La Protection Essentielle des Pieds en Plongée en Eau Froide et la Maîtrise de l'Immersion en Milieu Aquatique Froid

Plonger en eau froide offre la possibilité d’explorer de nouveaux environnements, mais demande aussi de s’équiper différemment et de prendre de nouveaux éléments en compte. Le froid est un des principaux ennemis qu’il faut combattre pour que l’expérience subaquatique se passe dans de bonnes conditions. Les plongeurs qui s’y risquent ne parlent pas seulement d’une pratique sportive, mais d’une expérience sensorielle rare : la lumière, la densité de l’eau, les contrastes. Quand l’eau frôle les 10 ou 12 °C, l’expérience peut rapidement tourner à l’épreuve si l’on n’est pas bien préparé. Une bonne préparation est essentielle, et il est nécessaire de disposer de l'équipement adapté et de savoir comment agir pendant la plongée.

La première défense du corps humain face au froid est la vasoconstriction des vaisseaux sanguins des extrémités du corps, qui a pour but de garder le flux sanguin pour le cœur et le cerveau et d’éviter les déperditions calorifiques inutiles. Les membres s’engourdissent, perdent de la sensibilité et peuvent devenir douloureux. Il est donc important de les protéger avant l’arrivée de ces désagréments. Avec les basses températures, nous constatons qu’une grande partie de la déperdition de chaleur passe par les extrémités du corps, alors protégez-les. Le corps humain perd sa chaleur jusqu’à vingt fois plus vite que dans l’air sous les 15 °C. D’où l’importance d’un équipement spécifiquement pensé pour les eaux froides.

L'Importance Cruciale de la Protection des Pieds en Eau Froide

Les pieds font partie de ces extrémités qui se refroidissent plus rapidement que le reste du corps. La protection des pieds des plongeurs contre le froid est essentielle, tout comme leur protection contre le frottement des palmes chaussantes. Dans ce contexte, les chaussons de plongée sont des éléments incontournables. Ils sont en néoprène dans la quasi-majorité des cas (quelques modèles sont en Lycra) et peuvent avoir des épaisseurs différentes. Le choix de l’épaisseur va être soumis à deux contraintes principales : la température de l’eau et la place restante dans votre palme chaussante. Vous pouvez trouver des chaussons de plongée allant de 1 mm à 6 mm d’épaisseur. Il est préférable de les essayer avec vos palmes avant achat. Le bon compromis étant souvent le 3mm, mais des bottillons de 6.5 mm sont à privilégier pour une isolation maximale.

Certains modèles de chaussons ont une coupe basse sans cheville, plus fins, plus faciles à enfiler et à enlever. Ces types de chaussons sont particulièrement adaptés pour protéger les pieds des plongeurs détenteurs de palmes réglables. Ils ont une semelle en caoutchouc avec des revêtements antidérapants et sont souvent équipés de fermetures éclair pour faciliter l’enfilage. Les épaisseurs de néoprène pour ces bottillons peuvent varier de 2 mm à 6 mm. Un avantage non négligeable de ces bottillons est qu'en fin de plongée, le plongeur peut enlever ses palmes réglables et marcher sur les cailloux sans risquer de s’abîmer les pieds. Ne négligez pas de bien couvrir vos pieds ; beaucoup d’entre nous utilisent des chaussettes de ski. Pour ma part j’ai opté pour des chaussons dédiés à la plongée. Ils sont confortables et chauds, tout ce qu’il me faut.

Pour une protection accrue, des astuces supplémentaires peuvent être mises en œuvre. Appliquez de la vaseline sur les zones où vous ressentez le froid en premier, comme le front, les joues, les mains, les pieds et les cuisses. La vaseline agit comme une couche isolante supplémentaire qui amortit le premier contact froid. Verser un peu d’eau tiède dans votre combinaison, vos chaussures et vos gants peut également aider votre peau à mieux supporter la température froide. Il est important d'utiliser de l'eau tiède, pas trop chaude, pour éviter une transition trop brutale entre le chaud et le froid.

Lire aussi: Marques d'équipement de plongée sous-marine

La Combinaison Étanche : Pilier de la Thermoprotection Globale

Pour ce type de conditions froides, les combinaisons étanches s’imposent. La meilleure protection thermique pour la plongée en eau froide est une combinaison étanche bien ajustée, portée avec des sous-vêtements appropriés. Contrairement aux autres types de combinaisons, la combinaison de plongée étanche instaure une couche d’air entre le tissu et le corps, et protège ainsi efficacement contre le froid. Les matériaux, les fermetures à glissière étanches ainsi que les manchons au cou et aux poignets vous gardent au sec pendant toute la plongée. Leur principal avantage est que vous n'êtes pas en contact avec l'eau froide. Vous êtes au chaud lorsque vous mettez la combinaison, et vous restez au chaud une fois dans l'eau. De plus, vous vous réchauffez plus rapidement après la plongée, car votre corps n'entre pas en contact direct avec l'eau froide. Si la température de l'eau est inférieure à 10 °C ou si vous êtes sensible au froid, privilégiez une combinaison étanche. Des marques comme Scubapro, Apeks ou Beuchat proposent des modèles adaptés. La Definition Dry de Scubapro, par exemple, offre une excellente isolation tout en restant maniable, tandis que la Thermiq ADV Dry d’Apeks se distingue par son confort et sa robustesse à prix contenu.

Une combinaison étanche n’est efficace que si la couche intérieure suit. Pour la plongée en eau très froide, les combinaisons étanches et semi-étanches sont recommandées. Une combinaison étanche bien entretenue retient l’air ; gérer l’entrée et la sortie d’air permet d’ajuster à la fois la protection thermique et d’utiliser la combinaison comme système de contrôle de la flottabilité (BCD). Les plongeurs peuvent ajouter de l’air dans la combinaison grâce à une valve manuelle, généralement placée sur la poitrine, ou l’évacuer via une valve d’expiration, habituellement située à l’épaule ou à la manche gauche.

Les sous-vêtements peuvent vraiment faire la différence lors d’une plongée en combinaison étanche. Certaines personnes choisissent de porter plusieurs couches : une première couche près du corps pour évacuer l’humidité, une deuxième couche isolante en polaire ou en laine mérinos, et une troisième couche si nécessaire. Une combinaison étanche n’est efficace que si la couche intérieure suit. Les sous-vêtements thermiques, souvent en polaire technique ou en fibre Thinsulate, maintiennent la chaleur sans gêner les mouvements. Des marques comme Fourth Element ou Bare sont devenues des références. Le mieux est évidemment de choisir des sous-vêtements thermiques conçus pour la plongée et réfléchis pour ne pas (trop) perdre leurs effets avec la compression. Vous pouvez disposer de la meilleure combinaison étanche, sans de bons sous-vêtements thermiques, vous aurez froid. Une sous-couche en laine de mérinos, une souris adaptée et capturant l’air (ça isole bien l’air) et de bonnes chaussettes vous seront utiles. Lorsque vous choisissez quoi porter sous votre combinaison, privilégiez ce qui vous rend le plus confortable.

Maîtriser la Combinaison Étanche pour la Flottabilité et la Sécurité

Plonger en étanche demande un peu plus de pratique que d’autres types de combinaisons, et il est essentiel de pouvoir gérer les éventuels problèmes tout en restant à l’aise. Lorsque vous débutez en étanche, commencez en plein jour, sur un site que vous connaissez bien, avec une mise à l’eau facile et une bonne visibilité, et si possible, accompagné d’un plongeur expérimenté en eau froide.

La clé pour utiliser la combinaison étanche comme principal système de contrôle de la flottabilité, c’est le lestage approprié. Si vous manquez de lest, il sera difficile de descendre sous l’eau ; et même si vous y parvenez, vous ne pourrez pas ajouter d’air dans la combinaison, ce qui risque de provoquer des pincements inconfortables ou une perte d’isolation. À l’inverse, si vous êtes trop lesté, il faudra ajouter plus d’air dans la combinaison. Cet air se déplacera toujours vers la surface et, selon votre position, il peut facilement descendre vers le bas de la combinaison, autour des jambes et des pieds. Cela peut limiter votre mobilité, compliquer votre stabilité dans l’eau, voire même vous retourner. Pour la stabilisation, il faut un gilet (BCD) robuste et un lest bien réparti : les combinaisons étanches étant plus volumineuses, l’équilibre sous l’eau change. Certains plongeurs choisissent des poches à plomb intégrées pour gagner en confort et sécurité.

Lire aussi: Choisir sa montre de plongée

Sachez comment bien purger votre combinaison étanche. Les combinaisons étanches peuvent contenir beaucoup plus d’air qu’un gilet stabilisateur, et tous les plongeurs qui utilisent leur combinaison comme système principal de flottabilité doivent savoir que cet air peut se déplacer dans n’importe quelle partie de la combinaison selon la position du corps. Il est parfois nécessaire de changer de position pendant la plongée, mais il vaut mieux éviter de plonger les pieds en haut pour ne pas risquer une remontée inversée. Si l’air se déplace vers les pieds et vous fait basculer à l’envers, il est essentiel de pouvoir remettre les pieds sous le corps, de réajuster votre position et d’évacuer l’excès d’air qui perturbe votre flottabilité.

Apprenez à connecter et déconnecter votre inflateur. Un inflateur déconnecté peut entraîner des pincements inconfortables ou laisser l’eau s’infiltrer dans la combinaison, ce qui peut aller jusqu’à limiter votre mobilité au point de ne plus pouvoir bouger ni manipuler votre matériel (on parle alors d’« effet ventouse »). Si vous constatez que vous ne pouvez pas gonfler votre combinaison pendant la descente, vérifiez si le flexible est bien raccordé. Si ce n’est pas le cas, essayez de récupérer le flexible, en suivant à partir du premier étage s’il n’est pas directement accessible, puis rebranchez-le. Savoir débrancher le flexible est tout aussi important. Si votre inflateur se bloque en position ouverte et gonfle la combinaison de façon incontrôlée, il ne faut pas risquer une remontée rapide. Si cela arrive et que vous ne pouvez pas débrancher le flexible, ouvrez complètement la valve d’expiration, demandez à votre binôme de fermer la vanne de la bouteille correspondante (ou faites-le vous-même), ou, en tout dernier recours, relâchez l’air par le manchon du cou.

Entraînez-vous à atteindre, appuyer et tourner votre valve d’expiration. Elle se trouve généralement sur l’épaule et doit être accessible avec les deux mains. Au moins une main doit pouvoir appuyer dessus, et l’autre doit pouvoir passer sur la poitrine pour la tourner. Tourner la valve dans le sens des aiguilles d’une montre la ferme : plus elle est fermée, plus la combinaison peut retenir d’air et plus la pression peut augmenter. La tourner dans le sens inverse l’ouvre et réduit la pression nécessaire pour que la valve s’ouvre automatiquement et laisse s’échapper l’air.

Protéger les Autres Extrémités et Prévenir les Risques

Outre les pieds, les mains et la tête sont également des points critiques pour la perte de chaleur. Les extrémités demandent une attention particulière. Les gants vont protéger les mains du plongeur. Les gants de plongée les plus chauds auront des doubles manchons (semi étanche) pour éviter le turn-over d’eau. Pour l’eau froide, certains plongeurs utilisent des gants “3 doigts” où l’auriculaire, l’annulaire et le majeur sont dans la même gaine pour moins de perte de chaleur. Les gants secs comme les Heavy Duty Dry Gloves de Fourth Element ou le système KUBI Dry Gloves isolent efficacement les mains, sans compromettre la maniabilité. Pour ceux qui portent des gants étanches ou des moufles, une inondation, une surpression ou un effet de ventouse soudain peut compliquer la manipulation du matériel à cause du froid ou d’une perte de dextérité.

La tête est un autre point essentiel : 40% de la perte de chaleur passe par la tête, alors protégez celle-ci à l’aide d’une cagoule, surtout en hiver. Pensez à mettre une cagoule, cela vous protègera du froid mais cela protègera également vos oreilles. Une souris en néoprène (top), sous votre combinaison, peut limiter également l'effet du froid généré par les petites entrées d'eau au niveau du cou et des zips (dorsal ou ventral).

Lire aussi: Exploration sous-marine

En eau froide, le danger vient aussi du matériel. Un détendeur non adapté peut givrer en pleine plongée, rendant la respiration impossible. Le givrage du détendeur est lié à la détente de l’air comprimé qui s’accompagne d’un refroidissement. Pour pallier ce givrage, il est donc indispensable de vous procurer un détendeur homologué eaux froides (norme EN 250 et éprouvé en dessous de 5°C). Les marques Apeks, Scubapro ou Mares développent des régulateurs « cold water » spécialement conçus pour éviter ce phénomène. Leur conception limite la formation de glace autour des membranes et chambres de pression. En eau froide, les premiers étages des détendeurs sont plus susceptibles de givrer. Cela peut soit bloquer l’arrivée d’air, soit provoquer un débit continu. Ces deux situations sont inconfortables, mais elles restent gérables si vous gardez votre calme. Si vous avez du mal à respirer sur un détendeur, assurez-vous de pouvoir accéder facilement à votre source d’air de secours et de respirer dessus. En cas de débit continu, assurez-vous de pouvoir fermer la vanne de la bouteille correspondante. Si la température avoisine le point de congélation pendant la plongée, certaines parties de l'équipement peuvent geler. Par exemple, des gouttelettes d'eau dans le détendeur peuvent geler, bloquant le mécanisme et entraînant un débit continu. En cas de gel du détendeur, arrêtez la plongée, demandez à votre binôme de fermer le robinet et remontez à la surface en utilisant la source d'air de secours de votre binôme.

Il y a de bonnes raisons de miser sur la redondance, surtout en eau froide. Beaucoup de plongeurs en étanche choisissent d’utiliser deux bouteilles ou d’emporter une bouteille de secours. Il est également conseillé de connecter votre détendeur principal et votre gilet stabilisateur principal à deux premiers étages différents, si vous plongez avec plus d’une bouteille. Pour une sécurité accrue, vous pouvez également opter pour un détendeur double - soit un détendeur principal muni d’un détendeur de secours. La configuration du matériel fait l’objet de nombreux débats dans le monde entier, et il n’existe pas vraiment de méthode universelle, ni totalement correcte ni incorrecte. Pour ma part, je préfère compter principalement sur ma combinaison étanche pour la gestion de la flottabilité, ce qui me permet de ne manipuler qu’un seul dispositif pendant la plongée.

Tout, d’un joint mal replié à un dommage majeur de la combinaison, peut provoquer une fuite. Même si l’entrée d’eau froide dans la combinaison est très inconfortable, ce n’est pas dangereux en soi. L’eau en excès ne va pas vous entraîner vers le fond et, selon la gravité et la localisation de la fuite, il est parfois possible de terminer la plongée en utilisant la combinaison comme principal système de flottabilité. Si la fuite est due à une fermeture endommagée, une combinaison avec fermeture frontale peut présenter un avantage, car il est plus facile de conserver une bulle d’air dans le dos.

Lorsque vous êtes stressé, que vous avez peur ou que vous êtes soudainement immergé dans de l’eau très froide, votre capacité à réfléchir peut en pâtir. Pourtant, il est important de rester calme si jamais vous perdez vos réflexes habituels. Perdre ou inonder son masque est déjà gênant en eau chaude, mais votre corps réagira encore plus fortement à une arrivée soudaine d’eau froide sur le visage.

Préparation Optimale pour la Plongée en Eau Froide : Avant, Pendant et Après

La bonne préparation est essentielle. Avant de plonger dans l'eau froide, plusieurs éléments doivent être pris en considération. Au niveau de l’alimentation, privilégiez un régime équilibré la veille et le matin de la plongée en privilégiant les sucres lents et en ayant une bonne hydratation. Pour plus de sécurité, il est formellement déconseillé de fumer ! En effet, le tabagisme ralentit la circulation sanguine au niveau des pieds et des mains. Cela entraîne une déperdition de chaleur et de ce fait, plus de froid. Parfois, le simple fait d’être fatigué ou affamé va nous rendre moins résistant au froid. Il vaut donc mieux arriver sur le site en bonne forme et en ayant mangé convenablement avant. Placez-vous dans les conditions optimales.

Choisissez une combinaison avec une épaisseur de néoprène adaptée à la plongée prévue. Privilégiez une combinaison ajustée (près du corps) pour limiter la circulation d'eau. En combinaison humide, n'hésitez pas à superposer les couches de néoprène (sous-shorty, sur-shorty, etc.). Vérifiez régulièrement les zones fortement sollicitées comme l'entre-jambes, les aisselles, etc. Parfois, une combinaison paraît correcte au premier regard, mais elle se révèle très usée sous les bras, avec un néoprène plus fin sur les zones sollicitées. Et donc, une sensation de froid désagréable à ces endroits fragilisés. Assurez-vous de ne pas avoir froid avant d’entrer dans l’eau, car cela ne fera qu’aggraver la sensation de froid. Portez une combinaison sèche et chaude, en évitant qu’elle soit refroidie pendant le transport. Placez, par exemple, la combinaison sur le siège arrière de votre voiture plutôt que dans le coffre.

Si vous avez froid avant d’entrer dans l’eau quand vous allez plonger en hiver, cela ne risque pas de s’améliorer une fois sous la surface. Pourtant, combien de plongeurs et plongeuses grelottent avant même de s’immerger ? Ils arrivent avec de fines chaussures ou un manteau peu épais et bien sûr, pas de bonnet. Souvent, ils sont surpris par la différence de température par rapport à la voiture où ils étaient finalement assez bien. Du coup, ils se dandinent et demandent pour aller vite dans l’eau, pensant que ça ira mieux. Il est donc conseillé d’être prévoyant. Préférez enfiler un gros manteau d’hiver. Couvrez votre tête avec un bonnet et choisissez des chaussures chaudes avec des semelles épaisses si vous devez rester au froid avant la plongée. Si vous avez la mauvaise idée de continuer à plonger en hiver dans des eaux froides en combinaison humide, déshabillez-vous dans les vestiaires chauffés, si disponibles. Une solution pratique est aussi d’arriver en sous-combinaison pour les plongeurs en étanche.

Ne consommez jamais d’alcool avant ou entre les plongées. L’alcool dans le sang accélère les échanges thermiques, ce qui vous fait perdre de la chaleur plus rapidement sous l’eau. Cela peut être très dangereux et augmenter le risque d’hypothermie.

Pendant la plongée en eau froide, la première plongée est généralement plus facile, car vous êtes préparé à l’idée que l’eau est froide. Cependant, les plongées suivantes peuvent paraître beaucoup plus froides. En plongée, cela ne sert à rien de bouger les bras pour se réchauffer, comme vous pourriez être tenté de le faire à terre. Bien au contraire ! Vous allez perdre de précieuses calories, vous essouffler et ressentir davantage le froid. Si vous avez froid en profondeur, le mieux est de remonter un peu afin d’évoluer dans une eau à une température plus clémente "au ressenti". Oui, "au ressenti" car l'eau n'est pas forcément plus froide en profondeur ! L'effet de la pression influe aussi : plus vous descendez, plus la pression est grande et plus le néoprène de votre combinaison s'écrase et s'affine. Donc, plus la sensation de froid est grande !

Il est très important de bien communiquer avec sa palanquée sur ses sensations de froid dans l'eau pour prémunir tout risque. Sachez qu’on ne se réchauffe pas dans l’eau une fois que le froid s’est installé. Pensez à votre remontée et au fait que vous aurez sûrement quelques minutes de palier à réaliser, donc encore quelques minutes en situation statique, propices à encore grelotter. Il faut donc anticiper ces situations quitte à écourter la plongée. En hiver, l'utilisation d’une combinaison humide permet de rester en moyenne trente minutes sous l’eau, il est indispensable de ne pas aller au-delà de ses limites afin d’être capable de sortir de l’eau. Il est préférable de plonger moins longtemps plutôt que de s’attirer des ennuis. Sous l’eau, peu importe la combinaison utilisée, il ne faut pas se laisser avoir froid. Si on a froid, on stoppe la plongée. Ce n’est pas grave et il y en aura d’autres. Ne vous tracassez pas de savoir si votre binôme va vous en vouloir ou pas, c’est son problème. Surveillez vos mains et vos doigts comme indicateurs dans l'eau froide. Si vous commencez à avoir du mal à saisir des objets, il est temps de sortir de l'eau. En cas d'urgence, il est crucial de pouvoir encore utiliser vos mains et vos doigts.

Une fois sorti de l’eau, il est essentiel de vous sécher rapidement. Après la plongée en eau froide, beaucoup de personnes sont sensibles aux coups de froid après s’être mis à l’eau. Face à ce phénomène, couvrez-vous avec des imperméables et des bonnets. Sur le bateau, restez également vigilant au vent ainsi qu’aux embruns (pour cela l'usage d'un bateau semi-rigide couvert sera un plus). Dès que vous avez terminé la plongée, retirez immédiatement votre combinaison et mettez des vêtements secs et chauds. Plus vous restez longtemps dans une combinaison froide et humide, plus vous aurez froid. Si vous prévoyez une autre plongée, évitez de vous refroidir entre-temps. Enlever sa combinaison, se sécher les cheveux et mettre un bonnet. Le mieux est de remettre directement des habits secs. Rester en sous-combinaison est une pratique courante (je le fais plus que de raison). Pourtant, la transpiration qui aura humidifié votre vêtement risque bien de vous refroidir. Une fois de plus, profitez des vestiaires s’ils sont disponibles. Vous pouvez également utiliser de fins gants néoprène secs pour démonter et ranger votre matériel, c’est très efficace. Enfin, savourez une petite boisson chaude, issue d'un thermos. Rien de plus agréable qu'un thé chaud ou un cappuccino après une plongée fraîche. Quand vous êtes bien au chaud et au sec, offrez-vous une bonne tasse de thé ou toute autre boisson chaude.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *