La pratique du surf, née dans les années 50, est sans doute l’une des plus populaires et des plus répandues. Debout sur une planche, le rider apprivoise les ondes et se crée un véritable terrain de jeu, voilà pourquoi la pratique nécessite des conditions qui lui sont idéales avec un vent plus ou moins fort pour pouvoir glisser sur de belles ondes. Cependant, les sensations ressenties ne seront pas les mêmes selon l'outline du surf choisi. Le choix d'une planche est fonction de votre morphologie, de votre profil et des spots que vous avez l'habitude de fréquenter.
Les différentes catégories de planches de surf
Il existe plusieurs types de planches, chacune adaptée à un programme de surf spécifique. La shortboard est le type de planche le plus répandu. Courte et étroite (1,50/2,10m. pour 44/49 cm de large), elle est destinée aux surfeurs possédant un minimum de technique. Les shortboards mesurent le plus souvent entre 5'8" et 6'10", selon le niveau et le gabarit du surfeur, et suivant la taille des vagues. Plus les vagues sont grosses, et plus la planche doit être longue. Mais attention, ce sont des planches qui demandent un bon niveau technique et une bonne condition physique.
À l'opposé, le surf-board en mousse est optimisé pour l'apprentissage de la pratique, elle conviendra parfaitement aux débutants ! Elle permettra notamment au futur surfeur confirmé de ne pas se faire mal en cas de chutes (plutôt fréquentes au début) et pour absorber les chocs. La planche hybride est parfaite pour te familiariser avec la pratique, elle t’apportera stabilité et confort grâce à ses dimensions généreuses.
Les planches de surf de type Fish, Retro-Fish, et hybrides sont idéales pour les petites vagues ou les vagues molles, peu puissantes, car elles sont larges et épaisses, et bénéficient donc d’une très bonne flottabilité. Les fishs ressemblent aux évolutives mais sont beaucoup plus courtes et plus larges. De 1,70 à 1,90 m, très large (52cm ou plus), pas mal de volume, un outline assez rond, c'est l'outil idéal des petites vagues. Les retro fish sont plus spécifiques, plus typés old school, pour un surf fluide.
Le Longboard, appelé aussi malibu, est une planche longue de 2,20 à 2,60 mètres, large de 52 à 56cm. Ces planches stables offrent une glisse facile aux débutants mais aussi aux surfeurs moyens pour les vagues molles d’été. Un minimum de 2,75 mètres (9 pieds), larges parfois jusqu'à 56cm et très épais, les longboards permettent une glisse tout en douceur dans le style des années 60. Ceci dit, un longboard vous fait démarrer avant tout le monde quand la vague commence à peine à se former. Il existe enfin des planches spécifiques aux grosses vagues, avec une longueur allant de 2,10 à plus de trois mètres.
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Les éléments techniques du shape : L'outline et la longueur
L'outline peut être défini par la ligne extérieure d'une planche de surf, sa forme lorsqu'on la regarde de dessus. Cette forme est le résultat d'une alchimie entre longueur et largeur, le positionnement du wide-point (ou maître bau, à savoir le point le plus large de la planche) et sans oublier la forme du tail. Parmi d'autres valeurs, l'outline est la carte d'identité d'une planche, il détermine son comportement. Plus les courbes sont longues et effilées, plus une planche est destinée à des vagues creuses.
En suivant la latte d'une extrémité à l'autre, on obtient la longueur de la planche, et non pas en mesurant sa hauteur à la verticale. Exprimée en centimètres ou en pieds-pouces, la longueur est trop souvent l'unique référence parmi les surfeurs. Il n'est pas difficile de comprendre qu'une planche large flotte mieux. Sa surface importante capte mieux l'énergie des vagues, un avantage dans le petit surf poussif. En revanche, une planche large flotte alors trop au-dessus de l'eau lorsque la vitesse est importante (vagues puissantes) et perd alors en maniabilité. À l'inverse, une planche étroite offre moins de portance donc se destine à des vagues puissantes. Peu large, elle facilite le passage d'un rail à l'autre, offrant beaucoup de contrôle.
La largeur avant et arrière : Précisions sur le comportement
La largeur avant, mesurée à un pied (30,5 cm) de l'extrémité avant de la planche, permet d'affiner le comportement de la planche. Elle reflète les mêmes principes que la largeur maximale : plus de largeur à l'avant, plus de flottabilité (rame et départ aisés) ; à l'inverse, plus c'est étroit et plus la pénétration et la tenue sur le rail sont meilleures.
La largeur arrière suit les mêmes conséquences : un arrière large augmente la flottabilité, lors de la rame, au départ et génère de la vitesse dans les vagues molles et/ou petites. À l'inverse, un arrière étroit offre moins de portance sur les sections molles de la vague. Il s'agit de la largeur maximale d'une planche mais outre sa valeur, c'est son emplacement qui définit la maniabilité. Placé en dessous du milieu, il permet à la planche de virer court facilement.
La forme du tail : Répartition de surface et contrôle
Le "tail" (l'arrière de la planche) vient compléter l'outline et doit être en accord avec le mouvement donné par les autres valeurs. Les multiples formes de tail sont avant tout des répartitions différentes de la surface terminale de la planche. Pour une planche destinée aux petites vagues pas très creuses, de la surface est nécessaire pour générer de la vitesse. Plus la taille de la vague augmente, plus elles sont creuses, plus il faudra diminuer la surface du tail.
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Du squash tail, on peut passer à sa version réduite, le baby squash, ou plus courant, au round pintail. Le round pin offre toujours une surface importante et surtout beaucoup de douceur dans le passage d'un rail à l'autre. Il peut se révéler adapté dans des petites vagues pour des gabarits légers, mais le plus souvent c'est un shape de tail qui s'épanouit dans les vagues de tailles moyennes (1m50 à 2m-2m50). Au-delà, le pintail s'impose. Sa surface réduite au minimum n'apporte que très peu de poussée, mais cette faible largeur lui permet de fendre la vague et d'apporter "la prise de carre" nécessaire au surf de gros ou de vagues très creuses.
La carène (le bottom) : Accélération et hydrodynamique
Le travail de la carène est relativement indépendant du reste du shape et se situe sur le dernier tiers arrière. Le plus simple est le Vee, dont la forme en "V" placée sur l'arrière permet de basculer plus aisément d'un rail à l'autre. On trouve également des carènes au vee inversé, mais on lui préfère son évolution plus répandue : le concave. Cette dépression sous la planche accélère l'écoulement de l'eau et donc la vitesse sur la vague, d'autant que son profil "en entonnoir" crée un effet dit venturi, permettant à l'eau de s'échapper plus vite.
Pour conserver cet effet d'accélération sans trop perdre en contrôle, le double concave est apparu (un concave de chaque côté de la latte, jusqu'entre les dérives) et limite la perte d'appui du concave simple. Souvent magnifiques mais délicats à shaper, les channels sont une autre forme de carène travaillée.
Le rocker : L'art du compromis
Le rocker représente la courbe longitudinale de la planche. Il définit à la fois l'évolution de la planche à plat sur l'eau mais aussi en courbe, sur le rail. Un rocker faible (une planche "plate") permet de planer davantage sur l'eau. La rame, le départ et la prise de vitesse sont meilleurs, mais la planche tourne moins bien. C'est pourquoi on conservera un rocker faible sur des planches courtes destinées aux petites vagues.
Au contraire, une planche au rocker élevé (une planche "bananée") tourne très aisément, sans forcer, grâce aux courbes de la planche qui l'inscrivent toute seule dans les virages. Mais une planche bananée plane beaucoup moins bien et se révèle peu rapide. Le surfeur peut jouer sur les appuis : une zone de plat au niveau du pied avant permet de planer, tandis que le rocker arrière (tail kick) offre la maniabilité nécessaire pour se lancer dans des courbes prononcées.
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Épaisseur, foil et le rôle du rail
La valeur qui apparaît sur les cotes d'une planche est l'épaisseur maximale, mais il faut davantage considérer la notion de foil, à savoir la répartition de l'épaisseur sur toute la longueur. La cohérence est le maître-mot : il ne s'agit pas de compenser une épaisseur importante au milieu par un avant et arrière très fins. Optez pour des valeurs importantes et la planche planera facilement au-dessus de l'eau, assurant départ facile et vitesse, mais elle perdra de son contrôle dans le creux et à très haute vitesse.
Le shape du rail apporte l'adhérence. Plûtot rond et épais, il s'enfonce peu dans l'eau lors des courbes, la planche reste sur la surface et conserve sa vitesse ; c'est un profil conseillé pour un débutant. Un rail fin, pincé, pénètre facilement dans l'eau et offre une conduite plus précise, réservée à des surfeurs de bon niveau ou dans des vagues très rapides. Sur la majorité des planches, le rail du dessous est plus petit et plus vertical que celui du dessus. Plus il est vertical et anguleux, plus il est technique car réactif.
Matériaux et construction : PU vs EPS
Le polyuréthane (PU) est le type de pain de mousse le plus répandu dans l'industrie. En raison de la densité de la mousse, les planches PU pénètrent plus profondément dans l'eau, aidant votre rail à bien mordre. Le polystyrène expansé (EPS) est beaucoup plus léger que le PU, ce qui en fait une excellente option pour les surfeurs qui cherchent de la réactivité. L'EPS offre une meilleure sensation de flottaison, comme si la planche restait constamment au-dessus de l'eau, ce qui facilite la glisse sur les sections plates. La latte de bois, appelée stringer, fournit de la résistance et contrôle le "flex" de votre planche. Le glaçage, constitué de tissu en fibre de verre et de résine, renforce l'ensemble.
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