu’elle était compactée dans le sol. Vous pourriez le regretter. Quoiqu’il en soit, les terres végétales, argileuses, sableuses sont à bannir. Le remblai doit être stable dans le temps. Son rôle est d’éviter que la structure de la piscine bouge, se déforme, s’affaisse ou s’écroule au fil des années, en déplaçant ou en comprimant une partie des canalisations enterrées.
Spécificités selon le type de piscine
Le remblaiement est un passage obligatoire pour tous les bassins creusés ou enterrés qui ont une structure en dur : piscines à panneaux, piscines maçonnées / bétonnées, piscines bois et piscines monocoques type polyester. Pour les piscines en béton projeté, la nécessité de remblayer dépendra de la manière dont le squelette et l’habillage béton ont été faits. Il n'y a que pour les piscines sur bâche EPDM que le remblai n’est a priori pas nécessaire, puisque la membrane est posée directement sur la fouille et le sol.
Cependant, cela dépend aussi du type de piscine : comme la structure de la piscine coque est fragile, certains piscinistes déconseillent parfois le gravier qui pourrait l'endommager. Conformez-vous aux indications du constructeur, notamment pour ne pas perdre votre garantie. Une piscine creusée doit pouvoir résister à la pression du sol de l'extérieur. Par ailleurs, la piscine ne doit pas être déformée vers l'extérieur par la pression de l'eau. Etant donné qu'un bassin GFK est essentiellement un corps en plastique élastique, il ne peut pas résister seul à la pression de la terre ou de l'eau. Cette tâche prend essentiellement en charge le remblayage. Pour une piscine coque, le niveau du remblai doit être au même niveau que l’eau. On remplit 30 à 50 cm d’eau puis on met 30 à 50 cm de remblai. On attend que le niveau d’eau monte et on recommence. Le remblaiement est rythmé par la vitesse de remplissage de la piscine.
La méthodologie de pose : progression et compactage
Le remblayage consiste à combler progressivement et méthodiquement l’espace entre la piscine et le sol excavé. Pour que l’étape « remblaiement » aille assez vite, on peut louer une tractopelle : cela sera moins pénible que de le faire à la brouette. Si vous utilisez un engin mécanique, optez pour une machine la plus légère possible pour limiter le risque de déplacement des parois ou d’écraser des canalisations. On ne verse jamais le remblai en une seule fois ! Il faut procéder par couches de 30 à 50 cm d’épaisseur. Chaque couche est tassée à l’aide d’un compacteur manuel ou mécanique, ou même avec un manche de pelle, avant d’ajouter la suivante.
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On peut considérer que la couche est suffisamment tassée lorsque le manche ne s’enfonce plus dans le remblai. Une pause de 30 à 60 minutes entre chaque compactage est recommandée pour contrôler la densité et corriger d’éventuelles insuffisances. Si vous utilisez de la terre, vous pouvez accélérer le tassement du remblai en l’arrosant. C’est cependant déconseillé pour les structures fragiles à cause de la pression exercée sur les parois.
Gestion des pressions et mise en eau
Dès que le remblaiement est fini, il ne faut pas perdre de temps, et mettre directement la piscine en eau. Le poids de l’eau lutte efficacement contre les pressions exercées par le remblai, surtout sur une coque polyester. Il est donc essentiel de remplir la piscine rapidement dès que le remblayage atteint un certain niveau. Cela évite tout tassement excessif ou déformation. Seules les piscines maçonnées et ferraillées peuvent supporter une mise en eau tardive. Si pour une raison quelconque vous êtes amené à remblayer avant la mise en eau, mettez des étais en bois sur la largeur du bassin en partie haute avant de commencer. Pour certaines piscines en kit que l’on monte soi-même, le radier est coulé après la mise en place des panneaux. Il est alors possible de remblayer avant de couler le radier. Dans ce cas, il pourra être judicieux d’étayer l’intérieur du bassin pour éviter que la pression du remblai ne fasse bouger les panneaux.
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