« Pensez-vous que la plongée sous-marine est un sport dangereux ? » Cette question, posée aux camarades de classes de la padawan Lucie et à leur famille, dans le cadre d'une petite enquête, a révélé un résultat interpelant. En effet, 65% des répondants pensent que la plongée est un sport dangereux. Ce constat, qui pourrait être un motif de s'en détourner, nous invite plutôt à faire un point précis sur la réalité des risques associés à cette activité. Bien que la plongée sous-marine offre une combinaison unique d’aventure, de détente et de connexion avec le monde sous-marin, elle est souvent sujette à des perceptions erronées concernant sa dangerosité.
Démystifier la Perception du Danger
Contrairement aux idées reçues, en termes de risques encourus, la plongée est au même niveau de dangerosité que le bowling depuis maintenant pas mal d'années. Dans les faits, il n’y a pas vraiment de gros risques dans la plongée, si ce n'est que l’on est dans un environnement sous-marin. C'est là toute la différence avec beaucoup d’autres activités. Malgré son attrait pour l’aventure, la plongée sous-marine est considérée comme une activité à faible risque par rapport à de nombreuses autres activités sportives et de plein air. Même des activités courantes comme la natation, le jogging et la conduite de véhicules tout-terrain affichent des taux de mortalité plus élevés que la plongée. Le Réseau d’alerte des plongeurs (DAN) publie chaque année son rapport annuel sur la plongée. L’étude sur les décès de plongeurs publiée par le Divers Alert Network (DAN) indique que, parmi les citoyens des États-Unis et du Canada, seuls 24 décès de plongeurs récréatifs ont été signalés en 2020, qui est la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. La population de plongeurs aux États-Unis et au Canada étant estimée à 2,85 millions, cela équivaut à un taux de mortalité d’environ deux pour 100 000 participants, ce qui se compare favorablement à d’autres sports courants tels que l’équitation. En plongée, les accidents mortels représentent 2% de l’ensemble des accidents, c’est très peu.
Les Risques Inhérents à l'Environnement Aquatique en Général
Quel que soit le lieu de baignade, il existe des risques de noyade et divers risques infectieux. La situation est aggravée dans certains pays, notamment du fait de l’absence de surveillance des plages et de moyens de secours. Parmi ces risques infectieux, on trouve les gastro-entérites, les dermatites aquatiques ou marines, les otites externes, les conjonctivites et les infections respiratoires. De plus, en piscine, dans de nombreux pays, il n’existe pas de norme concernant l’eau des piscines et leur traitement. En eau douce, les baignades exposent à des infections transmises par voie cutanée comme la leptospirose, la bilharziose ou, dans une moindre mesure, l’infection à Naegleria fowleri, une amibe libre pathogène. Ces considérations soulignent que la prudence est de mise dans tout environnement aquatique, au-delà de la seule pratique de la plongée.
Les Facteurs de Risque Liés à la Physiologie et la Santé du Plongeur
La plongée sous-marine, bien que généralement sûre avec les précautions nécessaires, sollicite le corps de manière particulière. C'est pour cette raison qu’il est primordial de prendre en compte l'état de santé du plongeur.
La Visite Médicale : Une Étape Cruciale pour la Sécurité
Avant de commencer à pratiquer la plongée sous-marine, une précision importante : la plongée sous-marine est une activité sportive à haut risque si certaines conditions médicales ne sont pas respectées. Le corps sera alors bien hydraté, l’eau ira dans les cellules plutôt que d’aller directement dans la vessie et le nombre de microbulles dans l’organisme sera inférieur. C'est pour ça que l’on fait un examen médical, qui a d’ailleurs été revu récemment, avec des questions plus pointues sur certains sujets. Cela permet que les gens prennent conscience qu’il y a des risques à plonger quand on est en mauvaise santé, comme pour toute activité.
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Les problèmes respiratoires tels que l’asthme, les pathologies cardio-vasculaires, neurologiques ou les tympans fragiles peuvent constituer des contre-indications. Si vous souffrez d'une maladie cardiovasculaire ou d'un asthme, ce sport vous sera d'ailleurs totalement contre-indiqué. La visite médicale est obligatoire avant la plongée, et le médecin fédéral vérifie l’absence de contre-indications médicales majeures (cardiaques, pulmonaires, neurologiques, ou autres) pour garantir la sécurité du plongeur. La grossesse est une contre-indication formelle. Hormis pour le baptême, il est nécessaire de fournir un certificat médical, qui peut être délivré par votre médecin de famille ou un spécialiste agréé par la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM). Dans tous les cas, avant d'envisager votre baptême, consultez votre médecin. Le rapport annuel de DAN sur la plongée montre qu’environ 50 % des décès liés à la plongée sous-marine sont associés à un accident cardiaque aigu. En outre, « un tiers des décès signalés en 2020 étaient âgés de 50 à 80 ans ». Souvent, de multiples conditions préexistantes sont présentes : cardiopathie hypertensive, cardiomégalie, diabète, obésité, en plus de l’âge avancé et d’autres facteurs de risque comme le tabagisme.
L'Importance Vitale de l'Hydratation
L’hydratation est un point clé aussi. Quand vous allez plonger, le matin, il faut boire un verre d’eau toutes les 20 minutes, dès le réveil. Tout le corps sera alors bien hydraté, l’eau ira dans les cellules plutôt que d’aller directement dans la vessie et le nombre de microbulles dans l’organisme sera inférieur. Vous aurez donc paradoxalement moins envie de faire pipi pendant la plongée. Alors que si vous buvez juste un peu, pour justement ne pas avoir besoin d’aller aux toilettes, c’est là que vous éliminerez trop vite. Si vous avez soif, c’est déjà trop tard. Réhydratez-vous bien après être sorti de l’eau, car la plongée déshydrate.
La Gestion des Problèmes d'Oreille et de Sinus : Le Barotraumatisme
En plongée sous-marine, l’organe le plus fréquemment touché par les accidents est l’oreille, au niveau du tympan. La descente dans les profondeurs, si tentante soit-elle, augmente la pression ambiante. Pour rétablir l'équilibre entre les niveaux de pressions de votre organisme et de votre environnement, vous devrez effectuer la manœuvre de Valsalva. Celle-ci consiste à souffler tout en tenant votre nez pincé, et votre bouche fermée. Vous éviterez ainsi le principal risque lié à la descente : le barotraumatisme, qui peut exercer ses effets sur les tympans et les sinus notamment. Si cette mesure préventive n’est pas respectée, des douleurs de plus en plus violentes se font sentir au fur et à mesure de la descente. Dans les cas extrêmes, les tympans peuvent se rompre sous la pression de l’eau. L’irruption de l’eau froide dans l’oreille interne peut entraîner des vertiges. Si vous ressentez une douleur à l’oreille malgré les mesures préventives, remontez tout de suite de un ou deux mètres et recommencez la descente. Presque tous les plongeurs rencontrent des problèmes d’égalisation à un moment ou à un autre, surtout lorsqu’ils commencent à plonger. Les techniques correctes d’aide à l’égalisation, telles que la déglutition, le bâillement ou le fait de souffler doucement contre un nez pincé, qui sont toutes enseignées dans le cours PADI Open Water Diver, permettent généralement de résoudre le problème. La règle la plus importante lors de l’égalisation est de ne jamais forcer ou de continuer à descendre. Si vous avez des difficultés à égaliser, remontez en toute sécurité de quelques pieds ou d’un mètre pour réduire la pression et réessayez. Avec une formation et une technique appropriées, la plupart des plongeurs sont capables d’effectuer une égalisation en toute sécurité.
À la remontée, place à la manœuvre de Toynbee. C’est simple, vous devrez là encore vous pincer le nez mais en déglutissant cette fois.
Les Dangers Spécifiques de la Plongée en Bouteille
La plongée en bouteille introduit des dynamiques et des risques spécifiques liés à la compression des gaz et à l'interaction avec l'équipement.
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L'Accident de Décompression : Comprendre les Bulles
Au niveau européen, l’accident le plus fréquent est l’accident de décompression. Pour faire simple : une bulle va se loger à un endroit où elle ne devrait pas être, dans le corps de la victime. Il y aurait beaucoup à dire, mais faisons simple. Cette bulle va provoquer des symptômes voire des séquelles chez la personne. En plongée, du fait de la forte pression, les gaz respirés (et en particulier l’azote) se dissolvent dans l’organisme en quantité supérieure à celle observée à la surface. Si en effet vous remontez trop rapidement, l’azote ne sera pas éliminé. Pire, des bulles de gaz, transportées principalement par le sang, risquent de boucher certains vaisseaux, entraînant entre autres des risques de paralysie, de thrombose. On constate que les personnes qui ont fait trois accidents de décompression prennent plus de risques au cours du temps. Ils font un premier accident, n’en tirent pas de leçon, et continuent de plonger plus profond, avec des profils de plongée plus dangereux, ce qui mène à un deuxième accident et ainsi de suite. Et souvent, ils arrêtent de plonger après le troisième accident. Tout peut arriver : des accidents surviennent aussi dans les limites de la courbe de sécurité et le corps va saturer ou dé-saturer en fonction de paramètres qui ne sont pas forcément pris en compte par les ordinateurs de plongées. L'hydratation est un point clé aussi, elle aide à limiter le nombre de microbulles dans l'organisme. L’expiration est un autre facteur clé. En plongée, on ne retient jamais sa respiration, on ne cherche jamais à économiser son air. Au palier, l’important c’est l’expiration. Ce n’est presque pas la durée du palier qui est importante, mais le nombre de respirations que vous ferez au palier. C’est là que l’azote va être éliminé, qu’il s’agisse d’un palier de décompression ou d’un palier de sécurité. Tous les clubs de plongée vous l'enseigneront, il est impératif de respecter les paliers de décompression établis en fonction de la durée de la plongée, et de la profondeur atteinte. L'objectif est d'évacuer l'azote accumulé dans votre organisme. Précisons toutefois que ces paliers ne concernent pas les débutants.
Les Risques Cardiaques : Une Cause Majeure d'Accidents Mortels
Le rapport annuel de DAN sur la plongée montre qu’environ 50 % des décès liés à la plongée sous-marine sont associés à un accident cardiaque aigu. Ces accidents sont souvent liés à des pathologies qui ne sont pas prises en compte correctement. Par exemple : une crise cardiaque sous l’eau, elle aurait pu survenir deux heures plus tôt ou deux heures plus tard, mais peut-être qu’un effort particulier a provoqué l’accident. Est-ce un accident de plongée ? En outre, « un tiers des décès signalés en 2020 étaient âgés de 50 à 80 ans », avec de multiples conditions préexistantes présentes : cardiopathie hypertensive, cardiomégalie, diabète, obésité, en plus de l’âge avancé et d’autres facteurs de risque comme le tabagisme. Ceci souligne l'importance cruciale de la visite médicale préalable et de l'évaluation honnête de sa condition physique.
La Panique Sous l'Eau : Un Facteur Humain à Gérer
Il est rare que les plongeurs paniquent sous l’eau lorsqu’ils sont correctement formés, mais cela peut arriver. Les techniques permettant de gérer l’anxiété avant la plongée et de rester calme pendant la plongée sont enseignées dans des cours tels que le PADI Open Water Diver. La respiration contrôlée, la vérification du binôme avant la plongée et la connaissance des procédures d’urgence aident les plongeurs à rester calmes sous l’eau. Si les procédures sont suivies correctement, que le binôme vient nous aider, que l’on a tout le matériel nécessaire et adapté, le problème peut être géré, on reste calme. Être loin de son binôme, une mauvaise réaction du binôme, un mauvais briefing d’avant plongée, pour définir les conduites à tenir en cas d’urgence, si on se perd, etc., sont autant de facteurs qui augmentent les risques d’accident liés à la panique ou à une mauvaise gestion de situation.
La Gestion de l'Air et du Matériel : Minimiser les Incidents
Le matériel de plongée sous-marine est très fiable. Avec un bon entretien, des vérifications régulières et une utilisation de l’équipement conforme à sa conception, les pannes sont extrêmement rares. Les plongeurs doivent toujours effectuer un contrôle de sécurité avant la plongée pour s’assurer que tout l’équipement fonctionne correctement avant d’entrer dans l’eau, afin de minimiser les risques de problèmes. Votre équipement de plongée comprend un manomètre qui vous indique la quantité d’air contenue dans votre bouteille - pensez-y comme à la jauge d’essence de votre voiture. En le vérifiant régulièrement et en remontant toujours à la surface avec une quantité d’air suffisante, les plongeurs peuvent facilement éviter de manquer d’air au cours d’une plongée. En cas de problème, votre binôme de plongée portera un détendeur supplémentaire. Certains plongeurs emportent également une petite réserve d’air de secours indépendante pour plus de tranquillité d’esprit. Avec une formation adéquate et une surveillance attentive, il est extrêmement rare de manquer d’air. Si on analyse les accidents mortels, on constate que la cause primaire de l’accident pourrait être gérée facilement : emmêlement dans un filet ou des lignes de pêche, équipement non adapté, panne d’air… Les faits nous montrent que ce sont les réactions à cette cause primaire qui mènent à la mort de la personne.
Les Rencontres avec la Faune et la Flore Marine
Tu nous disais tout à l'heure qu'il y a tous les ans une quarantaine d’accidents liés à la faune ou à la flore sous-marine. Il s’agit souvent de contacts avec des coraux, par exemple le corail de feu. Il faut savoir que des blessures liées aux méduses ou au corail de feu, par exemple, peuvent continuer de gêner près de 3 mois après le contact. DAN propose d’ailleurs une formation Hazardous marine life injuries, c’est une formation courte que je recommande aux plongeurs qui voyagent afin de savoir quoi faire en cas de problème. Les requins n’apparaissent même pas dans les statistiques tant les incidents sont rares et exceptionnels. Chaque année, les chiens, les serpents, les crocodiles et même les hippopotames tuent plus de personnes que les requins. En Australie, par exemple, il y a en moyenne 10 décès liés aux chevaux chaque année, contre 5 décès liés aux requins. En réalité, la plupart des plongeurs adorent rencontrer des requins et se font souvent les ambassadeurs de ces animaux méconnus. Il est même fréquent que des plongeurs voyagent spécifiquement pour voir des requins dans leur habitat naturel.
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Les Autres Dangers : Le Froid et l'Emmêlement
Le froid est vite handicapant sous l’eau et peut devenir source de problèmes. Une combinaison adaptée à la température de l'eau est essentielle. Par ailleurs, comme mentionné, l'emmêlement dans un filet ou des lignes de pêche peut être une cause primaire d'accident, dont les conséquences mortelles découlent souvent d'une mauvaise réaction face à la situation.
Les Pratiques Essentielles pour une Plongée Sécurisée
La clé pour minimiser les risques et profiter pleinement de la plongée réside dans l'éducation, la préparation et le respect des règles établies.
L'Encadrement et la Formation : Le Cœur de la Sécurité
Apprendre la plongée avec un moniteur est indispensable : ne plongez jamais sans avoir pris des cours. Si vous voulez découvrir la plongée, vous pouvez avant cela effectuer un baptême de plongée : une première immersion d’environ 20 minutes, en piscine ou en mer, qui vous permettra d’appréhender et de découvrir une première fois le milieu sous-marin. Le fait de pratiquer, même en piscine est intéressant. Il faut maintenir une condition physique, acquérir des réflexes quant au matériel ou aux situations qui peuvent survenir. Si vous faites un vidage de masque à chaque entraînement en piscine, vous ne serez pas pris au dépourvu si ça vous arrive lors d’une plongée en mer. C’est aussi très intéressant et important de faire des formations de secourisme. Car malgré tout, les accidents arrivent.
Ne plongez jamais seul. Plongez toujours au minimum en binôme, que vous soyez des plongeurs débutants ou un peu plus expérimentés, c’est la règle pour que la pratique de la plongée se déroule en toute sécurité. Un binôme n’est pas seulement une bonne compagnie, c’est aussi un partenaire pour la sécurité. Tout ne se fait pas que dans les centres de plongées, mais il est indispensable de commencer avec un organisme agréé et un moniteur diplômé. Les PADI Instructors défendent les standards les plus élevés de la plongée. Tous les programmes PADI sont soumis à des normes éducatives strictes, contrôlées pour assurer la cohérence et la qualité au niveau mondial. Dans le cours PADI Open Water Diver, les plongeurs apprennent des techniques importantes et des concepts de sécurité et les mettent en pratique dans une piscine (ou un site d’eau libre avec un environnement similaire à une piscine) avant de passer à l’océan, au lac ou à une autre étendue d’eau. Si vous n’êtes pas sûr que la certification Open Water Diver soit faite pour vous, demandez à votre Dive Centers ou Resorts PADI de vous proposer une expérience de Discover Scuba Diver. DAN propose plusieurs petites formations. Il ne faut pas hésiter à nous contacter. Si vous êtes un plongeur certifié, pensez à remettre vos techniques à niveau avec le programme ReActivate® Scuba Refresher ou préparez-vous à votre prochaine plongée avec le cours DAN Prepared Diver - les deux sont inclus dans les avantages de l’adhésion au PADI Club. Outre le fait de suivre une formation adéquate et de maintenir ses techniques à jour, chaque plongeur peut faire de nombreuses choses pour plonger en toute sécurité et éviter les incidents liés à la plongée.
La Planification et le Respect des Règles de Plongée
Il y a un ensemble de règles à respecter. Toutes ces règles ne sont pas là pour rien. Le plongeur lambda, qui respecte les règles de la plongée loisir, limite grandement les risques. Il faut anticiper et planifier la plongée, avec la gestion des risques et des procédures en cas d’urgence. Ne touchez pas! Voyagez en toute sécurité.
Voici quelques règles et conseils supplémentaires :
- Contrôle de sécurité avant la plongée (buddy check) : Effectuez toujours votre contrôle de sécurité avant la plongée. Il est important de régler tout problème potentiel avant d’entrer dans l’eau !
- Condition physique et état général : Avant de plonger, assurez-vous de ne pas être fatigué, de ne pas avoir froid ou de ne pas être enrhumé. Ne consommez pas d’alcool, de drogue ni de médicaments avant une plongée. Ne plongez avec un scaphandre autonome que si vous êtes en bonne condition physique.
- Gestion de la respiration : En plongée, on ne retient jamais sa respiration, on ne cherche jamais à économiser son air. L’expiration est primordiale pour l'élimination de l'azote.
- Respect des paliers : Pendant la plongée, respectez les paliers de décompression s’il y en a. Ces paliers ne concernent pas les débutants, mais sont cruciaux pour les plongeurs expérimentés.
- Après la plongée : Attendez 24 heures avant de prendre l’avion.
- Informez un proche : Informez un proche de votre mise à l’eau, de votre heure prévue de retour en sécurité ainsi que du site de plongée.
L'Équipement de Plongée : Choix et Maintenance
Il y a un ensemble de règles à respecter : avoir un matériel adapté, un matériel parfois doublé. Le matériel à utiliser dépend du type de plongée que vous souhaitez pratiquer, jamais seul. Si vous restez près des côtes et plongez en apnée, masque, palmes et tuba pourront vous suffire. Selon la température de l’eau, il ne faut pas oublier la combinaison.
En plus de la bouteille de plongée, qui sera fournie par votre centre de plongée, voici l’équipement indispensable à vous procurer si vous voulez plonger plus régulièrement :
- Le trio PMT : palmes, masque et tuba, nécessaire pour voir, nager et respirer à la surface (notamment si vous faites du snorkeling). Attention, pas d’apnée, ni d’efforts après une plongée !
- Un détendeur : impératif pour découvrir les fonds marins, puisqu’il vous permettra de respirer sous l’eau une fois relié à votre bouteille de plongée.
- Une combinaison : le choix dépend de la zone où vous plongez et de la température de l’eau. En fonction, vous devrez opter pour :
- une combinaison étanche, pour les eaux froides (avec des températures inférieures à 12° C, attention cela nécessite une formation),
- une combinaison semi-étanche ou 7 mm pour les eaux tempérées (températures entre 12 et 26° C),
- une combinaison humide 3 ou 5 mm pour les eaux chaudes (températures supérieures à 24° C).
- Le gilet stabilisateur : il assure un bon équilibre à votre équipement et permet de fixer votre bouteille de plongée.
- Un ordinateur de plongée : c’est une montre / ordinateur miniature qui vous fournit des informations sur la profondeur, la température et la pression de l’eau, votre réserve d’air, etc.
- Un moyen de décompression, une table et un profondimètre ou un ordinateur est obligatoire à partir du niveau 2.
Ces équipements peuvent être coûteux. Il est intéressant de les louer ou de les emprunter dans les clubs où vous pratiquez ou via des magasins spécialisés, pour tester ce qui vous convient avant d’investir.Quelques accessoires pour profiter au mieux de votre exploration sous-marine :
- Gants et chaussons en Néoprène® : notamment si vous plongez en eaux froides, mais également pour vous protéger d’éventuelles coupures.
- Une petite lampe ou un phare pour voir au mieux toute la richesse des paysages sous-marins.
- Un appareil photo étanche ou, si vous plongez plus profond, un caisson étanche pour votre appareil, afin de ramener un maximum de souvenirs.
La Signalisation en Surface : Une Question de Visibilité
Si vous prenez un bateau pour aller au large, il est impératif de hisser un pavillon indiquant que vous et/ou d’autres personnes êtes en plongée. Ces pavillons sont utilisés dans le cadre de la plongée en apnée ainsi qu’en bouteille. Il en existe trois :
- Le pavillon Alpha : il signifie « plongeurs en immersion ».
- Le pavillon rouge à diagonale blanche ou le pavillon à croix de Saint-André : ils signifient « plongeur isolé ».Ces pavillons sont une indication pour les plaisanciers, pêcheurs ou autre utilisateur de Jet-Ski® de l’obligation de passer à une distance minimum de 100 mètres pour ne pas blesser un plongeur qui remonterait en surface à distance du bateau. Signalez votre présence en surface à l’aide d’un pavillon approprié (pavillon Alpha, croix de Saint-André ou rouge avec une diagonale blanche).
Les Niveaux de Plongée et la Réglementation
Le code du sport encadre la pratique de la plongée et précise les aptitudes requises, l’encadrement nécessaire et les zones de plongée autorisées, en fonction de 5 niveaux de plongée correspondant au niveau de loisir FFESSM, devant être validés dans des centres agréés.
- Niveau 1 : plongeur encadré jusqu’à 20 m.
- Niveau 2 : plongeur encadré jusqu’à 40 m et autonome jusqu’à 20 m.
- Niveau 3 : plongeur autonome jusqu’à 40 m et autonome jusqu’à 60 m avec accord du directeur de plongée (personne responsable de l’organisation de la plongée).
- Niveau 4 : guide de palanquée (encadrement en exploration de plongeurs de 0 à 40 m) et plongeur autonome jusqu’à 60 m.
- Niveau 5 : directeur de plongée et plongeur autonome jusqu’à 60 m.En Europe, on a aussi beaucoup de plongées qui se font en autonomie, des plongées hors structure, plus profondes, tout ne se fait pas que dans les centres de plongées. Les plongeurs aiment aller plus profond. Aux États-Unis, tout est très réglementé. Avec un brevet Open Water, ce sera 18 mètres maximum, 30 mètres avec un Advanced Open Water. La limite est stricte.
Où Plonger en Toute Sécurité ?
Il est fortement recommandé de plonger avec une structure reconnue, par exemple par la FFESSM (Fédération française d’études et de sports sous-marins). Certains clubs ou structures de plongée sont organisés pour l’accueil et l’encadrement de personnes en situation de handicap. Renseignez-vous. On peut plonger partout en France, le territoire français abrite d’ailleurs de magnifiques spots de plongée. Il n’est pas forcément nécessaire d’aller à Bali ou dans les Caraïbes pour faire de belles découvertes.Voici une sélection des plus beaux sites de plongée sur les littoraux français.
- Mer Méditerranée : Des eaux translucides qui regorgent de faune, de flore et d’épaves :
- le golfe de Porto (Corse-du-Sud),
- le parc national de Port-Cros (Var),
- la réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales),
- le golfe d’Ajaccio (Corse-du-Sud),
- la réserve naturelle des îles Lavezzi (Corse-du-Sud),
- le parc naturel des Calanques (Bouches-du-Rhône).
- Côte Atlantique : Elle abrite des eaux magnifiquement turquoise, notamment en Bretagne sud, pour découvrir des reliefs et une faune extraordinairement variés :
- la rade de Brest et Le Conquet (Finistère),
- Belle-Île-en-Mer (Morbihan),
- archipel des Glénan (Finistère).
- Manche : Des eaux froides et sombres, avec une faune variée et d’innombrables épaves de bateaux du débarquement américain en Normandie :
- les plages du débarquement (Normandie), pour les amateurs d’épaves.
- Arromanches (Calvados).
- Alpes : Il n’y a pas que l’eau salée ! Découvrez dans les Alpes la plongée souterraine (plongée spéléo) ou la plongée en eau froide. Ces pratiques hors du commun nécessitent toutefois des formations spécifiques :
- Le lac de Tignes (Savoie),
- Crest, Grotte du Grounier (Vercors),
- La Grotte de Choranche (Vercors).