Notre passion pour la photographie et le surf nous a conduit vers un chemin où l’action, l’eau et la vue se combinent pour produire des images spectaculaires. L’extrême proximité de l’élément sauvage, la vitesse de la vague et la beauté du sport créent un univers artistique unique. La photographie de surf est un art qui demande une grande maîtrise technique, une connaissance du sport et une patience infinie. Mais plus que tout, c’est une passion qui se vit et se partage, offrant des opportunités uniques d’obtenir de grandes images. Chaque vague est différente et chaque surfeur a son propre style, offrant une richesse visuelle constante. Les évolutions technologiques ont permis de repousser les limites de la photographie de surf, offrant toujours plus de possibilités pour capturer l’action. Mais n’oublions pas que, au-delà de la technique et de l’équipement, c’est avant tout votre vision et votre passion qui feront de vos photos de surf des œuvres uniques.
Pour se lancer dans cet art passionnant, la maîtrise de certaines techniques de prise de vue est cruciale pour parvenir à capturer l’action du surf avec précision. Parmi celles-ci, la vitesse d’obturation se révèle être un paramètre fondamental, influençant directement le rendu de vos photos.
La Vitesse d’Obturation : Le Cœur de la Capture de l'Action en Surf
Pour capturer l’action sans flou, vous aurez besoin d’une vitesse d’obturation rapide. En effet, la vitesse d’obturation est un paramètre crucial dans la photographie de surf. C'est le temps pendant lequel l’obturateur de l’appareil photo reste ouvert pour laisser entrer la lumière sur le capteur. Elle est mesurée en secondes ou en fractions de seconde et peut varier en général de 30 secondes à 1/4000ème (ou 1/8000ème) de seconde sur les appareils photo.
Imaginez que vous êtes confortablement installé dans votre canapé, mais que vous avez froid. Si vous ouvrez les rideaux pendant une courte durée, le soleil n’aura pas le temps de vous réchauffer. De même, une vitesse d’obturation plus courte permet de figer le mouvement et de capturer des images nettes, ce qui est idéal pour photographier des sujets en mouvement rapide, comme des surfeurs ou des animaux. En revanche, une vitesse d’obturation plus longue entraînera une exposition plus longue et donc un flou de mouvement si le sujet est en mouvement. Par exemple, si vous photographiez une rivière avec une vitesse d’obturation lente, l’eau apparaîtra douce et soyeuse, créant un effet de flou artistique.
Dans le contexte dynamique du surf, votre intention est primordiale : voulez-vous figer votre sujet ou bien montrer un flou pour suggérer le mouvement ? Pour la plupart des clichés d'action, l'objectif est de "figer" le surfeur et les éclaboussures d'eau. Pour cela, des photographes expérimentés recommandent une rapidité de 1/1000s minimum. En général, il est conseillé de monter à 1/1600s si les conditions lumineuses le permettent, et même sur un bateau, une vitesse d'au moins 1/2000s est préconisée. Pour un sujet bien proche, une vitesse de 1/500s peut suffire pour le bougé du sujet, mais la stabilité du photographe à de longues focales nécessitera des vitesses plus élevées. João Almeida, un photographe passionné de surf, confirme cette approche en expliquant comment il a réalisé un cliché de Teresa Bonvalot : il s'est placé sur le sable face aux vagues, a choisi une vitesse d’obturation rapide et une grande ouverture, laissant ensuite le soin à l’autofocus IA de suivre Teresa pendant qu’elle surfait sur la vague.
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Cependant, il est possible d'explorer des options créatives. Choisir une vitesse d’obturation rapide permet de capturer des images très nettes où le mouvement semble figé, tandis qu'une vitesse d’obturation plus lente peut créer un effet flou et plus dynamique, suggérant la vitesse et l'énergie du mouvement. Mais il est vital de se rappeler qu'une vitesse d’obturation rapide peut également vous obliger à compenser en ajustant l’ouverture ou la sensibilité ISO de votre appareil photo pour maintenir une exposition correcte.
Comprendre les Mécanismes de la Vitesse d’Obturation et ses Répercussions
Les différents réglages de l’appareil photo influencent la prise de vue, notamment en ce qui concerne le flou de mouvement et la capture d’images nettes. La vitesse d’obturation est bien visible sur l’écran arrière de votre appareil photo, quel que soit le mode que vous utilisez. Comme on l’a dit plus haut, cette vitesse s’exprime en secondes, et plus communément en fractions de secondes : 1/125s, 1/3200s, etc. Souvent, pour gagner de la place, les constructeurs n’affichent que le dénominateur : 60 pour 1/60s. Plus la vitesse est élevée, moins le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre est long, moins vous laissez rentrer de lumière. Les appareils photos vous permettent en général d’utiliser des vitesses très rapides (1/4000ème ou 1/8000ème de seconde par exemple), des vitesses très lentes (30 secondes ou plus, pour faire des poses longues), et bien sûr toutes les vitesses plus classiques entre les deux.
Pour régler la vitesse d’obturation sur un appareil photo, vous devez être en mode priorité à la vitesse (mode S ou mode Tv), ou en mode manuel (ou mode M). En général, les boîtiers disposent d'au moins deux molettes : une sous l’index à côté du déclencheur, et une sous le pouce. Sur certains modèles, comme le Sony A7 IV, une troisième molette est présente sous le pouce. En mode manuel, lorsque vous tournez la molette, vous modifiez directement la vitesse d’obturation. Cela n'est pas plus compliqué que ça. Là encore, modifier cette vitesse influe sur l’exposition et il faut compenser avec l’ouverture ou les ISO. Dans ces modes, votre priorité est de régler la vitesse d’obturation.
Il existe deux types de flou principaux : le flou de bougé et le flou de mouvement. Le fameux « flou de bougé » est dû aux mouvements du photographe. Ce flou est en général indésirable, et vous allez chercher à l’éviter dans 98% des cas. Même si vous vous tenez bien en équilibre sur vos deux pieds, il subsistera toujours des micro-mouvements qui provoqueront du flou de bougé. Plusieurs facteurs influencent la stabilité du photographe et la propension au flou de bougé. La longueur focale est un élément clé : plus la distance focale (le « zoom ») est importante, plus vous serez susceptibles d’avoir un flou de bougé sur vos clichés. La stabilisation de l’objectif (ou de l’appareil) est également importante. La plupart des hybrides modernes sont équipés de stabilisation qui compensent vos micro-mouvements. Elle est parfois intégrée au boîtier, et donc active quel que soit l’objectif utilisé, et parfois intégrée aux objectifs, et dans ce cas il faut donc veiller à ce qu’elle soit présente. Ce dispositif permet de faire gagner en moyenne 2 à 4 crans sur la vitesse d’obturation (6 à 8 sur les meilleurs modèles). Autrement dit, vous pouvez réduire d’au moins 2 crans les valeurs théoriques citées dans les points précédents, mais en pratique ce n’est pas toujours aussi spectaculaire, surtout en photographiant au téléobjectif à des longueurs focales importantes.
Le flou de mouvement, quant à lui, arrive quand votre appareil est relativement stable mais que votre sujet bouge. Votre sujet (une personne, un animal, etc.) pourra être flou sur le cliché. Autant vous ne pouvez pas tellement jouer sur la vitesse de votre sujet, autant c’est à vous de choisir quelle vitesse d’obturation utiliser, selon la photo que vous souhaitez obtenir. Par exemple, pour capturer un nageur en plein effort, une vitesse d’obturation rapide comme 1/600ème de seconde est nécessaire pour éviter le flou et obtenir une image nette. Il est également possible d'utiliser volontairement une vitesse lente, comme 1/8s, pour que des passants soient floutés par leur mouvement, créant ainsi une impression de dynamisme. Dans ce domaine, il est impossible de donner des cas typiques ou des conseils selon la situation. Par exemple, en photographie de sport, on peut donner une impression de rapidité à la fois en figeant le mouvement (grâce à une vitesse d’obturation importante) ou en créant un peu de flou de sujet (grâce à une vitesse d’obturation plus faible). En résumé, il vous incombe de prendre cette décision sur la vitesse, et pour ça rien ne vaut des tests !
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Optimisation des Réglages : Au-delà de la Vitesse d'Obturation pour le Surf
Si la vitesse d'obturation est primordiale, elle ne fonctionne pas seule. D'autres réglages jouent un rôle essentiel pour des clichés de surf réussis. La lumière et la vitesse sont deux éléments clés qui déterminent la qualité de votre image. Bien que l’éclairage naturel soit le meilleur ami du photographe, il peut parfois être capricieux.
L'ouverture de votre objectif est un facteur important. L’ouverture de votre objectif n’est pas primordiale, sauf si les conditions lumineuses font défaut. Si vous avez un 300mm f/2.8 c’est super, mais si vous possédez un 300mm f/4 ou même un 70-300mm f/4.5-f/5.6, cela ira très bien. Pour obtenir à la fois une bonne qualité et une profondeur de champ qui pardonne un peu, une ouverture de f/8 ou f/9 est souvent recommandée. Il est important de ne pas trop fermer le diaphragme ; au-delà de f/11, la qualité peut se dégrader beaucoup en raison de la diffraction optique. Pour les prises de vue dans l'eau, il est souvent conseillé de commencer avec une ouverture à f/5.6.
La sensibilité ISO est un réglage à ajuster en conséquence. C’est un peu un « dégât collatéral ». Le bon compromis est lorsque la photo est nette et pas trop bruitée. Si vous utilisez un mode priorité à la vitesse ou à l'ouverture, l'ISO s'ajustera automatiquement. Pour le sport, des réglages de 400 à 500 ISO sont fréquemment utilisés. Dans les situations de faible luminosité, notamment lors de contre-jours, une ISO plus élevée (tout en restant raisonnable pour éviter le bruit numérique) peut compenser le manque de lumière. Il est important de noter qu'avec un boîtier plus ancien comme un D2H, dont la résolution est de 4 mégapixels, le bruit peut apparaître plus rapidement dans les basses lumières.
L'autofocus (AF) est capital pour suivre les surfeurs en mouvement. Le mode de suivi du mouvement (AF-C chez Nikon, ou AF continu) est fortement recommandé pour suivre les surfeurs dans les vagues. Il est conseillé d'utiliser le collimateur central ou de sélectionner manuellement un collimateur. Lors d'une rafale, il faut que le collimateur reste sur le surfeur et n'aille pas s'accrocher ailleurs, comme les mousses devant, qui peuvent être très attractives pour l'AF. L’autofocus à technologie d’IA de l’Alpha 7R V, par exemple, représente un vrai plus en termes de créativité et de confiance en soi. Il permet de se concentrer sur le sujet et peaufiner la composition, sans avoir à se soucier de la mise au point.
L'usage du mode rafale est également essentiel. C'est l’une des techniques les plus utilisées en photographie de surf. Il vous permet de prendre plusieurs photos en succession rapide avec votre appareil photo. Cette fonction est particulièrement utile pour saisir l’action rapide et imprévisible du surf. Il est recommandé de déclencher et déclencher encore, en travaillant en rafale si c’est possible. Si votre rafale est lente, l'astuce est de prendre une seule image, mais au bon moment.
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L'Arsenal du Photographe de Surf : Choisir le Bon Matériel
Pour commencer, il est essentiel de connaître le matériel adéquat pour ce genre de prises de vue.
L'appareil photo :Un appareil étanche est indispensable pour ce type de photographie si l'on souhaite s'approcher de l'action. Les appareils reflex, comme le Canon EOS, sont particulièrement adaptés pour leur qualité d’image et leur possibilité de réglage manuel. Les réflex avec un capteur APS-C sont conseillés, idéalement avec une rafale assez rapide (au moins 5 images/s). Un hybride ou un bridge de gamme supérieure fera aussi l’affaire. Aujourd’hui, avec les avancées technologiques, les photographes de surf disposent d’appareils photo incroyablement performants, comme le Canon EOS Mark, capable de capturer des images d’une qualité inégalée, ou le Sony Alpha 7R V. Le passage à des boîtiers avec une haute résolution, comme le capteur de 61 mégapixels de l'Alpha 7R V, fait toute la différence. Il permet de recadrer les images en post-production tout en conservant une résolution optimale, ce qui est crucial lorsque le sujet est éloigné, même avec un objectif de 600 mm.
Les objectifs :Pour l’action de surf lointaine, on privilégiera un téléobjectif de type 300mm ou plus. Sinon, vous n’aurez qu’un petit point noir sur une immensité de vagues. Un téléobjectif zoom 70-200mm, par exemple, permet de saisir l’action à distance. Si vous voulez remplir le cadre avec le surfeur, vous aurez besoin d’un téléobjectif plus puissant, compris entre 300 mm ou 400 mm. Les objectifs comme le Sigma 150-600mm, le Tamron 150-600mm ou le Nikon 200-500mm sont de très bons rapports qualité-prix pour cette discipline. João Almeida privilégie le FE 200-600mm f/5.6-6.3 G OSS pour capturer des scènes de surf sur le vif, le décrivant comme un excellent objectif léger, idéal pour des prises de vue en extérieur grâce à sa plage d'ouverture. Pour les photos des surfeurs et surfeuses sur la plage ou pour immortaliser le style de vie des surfeurs, toutes sortes de focales peuvent être utilisées, jusqu’au grand-angle. Les objectifs préférés de João Almeida dans ce contexte sont le FE 16-35mm f/2.8 GM et le FE 85mm f/1.8. La photographie de surf ne se cantonne pas aux longs objectifs. On peut ainsi faire des plans plus larges au moment de l’entrée dans l’eau ou en étant immergé. Pour la photographie dans l'eau, des objectifs de 85 mm ou 100 mm sont souvent utilisés.
Les accessoires indispensables :Un monopode est l’accessoire indispensable pour pouvoir photographier le surf. C’est peu encombrant, pas très cher et facile à transporter. Il est fortement conseillé car une séance de photos de surf ou une compétition peut durer longtemps, et porter un appareil et un objectif à bout de bras est vite éprouvant. Le monopode permet de bien se stabiliser, pour un confort optimum de prise de vue. Il saura affronter le sable et les vagues. On peut aussi utiliser un trépied, mais l'intérêt de s’alourdir inutilement est limité. Il peut s’avérer très encombrant et même particulièrement gênant s’il y a du monde sur la plage. De plus, à force de le plier et de le déplier, vous allez faire entrer un maximum de sable et de sel dans votre trépied. Le monopode Manfrotto 694CX est un exemple cité comme un excellent compagnon sur la plage.
Pour la photographie dans l'eau, un caisson étanche est nécessaire. Le choix du boîtier pour l’eau dépend beaucoup du budget et du fait de vouloir photographier dans des eaux calmes ou sauvages. Pour la photographie aquatique dans une baie calme où il n’y a pas trop de mouvement, un sac photo est parfaitement adéquat. Cependant, si vous vous dirigez vers des eaux plus sauvages ou des vagues déferlantes, vous devrez envisager un boîtier sous-marin plus robuste.
Le Positionnement et la Composition : L'Art de la Perspective
Le positionnement est un autre élément essentiel pour réussir ses photos de surf. Choisir le bon emplacement peut faire toute la différence entre une image ordinaire et une image exceptionnelle. Pour réaliser des photos de surf impressionnantes, vous devez être au bon endroit au bon moment.
Varier les angles et les perspectives :Ne vous limitez pas à une seule position de prise de vue. Variez les angles pour donner plus de dynamisme à vos photos. Essayez de vous placer en hauteur, sur une falaise ou une dune, pour capturer une vue plongeante sur le surfeur et les vagues. Vous pouvez aussi vous allonger sur la plage pour obtenir un angle plus dramatique. Sur le célèbre spot de Biarritz, par exemple, il est possible de faire entrer la courbe des montagnes (notamment La Rhune) dans la composition de l’image. Le surf se photographie aussi en étant immergé dans l’eau. C’est une possibilité, mais cette pratique est tout à fait différente et nécessite du matériel en conséquence. Si l’eau est limpide, vous pourrez libérer votre créativité et réaliser des photos semi-submergées, moitié dans l’eau, moitié hors de l’eau. Vous pouvez également jouer avec les angles et donner l’impression que la vague est plus grosse en orientant, par exemple, la caméra légèrement vers le haut pour que le surfeur soit filmé d’en bas.
Intégrer le paysage et l'environnement :Les photos de surf ne se limitent pas à capturer les surfeurs. N’oubliez pas d’intégrer le paysage environnant - l’océan, les vagues, les falaises, les couchers de soleil, etc. - pour donner de la profondeur et du contexte à vos images. En cadrant plus large, on met en valeur l’environnement du surfeur. Cela ajoute une dimension supplémentaire à vos photos et renforce l’atmosphère du lieu. Vous pouvez aussi faire des photos de plus loin en incorporant le public pour faire un cadre naturel et donner une ambiance différente à votre photo. N’oubliez pas non plus les acclamations de la foule à chaque beau mouvement des compétiteurs. À la sortie ou à l’entrée dans l’eau de nombreuses émotions transparaissent sur les visages des surfeurs et des surfeuses. Une photo de surf doit transmettre l’énergie et la dynamique du sport.
Anticipation et Compréhension du Sport : Les Clés d'un Timing Parfait
La photographie de surf est un jeu de patience. Pour saisir ce moment, il est essentiel de comprendre le sport et de connaître les habitudes des surfeurs. Vous attendez LE cliché comme le surfeur attend LA vague. La meilleure manière de s’assurer de superbes clichés est de prévoir ce qui va se passer à chaque instant, bien que tout le monde sache que l’océan est imprévisible. Le timing est hyper important en photo de surf.
Prenez le temps d’observer comment la vague se brise. Où se trouve la partie la plus radicale de la vague ou le spot où les surfeurs ont tendance à faire des virages ou à entrer dans le barrel ? J'observe les nouveaux spots de surf avec les yeux d’un « photographe de paysage » avant de passer en mode « photographe de sport ». La photographie de surf, c'est génial à prendre en photo, elle vous oblige à être créatif pour peu qu’on le souhaite. Évitez à tout prix le piège de vous focaliser sur un type d’action et un point de vue.
Les Défis de l'Environnement Marin : Protection et Sécurité
Si la photographie de surf est accessible, elle n’est pas pour autant facile. Il y a de nombreuses contraintes, à commencer par celles liées à l’environnement. L’électronique des appareils photo numériques et des objectifs n’apprécie guère l’eau. L’eau est un danger visible et évident, mais ne sous-estimez pas le sel et le sable. Ces protections sont efficaces et intéressantes, mais très limitées aussi. Elles ne protègent pas l’intégralité de votre matériel (trépied, monopode pour ne citer qu’eux) et si vous changez d’objectif, elles ne servent à rien ou si peu. Toutes ces protections sont là pour faire face à un ou plusieurs dangers. La première protection, et la meilleure, c’est déjà d’éviter tout danger. C’est bête à dire, mais tellement vrai !
Protection du matériel :N’entrez pas dans l’eau plus que de raison ! On peut tout à fait aller dans l’eau jusqu’à la taille pour s’approcher de l’action de surf. Si jamais il pleut, prenez une simple poche pour protéger votre matériel. Choisissez-en une en plastique épais, mais souple à la fois. Les poches de certaines marques peuvent être très efficaces grâce à leur triple épaisseur et un lien au bout pour la maintenir sur l’objectif. C’est vraiment pratique, efficace et solide. Pour ce qui est des embruns, il n'existe pas de protection unique efficace ; c’est une plaie. Un bon chiffon microfibre est conseillé pour ne pas rayer la lentille. Entre deux prises de vue, vous pouvez aussi, tout simplement, tourner l’objectif pour que le vent ne vienne pas déposer la couche « grasse » d’embruns. En compétition, après chaque photo ou série de photos, il est astucieux de tourner l’objectif contre soi pour limiter au maximum cet inconvénient. C’est aussi facile à faire que logique.
Ne changez pas trop souvent d’objectifs en plein milieu du sable ou de l’eau. Ça paraît évident, mais quand on est dans l’action, on fait parfois des choix stupides. Évitez de désaccoupler l’objectif quand il y a de fortes rafales de vent et tenez votre boîtier vers le bas (le capteur regarde le sable). Vous pourrez ainsi limiter la possibilité d’y voir du sable entrer. Ce conseil est valable en toute occasion de toute manière. Vous pouvez aussi changer votre objectif dans une poche et il existe même des cubes transparents pour ce type d’opération. Une expérience personnelle a montré que tenter d'ajouter un multiplicateur de focale avec les pieds dans l'eau a failli coûter cher, le matériel ayant pris un bain d’eau salée et de sable. Heureusement, après un bain à l’eau claire, des heures de séchage et de nettoyage, le multiplicateur était toujours en vie, preuve de la robustesse de certains équipements. Pour ce qui est du sel, il faudra procéder à un nettoyage complet du matériel après chaque sortie si vous ne voulez pas utiliser une poche ou une protection anti-pluie du commerce. Ça marche très bien, mais ça demande de la rigueur, d’autant qu’il faut faire de même pour le monopode ou le trépied si vous en utilisez un.
Sécurité personnelle :Ne sous-estimez pas non plus l’aspect financier. On peut acheter des milliers de protections, sans pour autant avoir l’assurance de ne pas avoir de problèmes. Le plus gros danger pour le photographe, en plus de se noyer avec son coûteux matériel photo, c’est le soleil. Même par temps couvert, les rayons UV se font sentir et vous pouvez vite le regretter quand vous êtes sur la plage dans une position fixe. Pensez aussi à vous hydrater, une petite bouteille d’eau peut vous être d’un grand secours. Attention aussi aux courants des baïnes, surtout si vous venez dans le Sud-Ouest et ses spots de surf mondialement connus.
Lorsque nous tournons dans l’eau, nous entrons dans un nouvel environnement qui nécessite une préparation adéquate. Avant de vous jeter à l’eau, vérifiez la météo et les prévisions de vagues, parlez aux habitants et assurez-vous de bien connaître l’endroit. Y a-t-il des courants ? Y a-t-il des rochers ? Quel est l’endroit le plus facile pour entrer et sortir de l’eau en toute sécurité ? Lorsque vous photographiez des surfeurs, il est de votre devoir de vous assurer que vous vous immergez au bon moment afin qu’ils puissent surfer sans être dérangés. Gardez toujours une main devant vous lorsque vous plongez pour éviter de heurter les rochers, et tendez une main lorsque vous faites surface pour protéger votre visage et signaler aux surfeurs que vous êtes là. Soyez conscient des dangers : vous pouvez heurter les rochers ou les coraux dans le fond, être entraîné vers le fond ou même vous cogner contre la planche de surf.
Sublimer l'Image : L'Importance du Post-Traitement
Enfin, une fois la journée de prise de vue terminée, le travail du photographe n’est pas encore terminé. Le traitement (retouche) des photos sera souvent nécessaire si les conditions de lumières ne sont pas là. Il faut souvent augmenter le contraste, recadrer, éclaircir les ombres. Ce n'est pas forcément long ou compliqué, mais généralement indispensable. L'utilisation d'un capteur haute résolution, comme le 61 mégapixels de l'Alpha 7R V, permet un recadrage en post-production tout en conservant une résolution optimale, offrant une grande flexibilité.