La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. Cette pratique permet de découvrir un nouveau monde. Osez et passez de l’autre côté du miroir. Découvrez la plongée avec nous et progressez selon vos envies avec nos moniteurs passionnés. Ils vous accompagneront dans cet univers sauvage, et majestueux, fragile et étonnant. En solo, en duo, en famille, avec vos amis, la plongée est ouverte à tous de 8 ans à 80 ans. Selon votre profil et vos envies, vous trouverez la certification ou le programme qui vous correspond le mieux.
Fondamentaux et sécurité avant la plongée
Vous êtes prêt, vous avez trouvé un professionnel avec qui plonger dans le bleu des eaux corses, voici tout de même un petit rappel des règles de base à connaître avant, pendant et après vos plongées. Avant de partir en plongée, mangez sainement en privilégiant les sucres lents et en évitant les aliments trop riches. Buvez beaucoup pour éviter la déshydration (eau, thé ou jus de fruit) et bannissez l’alcool bien évidemment. Révisez vos bases en matière de sécurité, auto-évaluez-vous et ne pensez pas aller au-delà de vos limites du moment.
Précision importante : la plongée sous-marine ne se pratique en aucun cas seul. Où que vous soyez, il est indispensable de commencer avec un organisme agréé et un moniteur diplômé. Si vous voulez découvrir la plongée, vous pouvez avant cela effectuer un baptême de plongée : une première immersion d’environ 20 minutes, en piscine ou en mer, qui vous permettra d’appréhender et de découvrir une première fois le milieu sous-marin. Il faut une bonne condition physique pour effectuer une séance de plongée. Il est seulement recommandé d’effectuer une pratique sportive régulière et de savoir correctement nager. Les problèmes respiratoires tels que l’asthme, les pathologies cardio-vasculaires, neurologiques ou les tympans fragiles peuvent constituer des contre-indications. La visite médicale est obligatoire avant la plongée, et le médecin fédéral vérifie l’absence de contre-indications médicales majeures pour garantir la sécurité du plongeur. La grossesse est une contre-indication formelle. Hormis pour le baptême, il est nécessaire de fournir un certificat médical, qui peut être délivré par votre médecin de famille ou un spécialiste agréé par la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).
L'équipement du plongeur : de l'essentiel au technique
Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage. Le plongeur bouteille sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Il doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression. Le matériel à utiliser dépend du type de plongée que vous souhaitez pratiquer. Si vous restez près des côtes et plongez en apnée, masque, palmes et tuba pourront vous suffire. Selon la température de l'eau, il ne faut pas oublier la combinaison.
En plus de la bouteille de plongée, qui sera fournie par votre centre de plongée, voici l’équipement indispensable à vous procurer si vous voulez plonger plus régulièrement :
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- Le trio PMT : palmes, masque et tuba. Attention, pas d’apnée, ni d’efforts après une plongée !
- Un détendeur : impératif pour découvrir les fonds marins, puisqu’il vous permettra de respirer sous l’eau une fois relié à votre bouteille de plongée.
- Une combinaison : le choix dépend de la zone où vous plongez et de la température de l’eau. Une combinaison étanche pour les eaux froides (températures inférieures à 12° C), une semi-étanche ou 7 mm pour les eaux tempérées (12 à 26° C), ou humide 3 ou 5 mm pour les eaux chaudes (supérieures à 24° C).
- Le gilet stabilisateur : il assure un bon équilibre à votre équipement et permet de fixer votre bouteille de plongée.
- Un ordinateur de plongée : c’est une montre / ordinateur miniature qui vous fournit des informations sur la profondeur, la température et la pression de l’eau, votre réserve d’air, etc.
Le masque de plongée doit être à votre taille : cela évite le plaquage de masque en descente, un accident de plongée causé par effet ventouse, dû à une dépression entre la pression sanguine et la pression à l'intérieur du masque d'un plongeur. N'en faites pas trop : quand on commence la plongée, on se laisse souvent tenter par l'achat d'un couteau ou autres accessoires de compétition. N'oubliez pas que ces objets peuvent vous handicaper.
Protocoles pendant et après l'immersion
Pendant la plongée, ne plongez jamais en solo. Surveillez votre binôme et ne vous éloignez jamais à plus de 2 m de lui. Contrôlez votre remontée et respectez scrupuleusement vos paliers de décompression. Si vous faites de l’apnée, respirez normalement avant de plonger et entamez votre remontée avant de ressentir le besoin de respirer. Ne pratiquez pas l’apnée après avoir effectué une plongée bouteille. Sous l’eau, les plongeurs ne peuvent communiquer qu’avec les mains. Vérifier que vous utilisez les bons et surtout les mêmes gestes pour être opérationnel une fois immergé : il en va de votre sécurité.
Le facteur principal influant sur l’organisme humain en plongée est la pression exercée par l’eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer, mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer. Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur.
Après la plongée, respectez le délai pour une nouvelle plongée (plusieurs heures sont recommandées). Ne pratiquez pas de sport. Ne prenez pas l’avion avant 24 heures. Réhydratez-vous bien après être sorti de l’eau, car la plongée déshydrate. Chaque plongeur doit savoir réagir en cas d’accident. Déclenchez les secours en mer via le canal 16 de votre VHF ou par téléphone au 196, même en cas de doute. La rapidité de l’intervention des secours est déterminante et l’état d’une victime d’un accident de plongée ne s’améliore jamais de lui-même.
Niveaux de formation et encadrement
Le code du sport encadre la pratique de la plongée et précise les aptitudes requises, l’encadrement nécessaire et les zones de plongée autorisées, en fonction de 5 niveaux de plongée correspondant au niveau de loisir FFESSM, devant être validés dans des centres agréés.
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- Niveau 1 : plongeur encadré jusqu’à 20 m.
- Niveau 2 : plongeur encadré jusqu’à 40 m et autonome jusqu’à 20 m.
- Niveau 3 : plongeur autonome jusqu’à 40 m et autonome jusqu’à 60 m avec accord du directeur de plongée.
- Niveau 4 : guide de palanquée (encadrement en exploration de plongeurs de 0 à 40 m) et plongeur autonome jusqu’à 60 m.
- Niveau 5 : directeur de plongée et plongeur autonome jusqu’à 60 m.
La certification CMAS est la plus reconnue en France, mais il en existe une autre : PADI (Professional Association of Diving Instructor), elle est d'origine américaine. Plonger PADI, c'est plonger loisir et se pratique souvent dans les mers chaudes : pas de paliers, moins de normes sécuritaires. En ce sens, CMAS est considéré comme plus technique, mais il permet de plonger jusque 60 mètres et dans toutes les conditions. Il est donc moins restrictif que PADI.
Signification des pavillons et signalisation
Si vous prenez un bateau pour aller au large, il est impératif de hisser un pavillon indiquant que vous et/ou d’autres personnes êtes en plongée. Ces pavillons sont utilisés dans le cadre de la plongée en apnée ainsi qu’en bouteille. Il en existe trois :
- Le pavillon Alpha : il signifie « plongeurs en immersion ».
- Le pavillon rouge à diagonale blanche ou le pavillon à croix de Saint-André : ils signifient « plongeur isolé ».
Ce pavillon est une indication pour les plaisanciers, pêcheurs ou autre utilisateur de Jet-Ski de l’obligation de passer à une distance minimum de 100 mètres pour ne pas blesser un plongeur qui remonterait en surface à distance du bateau.
Maîtrise des techniques : flottabilité, navigation et paliers
La flottabilité est l'une des compétences les plus importantes à maîtriser en plongée sous-marine. Un bon contrôle de la flottabilité consiste à se mettre en ludion au milieu de l'eau, de sorte que vous ne soyez pas sur le sol et que vous ne flottiez pas à la surface. C'est ce qu'on appelle la flottabilité neutre. Le maintien d'une flottabilité neutre garantit également une bonne visibilité de l'eau lorsque vous plongez, car vous ne palpez pas le sable au fond de l'eau.
Un palier de sécurité est une procédure standard en plongée sous-marine pour toutes les plongées de plus de 10 mètres. Un palier de sécurité est un arrêt à 5 mètres pendant au moins 3 minutes à la fin de chaque plongée. Les paliers de sécurité ralentissent considérablement la remontée d’un plongeur à la surface, ce qui laisse le temps à l’excès d’azote accumulé dans notre sang et nos tissus de se dissoudre hors de notre corps. Lorsque vous apprenez à plonger, vous vous entraînez à utiliser divers signes manuels pour vous aider à communiquer avec les autres plongeurs sous l'eau. Pendant le programme Open Water Diver et lorsque vous deviendrez Advanced Diver, vous pratiquerez la navigation pour vous habituer à utiliser un compas sous l'eau, ainsi qu'à utiliser des points de référence naturels pour vous orienter sur un site de plongée et trouver la sortie.
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Les sites de plongée en France et plongée scientifique
On peut plonger partout en France, le territoire français abrite d’ailleurs de magnifiques spots de plongée. Il n’est pas forcément nécessaire d’aller à Bali ou dans les Caraïbes pour faire de belles découvertes.
En Méditerranée, les eaux translucides regorgent de faune, de flore et d'épaves : le golfe de Porto, le parc national de Port-Cros, la réserve marine de Cerbère-Banyuls, le golfe d’Ajaccio, la réserve naturelle des îles Lavezzi, et le parc naturel des Calanques. Sur la côte Atlantique, la rade de Brest et Le Conquet, Belle-Île-en-Mer, et l'archipel des Glénan offrent des reliefs variés. La Manche abrite des eaux froides et sombres, avec une faune variée et d'innombrables épaves de bateaux du débarquement américain en Normandie. Dans les Alpes, il existe la plongée souterraine (plongée spéléo) ou la plongée en eau froide, nécessitant des formations spécifiques, notamment dans le lac de Tignes ou la grotte de Choranche.
Par ailleurs, les trois stations marines d’EMBRC-France proposent des services techniques de plongée scientifique disposant de personnels qualifiés et d’équipements. Les interventions sont indépendantes du support utilisé, que ce soit pour la récolte de faune et flore marine, l'échantillonnage, des expérimentations, ou le recueil de données photo et vidéo sous-marine. Ces services peuvent intervenir pour assurer l'organisation logistique et technique de vos plongées, l'encadrement de la sécurité globale, et vous apporter expertise sur le terrain.
Histoire et évolution de l'exploration sous-marine
La mer a toujours été une source précieuse pour l'Homme. La volonté d'y plonger plus profond et plus longtemps a sans doute toujours habité de nombreux peuples côtiers. On fait remonter au règne d'Alexandre le Grand la conception d'une « cloche de plongée » imaginée par le philosophe Aristote, vers 322 av. J.-C. Les premières esquisses d'un équipement mobile et autonome datent de la fin du XIVe siècle, avec Konrad Kyeser qui imagine une « robe de plongée ». Le premier prototype de scaphandre est inventé en 1824 par Charles et John Deane.
Mais c'est évidemment l'invention du scaphandre autonome qui va révolutionner l'histoire de l'exploration marine. La forme actuelle de l'équipement de plongée autonome est élaborée par Maurice Fernez puis Yves Le Prieur pendant l'entre-deux-guerres, et perfectionné par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943 : l'invention capitale pour la plongée autonome, sans aucun tube relié à la surface, est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande ».