Dans un monde confronté à de nombreuses crises - sociale, économique, environnementale - la confiance des citoyens en l’avenir est souvent mise à mal. Pourtant, la médecine est également impactée par la révolution numérique, offrant des perspectives nouvelles et prometteuses. L'E-Santé est en pleine évolution, et ce, dans le monde entier. Le médecin préféré des Français croit dur comme fer aux bénéfices qu’apportera l’e-santé, secteur en pleine croissance. Cette évolution numérique, avec la télémédecine comme les objets connectés, va transformer les habitudes des patients comme des professionnels. Dans ce contexte, un parcours de soin plus performant, plus rapide, plus accessible et moins coûteux devient un objectif réalisable. L'introduction des Technologies de l'Information et de la Communication dans le domaine de la santé en Afrique bouleverse des pratiques quotidiennes et rapproche davantage les populations du corps médical. C’est dans cette dynamique que le Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine (RAFT) s’est imposé comme un acteur majeur, œuvrant pour rapprocher les professionnels de santé des populations locales en vue de l'amélioration des conditions de vie. Fidèle à son slogan « soutenir les professionnels de la santé là où on en a le plus besoin », le RAFT a construit un modèle unique pour relever les défis sanitaires du continent.
Genèse et Évolution d'une Initiative Pionnière en Télémédecine
Les plus grands déserts médicaux du monde sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud : l’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’il y manque 2 millions de professionnels de la santé pour pouvoir espérer voir se développer des systèmes de santé fonctionnels. Si l’on y regarde de plus près, les médecins se concentrent dans les capitales de ces pays, quitte à ne pas avoir assez de travail, cherchant plutôt à émigrer dans le Nord que d’aller s’installer dans les campagnes. C’est face à ce constat que le RAFT a vu le jour. En 2000, ce réseau a été initié à la demande de médecins maliens pour soutenir les médecins souhaitant travailler dans les zones rurales africaines. Des jeunes médecins maliens, prêts à partir travailler en brousse, ont lancé un défi : avec des outils informatiques, soutenir les médecins qui s'établissent en périphérie, afin qu’ils puissent rester en contact avec les médecins spécialistes et avec leurs collègues. L'objectif était clair : continuer à se former, demander des conseils lorsqu’un cas est difficile, et décider si un patient doit vraiment être évacué vers la grande ville.
C’est ainsi qu’a débuté le Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine, le RAFT, pour faire court. Le nom évoque une embarcation un peu basique, mais qui permet de franchir un obstacle, d’atteindre l’autre rive. En 2003, après des projets pilotes au Mali et en Mauritanie, le Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine, le RAFT, a été officiellement créé. Si les projets de télémédecine ont débuté en 2001, c'est en 2003 que le concept de réseau multilatéral, Sud-Sud, de formation et de collaboration est né, en marge du premier Sommet Mondial de la Société de l'Information. Initialement organisé dans une classique relation « Nord-Sud » où l’expertise venait du Nord, le réseau s’est rapidement « dépolarisé », avec l’émergence de relations « Sud-Sud » où des experts africains soutiennent leurs collègues isolés. Aujourd’hui, 80% des téléconsultations sont réalisées en Afrique, et trois quarts des cours sont maintenant donnés depuis les hôpitaux et des universités africaines, gagnant ainsi en pertinence et valorisant les compétences locales. Le RAFT, en tant que centre collaborateur en e-santé de l’OMS, est un réseau de professionnels de la santé unique en son genre dans le monde entier. Il assiste depuis une dizaine d’années maintenant des centaines de professionnels de la santé dans une quinzaine de pays d’Afrique francophone en organisant des téléenseignements hebdomadaires et des téléconsultations médicales.
La Télémédecine comme Réponse aux Déserts Médicaux Africains
Le manque de professionnels de la santé est criant en Afrique, surtout dans les zones périphériques. Dans ces régions, les professionnels n’ont ni accès à la formation continue, ni à l’aide des spécialistes, a constaté le Dr Diallo Fatoumata Binta Tidiane. "Il est cher et souvent dangereux de transporter des patients qui pourraient être pris en charge sur place, surtout quand on connaît l’état de certaines routes", a souligné la représentante de l’OMS, pour qui les TIC contribuent efficacement à coordonner les actions de santé publique à travers une meilleure information des décideurs. Les expériences du RAFT ont démontré que la télésanté et la téléconsultation ne sont pas un luxe pour les pays pauvres et que leurs succès dépendent de leur adaptabilité aux conditions technologiques et sociales du terrain. Face au manque de professionnels de la santé formés et actifs sur le terrain, même l’Organisation Mondiale de la Santé mise sur les outils de télémédecine et de formation à distance. Dans les régions les plus isolées du globe, il s’agit de pallier l’éloignement en organisant un déploiement d’outils de télémédecine. Celui-ci permet notamment d’établir un lien entre les professionnels de la santé « coupés du monde » et ceux basés dans des centres urbains. Ainsi, solliciter l’avis d’un cardiologue expert situé à plusieurs centaines de kilomètres pourra éviter au patient de faire le trajet pour obtenir le diagnostic.
Au Mali, la prise en charge des maladies de la peau constitue un véritable casse-tête pour le praticien exerçant dans les centres de santé périphérique. Le pays ne compte que 50 radiologues au Sénégal, une situation qui souligne une pénurie de spécialistes qui dépasse même les frontières nationales. L’exploration cardiaque par télé-échographie est testée actuellement en Limousin, montrant l'étendue des applications de la télémédecine. Dans un article publié en Septembre 2015 dans Annals of Internal Medicine, l’American College of Physicians (ACP), l’une des plus grandes organisations médicales du pays, recommande la télémédecine. Ces exemples illustrent la pertinence globale de ces approches. L'Afrique est en marche et les économies de ce même continent sont en croissance. Gouvernements et entreprises regardent d'ailleurs vers l'avenir avec optimisme, et la télémédecine s'inscrit pleinement dans cette vision.
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Les Outils et Services : Au Cœur de l'Action du RAFT
Pour relever le défi de l'isolement médical, le RAFT a développé et déployé une série d'outils et de services innovants. Le manuel d'utilisation de Dudal v2 est maintenant disponible en ligne. La formation médicale continue (avec Dudal) et la télé-expertise médicale (avec Bogou) sont des activités phares du RAFT depuis une décennie. DUDAL, mot toucouleur/peuhl, signifie le foyer, le foyer autour duquel les élèves se rassemblent la nuit pour réciter leurs leçons. Dudal a une forme circulaire délimitée par des pierres. C'est une première : le premier e-cours diffusé uniquement sur le nouveau système Dudal a été donné aujourd'hui depuis Dakar. Le RAFT Burkina a émis son premier e-cours sur Dudal, un cours portant sur le diagnostic par imagerie des enfants battus. Après deux sessions de formation des participants à l'utilisation de la plateforme de télé-enseignement "dudal", le programme "Ijoyorofa" a effectivement démarré le vendredi 11 septembre 2015 à 14H TU. Un cours de formation continue donné par un Professeur de Dakar, est suivi par des centaines de participants répartis dans plus de 20 sites à travers l’Afrique francophone. Chaque participant peut poser des questions et faire part de ses propres expériences.
La nouvelle version de Bogou, l'outil de télé-expertise du RAFT, vient d'être finalisée par Jean-Marc Naef, son concepteur. Les téléconsultations hebdomadaires menées par l'équipe du Dr Jean-Luc Reny continuent avec l'hôpital du CICR à Mirwais (Kandahar). Elles sont désormais facilitées par l'outil de télé-expertise du RAFT, Bogou. Aujourd’hui, ce sont plus d’un millier de professionnels qui participent au RAFT, dans une vingtaine de pays d’Afrique : on y suit des cours de formation continue, on demande de l’aide, à distance, pour interpréter une radiographie, une image d’échographie, un tracé d’électrocardiogramme, une photo de lésion cutanée, ou pour obtenir un conseil pour la prise en charge d’un cas difficile. Un médecin isolé réalise un électrocardiogramme et demande l’avis d’un cardiologue expert situé à plusieurs centaines de kilomètres. Récemment, le Dr Traoré et la sage-femme de l’hôpital ont été formés à l’utilisation d’un appareil d’échographie : ils sont en mesure de faire des diagnostics plus précis, et peuvent, au besoin, demander l’avis d’un radiologue qui se trouve à Bamako.
En outre, des tablettes numériques ont été distribuées aux infirmiers libéraux du Sud Avesnois par l’intercommunalité et serviront pour les plaies chroniques. L’exploration cardiaque par télé-échographie est testée actuellement en Limousin. Des hôpitaux régionaux de Gozator, Mandelia et Mao au Tchad viennent d'être dotés en échographes portables avec le soutien du RAFT, Réseau en Afrique Francophone. Une formation à la télé-échographie est organisée à N'Djamena avec le soutien de l'ATIBS, l'Association Tchadienne d'Informatique Biomédicale et de Santé. Ce n’est pas une nouvelle chaîne de télévision même si cela s’appelle Télé-AVC. Voulu par l’Agence régionale de santé, le dispositif de prise en charge des cas d’AVC à distance fonctionne depuis le 22 septembre entre Calais et Saint-Omer. Le programme eDiabète de l'UNFM/RAFT a été inauguré au Tchad en présence du Ministre de la Santé. Cette inauguration officielle couronne les efforts du coordinateur local du RAFT, M. Comme chaque année, le Dr Fomba, spécialiste de la lèpre à Bamako, a animé, depuis le Mali, un cours interactif pour les étudiants en médecine tropicale de l'Université de Genève, transmis par visioconférence. Après le succès considérable de la version anglaise du cours en ligne sur les Événements Indésirables d'Intérêt Spécifique (Adverse Events of Specific Interest, AESI) produit par le Professeur.
Déploiement Géographique et Missions Spécifiques : L'Exemple du Niger et Au-delà
Le déploiement du RAFT s'étend sur un vaste territoire, répondant aux besoins locaux par des interventions ciblées. Sous l'égide du Ministère de la Santé Publique du Niger, un atelier de lancement des activités du RAFT s'est tenu à Niamey le 8 février 2007. Le Ministre de la Santé a signé le 28 février 2007 l’arrêté 00062/MSP/LCE du 28/02/07 portant nomination du Coordonnateur National de la Cellule d’Appui au Développement de la Télémédecine au Niger (Pr I. A. C.). Cette nomination a marqué une étape clé dans l'intégration du Niger au réseau RAFT.
Au Tchad, la Communauté des Amis de l'Informatique pour le Développement au Tchad a adopté le slogan du RAFT : toujours rapprocher les professionnels de santé des populations locales, en vue de l'amélioration des conditions de vie. En vue de rapprocher encore plus les communautés des professionnels de santé, pour une prise en charge efficiente et de qualité, le RAFT/Tchad vient d’inaugurer un site de télémédecine, à Yao. L'atelier de validation des activités du RAFT/UNFM au Tchad s'est tenu à N'Djamena du 14 au 15 novembre 2011. La SOTIBS, Société Tchadienne d'Informatique Biomédicale et de Santé, a été créée ce 10 septembre 2011. Elle rassemblera les acteurs du domaine au niveau du Tchad, et renforcera ainsi la dynamique et les activités du RAFT/UNFM.
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En Mauritanie, dans le cadre du développement du Programme national de la télémédecine, Dr Abdallah Horma, hépatogastroentérologue de l’Hôpital Cheikh Zayed à Nouakchott, a donné hier le premier cours RAFT depuis la Mauritanie. Une mission de reconnaissance, sensibilisation et réactivation du Programme national de télémédecine de la Mauritanie a été organisée par Dr. De nombreux sites de la Mauritanie ont participé aux sessions de formation RAFT de ce jeudi depuis Nouakchott et depuis les régions de l’intérieur du pays. Dr. Daha a pris la direction du Programme national de télémédecine et cybersanté de la Mauritanie depuis janvier 2015.
Fidèle à son slogan « soutenir les professionnels de la santé là où on en a le plus besoin », le RAFT a ouvert un site à Ngoumou (Cameroun) pour le développement de ses activités. La ville de Mbouda, située à 317 km de la capitale du Cameroun, vient de rejoindre la grande famille des sites d’activités du RAFT. L'équipe technique du RAFT a effectué les 3 et 4 octobre 2014 une mission de prospection à Niable, une ville frontalière du Ghana dans le Centre-Est de la Côte d'Ivoire. C'est au Centre National de Télémédecine de la Côte d'Ivoire à Abidjan que s'est tenu les 5 et 6 décembre 2014 un atelier de formation dans le cadre du projet Télé-expertise en cardiologie. Grâce au soutien de LYNX for Hope et de la Fondation Artères, le RAFT/UNFM déploie ses ailes au Congo-Brazzaville, profitant de l'énergie de notre point focal, le Dr. Evariste Bouenizabila. La réunion des coordinateurs du RAFT/UNFM est prévue du 20 au 23 septembre 2012 à Brazzaville. Nous y serons accueillis par le Dr. Evariste Bouenizabila et le Prof. L’année 2015 augure de nouvelles opportunités pour les populations de Ngoumou et de ses environs. Il y a quelques mois, un nouveau site du nouveau avait vu le jour au CHRR d'Ambatondrazaka. Il s'agit d'une ville située dans une région très productive mais l'accessibilité reste très difficile.
Au-delà de l'Afrique, le RAFT a également une portée internationale. Débuté en 2011 dans la région de La Paz, le projet RAFT-Altiplano se développe en 2012 grâce au soutien de la société horlogère Piaget. En Bolivie, ce projet a permis la mise en place de la télémédecine qui, depuis 2016, a été reprise progressivement par un projet national « TeleSalud ». Suite à ce succès, l’équipe projet a souhaité se concentrer sur le développement de la télémédecine et de la téléformation au Népal. Nous étions en 2002 avec une absence totale de neurochirurgien au Mali, Fanta Camara, née hydrocéphale, a eu la chance d'être opérée en Suisse en 2001. Et depuis, elle est suivie régulièrement à distance via la téléconsultation.
L'Impact Transformateur de la Télémédecine et de la Formation Continue
"Améliorer la prise en charge des patients via la Formation Médicale Continue" tel a été toujours le credo du RAFT. Renforcer et diversifier la prise en charge des patients via les TICs, tel est l’objectif que s’est fixé le RAFT/UNFM-Tchad. Un parcours de soin plus performant, plus rapide, plus accessible et moins coûteux est l'un des bénéfices directs de ces initiatives. L’accès à de l’information de santé de qualité est un élément important d’un système de santé. En Mauritanie, le projet EQUIRESHUS avait pour but de mieux comprendre comment les TIC pouvaient faciliter la distribution équitable des ressources humaines en santé.
Au Mali, le Dr Traoré est connecté via satellite à Internet. Il peut demander l’avis à des médecins de Bamako ou de Genève par exemple. Le Dr Traoré bénéficie d’une connexion à l’internet par satellite et d’outils informatiques du RAFT alimentés par des panneaux solaires. Chaque semaine, il suit des cours de formation continue et sollicite l’avis d’experts pour la prise en charge de cas difficiles. Les experts sont au Mali, dans le reste de l’Afrique, à Genève ou à Paris. De plus, il peut utiliser cette connexion pour « skyper » avec ses collègues, ses amis, et, surtout, sa famille restée à la capitale, et qu’il ne voit que tous les six mois. Ces interactions brisent l'isolement professionnel et personnel.
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Le RAFT assiste des centaines de professionnels de la santé en organisant des téléenseignements hebdomadaires et des téléconsultations médicales. Ces activités permettent une mise à jour constante des connaissances, essentielle pour des professionnels souvent isolés. Le CERTES (Centre d'Expertise et de Recherche en Télémédecine et E-Santé) et ses partenaires produisent des vidéos dans différentes langues pour sensibiliser les professionnels de la santé et la population contre l'épidémie Ebola. Ces ressources éducatives et d'expertise contribuent à une meilleure prise en charge des patients et à une réponse plus efficace aux crises sanitaires.
Les Défis de la Pérennisation et la Construction d'un Réseau Humain Solide
Les difficultés rencontrées durant les dix premières années d’existence de ce projet sont nombreuses et de différents ordres. D’abord, le financement. Le projet est soutenu, dès son début, par les Hôpitaux Universitaires de Genève, l’État de Genève et des fondations privées. Cependant, la pérennité des activités exige que les participants puissent assumer les frais de fonctionnement de ces outils, et notamment, les frais de connexion à l’Internet et de soutien technique. C’est d’ailleurs une manière de mesurer l’utilité d’un système : on vote souvent avec son porte-monnaie. Il faut également que ces activités soient en phase avec les stratégies de développement des autorités sanitaires locales. Un contact fréquent avec les décideurs est donc nécessaire, et c’est la mission des « points focaux » du RAFT, des personnalités médicales reconnues dans leur pays, qui portent le projet et veillent à son intégration dans les politiques nationales.
Comme souvent, et notamment en médecine, l’établissement d’une relation de confiance est essentielle pour que l’échange soit efficace. Or, dans le cas de la télémédecine, la distance, l’imperfection des outils de communication, les défis d’organisation, mais aussi les décalages socioculturels peuvent être responsables de malentendus ou de dysfonctionnements. Il est donc essentiel de soutenir ces échanges à distance par un réseau humain de professionnels bien formés qui se connaissent, se rencontrent et partagent leurs expériences et leurs savoirs. Les grands programmes humanitaires et d’aide au développement médical, qui se lamentent de la difficulté de coordonner leurs activités sur le terrain, investissent dans les technologies de l’information et de la communication. L’OMS est consciente du potentiel des Tic pour la santé en Afrique et a adopté une résolution sur la cybersanté. Le présent atelier permettra de l’étendre aux pays anglophones et constitue un bon exemple d’intégration africaine, a noté la représentante de l’OMS dans notre pays, montrant l'importance de dépasser la barrière des langues.
Les études effectuées dans les pays développés quantifient les bénéfices économiques de la télémédecine, mais celles-ci manquent encore en Afrique : les premières études d’envergure y ont commencé il y a moins d’une année et les résultats sont attendus pour 2012. Mais pendant ce temps, le continent africain se couvre d’antennes pour la téléphonie cellulaire, l’internet gagne les petites villes, les gouvernements travaillent à la mise en œuvre de stratégies nationales pour la cybersanté et la télémédecine. Face à l'échec du dossier médical partagé, il faut faciliter la mise à jour des données de santé des patients. Le RAFT obtient un renouvellement de trois ans du financement par le Fonds de Solidarité Internationale de l'Etat de Genève. Au terme d'un appel à projets lancé par le RAFT, 5 projets ont été sélectionnés dans 6 pays membres du RAFT. Ces projets dureront 12 mois à partir d'Avril 2015.