Le monde sous-marin, avec ses mystères et ses splendeurs, attire chaque année des milliers de passionnés. Pourtant, pour que chaque immersion soit synonyme de plaisir et de sécurité, un rituel essentiel précède chaque descente : le briefing de plongée. On l’apprend, on en parle, mais il est souvent sous-estimé. Ce moment d'échange et de préparation est la pierre angulaire de toute plongée réussie, qu'elle soit encadrée par un guide expérimenté ou effectuée en autonomie totale. Il s'agit d'un processus dynamique où l'information circule, où les doutes s'estompent et où la confiance mutuelle se construit. Un briefing efficace ne doit pas prendre plus de 5 à 10 minutes maximum en temps écoulé, car il offre l'avantage de reprendre l'ensemble des points indispensables à la bonne compréhension, par tous les membres de la palanquée, de la plongée qu’ils vont effectuer, tout en ne s’éternisant pas de très (trop) longues minutes dans des discours à rallonges.
La communication, devenue plus complexe sous l’eau, s'anticipe déjà sur le bateau. Il est donc primordial d’exclure tout malentendu afin d’éviter les surprises indésirables une fois immergé. Comme le dit si bien une expression chez les plongeurs : "je dis ce que je fais et je fais ce que je dis". Avant l’immersion, vous aurez donc déjà dessiné dans votre esprit le profil de votre plongée : quelle direction, quels paramètres (profondeur, temps, palier), etc. Les petites choses peuvent avoir un impact important, et l’inévitable briefing en est la parfaite illustration. Une affaire judiciaire a même impliqué un guide de plongée qui avait omis d’inclure des informations sur les conditions potentielles de l’environnement, et le fait qu’il n’ait pas mentionné l’existence de ces éventuelles conditions environnementales inhérentes au site est devenu un facteur clé dans la décision de la cour. Cela souligne l'importance capitale d'un briefing précis et exhaustif.
Les Fondamentaux Indispensables : Une Base Incontournable pour Chaque Plongée
Pour simplifier la tâche aux débutants en matière de briefing et pour rafraîchir les idées des plus expérimentés, une approche structurée peut être adoptée. Le briefing peut être articulé autour de points essentiels qui garantissent une couverture complète des aspects critiques de la plongée.
La Sécurité Avant Tout : Assurance et État de Santé
L'un des premiers éléments à aborder, fondamental pour la sécurité de tous, concerne la couverture en cas d'incident. Il est impératif de poser la question de l’assurance et de sa date de validité. Il est à noter que l’on a le droit de refuser de plonger avec une personne qui n’est pas assurée, une mesure de prudence nécessaire pour le groupe et pour le plongeur lui-même. En outre, la santé du plongeur est primordiale. Il convient de s'assurer de la validité du certificat de non contre-indication à la plongée en posant la question de la date de la dernière visite médicale. Ces vérifications initiales établissent un cadre de sécurité essentiel avant même d'aborder les aspects techniques de l'immersion. Enfin, s’assurer de disposer d’une assurance plongée active est crucial, que l’on pratique la plongée localement ou à l’étranger.
Maîtrise du Matériel : La Ligne de Vie du Plongeur
Le matériel est d'une importance capitale car il influe directement sur la sécurité. Un point d’attention majeur est que le check du matériel doit être fait pour tous les plongeurs de la palanquée. Si des plongeurs utilisent un matériel différent, la planification de la plongée devra tenir compte du plus pénalisant afin d'assurer la sécurité du groupe. Une vérification pré-plongée, ou "buddy check", ne sert pas seulement à découvrir d'éventuels défauts dans le montage du matériel ou le port de l'équipement de plongée. Elle permet également à chacun d'apprendre comment fonctionne le matériel de son équipier. On ne veut pas avoir à tripoter l'équipement de son binôme et à essayer de trouver le bouton d'inflateur du gilet de sauvetage à la surface en cas d'urgence.
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La plupart des équipements de plongée ont une configuration standard, mais il y a toujours des exceptions. Il est donc bon de savoir où l'on peut trouver toutes les pièces de l'équipement de son équipier au cas où l'on aurait besoin d'aide. En outre, il est judicieux de vérifier qu'aucun flexible n'est resté coincé à l'intérieur du gilet de sauvetage, que la bouteille est ouverte et que la source d'air de secours fonctionne correctement. Il est impératif de s'en assurer avant d'en avoir besoin au cours d'une plongée. Jetez un coup d'œil à l’équipement de votre binôme avant de plonger et regardez attentivement comment ses instruments sont placés. Faites une vérification globale de son équipement pour le connaître au cas où vous auriez un problème une fois sous l'eau : quel type de gilet utilise-t-il, quel système de gonflage, où se trouvent ses purges, a-t-il un parachute, comment est paramétré son ordinateur, etc. Autant de détails indispensables pour une communication et une assistance efficace.
La Communication : Le Ciment de la Palanquée
La communication est un pilier central du briefing. Il est essentiel de vérifier que tous les membres de la palanquée utilisent les mêmes signes manuels. On nous dit que les signes de communication manuels sont universels et enseignés de la même manière dans le monde entier. Bien que cela soit vrai dans une certaine mesure, certains plongeurs peuvent connaître d'autres signes manuels grâce à des cours de plongée avancés. Certains plongeurs peuvent indiquer leur consommation d'air en PSI au lieu de Bar ou vice versa. Il est crucial d'en être conscient avant la plongée afin de ne pas se tromper inutilement sous l'eau, ce qui pourrait conduire à une situation dangereuse, notamment en ce qui concerne la consommation d'air.
Au-delà des signes, la discussion de la planification de plongée avant de se lancer dans l'aventure est impérative. Même si l'on plonge avec un centre de plongée et que l'on reçoit un briefing de groupe, il faut toujours discuter de sa planification avec son équipier. Il s'agit de vérifier quel est l'objectif de chacun pour la plongée, et de déterminer qui sera le "chef" de la plongée. Avoir un chef de file permet d'éviter les désaccords sous l'eau, comme l'endroit où l'on veut aller et la vitesse à laquelle on nage, ce qui peut facilement conduire à la séparation des équipiers. Il est important de savoir qui est le chef de file si l'un d'entre vous veut prendre des photos. Cette discussion permet également d'aborder la consommation d'air et de décider de la profondeur souhaitée. Si l'un des équipiers consomme rapidement de l'air, il peut être judicieux de choisir de plonger à une profondeur inférieure à celle prévue par le groupe, afin de bénéficier d'un temps de plongée plus long.
Un point d’attention est crucial : même si ces consignes de sécurité semblent évidentes, il est essentiel de les rappeler avant chaque plongée. Si pour les autres points du briefing, il s’agit habituellement d’un rappel et/ou d’une observation, ici il est primordial d'être précis sur la plongée qui va être effectuée. Il est important de laisser un temps pour s’exprimer, car c’est alors le moment d’obtenir d’éventuelles précisions sur ce qui est dit et/ou de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde. Il s’agit ici de questions précises concernant la plongée à effectuer.
La Gestion des Imprévus : Préparer Chaque Scénario
Anticiper les situations inattendues est une marque de préparation. Que faire en cas de perte du binôme ? Il faut donner une consigne claire : on cherche autour de soi pendant 1 minute maximum. La préparation aux situations d'urgence est une responsabilité partagée avec son équipier. Il est impératif de s'entraîner à partager l'air et à administrer les premiers secours. Les procédures d’urgence doivent aborder, entre autres, les protocoles locaux, les procédures à suivre en cas de séparation des plongeurs, d’imminence de panne d’air ou de panne d’air, de rappel des plongeurs, et d’utilisation des systèmes de signalisation en surface.
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Un bon équipier apporte un soutien émotionnel et des encouragements, ce qui contribue à calmer les nerfs et à renforcer la confiance en soi, particulièrement dans des conditions difficiles. Les équipiers s'entraident lors des descentes et des remontées, ils restent à proximité pour aider à résoudre des problèmes tels que l'équilibration/compensation des oreilles, et ils assurent des mouvements sûrs et contrôlés. Offrez un soutien émotionnel pour aider à soulager l'anxiété et fournir des encouragements, créant ainsi une expérience de plongée plus détendue et plus confiante pour les deux partenaires. En tant que bon équipier, il faut être prêt à mettre fin à une plongée lorsque l'un de vous en a besoin ou le souhaite, car lors de la prochaine plongée, ce sera peut-être vous qui aurez besoin de votre équipier pour prendre cette décision.
Les Différents Niveaux de Briefing : Une Approche Structurée pour Chaque Contexte
Selon le contexte de la plongée et le niveau d'autonomie des participants, le briefing prendra des formes et des profondeurs différentes, mais toujours complémentaires et nécessaires.
Le Briefing du Directeur de Plongée (DP) : La Vision Stratégique
Quand on arrive sur le spot de plongée, le Directeur de Plongée regroupe les plongeuses et les plongeurs qui vont s’immerger pour leur donner un certain nombre d’éléments et de consignes. Ce briefing s’adresse en priorité aux Guides de Palanquée et aux plongeurs autonomes. Le briefing du Directeur de Plongée (DP) doit donner les éléments de cadrage généraux pour que les plongeuses et les plongeurs présents puissent effectuer une immersion et se faire plaisir en toute sécurité.
L’accueil et la bienvenue des plongeurs consiste pour le DP à se présenter et à présenter les membres éventuels de l’équipage qui vont assurer la sécurité en surface pendant la phase d’immersion. Le DP va ensuite s’attacher à présenter le site, avec ses particularités et ses points d’attention. Idéalement, il aura un visuel qui permet de mieux comprendre la topographie du lieu sur lequel on s’immerge. Il évoque aussi la faune que l’on va pouvoir observer. Le DP va maintenant donner les palanquées l’une après l’autre. Il communique le temps et la profondeur maximale autorisée par palanquée. Enfin, le DP rappelle s’il fait installer une ligne de vie le long du bateau, ainsi qu’un bout filant à l’arrière du navire pour que les palanquées puissent simplement s’y raccrocher. Le déroulement de la plongée est exposé, incluant par où l'on ira et ce que l'on verra (but de la plongée, faune, flore). Il aborde la profondeur en fonction du brevet et le temps de plongée, établissant ainsi les paramètres principaux. Les moyens de décompression utilisés (tables, ordinateur) sont rappelés, en soulignant que tous les exercices se font aux tables. La façon de se mettre à l'eau, le rendez-vous en surface, et la descente (jamais plus bas que le CP) sont également expliqués. Sur le fond, la position à proximité du CP ou du SF en fonction de la visibilité est précisée. Le DP indique quand mettre fin à la plongée pour connaître le temps tables, et aborde la remontée (jamais plus haut que le CP), les paliers (en expliquant et en se renseignant s'ils en ont déjà fait), et l'éventuel usage d'un parachute. La façon de sortir de l'eau (qui en premier et pourquoi) et les consignes en cas de perte ou de réserve sont également des points essentiels.
En matière de sécurité, le DP prévoit l'O2 et la bouteille de réserve, en indiquant où ils se trouvent et s'ils fonctionnent. L'eau à boire est aussi prévue, avec son emplacement précisé. Il vérifie la présence d'une palanquée de sécurité avec la feuille des paramètres, ainsi que le GSM, téléphone et numéro DAN. L'hôpital le plus proche et la chambre de recompression sont identifiés. Les particularités du site, telles que les failles interdites ou les objets coupants, sont spécifiées.
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Le Briefing du Guide de Palanquée (GP) : L'Accompagnement Personnalisé
Le Guide de Palanquée (GP) accueille les plongeuses et les plongeurs qu’il va encadrer, et se présente succinctement (et humblement). Il tente de faire parler les encadrés pour connaître leur expérience, leurs souhaits, leurs craintes ou leurs angoisses. Le GP explique la technique de mise à l’eau employée, ainsi que l’ordre de mise à l’eau (lui d’abord, et les plongeurs ensuite).
Le GP rappelle le check à 3 mètres (oreilles et bubble-check), il souligne la nécessité de bien et rapidement équilibrer les oreilles (en mimant une manœuvre de Valsalva par exemple) tout au long de la descente. Il explique la façon dont la descente vers le fond s’effectuera (le long du mouillage, dans le bleu, …) et souligne le positionnement des plongeurs pendant la descente (toujours au-dessus de lui). Le GP rappelle les consignes de sécurité : mi-pression, réserve (en faisant les signes !) et donne (ou rappelle) les consignes à suivre en cas d’événement imprévu (perte de palanquée, givrage de détendeur, …). Le GP montre le signe déclenchant la fin de plongée et le début de remontée, il rappelle à cette occasion les règles de sécurité pour la remontée (plongeurs positionnés un peu en-dessous de lui, purge régulière du gilet, …). Il explique éventuellement l’envoi du parachute. Le GP rappelle aux plongeuses et plongeurs de bien rester groupés autour de lui pendant la phase de retour au bateau, et de palmer en prenant comme cible d’atteindre l’avant du bateau (ainsi on est sûrs de rejoindre l’arrière !).
Le Briefing entre Plongeurs Autonomes : La Micro-Concertation Vitale
Quand le DP a fini son briefing, les plongeurs autonomes connaissent leur palanquée d’affectation. Il est temps alors de se concerter pour partager des points importants qui vont garantir la sécurité de chacun. Si l'on plonge au sein de son club, on a toutes les chances de connaître peu ou prou les autres membres de la palanquée, mais si l'on plonge dans une structure pendant ses vacances, on va à coup sûr s’immerger avec des personnes que l’on ne connaît pas. La concertation d’avant plongée devient alors primordiale. Il ne faut pas sous-estimer le brief entre autonomes. Autant les briefings du DP et du GP sont formalisés et ritualisés, autant on voit souvent beaucoup de palanquées autonomes écouter attentivement les consignes du Directeur de Plongée, et à peine échanger avant de passer à l’équipement. Bien se parler et bien communiquer avant l’immersion sont des facteurs clés pour une plongée réussie !
Il s’agit de partager entre équipiers des informations qui permettent de mieux se connaître, à savoir son « ancienneté » dans la plongée, le niveau de chacun (car cela influe sur la profondeur maximale autorisée), de quand date sa dernière plongée, et dans quelle case on se reconnaît (est-ce qu’on est un plongeur qui aime fouiner dans le moindre trou, regarder les sites dans leur ensemble, est-ce qu’on préfère la plongée bio, ou les épaves, …). Un point intéressant est aussi de savoir si une ou un plongeur de la palanquée connaît déjà le site sur lequel on va s’immerger. Dans une palanquée de deux ou trois plongeurs, il y a toujours un équipier qui est prêt à « prendre le lead » et assurer de fait un rôle de guide pour les autres. En effet, parmi les autonomes, certains ont un meilleur sens de l’orientation que d’autres (et ceux ou celles qui n’en ont pas le disent toujours de façon très naturelle et libre). Il faut donc s’appuyer sur leurs compétences pour suivre le parcours indiqué par le DP, et ne pas ressortir de l’eau à plusieurs centaines de mètres du bateau !
Un autre rôle à déterminer absolument est d’identifier celui ou celle qui enverra le parachute, et éventuellement se mettre d’accord sur qui coordonnera la phase de décompression. Une palanquée composée de plongeuses et plongeurs autonomes fonctionne dans un cadre d’auto-contrôle, mais il peut être intéressant de déléguer des rôles à certains équipiers : par exemple, un buddy peut être chargé explicitement de surveiller le temps fond. Dans une palanquée encadrée, le check du matériel est dévolu au Guide, mais dans une palanquée autonome, il faut absolument que chaque équipière et chaque équipier effectue un check approfondi des scaphandres des autres membres qui la compose. Il est donc indispensable de savoir tout cela avant l’immersion pour ne pas avoir de mauvaises surprises sous l’eau ! De la même façon, une petite vérification des ordinateurs et des réglages peut éviter d’avoir à affronter des réglages ineptes ou trop conservateurs.
Les plongeurs de la palanquée autonome échangent pour partager les signes spécifiques importants pendant leur immersion. Des exemples concrets incluent :
- X’ avant « NoDecTime = 0 » : L’index et le majeur réunis tapotent deux fois sur l’écran de l’ordinateur et le plongeur indique ensuite la durée.
- Retour au bateau : Les deux mains ouvertes sont jointes par le bas de la paume, et forment un « V ».
- Quelle est ta DTR ? : Il s’agit ici du « nouveau » signe mis en place en Octobre 2023 par la FFESSM. Le poing est fermé, l’auriculaire est tendu à l’horizontale et le pouce est tendu verticalement.
- OK Surface : Le signe fédéral est le bras tendu avec le signe « OK », mais il est utile d'utiliser en complément le signe anglo-saxon, faisant un grand « O » avec les 2 bras en revenant en surface.
En résumé, les autonomes doivent sortir de leur brief avec une vision commune sur la plongée qu’ils vont effectuer : même plan, même rythme, même sécurité et même procédure en cas d’imprévu. C’est ce micro-brief qui transforme une palanquée “côte à côte” en une palanquée cohérente, efficace et sûre. Plonger sans encadrement implique le respect de certaines règles permettant de maintenir un bon niveau de sécurité pour son binôme et soi-même. Un moment d'échange est à instaurer entre binômes avant chaque immersion, peu importe si vous vous connaissez déjà, un briefing s’impose. N’oubliez pas qu’il sera peut-être celui qui devra vous assister : mettez donc à profit ce temps de dialogue pour profiter ensuite pleinement et sereinement de votre plongée. Alors, ne lésinez pas, n’ayez pas peur, et exprimez-vous !
Savoir avec qui l'on plonge, c’est savoir comment plonger. Il y a plusieurs points à éclaircir : à quand remonte sa dernière plongée, son état de santé, a-t-il des problèmes particuliers, quels signes utilise-t-il, etc. Il s'agit ici d'une liste non exhaustive des différentes questions à se poser avant de plonger, mais on peut s'en inspirer. Par exemple, si son binôme a des problèmes d’oreilles à la descente, amorcez doucement l'immersion en faisant des “stops” réguliers pour voir si tout va bien. De la même façon, si l'on est rapidement frileux, il faut le signaler. Le froid est souvent oublié alors qu’il peut être facteur d’accidents graves. Écourter une plongée ne doit pas être source d’hésitation et de gêne si l'on rencontre une difficulté ou de l’inconfort. Il y aurait beaucoup d’autres exemples à citer, mais résumons en disant qu’il ne faut jamais sous-estimer certaines informations et ressentis. Ne négligeons rien et soyons humbles face à un environnement qui n’est pas le nôtre !
Les Clés d'un Briefing Mémorable et Efficace : Au-Delà du Contenu
Au-delà de la checklist des informations à transmettre, la manière de présenter le briefing est tout aussi importante pour son impact et sa mémorisation. Un bon briefing doit être clair, concis, mais aussi engageant.
Soyez Précis et Complet : L'Exigence de la Préparation
Un bon départ pour un briefing est de noter ces informations pour chaque site de plongée que l'on visite, non seulement pour être certain de ne rien oublier, mais également parce que le processus d’écrire est une excellente méthode pour concentrer sa réflexion et s’assurer que tout a été passé en revue. Comme l'a dit Thomas Fuller au 17ème siècle : “Si vous commandez sagement, vous serez obéi gaiement”. Cela souligne l'importance d'une préparation minutieuse. Il n’est pas judicieux d’improviser sur n’importe quelle présentation. Un bon départ est de vérifier que son briefing est complet et précis en révisant les supports pédagogiques du Divemaster, particulièrement les ardoises relatives aux briefings.
Dans la « Description du site de plongée », assurez-vous d’aborder la topographie du site, ses caractéristiques intéressantes, ses dangers, les conditions de l’environnement, la profondeur, les caps au compas, les aménagements, l’équipement d’urgence, etc. Abordez les dangers et les conditions dans leur intégralité, mais ne vous attardez pas trop sur les aspects négatifs. Certains de ces points se recouperont avec les procédures de plongée, surtout si ce sont des procédures recommandées pour gérer des dangers spécifiques ou les conditions de l’environnement. Dans les « Procédures de plongée », couvrez des thèmes tels que les cours conseillés, comment éviter tout problème qui pourrait survenir en raison de dangers particuliers au site ou aux conditions, les paliers de sécurité, les réserves d’air, le contrôle du groupe, etc.
Soyez Visuel : Impliquer l'Auditoire
L’un des meilleurs briefings pré-plongée peut être celui d'un Divemaster qui, par exemple, crée une maquette de site en 3D sur la plateforme de plongée, en utilisant des serviettes de bain. Nous ne sommes pas tous aussi créatifs, mais même si les techniques artistiques laissent un tantinet à désirer, avoir une sorte de schéma du site fait une grande différence. Le visuel aide à la compréhension et à la mémorisation des informations complexes.
Soyez Clair et Maîtrisé : L'Art de la Communication
Nous avons souvent des groupes de plongeurs qui parlent des langues différentes. Lors des premiers briefings, une faute courante est une fâcheuse tendance à parler vraiment trop rapidement. Il faut un effort conscient pour contrôler son débit. La clarté est essentielle pour s'assurer que tous les participants, quel que soit leur niveau de langue ou leur expérience, saisissent pleinement les informations transmises. La clarté du propos garantit que les plongeurs autonomes sortent de leur brief avec une vision commune sur la plongée qu’ils vont effectuer : même plan, même rythme, même sécurité et même procédure en cas d’imprévu.
Détendez-vous : Une Approche Confidente
Présenter un briefing de manière détendue, mais autoritaire, est un équilibre qui vient avec l'expérience. En tant que nouveau Divemaster, il est parfois courant d'être timide confronté à de grands groupes de plongeurs. Sans honte, il est possible de prendre des idées, des phrases et des blagues de collègues plus expérimentés et de découvrir que l'on acquiert graduellement de la confiance en soi. La confiance du présentateur rejaillit sur la confiance des plongeurs.
Au-Delà du Briefing : Le Bon Équipier, une Responsabilité Partagée
Être un bon équipier de plongée, c'est bien plus que simplement assister au briefing. C'est une attitude, une responsabilité partagée qui commence bien avant l'immersion et se prolonge bien après.
Le Soutien Mutuel Sous l'Eau
La plongée sous-marine, en particulier dans des conditions difficiles, peut être exigeante mentalement et physiquement. Un bon équipier de plongée apporte un soutien émotionnel et des encouragements, ce qui contribue à calmer les nerfs et à renforcer la confiance en soi. Ils assurent la stabilité en servant d'ancrage physique en cas de besoin, ce qui permet non seulement d'économiser de l'énergie, mais aussi de renforcer la confiance. Les équipiers s'entraident lors des descentes et des remontées, ils restent à proximité pour aider à résoudre des problèmes tels que l'équilibration/compensation des oreilles, et ils assurent des mouvements sûrs et contrôlés.
La Navigation et la Résolution de Problèmes
La navigation sous l'eau peut s'avérer délicate, en particulier dans des environnements peu familiers. Les plongeurs et leurs équipiers travailleront ensemble pour naviguer sur le site de plongée en toute sécurité, en restant ensemble et en s'aidant mutuellement à maintenir la bonne orientation. En travaillant ensemble, vous pouvez naviguer dans les chapitres délicats, identifier les points de repère clés et vous assurer d'atteindre le bon point de sortie.
Malgré une planification minutieuse, des situations inattendues peuvent survenir au cours d'une plongée. Les bons équipiers de plongée sont préparés à faire face aux urgences et aux défis inattendus, en travaillant ensemble pour résoudre les problèmes et trouver des solutions. Lorsqu'un problème survient, il est bon de savoir que l'on n'est pas le seul à prendre la décision et que chacun peut apporter une contribution précieuse à la résolution du problème.
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