Le surf, sport emblématique de liberté et de connexion avec l'océan, n'est plus l'apanage des valides. Grâce à la détermination inébranlable de surfeurs amputés et à l'ingéniosité d'innovateurs, des prothèses de jambe spécifiquement conçues pour la glisse transforment la vie de nombreux passionnés. Ces avancées technologiques ne permettent pas seulement de retrouver des sensations, elles ouvrent également la voie à une nouvelle ère pour le handisport, en brisant les barrières physiques et en inspirant des milliers de personnes à travers le monde.
La Résilience face à l'Adversité : Des Histoires qui Redessinent les Vagues
Les parcours de vie de surfeurs comme Éric Dargent, Geoffroy Moucheboeuf et Sam Carton illustrent parfaitement cette quête de la glisse, même après une amputation. Ces récits sont des témoignages poignants de résilience et de la capacité humaine à transformer l'adversité en force motrice pour l'innovation.
Éric Dargent, un père de famille originaire de Martigues (Bouches-du-Rhône), est l'une de ces figures emblématiques. En février 2011, lors d'un séjour à La Réunion où il envisageait de s'installer avec sa femme et ses enfants, il se fait attaquer par un requin alors qu'il surfe sur la côte Ouest de l'île, une zone jusqu'alors considérée comme sûre. « En quelques secondes, ma jambe a été arrachée. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Je suis reparti comme un dingue en hurlant. Heureusement, je n'étais pas loin du bord », raconte-t-il, presque mécaniquement. Amputé sous le genou gauche, Éric Dargent aurait pu en rester là, se soumettre à la fatalité et abandonner tout espoir de remonter sur une planche. Jugeant son amputation trop haute, les spécialistes lui conseillaient d'ailleurs de se tourner vers d'autres sports. Cependant, celui qui a aujourd'hui 39 ans n’a pas voulu croire les médecins qui lui prédisaient un futur sans sport et sans surf, qu’il pratiquait à haut niveau.
Ses sensations ne sont « pas comme avant », mais le plaisir de la glisse est resté. « Parfois il est même plus important, parce qu'il y a une espèce de revanche », estime le sportif à la barbe de trois jours et à l'air décontracté. Par un dimanche matin de septembre entre nuages et éclaircies, Éric Dargent dessine des arabesques avec sa planche au milieu des rouleaux grondants de l'océan près de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), sous l'œil attentif et complice de son entraîneur, le surfeur basque Manu Portet. Après la perte d’une partie de sa jambe en 2011, lors d'une attaque de requin à La Réunion, Éric Dargent s’est attelé à la création d’une prothèse destinée aux amateurs des sports de glisse. De son esprit créatif est né un artifice qui lui a permis de lutter contre sa condition et de défier les lois de la nature. Il a même co-inventé une prothèse, récemment commercialisée, lui permettant de continuer à vivre et transmettre sa passion.
L'histoire de Geoffroy Moucheboeuf, médecin bordelais et surfeur passionné, débute également par un accident bouleversant. En mars 2020, alors que l’épidémie de Covid s’abattait sur le monde, il est percuté par une voiture sur le bord de la route alors qu’il se rendait en vacances en Italie. Il est d’abord hospitalisé en Italie, puis rapatrié au CHU de Bordeaux où il doit subir une amputation de la jambe gauche. Lui qui travaille habituellement en réanimation chirurgicale au CHU de Bordeaux se retrouve de l’autre côté du miroir : patient et amputé. « Mon bagage professionnel et scientifique m’a certainement permis d’affronter cette tragédie plus facilement que d’autres », raconte Geoffroy, sans minimiser le traumatisme ressenti par lui et ses proches. Au lieu de se laisser abattre, il a canalisé son énergie dans un objectif clair : retourner surfer. « En réanimation, quand j’ai vu l’état de ma jambe, je me suis tout de suite renseigné sur les possibilités de faire du surf après une amputation, et je n’ai quasiment rien trouvé, à part le témoignage d’Éric Dargent que j’ai rapidement contacté et rencontré », explique-t-il. Cette rencontre a été un point de départ, bien que la prothèse qu'Éric lui a prêtée, censée convenir à différents sports de glisse, s'est avérée « assez inadaptée » pour le surf en particulier, car pas assez flexible ni résistante aux éléments marins. Il devenait impossible, avec les prothèses existantes, de pratiquer son activité favorite. Impossible ? Pas tout à fait, car devant l’adversité et la fatalité, ce médecin bordelais a fait un pari audacieux, donnant naissance au projet Parasurf.
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Sam Carton, 19 ans, offre un autre exemple d'une volonté inébranlable. Après une longue bataille contre le SDRC (syndrome douloureux régional complexe), une maladie rare et peu connue qui l'a fait atrocement souffrir pendant neuf ans, Sam a été amputée de la jambe droite au printemps 2020. Le SDRC provoque de terribles douleurs. Sam décrivait la « sensation de brûlure » en ces termes : « c’était comme si on déversait un seau d’eau bouillante sur ma jambe ». Elle ressentait aussi constamment des élancements, comme si on lui administrait des chocs électriques. Malgré des séances de rééducation régulières, la prise en charge tardive de la maladie a réduit ses chances de rétablissement complet, la condamnant à des allers-retours incessants entre les cabinets médicaux, les centres de rééducation comme Pulderbos, et les hôpitaux. Sa vie était dominée par la douleur, l'obligeant à dormir avec sa jambe hors du lit car le simple contact du drap était insupportable. Elle ne portait plus que des shorts, sa peau étant trop sensible pour tolérer un pantalon long, et même le vent soufflant sur sa jambe était insoutenable. L'idée d'une amputation a fini par la tarauder, renforcée par la lecture de témoignages d’autres malades soulagés par cette opération. Aucun médecin ne voulait prendre le risque initialement, car une amputation ne garantit pas la disparition de la douleur et peut même, dans certains cas, empirer la situation. Mais, comme Sam l’expliquait, « la thérapie ne me soulageait pas et je ne progressais plus depuis un certain temps. Il me semblait donc dommage de ne pas envisager cette option. De toute façon, cela ne pouvait pas être pire. » Elle finit par trouver un médecin qui la suivit dans son raisonnement. « Après mon amputation, je n’ai ressenti aucune douleur pendant un moment et cela m’a fait tout drôle. Je ne comprenais pas très bien ce qui se passait. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas eu mal. Un pur bonheur. »
Quatre mois seulement après l’amputation, et bien que les médecins lui aient conseillé d’apprendre à marcher d’abord, Sam était sur sa planche. Tout l’été, elle se rendit régulièrement à Wenduine, logeant quelques jours chez ses grands-parents, qui vivent à la Côte. Elle s’entraînait à tenir sur sa planche, ses cheveux blonds couverts de sel. Peu de temps après, elle prenait sa première vague. Sam rayonne de joie, sourit tout le temps et a soif d’avenir, curieuse de découvrir ce qui l’attend, avec du temps à rattraper. Sur la plage de Wenduine, le ressac est exceptionnellement favorable. À croire que nous sommes à Hawaï, et non à la mer du Nord. L’une de ces surfeurs, Sam Carton, se laisse porter par une vague. Elle rame comme si sa vie en dépendait, se redresse d’un bond et tente de rester en équilibre sur sa planche. Pas évident, car Sam est unijambiste et surfe avec une prothèse. Elle a pratiqué ce mouvement une centaine, non, un millier de fois, d’abord sur la terre ferme, encore et encore. Au début, c’était la catastrophe, car cette fichue prothèse bougeait en tous sens. Et puis soudain, après de nombreuses tentatives infructueuses, elle parvient à le réaliser, aussi sur l’eau. Sam est en équilibre sur sa planche de surf, debout et fière sur la vague qui la propulse vers un magnifique coucher de soleil. Dans ces moments, elle repense aux neuf années de souffrance qui ont précédé ce moment, à son martyre. Sam se sent comme un poisson dans l’eau parmi les autres surfeurs, qui la soutiennent et lui viennent en aide. « Je veux tirer le meilleur parti de la vie en toutes circonstances, profiter des petites choses. C’est la principale leçon que j’ai tirée de ma maladie. Quand vous êtes malade, vous êtes déjà heureux quand le soleil brille à la fenêtre de votre chambre d’hôpital. »
L'Innovation au Service de la Glisse : Les Prothèses Spécifiques au Surf
Face à la volonté inébranlable de ces athlètes, la nécessité de prothèses spécifiquement adaptées aux exigences du surf est devenue évidente. Les prothèses généralistes existantes étaient souvent trop rigides, pas assez flexibles ou trop fragiles pour affronter les conditions exigeantes de l’océan, et peu de solutions adaptées existaient pour les surfeurs amputés.
Eric Dargent, amputé du genou gauche, s’est attelé à la création d’une prothèse destinée aux amateurs de sports de glisse - surf, skate… Avec l’aide du snowboardeur Patrice Barattero, lui aussi amputé de la jambe, Eric Dargent a d’abord tenté de modifier des modèles déjà existants, sans succès. « Je ne trouvais ni le plaisir ni la fluidité… et je tombais ! », racontait le surfeur. L'un des spécialistes, Bertrand Tourret-Couderc, orthoprothésiste de Marseille, touché par sa « volonté de fer », décida toutefois de soutenir son projet : « Pour Éric, remonter sur une planche de surf était aussi important que de pouvoir remarcher. » Avec l'aide de Bertrand Tourret-Couderc, celle de Patrice Barattero et d'un lycée technologique provençal, Eric Dargent s'est mis à concevoir, à tester et à affiner le prototype d'une prothèse adaptée aux sports de glisse. Cette innovation a été développée à partir d'une solution basée sur un amortisseur hydraulique utilisé en VTT. C’est finalement d’une collaboration entre les deux athlètes et le lycée d'usinage mécanique Adam-de-Craponne à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) qu’est née la prothèse-miracle. Avec son poids d’1,2 kg, son amortisseur et ses tendons flexibles, la création permet la pratique du surf ou du skateboard, mais aussi du cyclisme. Eric Dargent l’a présentée lors des quatrièmes rencontres du progrès médical, organisées à l'Institut Pasteur de Paris.
Le projet Parasurf de Geoffroy Moucheboeuf promet également de révolutionner l’accessibilité des sports de glisse pour les personnes en situation de handicap. Imaginez une prothèse qui permet aux amputés des membres inférieurs de continuer à surfer les vagues ? Partant de son expérience personnelle avec une prothèse qu'il a trouvée inadaptée, Geoffroy a commencé avec son orthoprothésiste à imaginer les améliorations qu’il faudrait apporter aux prothèses existantes pour qu’elles répondent au cahier des charges spécifique du surf. Cela impliquait de permettre une bonne flexion sur la planche (triple flexion hanche-genou-cheville), la marche dans le sable (quand les courants déportent et qu’il faut regagner le spot par la plage), et de résister aux conditions corrosives et abrasives de l’eau de mer et du sable. L’idée initiale était de fabriquer une prothèse avec des systèmes déjà disponibles sur le marché, une approche plus simple et moins coûteuse que d’en créer une nouvelle. Mais l’existant s’est vite avéré insuffisant.
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Geoffroy a alors décidé de contacter un ancien réseau d’ingénieurs rencontrés au cours de sa formation aux Arts et Métiers (ENSAM). « Pendant mon clinicat, j’avais entamé une thèse de sciences sur la création d’un exosquelette pour la rééducation à la marche après un AVC, avec la collaboration d’étudiants des Arts et Métiers (ENSAM) », précisait-il. Il a également sollicité l’Institut de Mécanique et d’Ingénierie de Bordeaux. Après les premières expérimentations et la phase de prématuration accompagnée par l’université de Bordeaux, est venu le temps de la concrétisation du projet Parasurf, soutenu par différents mécènes à travers la Fondation Bordeaux Université. C’est le professeur Henri Blanc, ingénieur devenu entrepreneur après 25 ans d’enseignement, qui a été choisi pour développer la prothèse avec sa startup OrthoProsecure. « Il avait déjà créé une prothèse de marche, et il pratique les sports de glisse, on a tout de suite accroché ! », sourit Geoffroy. Il décrit les prochaines étapes : finalisation des dessins, usinage - d’abord en aluminium, puis en titane -, et tests. La prothèse sera polyvalente, adaptée aussi bien aux personnes amputées tibiales que fémorales. S’avouant « un peu hyperactif » et surtout « très impatient », Geoffroy utilise depuis un moment déjà un prototype en titane qu’il a façonné lui-même, « en attendant ». Avec Parasurf, une nouvelle ère s’ouvre avec comme premier objectif de rendre la prothèse accessible au plus grand nombre. Parasurf pourrait, par la suite, être adaptée à d’autres disciplines comme le kitesurf ou le paddle. L'inventeur, Geoffroy Moucheboeuf, lui-même classé cinquième mondial en parasurf, est la preuve vivante que cette prothèse fonctionne à merveille !
Comprendre les Prothèses Sportives : Types, Coûts et Accessibilité
Le développement de prothèses spécifiquement adaptées aux sports de glisse s'inscrit dans un mouvement plus large de démocratisation du sport pour les personnes amputées. Une prothèse sportive est conçue pour permettre aux porteurs de prothèses amputées de jouer et de pratiquer des sports à un niveau récréatif ou élevé. Ces prothèses sont optimisées pour différentes activités sportives, allant de la course et du sprint au cyclisme, au golf, au tennis, au ski nautique, au snowboard ou au ski. Le handicap ne doit pas empêcher la pratique du sport.
Chaque sport exige des mouvements et des charges corporelles différents. Une prothèse de sport pour la course à pied, par exemple, est conçue pour absorber les chocs et fournir de l'énergie. Le principal composant d'une prothèse de sport pour la course à pied est la lame ressort en forme de C, généralement fabriquée en fibre de carbone. La lame ressemble à un J ou à un arc inversé et cette forme de ressort est conçue pour stocker et libérer de l'énergie à chaque course. Une prothèse de course ou une prothèse de jogging est spécialement conçue pour absorber l'impact et libérer l'énergie. Pour une prothèse de course spécialisée, le prix du modèle d'entrée de gamme chez Amputee Care Centre est de 9 400 euros et peut atteindre 15 000 euros ou plus. Une prothèse de cyclisme, en revanche, est axée sur la stabilité et la flexibilité. Pour les sports qui nécessitent des changements de direction rapides et de la stabilité, comme le tennis, le football et le football en salle, les prothèses de bas de jambe et les prothèses de haut de jambe sont équipées d'une base prothétique performante qui absorbe les forces de rotation et les chocs. Dans ces cas, il est parfois possible d'utiliser sa prothèse quotidienne pour faire du sport.
Pour les sports nautiques, il existe une prothèse spécialement conçue avec une base résistante à l'eau et des pièces en titane inoxydable. Une prothèse sportive spéciale pour les sports nautiques est conçue pour fonctionner correctement dans des conditions humides, salées et parfois difficiles. Ces prothèses sont fabriquées dans des matériaux résistants à l'eau et à la corrosion. Elles offrent également une adhérence et une stabilité accrues sur les surfaces glissantes. Une prothèse de bain est également spécialement conçue pour être portée pendant la douche ou d'autres activités régulières dans l'eau. Ces prothèses sont fabriquées dans des matériaux résistants à l'eau et ont une conception antidérapante pour assurer la stabilité et la sécurité sur les surfaces mouillées. Le coût d'une prothèse de bain varie, mais elle est généralement moins chère qu'une prothèse de sport. Le ski, le snowboard et le ski nautique sont des sports populaires parmi les porteurs de prothèses. Les prothèses de jambe sont équipées de composants résistants à l'eau pour une meilleure stabilité pendant le sport. Une prothèse de ski nautique spécifiquement conçue est fabriquée à partir de matériaux résistants à l'eau et destinée à assurer la stabilité pendant la pratique du ski nautique. Elles sont suffisamment robustes pour résister à la force de l'eau et sont souvent dotées de réglages spéciaux pour aider l'utilisateur à rester sur les skis. Une prothèse de ski est spécialement conçue pour offrir stabilité, force et souplesse afin d'effectuer des virages et d'absorber les chocs sur un terrain accidenté. Les prothèses de jambe supérieure sont équipées d'un genou prothétique spécial et de matériaux robustes et durables pour faire face aux charges élevées pendant le ski. Les prothèses de snowboard sont spécifiquement conçues pour soutenir les mouvements d'équilibre et de rotation nécessaires à la pratique du snowboard. Elles comportent généralement des composants flexibles pour les mouvements latéraux et l'absorption des chocs, ce qui permet au snowboarder de glisser en douceur sur la neige.
Le coût des prothèses sportives est un facteur majeur. Eric Dargent soulignait cet aspect, expliquant que « comme les prothèses de sport coûtent très chers, c'est aussi un effort qu'on a essayé de mettre en place avec Proteor, qui distribue ce genou aux alentours de 3 000 euros. Avant, on avait des prothèses à 6 000 ou 8 000 euros. » Ces prothèses sportives ne sont pas remboursées en France, « alors que le sport est un vecteur de bien-être et de santé. C'est parfois plus efficace qu'un antidépresseur », insistait-il. Pour Sam Carton, la réalité est encore plus frappante : une prothèse de jambe étanche coûte 85 000 euros et nécessite d’être remplacée tous les 6 ans. Il s'agit de montants considérables, et une prothèse sportive performante n'est malheureusement pas à la portée de tout le monde. Le prix des prothèses de jambe supérieure est similaire à celui des prothèses de jambe inférieure, mais il faut ajouter le coût de la prothèse de genou, qui peut aller de 3 000 euros à plus de 30 000 euros, en fonction du type, de la technologie et des ajustements nécessaires. Le coût d'une prothèse de sport varie en fonction du type de prothèse, des ajustements nécessaires et des composants spécifiques, avec des prix qui commencent à environ 1 000 euros pour les versions de base. Heureusement, dans d'autres régions, les frais sont parfois partiellement remboursés par la mutualité belge, l'assurance maladie néerlandaise ou une autre organisation. Toutefois, il est important de noter que la plupart des prothèses sportives ne sont pas remboursées par défaut. Des initiatives telles que Uniek Sporten existent aux Pays-Bas pour aider à cette accessibilité.
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Le choix d'une bonne prothèse de sport, à un prix abordable, est une étape importante pour conserver ou développer un mode de vie actif, malgré une amputation ou une malformation congénitale. L'Amputee Care Center (ACC), par exemple, est un centre prothétique spécialisé et indépendant, qui travaille avec différents fabricants de composants prothétiques dans le monde entier. Un centre prothétique indépendant offre une plus grande liberté de choix en n'étant pas lié à des marques et à des produits spécifiques, ce qui permet de disposer d'un plus large éventail d'options. Il peut ainsi sélectionner des prothèses mieux adaptées aux besoins et aux préférences de chacun, et les conseils objectifs qu'ils donnent sont souvent plus fiables, car ils n'ont pas à faire valoir leurs préférences en matière de marques. Au Amputee Care Center, des technologies et des matériaux innovants, tels que le titane et l'impression 3D, sont utilisés pour garantir un ajustement et une fonctionnalité optimaux. Ces centres ne fabriquent pas seulement des prothèses pour les personnes amputées qui souhaitent simplement pratiquer des sports de loisir ; l'ACC est également un leader dans la fabrication de prothèses sportives pour athlètes de haut niveau, utilisant des technologies innovantes telles que des matériaux légers et des microprocesseurs avancés, et travaillant en étroite collaboration avec les athlètes pour développer des prothèses personnalisées qui permettent des performances optimales. Le choix d'une prothèse de sport est une décision complexe qui ne doit pas être prise à la hâte. C'est pourquoi l'Amputee Care Center propose un deuxième avis sans engagement. Leurs prothésistes conseillent sur les meilleures options et examinent la prothèse actuelle. Un bon entretien est essentiel pour maintenir la fonctionnalité et la longévité d'une prothèse de bras ou de jambe, et un entretien annuel gratuit est souvent proposé, même si la prothèse n'a pas été fabriquée par leurs soins.