Protection thermique et dermatologie sous-marine : comprendre les impacts des combinaisons sur la peau et la santé du plongeur

Vous êtes complètement accro à la plongée, mais les eaux froides ne vous encouragent pas à aller tremper vos palmes. En combinaison humide, vous avez bien raison de ne pas le faire. En réalité, le choix de votre équipement thermique a des répercussions directes non seulement sur votre confort et votre flottabilité, mais également sur la santé de votre peau et votre sécurité physiologique.

Le néoprène est largement utilisé pour la fabrication de combinaisons de plongée et de surf. Cependant, on entend souvent parler des dangers potentiels qu'il peut présenter pour la peau. Pour pratiquer votre activité favorite en toute sérénité, il convient d'analyser les mécanismes de ces matériaux, les réactions cutanées associées et les solutions ergonomiques disponibles.

Matériaux de conception et risques dermatologiques du néoprène

Le néoprène, ou polychloroprène, est un élastomère synthétique obtenu par polymérisation du chloroprène. Le néoprène est le matériau de base de pratiquement toutes les combinaisons de plongée. Certaines personnes peuvent développer une réaction allergique au contact, se traduisant par des irritations, rougeurs ou démangeaisons. Ces dermatites de contact peuvent être exacerbées par les additifs chimiques de vulcanisation ou par les colles d'assemblage. En effet, certaines colles utilisées pour assembler les combinaisons peuvent représenter un risque supplémentaire, notamment lorsqu'elles contiennent des solvants organiques.

Face à ces enjeux de santé et d'environnement, des alternatives émergent. Le Yulex naturel est une alternative écologique au néoprène. Issu de la sève d'hévéa, il limite l'exposition aux dérivés pétrochimiques. Il existe une multitude de technologies pour fabriquer le polychloroprène : certains néoprènes sont directement issus du pétrole (moins bonne qualité), d’autres sont issus maintenant de la roche calcaire (néoprène Yamamoto, néoprène limestone, néoprène jako etc…), d’autres sont issus de la sève d’évéa (pour le yulex) et les néoprènes de dernières générations sont directement issus de coquilles d’huîtres (l’oysterprene de Soorüz).

Au-delà de la matière première, la texture interne joue un rôle crucial. Plus communément, nous appelons les combinaisons à cellules ouvertes des combinaisons à néoprène « refendu ». Lors du process de fabrication, le néoprène est à l'origine une épaisse plaque de polychloroprène que les industriels fendent ensuite avec une grosse lame chaude en différentes épaisseurs de 1 mm à 9 mm. Lors de la découpe, le néoprène obtenu est lisse. On dit qu’il est à cellules ouvertes ou plus simplement, c’est un néoprène lisse et brut. Utilisé tel quel sur les combinaisons, il a la particularité de bien coller à la peau (par exemple les combinaisons de chasse sous-marine) et donc d’être plus confortable et plus chaud. Lorsque ce type de néoprène est collé à votre corps, vous avez l’impression d’avoir un pyjama sur vous.

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En revanche, il faut faire très attention lors de l’enfilage du néoprène refendu car celui-ci est très fragile. Il peut s’abîmer très facilement avec des coups d’ongles ou un étirement trop prononcé. C’est pourquoi ce type de néoprène est très souvent associé et doublé avec une couche de nylon, jersey ou spandex sur la face extérieure. L’étirement limité de la couche extérieure permettra d’éviter de déchirer sa combinaison à l’enfilage. Une doublure extérieure en nylon standard offre une grande résistance à l'usure normale.

Les variations de finitions internes et externes des combinaisons

Le matériau Skin peut être utilisé à l'intérieur ou à l'extérieur de votre combinaison de plongée ; il se trouve souvent autour des poignets, des chevilles et du cou. Ce matériau a un aspect caoutchouteux, soit lisse, soit texturé, et est communément appelé "skin-in" ou "skin-out". Le néoprène "Skin" sert généralement lorsque l'étanchéité à l'eau s'avère nécessaire ou lorsque ses propriétés de délestage de l'eau constituent un avantage. Des précautions supplémentaires sont nécessaires pour éviter les coupures ou l'abrasion de ce matériau.

Le matériau thermo-skin a une surface lisse comme la peau et est de couleur argentée. Ce matériau a des propriétés thermoréfléchissantes avantageuses et offre également une surface d'étanchéité similaire aux matériaux "skin" standard. Des précautions supplémentaires sont nécessaires pour éviter les coupures ou l'abrasion de ce matériau. Pour toutes les surfaces "skin", y compris la Thermo-skin, l'utilisateur doit veiller à ne pas accrocher les surfaces intérieures de la peau avec un ongle de main ou de pied ; ce matériau est en effet particulièrement vulnérable aux coupures.

Pour les plongeurs recherchant une élasticité maximale, le néoprène X-Flex et Iso-Flex sont des matériaux spéciaux conçus pour offrir un taux d'étirement bien plus élevé que les matériaux conventionnels. Ces matériaux sont plus vulnérables aux accrocs, principalement en raison de la présence nécessaire de maille plus lâche pour obtenir ce degré élevé d'étirement. Les attaches "scratch" peuvent également s'y accrocher légèrement et faire boulocher le matériau.

La surface extérieure de votre combinaison de plongée est conçue pour résister à l'usure normale que provoque une plongée normale. L'abrasion contre des roches ou d'autres objets tranchants peut couper ou perforer la surface extérieure du nylon : il convient donc de prendre des précautions raisonnables pour éviter ces situations. Les petites coupures ou déchirures peuvent être facilement réparées avec de la colle pour combinaison de plongée.

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Fonctionnement thermique de l'eau face à l'air

Pour bien choisir sa combinaison, il faut d'abord comprendre comment elle fonctionne. En effet, lorsque nous pratiquons un sport nautique, les contraintes exercées soit par l’environnement soit par l’utilisateur sont différentes. Il existe deux types de combinaison néoprène. Les combinaisons humides, par définition, laissent entrer légèrement l’eau et ne sont donc pas totalement étanches. C’est cette légère entrée d’eau qui, en se logeant entre votre peau et la combinaison, va se réchauffer lors de votre pratique et vous garder au chaud. Bien entendu, l’épaisseur de votre combinaison néoprène va aussi être une barrière entre la température de l’eau et celle de votre corps. Ainsi, plus une combinaison néoprène est épaisse, plus elle vous protège du froid.

En revanche, quelque soit la technologie, ce sont les molécules de gaz d’azote emprisonnées dans les cellules de néoprène qui viennent protéger votre corps du froid et créer la barrière thermique entre la température de l’eau et celle de votre corps. C'est ce gaz qui va vous protéger du froid plus que la matière néoprène en elle-même. Ce phénomène est encore plus vrai pour les combinaisons de chasse sous-marine, de plongée et d’apnée. En effet, les compressions et décompressions successives que subit le néoprène lors des descentes en profondeur et des remontées à la surface accentuent ce phénomène de modification de structure.

Même par une chaude journée, si vous restez dans l’eau sans protection thermique toute la journée, vous aurez froid, car l’eau a une conductivité thermique 20 à 25 fois plus importante que l’air. C'est pourquoi, contrairement à une combinaison humide qui permet à l’eau de pénétrer et de s’infiltrer à l’intérieur de la combinaison, une combinaison étanche crée une barrière étanche entre la peau du plongeur et l’eau. Quand je dis cela à mon entourage, souvent les yeux s’agrandissent : comment ? Tu vas dans l’eau sans être mouillée ? En réalité, ça l’est ! Dans ce type de combinaison, c’est l’air emprisonné entre votre corps et le néoprène qui va jouer le rôle de protection thermique. L’air est une matière qui transfère moins les échanges thermiques que l’eau.

Les combinaisons étanches de plongée sont les plus techniques. Pour que l’air emprisonné entre votre corps et votre combinaison vous réchauffe toujours lors de l’immersion en profondeur, donc malgré l’augmentation de pression, il faut injecter régulièrement de l’air grâce à un flexible étanche relié à un inflateur. Vous disposez d’un inflateur pour injecter de l’air dans la combinaison et éviter d’être tout serré dans votre combinaison. Lors de la remontée, afin d’éviter de finir comme un ballon de baudruche avec la diminution de pression, il faudra libérer l’air emprisonné grâce à un système de purge.

Spécificités des combinaisons étanches et physiologie du plongeur

Les combinaisons étanches sont généralement fabriquées à partir de néoprène ou d’un tissu dit « trilaminé ». Elles sont également équipées de manchons étanches au niveau des poignets et d'une collerette au niveau du cou. Du point de vue de la fermeture, les combinaisons étanches sont équipées d’une tirette étanche également. Sans quoi, vous seriez tout de même mouillé. Il existe aussi des manchons et collerettes en silicone ou en latex.

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Les manchons et collerettes serrés ne sont pas simplement désagréables, ils peuvent poser de réels problèmes aux plongeurs. Les manchons et collerettes doivent être bien ajustés mais ne doivent pas limiter le flux sanguin. Les manchons de poignets trop serrés peuvent causer des douleurs aux doigts et aux mains, ainsi que des engourdissements, des picotements et une perte de dextérité. Les collerettes de combinaisons humides/étanches ou cagoules trop serrées sont susceptibles d’induire un réflexe du sinus carotidien. Ce réflexe ralentit le rythme cardiaque du plongeur et le flux du sang dans le cerveau et peut provoquer chez le plongeur des vertiges ou des étourdissements ou une perte de conscience s’il n’est pas contrôlé. Les changements de température, de position ou de stress peuvent provoquer un gonflement mineur et rendre un manchon ou une collerette suffisamment serré en cours de plongée pour causer un problème.

Par ailleurs, les affections cutanées liées à la plongée sont multiples et certaines d’entre elles peuvent masquer des problèmes plus graves. C’est le cas de nombreux problèmes dermatologiques liés aux combinaisons étanches. Les nouveaux plongeurs qui n’arrivent pas à ajouter d’air dans leurs combinaisons étanches lorsqu’ils descendent et subissent des contractions de l'air (le phénomène de "squeeze") peuvent avoir des éruptions cutanées, des irritations ou des contusions (marques de ventouse). Bien que désagréables, ils n’ont généralement pas d’effets néfastes durables. Cependant, ces ecchymoses peuvent être dramatiques et ressembler parfois à une maladie de décompression (MDD) de type liaisons cutanées (puces ou marbrures). Si un plongeur semble avoir des ecchymoses après une plongée en combinaison étanche, envisagez toujours la possibilité d’une MDD et réagissez en fonction des symptômes apparents (ou de l’absence de symptômes).

Un autre aspect de la plongée de longue durée concerne la gestion des fonctions naturelles sous l'eau. En effet, la plongée a un effet diurétique, induit par l'immersion et le froid. Lors de mes nombreuses plongées en Normandie sur les épaves du débarquement, le temps passé dans la combinaison était tellement grand (parfois plus de 3 heures) que j’ai dû trouver une solution. Certains hommes choisissent le p-valve. Vous devez imaginer une sorte de préservatif mis sur le pénis et relié à un tuyau qui évacue l’urine vers l’extérieur au moyen d’une valve posée sur la combinaison étanche. Les systèmes pour uriner ne sont pas courants dans de nombreuses combinaisons étanches, en particulier les combinaisons de location, pour des raisons d’hygiène. Cependant, si les plongeurs possèdent des combinaisons avec des systèmes de miction, il est judicieux de leur apprendre à utiliser correctement le système. La pneumaturie (le passage de l’air pendant la miction), les infections urogénitales et le pincement du cathéter peuvent être causés par un équilibrage ou un maintien inadéquat de ces systèmes. Aussi, pour ma part, j’ai choisi la solution des couches pour adultes. La première fois, ça fait bizarre d’aller acheter les couches… et dire au vendeur c’est pour moi. Encore plus d’en porter une. Arriver à uriner dedans au début n’est pas non plus simple. Après, vous n’y pensez plus.

Choix de l'équipement étanche : Trilaminé versus Néoprène compressé

Le prix va forcément être au centre de votre choix. Pourtant, le critère principal devrait à nouveau être votre morphologie. Il est important d’avoir une combinaison qui vous va parfaitement bien. Elle doit être facile à enfiler et retirer sans être trop large. Les combinaisons étanches de plongée sont le plus souvent composées de néoprène pré-compressé de 2 à 4 mm afin que celui-ci résiste mieux au phénomène de compression en profondeur. De manière générale, préférez une combinaison en trilaminé ou en néoprène compressé de 2 ou 4 mm. Les combinaisons de 7 mm vont être bien plus rigides et nettement moins confortables. Comme elles ne sont pas vraiment ajustables par conception (elles ne sont pas élastiques), il est important de choisir une combinaison parfaitement adaptée à votre morphologie lorsqu’elle est en néoprène.

Le néoprène sera plus chaud, plus ajusté et moins cher. Le trilaminé est plus cher et n’offre pas de confort thermique par lui-même. Par contre, il est moins encombrant, plus léger et sèche rapidement. Il est super simple à enfiler et permet d’adapter facilement les sous-couches. J’ignore si le trilaminé est un effet de mode ou pas. Personnellement, je plonge avec satisfaction depuis des années avec une combinaison étanche en néoprène comprimé de 2 mm de la marque BARE. Aujourd’hui, j’ai également le modèle en trilaminé Avatar de chez Santi qui me plaît tout autant.

Soyez également vigilant sur l'ergonomie. Quelle tirette choisir ? Les plus courantes sont les tirettes dorsales. Personnellement, j’ai les deux systèmes : ventrale sur une combinaison, dorsale sur l’autre. Honnêtement, je n’ai pas de préférence particulière. Par contre, il est intéressant d’avoir un renfort aux genoux en kevlar. Les manchons et collerettes ne doivent pas présenter de petites déchirures. Vous vous retrouveriez rapidement à devoir changer cet élément. De plus, ne négligez pas le prix d’un changement de bottillons si la taille n'est pas adaptée.

Pratique, sécurité et gestion de la flottabilité en combinaison étanche

Il existe de nombreuses raisons qui pourraient vous donner envie de plonger en étanche : éviter le contact prolongé avec l’eau salée ou de l’eau souillée ; rester au chaud avant la plongée, durant les trajets en zodiac (par exemple), après la plongée, surtout quand le vent est froid ou très présent. Votre étanche vous protège aussi du froid en surface quand les personnes en combinaison humide grelottent sur le bateau ou en s’habillant après la plongée. Il n’y a pas de public particulier pour la plongée en étanche. La combinaison étanche est indispensable dans les situations comme la plongée sous glace ou encore la plongée spéléo dans les eaux froides. Dans certaines contrées (Canada, Islande…), les plongeurs apprennent directement à plonger en étanche. Instructeur en Égypte, Ahmed plongeait en mars en combinaison étanche dans de l’eau à 23°C. Il m’expliquait que d’une part, le nombre de plongées successives finissait par lui donner froid. En réalité, la plongée en étanche est tout simplement la façon de faire des personnes qui ne veulent pas avoir froid sous l’eau.

Mettre une combinaison étanche est super simple. Exit les mouvements compliqués pour arriver à rentrer dans votre combinaison, ou les gels et autres eaux savonneuses pour arriver à passer vos jambes, vos bras, vos poignets ou vos fesses. Avant de commencer, assurez-vous d’avoir tout ce dont vous avez besoin, y compris votre combinaison étanche, votre cagoule, vos gants, vos palmes et votre équipement de plongée. Mettez votre souris (ou autre sous-couche adaptée et suffisamment chaude). Placez vos pieds dans vos chaussons ou bottillons étanches et enfilez votre combinaison en la tirant vers le haut de votre corps. Ajustez les bretelles. Fermez la fermeture à glissière étanche de la combinaison. Demandez à quelqu’un de vous aider si la fermeture à glissière est située dans le dos de la combinaison. Si vous disposez d’une ouverture ventrale, vous pouvez le faire vous-même. Attention, même si vous vous faites aider par votre binôme (ou quelqu’un qui passe par là), vous êtes responsable de vous-même : jetez un œil pour vous assurer que la tirette est bien fermée. Avoir de l’eau qui entre dans votre combinaison étanche est tout sauf agréable… croyez-moi. Enfilez votre gilet et branchez le direct system de votre étanche.

Vous devez suivre une formation si vous voulez évoluer en toute sécurité. Un premier point est la flottabilité. En effet, plonger en étanche suppose que vous mettiez de l’air à l’intérieur de votre combinaison pour que celle-ci ne se plaque pas contre vous. Vous allez donc devoir tenir compte de ce point pour ne pas avoir la surprise de ne pas arriver à vous maintenir à la bonne profondeur lors de vos paliers par exemple. Pour cela, vous allez devoir adapter votre lestage. C’est le principal risque du point de vue de la flottabilité. Le temps d’être à l’aise en plongée en étanche, vous pouvez utiliser des plombs de chevilles. Certains utilisent leur combinaison étanche comme moyen principal de flottabilité. D’autres préfèrent mettre le minimum d’air nécessaire pour ne pas être coincé dans leur combinaison et utiliser leur gilet de plongée pour assurer leur flottabilité. Si vous êtes frileux, vous apprécierez de mettre un peu plus d’air dans votre combinaison (l’air étant un excellent isolant).

Il arrive parfois de faire un accroc, un trou, une petite déchirure et de se retrouver avec un bras, une jambe… mouillé. Sauf si votre combinaison se déchire sur une surface telle qu’elle se remplit d’eau instantanément. Dans ce cas, vous allez être en danger car d’une part vous risquez une hypothermie rapide.

Les sous-couches thermiques et la protection de la peau sous le néoprène

Les combinaisons étanches ne sont pas les seules à nécessiter des sous-couches. En effet, les combinaisons étanches de kayak ou de kitesurf, ainsi que les combinaisons sèches de plongée, nécessitent d'adapter ce que vous portez en dessous. Mieux vaut être bien préparé - et cela commence par ce que vous portez sous votre combinaison. Les bons sous-vêtements font toute la différence en matière de confort, de chaleur et de liberté de mouvement.

  1. Beaucoup de personnes ne portent rien sous leur combinaison en néoprène humide. Les combinaisons humides sont conçues pour épouser étroitement les formes du corps, et moins il y a de couches en dessous, meilleure est l’isolation de la fine pellicule d'eau.
  2. Porter un maillot de bain ou un sous-vêtement ajusté offre du confort et une sensation d’hygiène, surtout si vous utilisez une combinaison de location ou si vous enfilez et retirez souvent votre combinaison pendant une session. Les shorts amples ou les hauts à nouer peuvent bouger ou se plier sous la combinaison.
  3. Dans une eau plus froide, une couche supplémentaire sous votre combinaison peut vraiment faire la différence. Pensez à un t-shirt en néoprène, un haut thermique ou un rashguard (un t-shirt fin et ajusté en matière à séchage rapide).

Il y a certains matériaux et vêtements qu’il vaut mieux éviter sous une combinaison, car ils peuvent causer de l’inconfort. Par exemple, les sous-vêtements en coton ne sont pas recommandés : ils absorbent l’eau, sèchent très lentement et peuvent provoquer des irritations cutanées importantes pendant l’activité à cause des frictions répétées. Évitez de porter des vêtements en coton dans votre étanche également, car ils absorbent la transpiration ou les entrées d'eau minimes et ne vous gardent pas au sec et au chaud. Les vêtements amples sont également déconseillés sous le néoprène, car ils peuvent se froisser ou se plier, ce qui nuit non seulement au confort mais aussi à l’ajustement de la combinaison. Enfin, les tissus synthétiques sans élasticité - comme certains t-shirts de sport ou pantalons de survêtement - sont inadaptés car ils limitent vos mouvements et ne s’accordent pas bien avec le néoprène serré. Mettez de bonnes chaussettes techniques également sous votre étanche, car c’est vraiment pénible d’avoir froid aux pieds.

Diversification des épaisseurs selon les disciplines nautiques

Bien choisir sa combinaison est un élément aussi important que de choisir son matériel de chasse sous-marine, plongée ou surf. Les compositions, technologies et empiècements des combinaisons sont donc différents en fonction des sports que vous pratiquez.

La combinaison de plongée doit résister au phénomène de compression lors de la descente en profondeur. À 15 mètres de profondeur, l’épaisseur du néoprène est réduite de moitié. Pour compenser ce phénomène, les fabricants utilisent des néoprènes un peu plus rigides et compressés que les néoprènes utilisés pour les combinaisons plus classiques des autres sports. Le plongeur étant soumis à plus de compression, à une eau plus froide en profondeur et fournissant moins d’effort physique que dans d’autres sports, les combinaisons de plongée doivent être plus épaisses. Si vous souhaitez des combinaisons polyvalentes pour des plongées en eaux froides ou en eaux tempérées, vous pouvez opter pour la solution d’une combinaison monopièce sans cagoule sous laquelle vous rajoutez un gilet à cagoule de l’épaisseur de votre choix (souvent de 2 à 5 mm).

Les combinaisons de chasse sous-marine sont souvent utilisées pour de longues sessions. Comme les chasseurs sous-marins effectuent plus d’efforts et que les combinaisons de chasse sous-marine pour les eaux froides sont composées d’une veste et d’un pantalon, les épaisseurs à choisir sont différentes de celles utilisées pour la plongée. Parfois certains chasseurs vont même faire le choix de mettre une veste en 7 mm et un pantalon en 5 mm. Ainsi ils sont protégés sur la partie du corps perdant le plus de chaleur et ne perdent pas en souplesse pour le palmage. Les combinaisons de chasse sous-marine vont requérir des épaisseurs légèrement plus faibles que celle de plongée pour une température équivalente, car les épaisseurs de la veste et de la salopette se doublent sur le buste.

Le longe côte est une pratique sportive récente. Les combinaisons de longe côte ont la particularité d’avoir des fermetures éclairs dorsales et frontales. Il est préconisé d'utiliser des combinaisons qui vont vous protéger du vent, donc avec du néoprène lisse (single skin) au niveau du buste. Les épaisseurs des combinaisons de longe-côte sont différenciées : 5/4 mm pour une eau inférieure à 12°C, 4/3 mm pour une eau située entre 12 et 17°C, et 3/2 mm pour une eau comprise entre 17 et 20°C. Ces combinaisons sont très souvent conçues en néoprène Yamamoto allant de la qualité #39 à #44. Le chiffre après le dièse correspond à la densité et au nombre de cellules de néoprène en fonction d’une unité de mesure.

Pour le triathlon et la nage en eau libre, le néoprène lisse à l’extérieur va offrir de belles sensations de glisse dans l’eau et améliorer votre flottabilité. Si l’on est débutant, on va plutôt rechercher une combinaison qui offre de la flottabilité sur les jambes pour nager plus longtemps avec moins d’efforts. Les combinaisons les plus techniques offrent une meilleure glisse mais sont aussi les plus fragiles.

En Stand Up Paddle, le choix est également très subjectif. Si vous tombez peu et que votre effort est soutenu, votre corps se réchauffe naturellement. On utilise souvent des Long John (jambes recouvertes et sans manches, d'une épaisseur de 1 mm à 3 mm) pour offrir un maximum de liberté de mouvement au niveau des bras, parfois complétés par des vestes néoprènes ou des pantalons néoprènes associés à des lycras. Les combinaisons de surf, quant à elles, nécessitent d'être extrêmement souples pour ne pas entraver la rame. Les combinaisons de surf en néoprène Limestone absorbent moins d'eau, conservant ainsi leur légèreté durant l'effort.

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